Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
J’ai eu l’occasion de rencontrer nombre d’entre vous lors de mes
déplacements et lors des Rencontres pour l’Europe de la culture. Je me félicite
que les journées du réseau nous permettent de nous retrouver et de réfléchir
ensemble au sens de votre action.
Car vous êtes au coeur de l’action extérieure de l’Etat. La culture est au
coeur d’une stratégie politique destinée à répondre à la crise d’identité à
laquelle ni la France ni l’Europe n’échappent aujourd’hui et qui explique pour
une grande part les soubresauts du monde.
C’est une conviction personnelle à laquelle je suis profondément attaché :
je crois que l’un des défis essentiels des responsables politiques aujourd’hui
est de donner à nos concitoyens la mesure de la force que représente une
identité solide, pour affronter la mondialisation et s’ouvrir à l’autre sans
craindre de se renier soi-même.
Je crois qu’avec la mondialisation, le rôle de la diplomatie culturelle se
renouvelle entièrement. Il n’est plus seulement de se mettre au service des
artistes, des créateurs, des professionnels de la culture et de l’audiovisuel. Il
ne se limite pas davantage à servir notre influence nationale, ce qui reste
évidemment essentiel. Mais il est de faire vivre et de faire ressortir la force des
identités, d’une façon pacifique et respectueuse de l’autre, dans un monde
dans lequel la plupart des conflits sont d’abord des conflits d’identité.
L’idée de la diversité culturelle, vous le savez, s’est développée sur le
modèle de la diversité biologique, sur le fondement d’une même aspiration à
une meilleure maîtrise de la mondialisation, dans la diversité des identités.
Dans cette perspective, l’expression « faire vivre la diversité culturelle »
résume assez fidèlement l’ambition qui doit être la nôtre aujourd’hui.
C’est une
question identitaire pour les personnes comme pour les civilisations : comment
être soi parmi les autres ? C’est une question économique très concrète :
comment répondre à la massification des industries culturelles et préserver les
moyens de créer et de diffuser une culture originale dans un monde de libre-échange
? C’est aussi une question diplomatique : comment se donner les
instruments juridiques nécessaires dans le cadre des Nations Unies et
comment faire en sorte que l’Europe se donne une volonté politique au service
de la culture ?
Qu’on la considère comme une chance extraordinaire à saisir pour la circulation des idées, des personnes, des oeuvres
et des produits, ou bien comme une menace sur nos emplois, sur notre modèle social et nos modes de vie, la mondialisation
est un fait acquis. La seule question qui vaille est : que faire dans un monde global ?
Aussi permettez-moi de m’arrêter un instant sur les changements qu’introduit la mondialisation dans la vie culturelle et
dans la formation des identités. Pour ma part, j’en retiens deux :
– tout d’abord, l’extraordinaire développement du tourisme international qui représente 700 millions de personnes
aujourd’hui et qui a doublé en dix ans. La circulation des personnes à cette échelle est un fait historique sans
précédent qui modifie la perception que les opinions publiques ont les unes des autres et le mode d’accès à la
culture de l’autre.
Il s’agit pour la France d’un exceptionnel moyen de se faire connaître et de se faire aimer puisqu’elle est la
première destination touristique dans le monde avec 75 millions de touristes en 2003, une recette de 30,7 milliards
d’euros et un effectif de 5 % des salariés de notre pays.
Lorsque l’on sait que la culture est une motivation déclarée pour la moitié des touristes qui visitent notre pays, on
mesure l’importance de la culture pour l’attractivité de la France et son rayonnement international.
– deuxième phénomène, qui est plus préoccupant, le mouvement d’uniformisation de la culture. C’est un vrai risque.
• Pour le cinéma et l’audiovisuel, d’après l’UNESCO en l’an 2000, 85% des films diffusés en salle dans le monde,
étaient produits dans les studios d’Hollywood ; 50% des fictions diffusées à la télévision en Europe étaient d’origine
américaine, cette proportion atteignant jusqu’à 67% en Italie.
