La lettre de Guy Môquet doit forger un esprit républicain dans la jeunesse de France.

11 octobre 2007

L’initiative du Président de la République est belle et nécessaire.

Elle est un acte de mobilisation des consciences de la jeunesse de France.

Forger un esprit de résistance, célébrer le courage, dénoncer l’infamie et la barbarie, faire réaliser aux jeunes le devoir de vigilance et de mémoire, c’est un impératif.

Je souhaite qu’à la lecture dans toutes les écoles de France de cette lettre émouvante, une vraie unité fervente et réactive inspire les élèves. En communion avec les professeurs. Et le soutien éclairé des parents. Libres sont les enseignants d’enrichir cette démarche afin de la renforcer par l’évocation d’autres documents, par la lecture de témoignages moins célèbres mais tout aussi évocateurs. Mais de grâce ne nous divisons pas stérilement comme cela semble s’amorcer. C’est une belle cause qu’a décidée Nicolas Sarkozy par cette initiative. Il ne s’agit nullement d’écrire l’histoire à la place des historiens, ni d’inféoder politiquement. C’est un hymne à la conscience individuelle, à la permanente nécessité de combattre tout ce qui conduit à l’intégrisme, au fanatisme, au racisme, à la xénophobie, à ces gangrènes toujours résurgentes et mortifères.

Qui de lucide ne voit l’urgence de cette bataille humaniste ?

Prochain débat refusé à Tours : l’entrée de ville rue Nationale ?

10 octobre 2007

Faire de Tours la capitale politique, économique, scientifique, culturelle et touristique de la vallée de la Loire, c’est mon objectif.

Cela suppose une stratégie concrète, une vraie mobilisation de tous, un dialogue interne avec tous les acteurs et bien sûr une information partagée avec la population.

Les abords de notre ville, l’entrée dans son centre doivent porter la marque, l’empreinte de ce grand projet, de cette vocation retrouvée de notre cité.

Première étape : lancer un concours d’architecture et d’urbanisme pour faire éclore des projets et des idées. Avec des options et un chiffrage. Reprendre le schéma d’avant les bombardements de la ville, innover radicalement ou améliorer l’existant ? Là encore au grand jour, à la lumière, toutes les alternatives doivent être étudiées. Chiffrées. Analysées. Et financées…

Et pourquoi pas une vraie consultation de la population ? En étendant d’ailleurs la réflexion à la salle Thélème de la Fac des Tanneurs qu’il faudrait ouvrir sur la Loire, à la Bibliothèque municipale dont la vocation doit être enrichie de nouvelles fonctions, quitte à envisager une extension ailleurs. Sans oublier la restauration urgente de l’église Saint Julien.

Je prends le pari qu’au lieu de ce débat public ouvert et large, « on » nous annonce tout d’un coup que le fameux hôtel 4 étoiles est décidé dans un emplacement qui risque d’être étriqué !

Je souhaite me tromper et que nous ne soyons pas mis au pied du mur. De toute façon, à 6 mois des municipales, tout projet hâtivement annoncé à coup de trompette publicitaire sera revu, réanalysé par la nouvelle équipe, si nouvelle équipe il y a…. Sinon, il en sera comme d’autres promesses – du style « le pont habité sur la Loire » – : les oubliettes.

Tours vaut mieux !

Ps : Peut-être les étudiants des Beaux-arts sauront-ils un jour où ils sont déménagés si la Fondation d’Art Contemporain Olivier Debré s’installe à leur place… Imaginez que cette désinvolture soit celle d’une équipe municipale de droite…

Là encore un vrai débat s’impose : ne faut-il pas un beau projet d’architecture contemporaine pour accueillir la création dans notre ville emblématique ? Cela aurait valeur de symbole sur notre capacité à nous projeter dans l’avenir. Même à Angers… (sic !), de très beaux volumes contemporains jouxtent le château sans le défigurer… Alors !

L’ouverture de la Cité Nationale de l’histoire de l’Immigration est à l’honneur de la France.

