Archives de 2004

Spectacle vivant à Saint-Denis

18 octobre 2004

Monsieur le Député-Maire de Saint-Denis,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Monsieur le Directeur de I'Ecole nationale du Cirque Annie
Fratellini,

Mesdames, Messieurs,

J'ai voulu qu'en introduction à cette journée, des artistes,
des techniciens et un poète s'expriment les premiers.

II me revient maintenant de vous accueillir, de les remercier
et de remercier aussi de leur présence tous ceux qui sont
ici pour partager cette journée que je souhaite être, pour
paraphraser Ettore Scola, " une journée particulière".

Car ce 18 octobre prolonge d'autres journées, très
nombreuses depuis le mois d'avril 2004, consacrées aux
rencontres et aux discussions que j'ai menées avec les
acteurs culturels, en particulier avec ceux qui, durant l'été,
ont fait vivre les festivals de théâtre, de musique, de danse,
de chanson, de rue ou de cirque, du nord au sud et de l'est
à l'ouest de la France.

Et cette journée précède aussi trois moments importants
pour nous tous qui sommes rassemblés aujourd'hui :

– la remise, au début du mois de novembre, du rapport
que j'ai demandé à Jean-Paul Guillot pour proposer les
principes et l'organisation du financement de l'emploi et
de l'indemnisation du chômage des artistes et
techniciens du spectacle vivant, comme du cinéma et de
l'audiovisuel ;

– le débat parlementaire qui se tiendra à l'Assemblée
Nationale et au Sénat dans les premiers jours du mois de
décembre, débat à l'issue duquel c'est la Nation tout
entière, je n'en doute pas, qui manifestera son
attachement à la culture, au développement culturel et à
ceux qui en sont les inventeurs et les animateurs ;

– enfin, en troisième lieu, les décisions que je prendrai en
faveur du spectacle vivant, après que l'ensemble des
organisations professionnelles aura commenté les
propositions faites en ce sens par le Directeur de la
Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles.

Pour autant, cette journée n'est pas singulière par la seule
place qu'elle occupe dans le calendrier du Ministère de la
Culture et de la Communication.

Elle est aussi et surtout placée sous le signe de l'union et
de l'écoute :

Union de tous ceux, artistes, techniciens, professionnels et
élus de la culture, parlementaires, responsables politiques,
économiques et administratifs pour qui le spectacle vivant
fait partie de notre patrimoine collectif et qui s'en sentent
tous les dépositaires et les garants ;

Ecoute des artistes et techniciens qui, sur le devant de la
scène ou dans les coulisses, dans la rue ou sous
chapiteau, dans les théâtres, les lieux de danse, les salles
de concert ou dans les espaces intermédiaires préparent,
fabriquent et présentent des spectacles et travaillent à leur
rencontre avec tous les publics.

Ce 18 octobre, cette union et cette écoute feront date, j'en
suis intimement convaincu. Et les trois tables rondes qui
vont maintenant se succeder frapperont les trois coups du
projet que mon Ministère va mettre en oeuvre à partir des
prochaines semaines.

Vous l'avez lu dans le programme qui vous a été remis :
nous entamons maintenant une longue seance de travail
durant laquelle nous allons parler, ce matin, de la formation
et de la transmission, et cet après midi, de la création et
des publics puis de l'institution et des réseaux. Nos
échanges formels dans cette magnifique salle « Altaïr » ne
seront interrompus que par un déjeuner, une pause café
puis un dîner qui nous offriront aussi l'occasion
d'échanges informels … c'est à dire essentiels !

Je veux, pour conclure, remercier de son accueil Laurent
Gachet et son équipe : leur Ecole nationale du cirque porte
le nom d'une grande dame, Annie Fratellini, dont je salue la
mémoire et qui, là où elle est, pose certainement un sourire
attentif et fraternel sur tous nos débats.

Je cède la parole, et le micro, à Arnaud Laporte. Merci de
votre attention.

"L’INVITE DU MATIN" Renaud DONNEDIEU de VABRES

18 octobre 2004

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Non, non, je vous ai entendu tout à l’heure donner le sentiment, et cest votre droit, que nous étions des gens qui zigzaguions et qui agissions au gré des circonstances. Je ne crois pas du tout. Je crois que nous avons pris des engagements au moment de la campagne  présidentielle et que nous les déclinons. Dans mon domaine, qui est celui de la culture, de la communication, de l’emploi culturel, dès mon arrivée au gouvernement, cest-à-dire au tout début du mois d’avril, j’ai pris un certain nombre d’engagements : mettre sur pieds un système provisoire pour sortir de la crise… PIERRE-LUC SEGUILLON: Renaud DONNEDIEU de VABRES, bonjour.

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Bonjour.  