En 2003, alors que les films américains représentaient 45% des entrées en salles en France et 71% dans l’Union
européenne, la part des films européens n’était que de 3,3% des entrées aux Etats-Unis. A l’évidence, la relation culturelle
transatlantique est déséquilibrée.
• Dans le domaine de la musique, en 2003, cinq sociétés se partageaient 75% des parts du marché mondial de
l’édition de disques (Universal Music, EMI, Sony music, Warner et BMG).
Actuellement elles ne sont plus que quatre, et leur
nombre pourrait même se réduire à trois si EMI et Warner fusionnent.
• Dans le domaine du livre, enfin, même si la production littéraire française se porte bien puisque, en 2004, 6000
titres français ont été traduits, parmi les dix romanciers les plus traduits au monde, neuf étaient des écrivains de langue
anglaise.
Si ces chiffres concernent largement les industries culturelles, ne nous y trompons pas, c’est l’ensemble des
activités de création culturelle qui est en jeu. Comme le montrent avec précision les études conduites par mon ministère sur
les publics, c’est d’abord par la consommation des produits des industries culturelles, souvent chez soi, que s’effectue
l’accès à la culture, et de moins en moins, par les formes plus traditionnelles, que sont les sorties dans les musées, les
expositions, les lieux de spectacle vivant, ou encore les visites du patrimoine architectural et monumental. Comment
imaginer que la consommation de biens culturels normalisés ne soit pas sans influence sur les capacités de création
musicale, théâtrale, littéraire, ou dans le domaine des arts plastiques de demain ?
C’est d’ailleurs ce constat de nouveaux modes d’accès à la culture, par la toile et par les réseaux électroniques, qui
a conduit le Président de la République à vouloir le projet de Bibliothèque numérique européenne en concertation avec
l’Allemagne, l’Espagne, la Hongrie, l’Italie et la Pologne, dont j’ai installé le comité d epilotage la semaine dernière.
Tel est le contexte qui place la culture au coeur de notre stratégie politique aujourd’hui. Je souhaite suivre dans cette
perspective trois lignes d’action : l’emploi, l’Europe et l’identité, pour lesquelles je souhaite pouvoir compter sur la richesse et
la vitalité de votre réseau, sur votre appui, avec l’accord et le concours de Philippe Douste-Blazy, de Brigitte Girardin et de
Catherine Colonna.
1°) L’emploi culturel
En application des priorités déterminées par le Premier ministre, il appartient à l’Etat de veiller avec la plus grande attention
à contribuer à la création et au maintien de l’emploi culturel.
C’est un aspect qui n’est pas assez pris en considération dans notre action. L’activité culturelle crée de l’emploi et de la
richesse.
En France, 439 000 emplois relèvent directement du secteur culturel. Les industries culturelles représentent à elles seules
plus de la moitié de ces emplois.
Dans l’Europe à 25, on estime que 4,2 millions de personnes occupent un emploi culturel, soit 2,5% de la population active,
dont la moitié dans les industries culturelles.
Cela, à mes yeux, transforme de manière évidente le travail des attachés de coopération et d’action culturelle, qui doivent
non seulement être de fins connaisseurs de la culture de leur pays de résidence, non seulement être des diplomates au
service de notre influence, mais de plus en plus avoir l’esprit de conquête de nouveaux marchés.
Dans les déplacements que j’effectue à l’étranger, vous pouvez compter sur mon entière disponibilité à soutenir des activités
qui concourent à la création et à la sauvegarde de l’emploi : par exemple, l’architecture en Chine, la présentation du
patrimoine de nos territoires sur la Grande Muraille, mais aussi la relocalisation des tournages (Midem, Unifrance film).
C’est déjà le cas dans nombre de nos postes, mais le décloisonnement entre missions économiques et missions de
coopération est souhaitable. A l’international aussi, je suis le ministre de l’emploi culturel.