10 octobre 2007

Fierté et diversité – Fierté de la diversité – Fiertés.

Dépassement des clichés. Des fantasmes. Des débats toujours électriques sur la colonisation. Des affrontements permanents sur la question de l’immigration.

Voir la réalité en face. Affirmer ses valeurs, son identité propre. Sa tradition. Sa culture. Ne rien renier de son passé. Ouvrir les esprits et les curs. Donner la parole aux historiens pour entamer le parcours de l’intelligence et de la raison.

Vouloir le respect mutuel. Evoquer sans être sacrilège les origines judéo-chrétiennes de la France et de l’Europe. Accueillir la religion musulmane avec respect. Dénoncer tous les intégrismes d’où qu’ils viennent. Faire vivre les liens de la Méditerranée, de la Francophonie, de l’Afrique.

Que de défis à relever ! Concrètement. Avec volonté et tact. Sans idéologie, ni sectarisme, ni prêt à penser…

Avec Jacques Toubon, nous avons agi pour que ce très beau projet voit le jour. C’est au sens noble du terme un acte politique. Puis-je dire que nous avons été animés tous les deux de l’esprit de réconciliation nationale, pour tourner le dos à de vieux débats ?

Je souhaite que la jeunesse de France, quelle que soit la couleur de ses yeux, de sa peau ou de ses cheveux, vienne visiter ce lieu vivant. Ce n’est pas un sanctuaire d’histoires anciennes. C’est un espace pour se forger une volonté de vivre ensemble. Dans le respect. Dans la liberté. Dans l’esprit des lois de la République. Dans le futur immédiat.

Les portes qui s’ouvrent aujourd’hui doivent être celles du cur et de la fraternité. Et cela ne rime naturellement pas avec les discriminations ou les anathèmes. Ni avec le laxisme qui n’est qu’une illusoire générosité.

Le Parlement approuve le Louvre-Abou Dhabi !

9 octobre 2007

Une grande date dans l’histoire de France ! L’approbation par le Sénat et par l’Assemblée Nationale du projet que j’ai mené à bien sous l’autorité vigilante du Président de la République est un signal puissant de soutien à l’action internationale de la France, au dialogue des cultures, à la valorisation de nos musées.

Aucun des principes de fonctionnement, de conservation et d’éthique de nos musées n’est remis en cause. Le choix des uvres, les garanties d’exposition dans des délais limités compatibles avec la bonne conservation, la responsabilité de programmation, tout cela reste dans la magnifique compétence de nos conservateurs, dont le talent est mondialement reconnu.

Mais sachons exprimer notre gratitude aux autorités d’Abou Dhabi pour ce grand projet humaniste, d’ouverture des esprits à la culture française, européenne, occidentale. C’est un hymne concret au principe de diversité culturelle. C’est qui plus est, grâce à la négociation et à l’esprit intelligent de coopération, une capacité renforcée pour l’action en faveur de nos musées. 1 milliard d’euros sur la durée du contrat… Somme qui viendra renforcer utilement l’action de l’Etat et l’apport déjà conséquent des mécènes français et étrangers.

Nos coffres sont pleins de trésors. Les ouvrir partiellement et selon des rythmes appropriés est utile aux musées en région et à la vocation mondiale de notre politique culturelle.

Comment ne pas avoir été heureux de la réouverture du musée de la Nouvelle-Orléans après la catastrophe naturelle grâce à une grande exposition française ? Comment ne pas se féliciter de la circulation dans plusieurs pays d’Europe de « 4 siècles de peinture française » ? Tous ces éléments de rayonnement devraient rassurer certains esprits inquiets. Car, redisons-le haut et fort, le patrimoine français de nos musées reste inaliénable. Il n’est pas à vendre. Pas à louer. Mais c’est un capital exceptionnel qu’il faut faire vivre. Puisse-t-il également contribuer à la paix et à l’humanisme au cur de région et de pays marqués par de nombreux conflits politiques, territoriaux, économiques, culturels, religieux !