PIERRE-LUC SEGUILLON
: Est-ce que, sur la question des intermittents, comme sur la question des restructurations et des licenciements économiques, comme sur d’autres projets, la philosophie du gouvernement c’est : “ Reculons, courage ! ”

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Non, non, je vous ai entendu tout à l’heure donner le sentiment, et cest votre droit, que nous étions des gens qui zigzaguions et qui agissions au gré des circonstances. Je ne crois pas du tout. Je crois que nous avons pris des engagements au moment de la campagne  présidentielle et que nous les déclinons. Dans mon domaine, qui est celui de la culture, de la communication, de l’emploi culturel, dès mon arrivée au gouvernement, cest-à-dire au tout début du mois d’avril, j’ai pris un certain nombre d’engagements : mettre sur pieds un système provisoire pour sortir de la crise, ça a été fait au 1er juillet, il est rentré en vigueur, et bâtir un système nouveau, avec une méthode, celle du dialogue et de la concertation. Aujourd’hui, toute la journée, je vais réunir plusieurs centaines d’artistes et de techniciens auxquels je vais directement donner la parole pour qu’ils parlent concrètement de leur métier…

PIERRE-LUC SEGUILLON : Alors…

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : … et pour qu’on sorte, si vous voulez, des espèces de chiens de faïence et des caricatures. Je souhaite que nos concitoyens comprennent la réalité de la vie d’artistes et de techniciens. Ensuite, deuxième ton…

PIERRE-LUC SEGUILLON : Attendez, attendez.

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Pardon.

PIERRE-LUC SEGUILLON : Sur ces entretiens que vous allez avoir aujourd’hui, ces entretiens du spectacle vivant à Saint Denis, qu’est-ce que cest, cest une thérapie, c’est un exutoire, cest un analgésique ?

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Non non non, ne soyez pas négatif. Cest de donner la parole…

PIERRE-LUC SEGUILLON : Non non, je posais une question.

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Je donne la parole aux artistes et aux techniciens pour qu’ils parlent de leurs conditions de vie, de leur métier, de leur passion, de leurs problèmes de formation, de leurs problèmes de carrière, des problèmes des lieux, comment attirer de nouveaux publics, enfin, tous les éléments liés au spectacle vivant. Ça, c’est le premier temps. Deuxième temps, j’avais demandé, et d’ailleurs beaucoup d’organisations professionnelles et syndicales l’avaient fait de leur côté, à un expert indépendant…

PIERRE-LUC SEGUILLON : Jean-Paul GUILLOT.

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : … de faire son rapport, son expertise, ça c’est pour…

PIERRE-LUC SEGUILLON : Fin du mois.

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Début du mois de novembre. Troisième temps, parce que je souhaite que tout le monde s’engage et qu’il n’y ait pas d’un côté, le ministre, les organisations professionnelles et puis le reste non contemplant. Le parlement sera saisi et dans cette période ce n’est pas facile de trouver un espace.

PIERRE-LUC SEGUILLON : Quand ?

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Au début du mois de décembre, il y aura un débat d’orientation à l’Assemblée nationale et ensuite au Sénat pour que chacun s’engage. J’ai comme objectif de bâtir un système nouveau.

PIERRE-LUC SEGUILLON : Mais ce débat d’orientation, est-ce qu’il doit accoucher de ce système nouveau ?

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Non, bien sûr que non, puisque, si vous voulez, il doit donner un certain nombre d’orientations. Je souhaite que chacun prenne ses responsabilités, tout ça pour parvenir à un système nouveau au cours de l’année 2005 et un système à ce moment là définitif. Voilà, la feuille de route que je m’étais fixée, que le gouvernement, le Premier ministre et le président de la République, m’avaient fixée, je la tiens scrupuleusement et personne ne peut dire que je zigzague et que je ne tiens pas mes engagements.

PIERRE-LUC SEGUILLON : Alors, sur le fonds, que vous avez mis en place au mois de juillet, apparemment, c’était un fonds, donc, de 20 millions d’euros, 961 000 € ont été utilisés pour régler 529 dossiers, il y en a 128 à l’étude. Ça veut dire que finalement, si je comprends bien, sur la centaine de mille d’intermittents du spectacle, il y a peu de cas qui étaient frappés par la nouvelle loi ?

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Vous savez…

PIERRE-LUC SEGUILLON
: Ou par le nouveau système.

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Vous savez, cest très difficile pour que nos concitoyens qui nous écoutent comprennent bien. Pour qu’un artiste ou un technicien soient indemnisés, pendant les périodes où il ne travaille pas, lorsqu’il a fait 507 heures, il faut qu’il les ait faites soit en 11 mois, soit en 12 mois. Donc, nous avons ouvert la porte pour que ça soit un peu plus facile d’être intégré dans le système. L’accord prévoyait 11 mois, et nous, nous avons financé pour que celles et ceux qui étaient entre 11 et 12 mois, et d’ailleurs s’il y en a qui nous écoutent, je les invite à aller dans les bureaux des ASSEDIC pour, voilà, bénéficier de leurs droits. Dans l’état actuel des choses aujourd’hui, effectivement, il y a moins de gens qu’on ne pensait qui pouvaient être concernés par cette mesure. Ça n’empêche pas que je veuille bâtir un système définitif équitable.

PIERRE-LUC SEGUILLON : Alors, ce fonds, qui est un fonds provisoire, est-ce qu’il sera pérennisé en 2005…

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES
: Il n’y aura pas de “ no man’s land ”…

PIERRE-LUC SEGUILLON : Bon.

