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Pour Koffi Annan, dans son discours à la Fondation Chirac, « Ex » veut dire expérience !

9 juin 2008

Moment fort de ferveur politique, le lancement de la Fondation Chirac au Musée du Quai Branly, temple de la diversité et de l’égalité des cultures, a rassemblé des militants ardents, résolus à l’activisme politique international. L’enjeu de la survie de la planète, de la paix, du respect de la diversité des peuples et des cultures, suppose de peser dans les débats mondiaux et les enceintes internationales.

L’ardeur des « Ex » est visiblement plus qu’intacte ! Koffi Annan, pour stigmatiser un papier publié par « le Monde » sur la composition du Comité d’Honneur de la Fondation Chirac, a drôlement expliqué qu’« Ex », c’est le diminutif d’expérience. J’ajoute sans flagornerie, qu’ « Ex » annonce Exemplarité, introduit Exceptionnel et aboutit à Excellence !

L’Expression d’amitié cordiale, que traduit la visite de Nicolas Sarkozy, définit au fond l’addition nécessaire des énergies pour parvenir à notre objectif : agir pour la paix.

Un rassemblement d’Ex est donc Extrêmement important pour l’avenir !!!

«Travailler plus pour gagner plus », ça doit être simple et accessible à chacun !

8 juin 2008

La politique, c’est parfois très simple !

Le Président, pendant la campagne, a annoncé une maxime vertueuse pour l’individu et pour l’économie : travailler plus pour gagner plus.

A l’image du chèque service, facile d’emploi, il faut que chaque salarié puisse bénéficier de cette offre nouvelle de rémunération, contrepartie d’un travail supplémentaire.

Le moindre cafouillage de communication est une hérésie. Seule compte la simplicité d’un système qui doit être une fois pour toute mis en place. Il en va de la crédibilité non seulement de la parole présidentielle, mais plus fondamentalement de l’action politique.

Alors, de grâce, pas de bug sur un sujet aussi crucial ! Sinon…

La souffrance extrême rôde avec le génie artistique …

4 juin 2008

La paroisse des artistes à Paris, l’église Saint Roch, a accueilli aujourd’hui l’ultime hommage à 2 immenses personnalités, Christine Fersen et Yves Saint Laurent.

Tous deux ont porté leur talent au paroxysme, reculant en permanence la limite de l’art, mais aussi franchissant le seuil où le mal être l’emporte sur la ferveur de créer.

Rude journée que de vivre en quelques heures l’adieu à deux êtres, que la magie de la vie m’ avait permis d’approcher et de connaître.

Les paroles de la chanson de Kurt Weill, Youkali, interprétée pour l’hommage à Christine Fersen, ont une beauté et une violence universelles, que j’ai ressenties au cours de la messe pour Yves Saint Laurent.

En nous donnant des émotions rares et inatteignables, les artistes brûlent une grande part d’eux-mêmes et finissent par ne plus supporter la souffrance de leur talent.

Notre ferveur de leur vivant ne doit être que le prélude à notre affection, au moment où, quittant cette terre, la mort est pour eux une paix retrouvée.

Fredonnons dans nos curs avec émotion « Youkali » :

« C’est presqu’ au bout du monde
Ma barque vagabonde
Errant au gré de l’onde
M’y conduisit un jour
L île est toute petite
Mais la fée qui l’habite
Gentiment nous invite
A en faire le tour

Youkali c’est le pays de nos désirs
Youkali, c’est le bonheur, c’est le plaisir
Youkali, c’est la terre où l’on quitte tous les soucis,
C’est dans notre nuit, comme une éclaircie, l’étoile qu’on suit
C’est Youkali

Youkali, c’est le respect de tous les vux échangés
Youkali, c’est le pays des beaux amours partagés
C’est l’espérance
Qui est au cur de tous les humains
La délivrance
Que nous attendons tous pour demain

Youkali, c’est le pays de nos désirs
Youkali, c’est le bonheur, c’est le plaisir
Mais c’est un rêve, une folie
Il n’y a pas de Youkali
Mais c’est un rêve, une folie
Il n’y a pas de Youkali

Mais la vie nous entraîne
Lassante, quotidienne
Mais la pauvre âme humaine
Cherchant partout l’oubli
A pour quitter la terre
Su trouver le mystère
Où nos rêves se terrent
En quelque Youkali