N’est-ce pas la vocation de l’artiste et la mission de l’art d’éveiller les consciences ?

Je suis fier d’avoir réussi cette première. Un ministre est là pour prendre des coups, qui n’ont aucune importance, à partir du moment où il sert son pays avec passion. L’accueil des ministres d’Abou Dhabi à ce défi est un souvenir lumineux. Comme le sera la réouverture du théâtre du Château de Fontainebleau dont la restauration en cours est un cadeau princier !

Aux 3494 fonctionnaires de la ville de Tours, je dis : vive le dialogue !

8 octobre 2007

Ce matin, j’adresse une lettre d’invitation aux organisations syndicales représentatives des fonctionnaires de la ville de Tours.

Pour les rencontrer. Ouvrir le dialogue. Ecouter les aspirations. Commencer à élaborer le projet qui les concernera tous, tant un maire sans la disponibilité et l’énergie des équipes de la ville ne peut rien.

Avec le souci également de dissiper par anticipation tous les malentendus et les manuvres de désinformation.

J’ai, par exemple, une grande admiration pour le travail qui est fait dans les parcs et espaces verts de la ville avec une vraie perfection et un amour du beau. On m’a rapporté que certains pour me nuire à l’approche des législatives, avaient de toute pièce créé la rumeur que je voulais les « privatiser ». Pas l’ombre d’une vérité, qu’importe si ça peut troubler, calomnier, caricaturer.

Lorsque j’ai été ministre, j’ai, je crois, démontré mon engagement personnel permanent pour écouter, discuter, rencontrer, faire progresser dans le respect absolu de la diversité et de la liberté.

Maire, je serai un patron attentif. Très présent. Proche. Mobilisé pour parvenir aux résultats promis. En associant étroitement à la prise de décision, chacun. En respectant les hiérarchies, et en mettant chacun à contribution, quel que soit son grade pour que tout le monde trouve satisfaction dans ce travail bien particulier qui est celui d’un service public. Je souhaite que les habitants sachent témoigner de leur reconnaissance et de leur gratitude au personnel municipal et reconnaissent le professionnalisme et la diversité des tâches qui sont confiées.

Tours donne de l’énergie et des ailes

6 octobre 2007

1000 personnes au Vinci pour lancer la campagne des municipales. Toutes les générations, l’arc en ciel de celles et ceux qui composent la ville de Tours. De vraies retrouvailles avec mes concitoyens, auxquels j’ai été heureux de redire haut et fort ma passion et mon engagement pour Tours.

Avec l’amorce de quelques pistes pour le projet afin de donner le goût du positif, de la sortie par le haut des ruses et manuvres de la municipalité. Tours est une très belle ville, mais elle vaut mieux. Il faut faire davantage pour que chacun y réussisse, y vive heureux, soit fier. Puisse y trouver un emploi à la suite de ses études.

Rétablir les liens entre la Touraine et Tours, la vallée de la Loire et notre ville, en faire une capitale économique, politique, culturelle, touristique, sociale, que d’objectifs aussi complexes que mobilisateurs ! Valoriser nos atouts, notre patrimoine, s’ouvrir à toutes les créations, faire preuve d’imagination et d’exigence… Quartier par quartier, c’est le défi que nous avons décidé de relever. Avec un impératif de proximité et d’égalité et une exigence d’identité renforcée pour notre ville et l’agglomération.

Les talents existent. Ils se sentent ignorés. Cela nous donnera confiance en nous-mêmes de les mettre à l’honneur, de les épauler et de les faire reconnaître.

Je me sens totalement mobilisé et impliqué. Avec le regard en permanence ouvert sur l’avenir. A Rochepinard, le centre commercial des Rives du Cher doit être par exemple rénové dans son aspect extérieur pour y attirer de nouvelles activités. Les locaux associatifs des pieds d’immeubles davantage soutenus pour jouer leur rôle d’accueil. Quartier par quartier, ça va crépiter et décoiffer. Les frileux, les grincheux, les battus d’avance, les étriqués vont être surpris.