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES
: cest-à-dire que, à partir du 1er janvier 2005, soit les partenaires sociaux se sont d’emblée mis d’accord, soit ils ne se sont pas mis d’accord et de toutes façons je ne laisserais personne à la rue à partir du 1er janvier 2005, c’est tout à fait simple et clair, nous allons bâtir, en fonction des propositions de Jean-Paul GUILLOT, le nouveau système.

PIERRE-LUC SEGUILLON : Alors, ce nouveau système, est-ce que ce fonds provisoire que vous avez créé, il a vocation à devenir un fonds définitif, autrement dire une contribution de l’Etat au système pour éviter que ça soit les ASSEDIC qui financent le spectacle vivant ?

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Mais, Pierre-Luc SEGUILLON, je serais là, pour le coup, en train de faire des zigzagues, si je vous disais hier que, aujourd’hui, j’écoute, j’attends le rapport de monsieur GUILLOT, j’attends les recommandations de la représentation nationale, donc ce système on est en train de le bâtir, il n’est pas prédéterminé, et donc ne me demandez pas aujourd’hui de vous dire exactement quel sera son contour, en tout cas il y aura un système définitif au sein de la solidarité interprofessionnelle et l’Etat, comme il l’a fait depuis le début, assumera ses responsabilités.

PIERRE-LUC SEGUILLON : Alors, vous me permettez quelques questions sur votre domaine en particulier, notamment dans le domaine de l’audiovisuel. Le CSA a fixé un calendrier pour la mise en place de la télévision numérique, au mois de mars pour les chaînes gratuites et au mois de septembre pour une quinzaine de chaînes payantes. C’est possible si on adopte une certaine norme, certains estiment qu’il faudrait adopter une norme plus performante, mais ça demandera plus de temps. Est-ce que vous êtes partisan de différer l’arrivée de la TNT, la Télévision Numérique, en attendant une norme plus performante ?

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Là aussi, pour que les choses soient claires vis à vis de nos concitoyens, Télévision Numérique Terrestre, ça veut dire quoi ? Ça veut dire une offre élargie, ça veut dire qu’il faudra avoir comme une sorte de prise, de petit adaptateur et que ça vous permettra d’avoir accès à plus de chaînes, le cas échéant, gratuites, aujourd’hui.

PIERRE-LUC SEGUILLON
: Votre décision.

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Il y a un problème de vérification technologique, financière et juridique, cest la raison pour laquelle le Premier ministre a demandé à un expert indépendant, un rapport, pour que je sois sûr, au moment où le CSA et le gouvernement, chacun dans leurs responsabilités, prendront leurs décisions, que nos concitoyens bénéficieront d’un système technologique pérenne. Ce rapport va être déposé dans les jours qui viennent ; lorsqu’il sera déposé, le gouvernement en tirera les conclusions et nous annoncerons à ce moment là, à nos concitoyens, en liaison avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel, si nous pouvons maintenir ou non la date de mars et de septembre de l’année prochaine, pour le gratuit et le payant, et si la norme technologique est la bonne. Voilà. Là dessus…

PIERRE-LUC SEGUILLON : Donc rien n’est décidé.

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : On est en phase de vérifications.

PIERRE-LUC SEGUILLON : D’accord.

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Mais c’est un sujet très important et je ne veux pas, si vous voulez, que les intérêts financiers perturbent les certitudes technologiques.

PIERRE-LUC SEGUILLON
: Autre question, question rituelle, question qui relève presque de l’Arlésienne : la chaîne internationale. Deux questions : est-ce qu’elle verra le jour avant la fin du quinquennat, et deuxièmement, est-ce que vous avez le financement ?

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Ecoutez, c’est mon objectif que cette chaîne internationale voit le jour, c’est une nécessité stratégique, et je pense que nous l’avons vu ces dernières semaines.

PIERRE-LUC SEGUILLON : Où est le financement ?

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Alors, la question est à l’étude en ce moment entre mon collègue  des Affaires étrangères et moi, nous travaillons, parce qu’il y a plusieurs options possibles. Ce qui est nécessaire, pour dire les choses très rapidement, vous avez deux missions qu’il faut accomplir,  l’une qui est la diffusion de la langue française et de la francophonie, l’autre qui nest pas exactement la même, qui est de faire parvenir nos idées, dans la violence internationale actuelle, pour concourir à la paix, et là ça suppose que les choses soient traduites en langue anglaise, en langue espagnole, en langue arabe. Donc vous voyez bien qu’il y a deux problèmes distincts : la francophonie, faire diffuser au maximum nos idées et nos concepts. Voilà. Les choses sont sur la table, il y a plusieurs cas de figures possibles, nous y travaillons, et j’espère bien, effectivement, que nous pourrons y parvenir le plus rapidement possible.

PIERRE-LUC SEGUILLON : D’un mot, puisque ça relève aussi de votre tutelle : le sort de nos deux confrères et de leur chauffeur : est-ce que vous avez des éléments nouveaux depuis la déclaration du Premier ministre la semaine dernière ?

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : Non, depuis la déclaration du Premier ministre il n’y a pas d’éléments nouveaux. Voilà, le gouvernement, les pouvoirs publics, les services de l’Etat, travaillent heure par heure et nous sommes évidemment totalement prudents dans qu’ils ne sont pas entre des bras français.