Youkali, c’est le pays de nos désirs
Youkali, c’est le bonheur, c’est le plaisir
Youkali, c’est la terre où l’on quitte tous les soucis
C’est dans notre nuit, comme une éclaircie, l’étoile qu’on suit
C’est Youkali

Youkali

Youkali, c’est le respect de tous les vux échangés
Youkali, c’est le pays des beaux amours partagés
C’est l’espérance
Qui est au cur de tous les humains
La délivrance
Que nous attendons tous pour demain
Youkali, c’est le pays de nos désirs
Youkali, c’est le bonheur, c’est le plaisir,
Mais c’est un rêve, une folie
Il n’y a pas de Youkali !
Mais c’est un rêve, une folie,
Il n’y a pas de Youkali ! »

La Présidence Française commence par la culture !

3 juin 2008

L’Elysée a donné son feu vert pour que le premier temps de la Présidence Française de l’Union Européenne soit l’annonce au Grand Palais de la Saison Culturelle Européenne.

C’est plus qu’un symbole. C’est l’affirmation d’une volonté politique.

La France se met en tenue européenne. Nous allons accueillir partout en France les expressions artistiques dans tous les domaines des 26 pays.

Juliette Binoche et Akram Khan ont magnifiquement illustré cette volonté d’ouverture, de découverte, de diversité.

Souhaitons ardemment que le référendum irlandais ne donne pas un signal négatif, qui nous fasse basculer dans une nouvelle crise européenne…

Rendre populaire, proche, performante l’Europe, c’est commencer par la culture, car pour nos concitoyens, cela signifie parler identité, racines, patrimoine, diversité, création, attractivité, jeunesse, emploi, art de vivre et même, ô scandale !, valeurs et civilisation !

Alors, vive cette Europe de la Culture !

L’une des seules étoiles françaises mondiales ne saurait disparaître…

2 juin 2008

Yves Saint Laurent est le créateur par excellence. Précurseur. A l’imagination débordante et au professionnalisme exigeant. Au cur de toutes les disciplines artistiques, qu’il incarnait avec une virtuosité exceptionnelle et rarissime.

Sa célébrité mondiale fait honneur à la France avec un rayonnement que sa mort ne saurait interrompre.

C’est un homme libre, doué de tous les talents, à l’humour percutant et à l’élégance permanente qui quitte cette terre dont il aimait la diversité et la fécondité, avec l’intelligence de l’universel.

Son travail d’artiste, au génie débordant et sans cesse renaissant, a fait briller la haute couture française dans le monde entier, avec la force d’une étoile dont l’éclat ne disparaîtra pas.

J’ai eu la chance et le privilège de rencontrer l’homme amical, brillant et drôle qu’il était lorsqu’il accueillait dans ses domiciles, qui étaient de vrais musées, où se côtoyaient les expressions des peuples, les cultures, les époques dans la symphonie toujours inachevée de la création.

En le faisant récemment Grand Officier de la Légion d’Honneur chez lui alors que la maladie commençait à le diminuer avant de l’emporter, le Président de la République a célébré le géant, dont l’humilité était l’élégance du génie.

Au moment où Yves nous quitte, je revois son accueil sur le pas de la célèbre « villa Majorelle » à Marrakech où il réglait tous les détails d’un décor sublime, en ordonnançant lui-même l’emplacement des photophores.

Je pense à Pierre Bergé, qui l’a accompagné avec complicité dans cette destinée en la rendant possible et réussie.

Dans nos curs, la lumière de cet être d’exception continuera de guider nos pas pour que la fierté, l’exigence, le travail, la passion et l’excellence qu’il incarne restent un flambeau éternellement scintillant des feux de son talent.

La palme d’or est un hymne national joyeux !

25 mai 2008

La réalité, chère au cur de Sean Penn, est tout à la fois faite d’amour, de révolte, de liberté électrique, de domestication nécessaire et d’éveil créateur.

L’attribution de la palme d’or du festival de Cannes fera chaud au cur des enseignants, dont la passion est parfois éprouvée par la dureté et la violence des adolescents, elle est aussi un message magnifique à la jeunesse de France.

Puisse-t-elle puiser dans ce film de l’audace et du respect, de la passion et de la tolérance.

Puisse-t-elle y trouver des raisons d’espérer, de croire, de construire, d’imaginer, fondées sur la morale de l’effort et sur l’insouciance de cet état précaire et passager qu’est le jeune âge !