Une double maxime : Tours vaut mieux ! Voir si on peut faire mieux moins cher ! Ce qui permet de faire plus…

Pour le tramway par exemple, pas question d’être rétrograde, mais il est essentiel de refuser l’aventure non financée sans comparaison des alternatives. A Douai, aux Pays Bas, à Endhoven, il existe un tramway sans rail, sans caténaire, avec guidage au sol, accessible aux personnes handicapées et permettant des dessertes plus diversifiées, pour la moitié du coût d’investissement. Pourquoi ne pas l’étudier ? Pourquoi priver nos concitoyens d’une étude comparée et les consulter ?

J’ai pris l’engagement que si je suis élu maire de Tours, dès le 1er septembre, les habitants de l’agglomération seront informés de toutes les possibilités existantes et vraiment associés au choix.

On fera vite, mieux et moins cher. Aux impatients, rappelons qu’en 13 ans le candidat socialiste sortant n’a pas agi… Rien n’est engagé par exemple sur l’accessibilité de la gare de Tours, l’ouverture du parking existant sur la gare elle-même, la dépose par les taxis… Il y aura du travail, mais notre ardeur nous portera.

Rien n’est impossible à qui tente avec ferveur ! Qui aurait parié sur la victoire de l’équipe de France sur les all blacks ? Qui aujourd’hui est certain de ma victoire ? Personne naturellement, même si la foule rassemblée au Vinci – beaucoup plus nombreuse que ne l’a dit France 3… – et les inombrables témoignages d’engagement récoltés au gré de rencontres dans la rue me font espérer une belle victoire en mars.

Ce n’est pas un plan de carrière pour moi. C’est une offre d’énergie, une disponibilité. Une façon de fêter mes 30 ans de présence en Touraine.

Janvier 1978. Stagiaire à la Préfecture. Je suis devenu Tourangeau. De cur. Par choix. Par passion. Avec l’envie de porter haut les couleurs de notre ville, de la Touraine, et de cette vallée de la Loire dont nous devons devenir la capitale.

Alors, retroussons nos manches et ne nous laissons intimider par personne. Ce qui compte, c’est l’adhésion populaire !

Tours mérite un chef 3 étoiles !

5 octobre 2007

Parler d’un établissement gastronomique de grand renon peut préter à confusion. Certains se disant qu’il y a des urgences sociales prioritaires. D’autres qu’ils ne pourront jamais en franchir le seuil. D’autres enfin se diront que les élus sont décidément loin des réalités de la vie quotidienne de leurs concitoyens. C’est pourtant un élément moteur sur le plan économique, car les emplois qualifiés y sont nombreux et une clientèle à fort pouvoir d’achat est toujours intéressante pour une ville, son commerce et ses métiers.

Traiter de la question d’une prestigieuse et luxueuse institution hôtelière est donc important pour l’ensemble de la cité!

J’ai de l’admiration pour Jean Bardet, pour le travail de son équipe, pour la passion que Sophie Bardet met dans cette grande tradition française de l’accueil et de la gastronomie.

En passant devant les panneaux « permis de démolir », « permis de construire », disposés très à l’écart de la vue, je suis rentré dans une colère active et mobilisée.

Notre ville pour son image, pour son attractivité et son rayonnement national et international, ne peut, sans débat, sans stratégie offensive, sans recherche active, envisager de ne plus avoir un tel lieu d’excellence, même si de nombreux établissements sont de grande qualité. Dire cela n’est pas entraver la liberté des propriétaires de cette magnifique maison décidés à passer la main. C’est affirmer une volonté politique. Pour attirer une nouvelle signature prestigieuse. Pour réfléchir à l’utilisation des ces lieux exceptionnels ou pour en rechercher d’autres. Dans le respect naturellement des intérêts personnels en jeu.

C’est un beau sujet. C’est le rôle d’un maire responsable de le traiter publiquement. Avec courage, énergie et panache.