PIERRE-LUC SEGUILLON : Renaud DONNEDIEU de VABRES, merci beaucoup.

Les Entretiens du spectacle vivant

18 octobre 2004

Les Entretiens du spectacle vivant sont ouverts aux artistes, professionnels et élus de la culture, parlementaires, élus des collectivités territoriales, organisations professionnelles et syndicales, chefs dentreprises, responsables politiques et administratifs et aux journalistes… En prélude à la discussion parlementaire sur lavenir du spectacle vivant et dans le prolongement des débats organisés lors des festivals dété, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication, organise les Entretiens du spectacle vivant le lundi 18 octobre à lAcadémie Fratellini à Saint-Denis.
A travers ces entretiens, Renaud Donnedieu de Vabres souhaite continuer à donner la parole aux artistes et techniciens afin de préparer ensemble les évolutions nécessaires à leurs métiers.

Les Entretiens du spectacle vivant sont ouverts aux artistes, professionnels et élus de la culture, parlementaires, élus des collectivités territoriales, organisations professionnelles et syndicales, chefs dentreprises, responsables politiques et administratifs et aux journalistes.

Programme

9h00 Accueil des participants

9h30 Introduction par Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication

10h00 De la formation et de la transmission

Avec Brigitte Asselineau (danse), Jacques Benyeta (technique), Mathurin Bolze (cirque), Odile Duboc (danse), Jean-François Heisser (musique), François Jeanneau (musique), François Leroux (musique), Catherine Marnas (théâtre), Pauline Sales (théâtre), Clothilde Vayer (danse)
Modérateur : Arnaud Laporte, journaliste à France Culture

12h30 Déjeuner

14h30 De la création et des publics

Avec Philippe Albaric (technique), Charles Cré-ange (danse), Emma Drouin (rue), Emmanuelle Haïm (musique), Philippe Hurel (musique), Béatrice Massin (danse), Stéphane Olry (théâtre), le Quartet buccal (chanson), Christiane Véricel (théâtre),
Modérateur : Bruno Frappat, directeur de la rédaction de La Croix

17h00 Pause Café

17h30 De linstitution et des réseaux

Avec Stéphanie Aubin (danse), Bernard Kudlak (cirque), Patrick Le Mauff (théâtre), Michel Maurer (technique), Mourad Merzouki (danse), Philippe Nahon (musique), Charlotte Nessy (musique), Bruno Schnebelin (arts de la rue)
Modératrice : Joëlle Gayot, journaliste à France Culture

20h00 Buffet dînatoire

Académie Fratellini
Quartier Landy France – Rue des Cheminots – 93210 Saint-Denis la Plaine
Accès
Voiture : par la N1 et lA1 / RER D : Station Stade de France – Saint-Denis
Transport retour en car assuré

Inauguration du festival f2004@shanghai

18 octobre 2004

Ce lieu unique offrira surtout un formidable terrain déchanges avec les artistes shanghaiens qui pourront venir participer à des ateliers et intervenir eux-mêmes, de concert avec leurs homologues français. Et puis, cela va de soi, The Bridge, le Pont, deviendra jen suis certain le rendez-vous obligé de tous ceux et de toutes celles qui participeront à lAnnée de la France en Chine. Un pont entre nos deux peuples, entre nos cultures… Monsieur le Vice-Ministre de la Culture,
Monsieur le Vice-Maire de Shanghai,
Chers Amis,

Permettez-moi tout dabord de vous dire le plaisir que jai à venir à votre rencontre à Shanghai, pour le lancement de lAnnée de la France dans la plus grande métropole chinoise. En ce lieu, les artistes réunis ici incarnent lun des projets les plus originaux de cette Année, imaginé par une équipe imaginative qui a su convaincre la mairie du district de Luwan, que je tiens à remercier en tout premier lieu.

Cest un véritable festival du XXIe siècle, qui vous est proposé ici. Il rassemble certains des artistes français les plus novateurs de notre pays, pendant dix semaines dans ces lieux rénovés. Le grand portail totem est signé Fabrice Hybert, plasticien réputé en France et dans le monde entier. Le design de la  » Ruche des Arts  » vient dêtre créé par Matali Crasset, designer dont lœuvre se développe bien au-delà de nos frontières. Dautres artistes, telle la photographe Valérie Jouve, interviendront tout au long de ces dix semaines, aussi bien que de jeunes champions de lart numérique, animateurs de soirée qui viendront enflammer les nuits shanghaiennes. De plus, le lieu que nous inaugurons aujourdhui reste en contact avec dautres manifestations qui se déroulent actuellement en France comme le festival numérique de la Villette.

Ce lieu unique offrira surtout un formidable terrain déchanges avec les artistes shanghaiens qui pourront venir participer à des ateliers et intervenir eux-mêmes, de concert avec leurs homologues français. Et puis, cela va de soi, The Bridge, le Pont, deviendra jen suis certain le rendez-vous obligé de tous ceux et de toutes celles qui participeront à lAnnée de la France en Chine. Un pont entre nos deux peuples, entre nos cultures, entre nos créations, entre nos audaces et nos rêves.