Je suis fier et heureux que Laurent Cantet, François Bégaudeau et toutes les équipes du film donnent à la France un coup de fouet lui permettant grâce à cette palme d’or de croire d’avantage en son cinéma, en ses artistes, et en sa capacité de rayonnement mondial.

Puisse la gaîté des collégiens magistralement conduits dans cette belle aventure être un vrai soleil dans une conjoncture où, même à Cannes, il semble faire défaut.

L’emploi et la croissance riment avec culture

18 mai 2008

Ouvrons les yeux une fois pour toute ! Arrêtons de contraindre le monde culturel et parfois même les élus municipaux les plus clairvoyants et mobilisés, comme le maire de Cannes, à la défensive !

Le Festival de Cannes et son palais sont un phare puissant qui donne une vraie dimension mondiale à notre pays. Une estimation des retombées annuelles est de l’ordre de 850 millions d’euros…

Le reconnaître et l’exprimer, cela ne signifie pas vouloir « marchandiser » la culture, ni réduire l’action artistique à la loi du marché.

C’est tout simplement exiger que soit considéré comme stratégique et prioritaire l’effort budgétaire de l’Etat en faveur des infrastructures culturelles et touristiques de notre pays, au premier rang desquels figure naturellement le palais des festivals à Cannes.

Renoncer ou différer cette rénovation, c’est prendre le risque qu’une autre ville, qu’un autre pays, plus dynamique nous volent un tel levier politique, diplomatique, artistique et financier.

L’amélioration de l’économie, de l’emploi et du pouvoir d’achat passe par un tel investissement qui est urgent et vital.

Prenons garde à ne pas nous attarder sur les paillettes, les robes longues des stars et les smokings des vedettes masculines, et à en faire l’alibi de notre indécision.

La réalité est simple : pour la France il n’y a pas d’avenir économique sans une volonté culturelle forte. Alors ne laissons pas le maire de Cannes se sentir abandonné.

C’est une mission régalienne de l’Etat, en partenariat naturellement avec les collectivités territoriales qu’il faut assumer avec énergie.

C’est d’ailleurs déjà arbitré. Il suffit de tenir sa parole et d’agir ! Les choix politiques sont parfois simples…

Le Président est peut-être trop « bon prince » !

13 mai 2008

Un an … Déjà !

Un quinquennat de plein exercice, directement décidé dans son contenu par le peuple au terme d’un vrai débat droite-gauche, incarné par un Président d’une nouvelle génération, crée immanquablement une présidentialisation de nos institutions.

Il ne peut en être autrement. L’engagement de réformes et de résultats a été pris directement par Nicolas Sarkozy au cours de la campagne présidentielle.

Cette évolution de la pratique politique pose forcément la question de la place du 1er ministre, même si ce dernier a réussi à trouver son espace et son horizon. L’activité intense des conseillers de l’Elysée génère inévitablement un nouvel équilibre avec le rôle des ministres du gouvernement.

Pour autant, le professionnalisme et la loyauté doivent rester le bréviaire absolu de chacun des ministres. Faute de quoi un sentiment de malaise s’installe, avec l’impression d’un Président portant seul le poids de la charge, assumant directement en première ligne les complexités, les pesanteurs, les résistances, les convulsions de la société française, désireuse tout à la fois de changement et d’immobilisme.

La capacité d’arbitrage, même en situation de crise, du Président est intacte. A son niveau, aucune faute n’a été commise au cours de cette première année de « règne ».

On ne peut pas en dire autant de certains membres du gouvernement, parfois désinvoltes, tantôt absents, et même à certaines occasions, d’une impertinence qui est synonyme de déloyauté.

Certaines erreurs qu’il a fallu rattraper in extremis auraient dû être sanctionnées, car le trouble qui s’est installé dans l’opinion publique résulte de cette atmosphère politique inhabituelle.

Une vraie question d’architecture de l’exécutif et de la prise de décision politique se pose. Se rajoute à cela un dysfonctionnement non déontologique dans l’exercice de la fonction ministérielle. Dans un passé récent, jamais un ministre ne se serait cru en mesure de critiquer ouvertement une orientation présidentielle. Après le temps de la réflexion collégiale libre – qui est évidemment nécessaire – vient celui de la mise en oeuvre opérationnelle mobilisée et loyale. Les précautions personnelles, les démarquages, les ironies, les lâchetés et les formes variées de paresse et de dilettantisme sont autant d’ingrédients pour l’échec collectif, que nous devons à tout prix éviter.