Le côté « pas vu pas pris » pour les dossiers complexes de notre ville n’est plus adapté à l’esprit d’équipe et de réussite qu’il faut générer à la tête d’une ville pour la faire réussir et lui garantir la prospérité.

Le pied du mur, le fait accompli, le cynisme de l’attente du lendemain des élections sont de piteuses attitudes. Dignes de la vraie-fausse mise en vente de la chapelle des Lazaristes

Je suis pour la rénovation de notre ville. La construction de logements neufs de grande qualité. La rénovation des logements sociaux. Mais dans un climat de transparence, où chacun doit pouvoir travailler, car nombreux sont les métiers concernés, et nombreux sont les talents et capacités en Touraine. Avec le souci de l’excellence si nous voulons que notre ville redevienne un vrai phare dans notre région.

Dans ce quartier sensible de Tours, tant les espaces naturels sont beaux et les espèces d’arbres variées et magnifiques, halte au feu ! Au fait, qu’en est-il de la signature du permis de construire à l’emplacement de l’ancienne école normale de jeunes filles ? Pour le lendemain des municipales ?…

A Tours, « l’ouverture » ce sera une vraie rupture…

1 octobre 2007

Il y a beaucoup d’agitation autour de l’entrée de Jack Lang au gouvernement, ce qui n’est même pas une hypothèse !

Il est vrai que le nomadisme politique le caractérise, lui qui a jadis quitté Blois et le Loir et Cher pour le Pas de Calais…

Il est certain également que ses téléphones ne sont pas à l’unisson des ses déclarations publiques souvent féroces et véhémentes…

Mais gardons le tête froide. Ce qui compte pour le Président de la République et pour son gouvernement ce sont des hommes et des femmes courageux, lucides, déterminés, ouverts d’esprit, refusant tout sectarisme et prêts à aller au charbon pour expliquer ce qui est nécessaire pour le pays et parfois impopulaire au premier abord. Et là il n’y a pas encombrement !

A Tours, le comportement du maire tourne totalement le dos à la transparence, à la volonté de dialogue, à l’explication pédagogique. Débauche de moyens publicitaires, campagne médiatique tous azimuts malgré les dispositions de la loi sur les 6 mois qui précèdent l’élection municipale où toute publicité est interdite, fait du prince et pied du mur sont les maître-mots.

Au débat organisé à la Chambre de Commerce et d’Industrie, que j’ai suivi pendant plus de 2 heures passionnantes, le maire, Président de la Communauté d’Agglomération et d’autres Syndicats est apparu en final. Très star ! « Divine » présence pour conclure, sans prendre le temps d’écouter au préalable. Tout un symbole !

Surtout lorsque sont traités des dossiers majeurs, pour Tours et l’Agglomération tourangelle : doublement de l’A10, Périphérique Est, Tramway.

Au moins ce mépris affiché est une forme de franchise : discutez « bonnes gens », moi je décide seul…

C’est sans compter heureusement avec la réaction de nos concitoyens en mars prochain lors des municipales.

Leur réveil marquera la volonté de retour de Tours et des Tourangeaux en 1ère division politiquement, économiquement, culturellement, sportivement, socialement.

L’ouverture d’esprit, la vraie concertation, l’authentique consultation des habitants, les choix non partisans, le respect de l’opposition, le choix de personnalités libres, tout cela sera une vraie rupture.

Attendue et nécessaire !

Et il y aura beaucoup de travail pour mener à bon port les dossiers non réglés.

Nous en avons l’habitude, car la relance par exemple de l’étoile autoroutière et la réalisation – enfin- d’Angers-Tours, du Mans-Tours et de Tours-Vierzon n’est en rien due au maire mais aux 5 députés de la majorité qui ont travaillé ensemble efficacement avec le Président du Conseil Général et le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Avec un gouvernement qui a écouté, décidé et rendu possible.

A César ce qui est à César…

Garantir la sécurité est une exigence

26 septembre 2007

Le harcèlement des forces de police est malheureusement une réalité quotidienne. Le dernier incident à Tours avec l’éclatement d’engins explosifs « artisanaux » traduit l’obligation d’une vigilance accrue et d’un dispositif encore renforcé, même s’il sera toujours difficile de parer à toutes les éventualités.