Plus dune cinquantaine dévènements seront proposés au Shanghaiens à partir de demain avec le fameux Groupe F, qui vient de faire louverture de Jeux Olympiques dAthènes… jusquau Ballet de lOpéra de Paris en septembre 2005, en passant par un opéra sublime, Les Paladins de Jean-Philippe Rameau, lOrchestre de Paris et la grande exposition sur les Trésors des Impressionnistes que nous venons dinaugurer avec le Président Hu Jintao et le Président Jacques Chirac, à Pékin.

Lart contemporain sera aussi à lhonneur avec une exposition du Centre Georges Pompidou. Mais aussi celle de Richard Texier. Vous découvrez ce soir une œuvre géante destinée au futur centre du groupe K.WAH que je salue et que je remercie davoir choisi un artiste français. Cinq grandes toiles et une sculpture de bronze seront donc présentés à partir de mars prochain sur la rue Huai Hai, lun des grands axes de Shanghai. Le groupe K.Wah est membre du Comité d Honneur qui rassemble une cinquantaine dentreprises françaises, hong-kongaises et chinoises sans lesquelles cette Année de la France en Chine ne serait pas ce quelle est, comme peut en témoigner Alain Lombard, commissaire général des Années France-Chine.

Je voudrais aussi remercier le Festival International des Arts de Shanghai qui a ouvert avec générosité ses portes à la France, au point daccueillir douze manifestations durant un mois et même au-delà puisque plusieurs concerts accompagneront lexposition des Impressionnistes présentée à partir du 8 décembre au Musée des Beaux-Arts de Shanghai.

Enfin, je suis très reconnaissant aux autorités shanghaiennes, et tout particulièrement à léquipe du Bureau de la Culture dirigé par Madame Ma Bo Min, des efforts quelles ont déployés pour soutenir avec tant dardeur les multiples projets proposés par le comité mixte franco-chinois des années croisées. Je ne doute pas un instant que non seulement ces efforts seront récompensés, mais quils porteront leurs fruits bien au-delà des manifestations passées et à venir.

Merci à tous et que cette Année soit une fête. Une fête de la culture et de la création.

Le ministre de la culture a fait un "effort exceptionnel" pour le cinéma français en Chine

18 octobre 2004

Donnedieu de Vabres a signé un accord de coopération sur  le cinéma en présence de Jacques Chirac le 10 octobre à Pékin. Cet accord vise à soutenir le cinéma chinois en France et le cinéma  français en Chine. Le ministre a remis aux cinéastes Jia Zhang Ke  et Jiang Wen les insignes de Chevalier des Arts et Lettres… Le déplacement en Chine du 9 au  15 octobre du ministre français de la culture Renaud Donnedieu de  Vabres « a marqué un effort exceptionnel en faveur de la promotion  du cinéma français », a estimé samedi le ministère.  

     Dans un communiqué, le ministère tire le bilan de ce  déplacement, dans le prolongement de la visite dEtat du Président de la République qui a lancé lannée de la France en Chine.  

     Les règles en vigueur en Chine autorisent la diffusion de 20  films étrangers, cette année 16 films américains et 4 films  français.  

     « On est passé avec lannée de la France en Chine à 4 films  français depuis 2004. Avant on avait un film français sur 20 »,  observe-t-on au ministère.  

     « Tout notre effort consiste à augmenter ce quota. En dehors  des Américains, le seul quota étranger est alloué à la France »,  relève-t-on de même source.  

     M. Donnedieu de Vabres a signé un accord de coopération sur  le cinéma en présence de Jacques Chirac le 10 octobre à Pékin. Cet accord vise à soutenir le cinéma chinois en France et le cinéma  français en Chine. Le ministre a remis aux cinéastes Jia Zhang Ke  et Jiang Wen les insignes de Chevalier des Arts et Lettres.  

     A Shanghaï, le 14 octobre, le ministre a distingué dans  lordre des arts et lettres le cinéaste Chen Xiao Meng, directeur  du festival international de Shanghaï. Le 12 octobre à Hong-Kong,  il a rencontré sur les lieux du tournage léquipe du film « La  Moustache ».  

     Le 15 octobre à Shanghaï, il a inauguré la première  projection en Chine continentale du film « Les Choristes », en  présence de Gérard Jugnot et Christophe Barratier.   

     Le ministre était notamment accompagné de Marin Karmitz,  Président de MK2 et de Jean-Louis Guillaud, Président de TVFI ( Télévision France Internationale, association pour la promotion de laudiovisuel français à létranger).

7e réunion annuelle du RIPC (Réseau international sur la politique culturelle) à Shanghai

15 octobre 2004

Permettez-moi tout d’abord de remercier mon collègue, M.Sun Jiazheng, de son invitation
qui nous permet de nous réunir à un moment historique, puisque viennent de s’ouvrir à
l’UNESCO, le 20 septembre dernier, les négociations gouvernementales en vue de
l’élaboration d’une Convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des
expressions artistiques.