Garantir la préservation de notre économie de la culture, et plus généralement de l’emploi culturel, c’est aussi,
alors qu’un nouveau cycle de négociation, dit de Doha, est en cours à l’OMC, s’opposer à toute nouvelle demande de
libéralisation des services culturels et audiovisuels, et donc maintenir fermement la position qui a été celle de l’Union
européenne depuis 1993, en indiquant clairement que les mesures de soutien financier et réglementaire, telles que les
quotas, ne doivent pas être considérés comme des mesures protectionnistes, mais comme des mesures d’encouragement à
la diversité des expressions culturelles.
2°) L’Europe de la culture
La France a besoin de l’Europe pour faire vivre la diversité culturelle et l’Europe a besoin de la diversité culturelle pour
continuer de se construire.
L’un des traits marquants de la civilisation européenne tout au long de l’histoire, c’est l’échange, l’ouverture, la curiosité du
monde extérieur et la culture de l’altérité. C’est en s’ouvrant au reste du monde que la culture européenne prend conscience
de son identité et de sa singularité.
Cela dit, il existe bien une identité européenne qu’exprime et que forme la culture, depuis des siècles. Elle est l’un des
fondements du projet européen d’aujourd’hui.
Dans une Europe élargie qui se cherche une conscience commune, dans une Europe qui souffre des risques de la
mondialisation, je suis en effet convaincu que la relance de l’Europe passe par la culture.
J’ai décidé dès mon arrivée de faire de l’ambition européenne l’une des priorités de mon ministère en lançant trois
initiatives :
– un parlement permanent de la culture, c’était le sens des Rencontres pour l’Europe de la culture qui se sont tenues à
la Comédie Française les 2 et 3 mai et qui se poursuivront à Budapest à la mi-novembre et à Grenade fin avril. Comme
l’a dit le Président de la République à cette occasion, “ le projet européen est par essence un projet culturel. Sans
doute est-il même d’abord cela : la volonté d’un ensemble si divers de peuples et de nations de partager un même idéal
de civilisation tout en restant fidèles à leurs identités respectives ”.
– une charte pour l’Europe de la culture, texte nécessaire dans le relatif silence des traités. 19 ministres de la culture ont
déjà rejoint la Déclaration adoptée à Paris les 2 et 3 mai. Mon objectif est de franchir une étape supplémentaire vers un
texte juridiquement contraignant, en rebondissant sur l’adoption probable de la convention sur la diversité culturelle de
l’UNESCO en octobre.
– l’Europe des projets culturels. A côté des réseaux européens qui existent déjà et qu’il convient de conforter, à côté des
travaux du Conseil à 25, il est apparu nécessaire de lancer des initiatives concrètes entre quelques Etats membres qui
entendent aller plus vite et plus loin, en relation étroite avec la Commission européenne. Je viens d’adopter des
propositions en ce sens (label “ patrimoine de l’Europe ”, aide au sur-titrage, nouveaux albums des architectes et des paysagistes, réseau de librairies européennes, mutualisation des moyens sur certains marchés pour les industries
musicales). L’idée est de créer des solidarités concrètes qui amèneront la naissance de projets de plus en plus
ambitieux.
3°) La question des identités
Peu de pays au monde disposent d’un patrimoine et d’une vitalité créatrice comparables aux nôtres. Notre patrimoine,
nos créations, sont un atout extraordinaire dans la mondialisation. Comme facteurs d’identité mais aussi comme facteurs
d’attractivité.
Vous le savez, le premier contact avec la France, c’est souvent la découverte d’oeuvres d’artistes français ou
d’expression française. Ainsi, 60% des spectateurs étrangers qui ont vu un film français éprouvent le désir de découvrir la
France. Les oeuvres sont le reflet de notre société, de nos valeurs (exemple : “ l’Ariana, un cinéma pour Kaboul ”).