Le Président de la République a eu raison de mettre en garde et d’indiquer que la sanction du départ des « fautifs » serait désormais à l’ordre du jour.

Dans une conjoncture économique plus difficile que prévue, ce qui ne facilite pas l’acceptation populaire des réformes structurelles nécessaires, un engagement total et absolu de l’ensemble de l’exécutif est impératif. Une vigilance extrême de chacun est nécessaire, pour éviter que le climat ne soit détérioré par des fautes évitables, qu’il s’agisse du fond ou de la forme.

En ces jours anniversaire de la première année du quinquennat, les ministres doivent avoir pour eux mêmes une devise plus exigeante que celle aujourd’hui constatée.

Comment ne pas penser que le Président est en fait peut-être trop « bon prince » !

Muriel Mayette, Jacques Martial et Olivier Py sont une magnifique Troïka !

29 avril 2008

Dans un bref mais lumineux espace de 24 heures, Muriel Mayette, qui travaille activement à la première tournée de la Comédie Française dans les 10 pays de la nouvelle Europe, reçoit un « Molière » pour la pièce de Jean-Luc Lagarce, Olivier Py, en pleine répétition de « l’Orestie » d’Eschyle qu’il a lui-même traduite, mise en scène avant de l’interpréter accueil Jacques Martial « l’acteur-président » de la Villette pour dire à l’Odéon en hommage à Aimé Césaire ses « Cahiers de retour au pays natal » qu’il a écrit à l’âge de 25 ans.

Autant de moments de bonheur intense pour moi, d’autans plus forts qu’à l’heure de leurs nominations respectives, de très choquants et discriminatoires commentaires avaient tenté de semer un trouble odieux et injuste. Honte à leurs médiocres auteurs… aujourd’hui confondus par ces superbes consécrations qui font de ces trois personnalités emblématiques de « grands » responsables de nos prestigieuses et vivantes institutions culturelles.

Mardi prochain, au Grand Palais, « Monumenta » ouvrira ses portes à l’uvre magistrale de Richard Serra qui, après celle d’Anselm Kiefer et avant celle de Christian Boltanski, donne à notre pays sa vraie vocation culturelle mondiale.

Autant de confrontations électriques et fécondes, démontrant à chaque fois que l’intelligence de l’art et de la création permet de donner une nouvelle vie et un bel élan à la fierté patrimoniale de notre pays et de nos concitoyens.

J’aime cette France de l’audace, du panache, de la provocation, du talent, de la fougue, de la passion, de la diversité, de la fureur de la matière ou de la chair et de la magie de l’esprit.

Puisse-t-elle donner de l’âme et de la créativité clairvoyante aux chantres de la « R.G.P.P »…

Il n’y a, d’ailleurs en la matière, pas besoin de nouvelle politique publique. Mais tout juste, dirai-je très modestement, de s’inscrire dans la tradition bondissante et éternellement inachevée de l’imagination au pouvoir, dès lors qu’il s’agit de l’essentiel, c’est-à-dire de la culture !

Supprimer l’obligation constitutionnelle de référendum pour les futurs élargissements de l’Europe, c’est plus qu’imprudent

27 avril 2008

En politique, il y a toujours de faux amis, de faux bons arguments, des spirales qui sont de catastrophiques toboggans vers l’échec.

Alors, que diable allons nous faire dans cette galère ?

Certes, tant que Nicolas Sarkozy sera Président de la République, il n’y aura pas de risque, puisqu’il a lui-même récemment confirmé que les nouvelles adhésions européennes seront soumises directement au peuple.

Mais après ?

Alors, pourquoi aujourd’hui offrir en nouveau front, un espace fécond pour nos détracteurs ? Ceux qui, avec certainement une « forme » de sincérité intellectuelle, prônent une telle réforme, qui remet en cause la garantie d’une obligation de décision populaire au suffrage universel, souhaitent-ils authentiquement la réussite du Président de la République et de la majorité présidentielle ?

Ce n’est pas un procès d’intention. C’est seulement une sourde inquiétude, car dans une conjoncture électrique et mobile, point n’est besoin d’allumer des mèches ou de tendre des verges pour se faire battre…

Veut-on vraiment, à quelques semaines de la présidence française de l’union européenne et à 12 mois des élections européennes, rouvrir dans notre pays le débat sur les frontières géographiques, « naturelles », politiques, religieuses de l’Europe… L’art de l’a propos, de l’opportun, du nécessaire n’est-il pas l’honneur de la décision politique ? Halte au feu…