Analyse de l’avant-projet

Le texte proposé par les experts indépendants nous semble constituer une bonne base de
travail. J’ai noté que cette appréciation était partagée par la grande majorité des délégations
présentes à l’UNESCO notamment par les représentants de la Chine. Il répond en effet aux
principaux objectifs que nous nous sommes fixés. Il peut toutefois être amélioré et je crois
que notre réunion d’aujourd’hui doit nous conduire à proposer des améliorations.

– Il affirme le droit souverain des Etats à se doter de politiques culturelles. Je m’associe
pleinement à mes collègues (canadiens, finlandais norvégiens, portugais, et tous les autres
pays) qui ont pris la parole à l’UNESCO pour s’en féliciter.

– Ce texte reconnaît la spécificité des biens et services culturels, c’est une de nos priorités et
la raison d’être de la convention.

– Il reconnaît la primauté des Droits de l’homme internationalement garantis.

– Il encourage les Etats à renforcer la coopération et la nécessaire solidarité en faveur des
pays en développement.

– C’est un texte normatif qui vient combler le vide juridique existant dans le domaine de la
protection et de la promotion de la diversité culturelle.

Débat communautaire

En tant que Ministre d’un des Etats membres de l’Union européenne, il me paraît utile de
vous informer des débats en cours au niveau communautaire concernant la Convention. Mes
collègues estonien ou portugais souhaiteront peut-être compléter mes propos.

Les travaux en cours à l’UNESCO peuvent, à mon avis, donner à l’Union européenne une
nouvelle occasion de réaffirmer son engagement en faveur de la diversité culturelle – un
engagement qui est aussi une obligation inscrite dans l’actuel Traité de l’Union et qui est
élevé dans le projet de Constitution européenne au rang des valeurs et des objectifs de
l’Union. L’ambition européenne étant d’unir les peuples de ses 25 Etats membres, et pas
seulement de bâtir une zone de libre-échange, le respect de la diversité culturelle et
linguistique à l’intérieur de l’Union est un principe fondamental. C’est notamment pourquoi le
projet d’article de la Constitution européenne sur la politique commerciale commune, prévoit
que les Etats membres peuvent s’opposer à tout accord commercial qui porterait atteinte à la
diversité culturelle.

Nous nous réjouissons que les 25 Etats membres de l’Union, soutenus activement par la
Commission, puissent tous ensemble peser dans cette négociation en vue de son succès.

Déroulé de la négociation

Je voudrais conclure en rappelant que pour la France l’objectif est d’aboutir à l’adoption d’un
texte en 2005. Cela ne veut bien sûr pas dire un texte “ bâclé ”. Les membres du RIPC
peuvent continuer d’être une force vive de propositions et travailler activement avec leurs
délégations permanentes auprès de l’UNESCO pour continuer à améliorer ce texte et aboutir
à un projet que nous pourrions adopter à la prochaine Conférence générale à l’automne
2005.

Rôle du RIPC – déclaration finale

Le Réseau international sur la politique culturelle doit continuer, en relation avec l’UNESCO,
à faire entendre sa voix. Certains parmi vous sont membres du comité de rédaction qui vient
d’être créé et qui est ouvert à tous. Nous pouvons donc tous faire entendre notre voix. Les
Ambassadeurs auprès de l’UNESCO de nos pays pourront se rassembler pour défendre nos
positions, ainsi qu’ils l’ont déjà fait par le passé. Un autre groupe, celui des pays
francophones, auquel je suis très attaché et dont plusieurs membres sont présents
aujourd'hui, a lui aussi un rôle de coordination et de proposition à jouer à l’UNESCO.

Je vous propose, si vous en êtes d’accord, de rappeler avec force, dans la déclaration finale,
les principes directeurs de ce projet de convention auxquels nous tenons et que nous
voulons voir clairement indiqués. Je vous invite également à reprendre dans les contributions
écrites que nos Etats doivent faire parvenir à l’UNESCO d’ici le 15 novembre, ces éléments
que nous partageons tous au sein du RIPC :

– la reconnaissance de la spécificité des biens et services culturels

– l’affirmation sans aucune ambiguïté du droit des Etats à développer des politiques
culturelles

– la nécessité de développer la solidarité culturelle internationale afin de contribuer à un
rééquilibrage des échanges de biens et services culturels et de favoriser le pluralisme des
expressions culturelles

– l’obligation de conformité des dispositions de la future convention au régime applicable aux
droits de l’homme internationalement garantis

– l’affirmation de la non subordination de la convention aux autres traités existants.

Avant de terminer je voudrais évoquer une difficulté que nous rencontrons pour que cette
convention soit effective. Il s’agit de la rédaction de l’Article 19 : cet article a, me semble-t-il,
fait beaucoup parler de lui. C’est celui qui traite de la relation de la convention en cours de
négociation à l’UNESCO avec les autres instruments juridiques existants.

Il me semble que
subordonner cette convention aux autres instruments la viderait de son sens et lui ôterait
toute efficacité. Nous sommes tous ici, convaincus de l’importance de la diversité culturelle
et de la nécessité de cette convention, nous devons donc inscrire cette convention sur un
pied d’égalité avec les autres textes et lui donner une chance, en cas d’atteinte aux principes
de la diversité culturelle, de dire le droit et protéger les Etats qui s’en réclameraient.