Ce n’est pas seulement une question d’images. Les décisions d’investissement directs se font aussi en considération
de l’environnement culturel d’un pays (ITER Cadarache, besoin de vie culturelle des cadres des grandes entreprises
internationales).
La culture est également une carte de visite exceptionnelle pour les entreprises françaises à l’étranger car elle permet
d’afficher une identité, une singularité, dans un monde de plus en plus standardisé.
Dans le contexte de trouble identitaire que j’évoquais, j’ai décidé de développer des actions de mise en valeur de notre
patrimoine. Non pas des vieilles pierres, mais en résonance avec le monde contemporain (ouverture de Fontainebleau à la
jeunesse, Chambord et « les visiteurs », le Quai Branly est en soi un exemple).
J’y attache la même importance dans notre rayonnement international et je vous demande de vous mobiliser pour faire
connaître la vitalité de notre patrimoine.
(ex : investissements de diffusion, comme le centre Pompidou à Hong Kong, le Louvre à Atlanta, mais aussi des opérations
ponctuelles comme « l’incroyable pique-nique » sur la Grande Muraille).
Il y a dans l’immédiat un enjeu pour lequel je vous demande de continuer de vous mobiliser avec la plus grande
énergie : l’adoption de la convention sur la diversité culturelle lors de la Conférence générale de l’UNESCO qui s’ouvrira le 3
octobre à Paris.
Les trois réunions intergouvernementales d’experts entre décembre 2004 et juin 2005 ont abouti à l’adoption d’un texte
relativement consensuel (seuls les Etats-Unis s’y sont opposés formellement), cohérent et équilibré. Ce projet de
“ convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles ” reconnaît la non-subordination de
la convention aux traités internationaux existants et répond aux trois objectifs que la France s’était assignée : affirmer le droit
souverain des Etats à mettre en oeuvre des politiques culturelles, reconnaître la spécificité des biens et services culturels et
renforcer la coopération et la solidarité en faveur des pays en développement.
Même si le projet qui a été adopté le 3 juin a fait l’objet d’un large consensus, la tentation pourrait exister de remettre en
chantier ce texte avec l’objectif d’obtenir un accord unanime des Etats.
Aussi devons-nous accentuer nos efforts, pour
obtenir une adhésion déterminée des pays membres de l'UNESCO, afin que ce texte ne soit aucunement remis en question.
Il faut continuer sans relâche à expliquer, à convaincre et rappeler l’importance pour chacun des pays où vous êtes en
poste, de s’abstenir de prendre tout engagement de libéralisation dans les négociations commerciales qui limiterait
l’application de la Convention de l’UNESCO.
Enfin, si le texte est bien adopté en octobre prochain, comme nous le souhaitons, sa ratification par le plus grand
nombre d’Etats, dans des délais rapides, sera indispensable. Même si le nombre de ratifications nécessaire requis pour
l’entrée en vigueur de la convention est relativement peu élevé –il a été fixé à 30- il ne faut pas sous-estimer la lenteur
administrative des processus de ratification et garder en mémoire que le poids de la convention face aux autres accords
internationaux sera d’autant plus important que la masse critique des pays adhérents sera élevée.
C’est donc bien dans une véritable “ course contre la montre ” que nous sommes engagés, avec le processus parallèle
de signatures d’accords bilatéraux de libre-échange proposés à de nombreux pays par les Etats-Unis, comportant des
clauses de libéralisation des offres de services culturels et audiovisuels, ainsi qu’avec le cycle de Doha en cours devant l’Organisation Mondiale du Commerce. Aussi, votre appui sera-t-il tout aussi indispensable dans cette nouvelle phase que
dans les précédentes.
Les Rencontres pour l’Europe de la culture ont permis de renforcer la conviction commune des Etats européens autour
du combat pour la diversité culturelle ; le fait que, à l’UNESCO, l’Union européenne se soit exprimée d’une seule voix, a été
un élément majeur et déterminant dans les avancées obtenues. Quelles que soient les vicissitudes du projet de Traité
constitutionnel européen, les débats qui ont eu lieu sur ce projet, ont montré l’importance du maintien du principe de
l’unanimité pour les négociations commerciales de biens et de services lorsque la diversité culturelle est en cause.