Chacun doit se sentir soutenu et mobilisé, dès lors qu’il s’agit de faire respecter la sécurité, la tranquillité publique et naturellement la liberté d’aller et de venir.

Cela passe par une vraie synergie entre police nationale, gendarmerie – lorsqu’elle est territorialement compétente – police municipale, sans oublier le concours précieux et irremplaçable dans un autre registre des gardiens d’immeubles et des personnels de sécurité. Dans cette perspective, Préfet, Procureur de la République et Maire doivent être en responsabilité et coopération permanentes.

Des objectifs précis qui ont valeur de symbole de la volonté concrète de rétablir sécurité et liberté doivent être donnés. Par exemple, les chiens et les punks qui remontent le soir des quais de la Loire vers la Place Plumereau ne doivent pas être tolérés.

De même que la nuit de fréquentes patrouilles doivent garantir la sûreté à chaque citoyen. A côté des insécurités et des délits, il y a le simple mais perturbant trouble de voisinage. Dans un immeuble, dans une rue.

La présence et la vigilance des gardiens d’immeubles sont de ce point de vue impératives.

S’il faut recruter, s’il faut décider des heures supplémentaires sur la base du volontariat avec augmentation du traitement à la clé, décidons le ! J’ai réclamé à de nombreuses reprises un rapport au maire sur ce sujet pour agir. Jamais de réponse. Ou plutôt on botte en touche avec une condescendance pateline et irresponsable. Faudra-t-il des incidents graves pour enfin prendre les mesures indispensables ?

En outre, n’oublions pas la nécessité dans chaque petit quartier d’une offre de proximité. Pour éviter troubles, tensions, incivilités, violences, il faut aussi des lieux ouverts dans la soirée pour éviter que les pieds d’immeubles et les cages d’escalier ne deviennent les seuls espaces de rencontre accessibles aux jeunes.

Un travail important est fait par de nombreuses associations et des animateurs ardents et passionnés mais souvent débordés.

Faisons le point de façon précise. Un élu par quartier doit être la cheville ouvrière de ce plan d’actions concrètes. Ne nous contentons pas de désigner des boucs émissaires. Ne nions pas la réalité. Ne nous voilons pas la face en faisant de l’autosatisfaction benoîte.

Vivre en sécurité mais librement reste un défi que nous n’arrivons pas suffisamment à garantir à chacun. Alors agissons !

Le député du PS de Tours amalgame mémoire de la Shoah et débat sur l’immigration…

20 septembre 2007

Une émouvante et magnifique cérémonie au collège Michelet à Tours pour commémorer la barbarie de l’extermination des Juifs, les complicités locales ayant organisé la déportation, l’utilisation d’un lieu d’éducation comme prison avant le monstrueux départ. Des enseignants mobilisés, des élèves attentifs et conscients du devoir de mémoire.

Cette France des écoles, des collèges et des lycées, des enseignants, des élèves et des parents où se forgent les esprits et se forment les citoyens.

Moment d’émotion partagée où toutes les générations et toutes les sensibilités s’unissent dans un élan de fraternité vraie.

Seul moment choquant et honteux. Le député PS de Tours traite par amalgame déportation et débat actuel à l’assemblée sur le contrôle de l’immigration et le test ADN.

Devant les collégiens, cette jeunesse en devenir, en formation, en réflexion, c’est extrêmement choquant d’utiliser une tribune de recueillement à des fins politiciennes.

Confondre la Shoah et la lutte contre l’immigration clandestine et illégale est un vraie honte.

Il est des sujets qui imposent la vérité historique, le respect absolu des victimes, la dénonciation sans précaution des bourreaux et de leurs complices.

Enfreindre cette règle éthique signe une conception dégradante et indigne d’un mandat politique aussi prestigieux. Heureusement que les jeunes sont restés, eux superbement dignes et respectueux de l’histoire.