Autre point que je voudrais rapidement évoquer, celui des Mécanismes de suivi et règlement
des différends : ils ont suscité également de nombreuses réactions lors de la première
réunion des experts gouvernementaux à l’UNESCO. J’en retiens qu’il faut effectivement
veiller à ce que les mécanismes ne soient pas inutilement lourds et onéreux mais je pense
que, si nous souhaitons une application juste et équilibrée de cette convention, un suivi
efficace est nécessaire. Essayons de l’améliorer ensemble. De la même façon le mécanisme
de règlement des différends est nécessaire à une convention contraignante et je me félicite
de la mention de la Cour internationale de justice comme organe suprême de recours.

En conclusion je voudrais chaleureusement féliciter ici le rapporteur de ces journées (Artur
Wilczynski, président du groupe de travail sur la diversité culturelle au sein du RIPC) qui, m’a
t-on dit, et j’ai pu le constater en lisant son rapport, a fait un travail remarquable avec un
professionnalisme et une rigueur que nous pouvons tous apprécier ici.

Je vous remercie

Inauguration du festival f2004@shanghai et de l'ouverture de "La culture française à Shanghai" " LA FABRIQUE "

14 octobre 2004

Monsieur le Vice-Ministre de la Culture,

Monsieur le Vice-Maire de Shanghai,

Chers Amis,

Permettez-moi tout d'abord de vous dire le plaisir que j'ai à venir à votre rencontre à
Shanghai, pour le lancement de l'Année de la France dans la plus grande métropole
chinoise. En ce lieu, les artistes réunis ici incarnent l'un des projets les plus originaux de
cette Année, imaginé par une équipe imaginative qui a su convaincre la mairie du district de
Luwan, que je tiens à remercier en tout premier lieu.

C'est un véritable festival du XXIe siècle, qui vous est proposé ici. Il rassemble certains des
artistes français les plus novateurs de notre pays, pendant dix semaines dans ces lieux
rénovés. Le grand portail totem est signé Fabrice Hybert, plasticien réputé en France et dans
le monde entier. Le design de la " Ruche des Arts " vient d'être créé par Matali Crasset,
designer dont l'oeuvre se développe bien au-delà de nos frontières. D'autres artistes, telle la
photographe Valérie Jouve, interviendront tout au long de ces dix semaines, aussi bien que
de jeunes champions de l'art numérique, animateurs de soirée qui viendront enflammer les
nuits shanghaiennes. De plus, le lieu que nous inaugurons aujourd'hui reste en contact avec
d'autres manifestations qui se déroulent actuellement en France comme le festival
numérique de la Villette.

Ce lieu unique offrira surtout un formidable terrain d'échanges avec les artistes shanghaiens
qui pourront venir participer à des ateliers et intervenir eux-mêmes, de concert avec leurs
homologues français. Et puis, cela va de soi, The Bridge, le Pont, deviendra j'en suis certain
le rendez-vous obligé de tous ceux et de toutes celles qui participeront à l'Année de la
France en Chine. Un pont entre nos deux peuples, entre nos cultures, entre nos créations,
entre nos audaces et nos rêves.

Plus d'une cinquantaine d'évènements seront proposés au Shanghaiens à partir de demain
avec le fameux Groupe F, qui vient de faire l'ouverture de Jeux Olympiques d'Athènes…
jusqu'au Ballet de l'Opéra de Paris en septembre 2005, en passant par un opéra sublime,
Les Paladins de Jean-Philippe Rameau, l'Orchestre de Paris et la grande exposition sur les
Trésors des Impressionnistes que nous venons d'inaugurer avec le Président Hu Jintao et le
Président Jacques Chirac, à Pékin.

L'art contemporain sera aussi à l'honneur avec une exposition du Centre Georges Pompidou.

Mais aussi celle de Richard Texier. Vous découvrez ce soir une oeuvre géante destinée au
futur centre du groupe K.WAH que je salue et que je remercie d'avoir choisi un artiste
français. Cinq grandes toiles et une sculpture de bronze seront donc présentés à partir de
mars prochain sur la rue Huai Hai, l'un des grands axes de Shanghai. Le groupe K.Wah est
membre du Comité d' Honneur qui rassemble une cinquantaine d'entreprises françaises,
hong-kongaises et chinoises sans lesquelles cette Année de la France en Chine ne serait
pas ce qu'elle est, comme peut en témoigner Alain Lombard, commissaire général des
Années France-Chine.

Je voudrais aussi remercier le Festival International des Arts de Shanghai qui a ouvert avec
générosité ses portes à la France, au point d'accueillir douze manifestations durant un mois
et même au-delà puisque plusieurs concerts accompagneront l'exposition des
Impressionnistes présentée à partir du 8 décembre au Musée des Beaux-Arts de Shanghai.

Enfin, je suis très reconnaissant aux autorités shanghaiennes, et tout particulièrement à
l'équipe du Bureau de la Culture dirigé par Madame Ma Bo Min, des efforts qu'elles ont
déployés pour soutenir avec tant d'ardeur les multiples projets proposés par le comité mixte
franco-chinois des années croisées. Je ne doute pas un instant que non seulement ces
efforts seront récompensés, mais qu'ils porteront leurs fruits bien au-delà des manifestations
passées et à venir.