La convention de l’Unesco posera la première pierre d’un droit international de la culture, au même titre qu’ont
commencé à se construire des droits internationaux de la santé et de l’environnement.
Au-delà, je vous invite à réfléchir à ce qui contribue à l’affirmation et au rayonnement de l’identité de la France dans le
monde d’aujourd’hui.
– La langue est à l’évidence un fondement essentiel de l’identité. La diversité des cultures sera à l’honneur de mars à
octobre 2006, lors du festival des cultures francophones. Ce festival, monté avec le soutien actif de l’AFAA, s’efforcera de
montrer au grand public la modernité et la multiplicité du monde francophone.
– L’accueil et la formation des artistes et des professionnels de la culture étrangers est l’un des axes majeurs
de l’action internationale du ministère de la culture et de la communication. Nos programmes permettent
l’accueil de plus de 300 professionnels étrangers de tous les domaines de la culture : depuis l’année dernière,
dans le cadre du programme “ profession culture ”, les grands établissements publics qui relèvent de mon
ministère, reçoivent des responsables culturels étrangers pour des stages d’immersion de longue durée.
La création de stages bilingues destinés aux conservateurs de musées, ou aux professionnels européens des industries
culturelles, ou de soutien à la pratique du français avec le concours de l’Alliance française, doit permettre d’élargir le viviers
des professionnels d’avenir dont la connaissance du français est limitée.
L’aide que vous apportez à la mise en oeuvre et à la promotion de ces programmes, sous l’impulsion de la DGCID, que je
tiens à remercier, est essentielle.
– Je tiens aussi à vous dire combien il me tient à coeur que vous puissiez saisir toutes les occasions d’assurer la promotion
de nos artistes et de leurs oeuvres au-delà des limites des instituts culturels français, dans le cadre des initiatives locales qui
se manifestent dans vos pays de résidence. Je pense par exemple au Maroc, dont le gouvernement, entend faire du soutien
actif à de grands festivals populaires un moyen de lutte contre l’obscurantisme et l’intolérance. Le succès populaire
considérable de ce type d’initiative mérite que la France s’y associe chaque fois qu’elle le peut, dans le souci permanent du
dialogue des cultures. La diversité culturelle en action, c’est aussi cela.
Je tiens enfin à redire toute l’importance que
j’attache à vos efforts de promotion dans le monde entier des artistes qui travaillent en France et de leurs créations.
Avant d’échanger avec vous, je conclus sur la perspective de l’adoption de la convention sur la diversité culturelle
en octobre prochain. Ce sera, si elle se concrétise, un très beau succès pour notre pays. Si nous y arrivons, nous aurons à
coeur de considérer ce résultat de notre action commune, non pas comme un point d’arrivée, mais comme un nouveau
départ pour orienter notre politique culturelle au service d’une mondialisation mieux maîtrisée et d’un monde plus apaisé et
plus tolérant.
Je ne voudrais pas terminer sans vous féliciter et vous remercier pour les services que vous rendez à notre pays. Je sais la
difficulté de votre travail sur le terrain : dans un contexte budgétaire par hypothèse toujours insatisfaisant, vous faites preuve
au quotidien d’un engagement personnel, d’une inventivité tout à fait remarquables et je souhaite qu’à l’avenir il soit mieux
tenu compte – au moment souvent délicat de votre retour en France – des compétences réelles que vous avez acquises
dans l’exercice de vos fonctions à l’étranger.
C’est ainsi que moi-même, j’ai choisi pour diriger le Pôle Culture de mon cabinet un ancien de votre réseau, dont sont
également issus trois de mes conseillers techniques.
Soyez donc rassurés : il y a une vie après les postes à l’étranger !
Je vous remercie.