Merci à tous et que cette Année soit une fête. Une fête de la culture et de la création.

festival de créations électroniques françaises à Shanghai

14 octobre 2004

Un festival présentant les créations de 50 artistes français utilisant des techniques électroniques numériques a été inauguré jeudi soir à Shanghai (est) par le ministre français de Culture et de la communication Renaud Donnedieu de Vabres… Un festival présentant les créations de 50 artistes français utilisant des techniques électroniques numériques a été inauguré jeudi soir à Shanghai (est) par le ministre français de Culture et de la communication Renaud Donnedieu de Vabres.

Intitulé f.2004@shanghai, ce festival sest ouvert avec une Nuit de la création animée notamment par une performance de Fabrice Hybert, qui a réalisé pour loccasion une monumentale Porte verte, selon un communiqué du ministère français.

« Il sagit dun festival très innovant, symbolique de ce que nous voulons faire pour lAnnée de la France en Chine », a déclaré à lAFP le commissaire général des Années croisées, Alain Lombard.

Pendant plusieurs semaines, les artistes français présenteront dans la capitale économique de la Chine des oeuvres faisant appel à la vidéo, aux musiques électroniques, au design sonore, au stylisme ou encore à la gastronomie. 

Diversité culturelle: il faut "passer à la vitesse supérieure"

13 octobre 2004

« Il faut quon passe à la vitesse supérieure. La sphère culturelle doit être régie dans un cadre spécifique et non dans le cadre de lOrganisation mondiale du commerce » (OMC), a déclaré le ministre dans un entretien à lAFP avant louverture à Shanghai de la septième réunion ministérielle du Réseau international sur la politique culturelle (RIPC)… Le ministre français de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a appelé mercredi à « passer à la vitesse supérieure » dans la reconnaissance de la diversité culturelle.

« Il faut quon passe à la vitesse supérieure. La sphère culturelle doit être régie dans un cadre spécifique et non dans le cadre de lOrganisation mondiale du commerce » (OMC), a déclaré le ministre dans un entretien à lAFP avant louverture à Shanghai de la septième réunion ministérielle du Réseau international sur la politique culturelle (RIPC).

Ce réseau réunit une cinquantaine de pays poussant à ladoption dune « Convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques » lors de la prochaine Conférence générale de lUnesco en 2005. Ce projet suscite une vive réticence des Etats-Unis.

« Il sagit de permettre aux Etats de soutenir des pratiques culturelles et de les faire échapper à la pure loi du marché », a rappelé le ministre.

« Si on veut lutter contre la violence de la société internationale, il faut reconnaître le droit de chacun à avoir son identité, sa culture et son expression », a ajouté M. Donnedieu de Vabres, qualifiant de « très importante » létape de Shanghai.

Au titre de président du RIPC pour 2004, le ministre de la Culture chinois, M. Sun Jiazheng, doit accueillir lors de cette réunion de trois jours les représentations de 36 pays, dont une vingtaine de ministres de la Culture.

M. de Vabres, qui accompagnait le président Jacques Chirac dans une visite dEtat de quatre jours en Chine achevée mardi, était à Hong Kong mercredi où il a notamment apporté son « soutien » à la candidature du Centre Pompidou pour la réalisation dun musée dart moderne dans un important centre culturel projeté à lhorizon 2012 dans lancienne colonie britannique.

Se déclarant « ni optimiste ni pessimiste mais volontaire » quant aux chances du Centre parisien dêtre choisi par les autorités de Hong Kong, le ministre a expliqué que ce musée « ne serait pas un étandard pour la promotion de la France » mais un lieu « daccueil et de réception pour les jeunes talents chinois ».

Le consortium dont fait partie le Centre Pompidou est en concurrence avec trois autres projets.

ouverture de l'exposition "le travail in situ" au temple du Ciel

11 octobre 2004

M. Renaud Donnedieu de Vabres, a déclaré à cette occasion que la Chine et la France sont deux vieilles nations et quil faut que le peuple de lun pays comprenne la culture de lautre pays, respecte lindentité, la tradition et la création de chacun »…   Chine: ouverture de lexposition « le travail in situ » au temple du Ciel   
 
Lexposition « le travail in situ » de lartiste français Daniel Buren a été ouverte dimanche après-midi 10 octobre à Beijing, au célèbre site touristique du Temple du Ciel . Le ministre français de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres a assisté à la cérémonie douverture.

Daniel Buren, lun des plus célèbres artistes dans le monde, a choisi cette fois-ci de présenter son oeuvre à Beijing dans le cadre de lAnnée de la France en Chine.  

M. Renaud Donnedieu de Vabres, a déclaré à cette occasion que la Chine et la France sont deux vieilles nations et quil faut que le peuple de lun pays comprenne la culture de lautre pays, respecte lindentité, la tradition et la création de chacun ».  

Cheng Xindong, commissaire dexposition, a exprimé son intention détablir un « pont culturel  » entre la France et la Chine. LAnnée de la France en Chine a pour lobjectif de présenter une France avec la diversité culturelle.

Le temple du Ciel a été construit en 1420, sous le règne de lEmpereur Yongle, de la dynastie des Ming.