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L’hymne au genre humain d’Aimé Césaire est chanté avec fureur et beauté

17 avril 2008

Un poète héros, un homme rare, une voix brûlante, une passion incandescente, une vie d’engagement absolu…

Rien ne peut justement retracer la force sublime de l’uvre, des combats, des mobilisations politiques et spirituelles de ce rebelle, dont le cri révolté avait la vigueur intacte de la jeunesse, éternellement assoiffée de justice, de liberté, d’égalité fraternelle.

En cet instant, chacun doit se vivre ultra – marin, noir, esclave, opprimé, damné, afin de faire silence et de porter en hommage ultime les violences et les fureurs du monde en s’engageant à les traquer.

Je garde comme un ardent souvenir l’entretien que j’avais eu le 23 septembre 2006 à Fort de France avec Aimé Césaire, heureux de célébrer le combat que j’avais mené pour la reconnaissance par l’Unesco de la diversité culturelle, érigée en principe de droit international.

Sa dédicace résonne aujourd’hui comme une feuille de route pour respecter par l’action cet homme immense :

« A Donnedieu de Vabres
ce recueil de textes
qui disent à leur manière
mon itinéraire
du particulier
à l’universalité
bref la conquête
de l’homme par
lui-même.
Pour dire au ministre D de Vabres
ma reconnaissance
et si j’ose dire
notre fraternité »
Aimé Césaire

Accompagné de Jacques Martial, un moment rare reste dans mon cur : le regard doux et chaleureux de ce très vieux Monsieur contemplant avec étonnement et admiration le Président de la Villette déclamer avec fougue et foi un extrait des Cahiers du retour au Pays natal.

Eternité des mots, permanence salutaire de l’esprit de révolte, génie poétique pour susciter l’amour du genre humain.

Pour reprendre son chemin, et y puiser de l’énergie créatrice, écoutons comme un hymne fécond cette voix éternelle :

« Partir.
Comme il y a des hommes – hyènes et des hommes –
panthères, je serais un homme – juif
un homme – cafre
un homme – hindou – de – Calcutta
un homme – de – Harlem – qui – ne – vote – pas

l’homme – famine, l’homme- insulte, l’homme – torture
on pouvait à n’importe quel moment le saisir le
rouer
de coups, le tuer – parfaitement le tuer – Sans avoir
de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses
à présenter à personne

un homme – juif
un homme – pogrom
un chiot
un mendigot

mais est-ce qu’on tue le Remords. beau comme la
face de stupeur d’une dame anglaise qui trouverait
dans sa soupière un crâne de Hottentot ?

Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais famille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies, humecté de toutes les rosées.

Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l’il des mots en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestige de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre. »

Cahiers du retour au Pays natal

Le triomphe des ch’tis est en stéréo symbolique avec le futur Louvre à Lens

16 avril 2008

L’esprit du Nord, le dépassement des crises industrielles et de leurs remords sociaux, le sursaut et la résurrection grâce à la culture, la fraternité célébrée, tout cela participe de l’optimisme français d’autant plus latent et fort qu’il semble parfois aux abonnés absents.

Palme d’or du prix de l’authenticité humaine, l’allégorie des Ch’tis me renvoie aux 3 vieilles femmes d’un quartier de Lens que j’avais rencontrées à côtés de leurs maisons, intriguées par le ballet d’une visite ministérielle aux abords d’un terrain vague, espace « naturel » candidat à l’implantation du Louvre…

Lors de cette visite, j’avais sur le champ pris ma décision pour Lens dans le secret de mon crâne, avant que les plus hautes autorités de l’Etat ne la valide.

Ces femmes, modestes et fières, accueillantes et lointaines, ont été les vestales, les symboles et les emblèmes de ce projet révolutionnaire et iconoclaste.

La fête du cinéma vivant et populaire autour du mythe des Ch’tis est en fait le précurseur de ce que sera l’ouverture du Louvre à Lens. La fierté est à chaque fois, dans des registres différents, à l’honneur.

Un contraste, une provocation, une transcendance par rapport à l’air du temps.

Le peuple attend la fraternité vraie, la réconciliation concrète, le décloisonnement fécond, qui tournent le dos au cynisme, au sectarisme, au cantonnement méprisant.

La bonté et l’intelligence qui se dégagent du visage de Dany Boon générant un espoir et une lumière, qu’incarnera à sa manière la splendeur du Louvre au cur des corons et de l’histoire de la souffrance économique française, a profondément touché le cur de la France.

Les Français sont un beau peuple, lorsqu’ils s’acceptent eux-mêmes de façon simple, généreuse et joyeuse. Sans complexe, avec le panache de leur dignité. Et la force de leur cur.

On ne réforme pas contre les fondamentaux

11 avril 2008

Il n’y pas besoin d’être agrégé de sciences politiques pour savoir que dans notre pays très idéologique certains concepts sont sacrés.

La réduction pour familles nombreuses à la SNCF fait partie du socle incontournable – à juste titre – de nos acquis sociaux, qui ont une valeur symbolique bien au-delà de l’avantage social consenti.

Il est heureux que le Président de la République ait mis un terme à ce couac indescriptible, à ce cafouillage politique totalement destructeur.

Comment a-t-il pu être imaginé que puisse être terminé, achevé, détruit un tel repère ? La politique est belle quand elle est tout simplement porteuse de valeurs. La famille fait partie de ce qui tient notre pays confronté à de nombreuses déchirures et remises en cause. Ne pas l’avoir analysé, pressenti et protégé légitimerait des sanctions.

Aucune complexité, aucun objectif financier, aucune nouvelle politique publique ne résistent à la force d’une telle évidence.

Ceux qui ne l’incarnent pas devraient d’eux mêmes avoir la force morale d’en tirer les conséquences. Ce serait salutaire. C’est attendu !

Je n’aime pas la combativité humanitaire à éclipse…

8 avril 2008

Le parcours de la flamme olympique a brutalement comme par miracle réveillé les consciences… C’est triste à observer. Certes, des incidents récents et particulièrement graves au Tibet ont été l’élément déclencheur. Mais, peut-on pour autant dire que, depuis la décision du Comité Olympique de choisir ce pays continent, la situation de la Chine au regard du respect des droits de l’homme et de la liberté d’expression se soit détériorée ?

Alors ne faisons pas porter sur les sportifs les responsabilités politiques qu’il appartient à d’autres d’assumer.

La défense de nos valeurs et leur vocation universelle méritent un long combat. Ca ne doit pas être une sorte de mode, une posture provisoire et éphémère, mais une vraie stratégie de persuasion s’inscrivant dans la durée. Afin de convaincre le peuple chinois dans ses profondeurs comme dans ses élites. Nul doute que l’esprit des jeux olympiques y contribuera.

Ne nous donnons pas bonne conscience quand les micros sont tendus et les projecteurs allumés … Ne reportons pas sur autrui ce que chacun doit entreprendre. Et commençons par être nous-mêmes exemplaires !

Famille politique, je vous aime !

5 avril 2008

Mercredi 2 avril, à l’église de la rue Saint Louis en l’Ile, se retrouver autour de la mémoire du Président Pompidou et de son épouse Claude Pompidou, en présence de Jacques Chirac et de Bernadette Chirac, m’a permis de ressentir avec chaleur la force tonique d’une famille politique.

J’ai revécu par la pensée avec émotion les rencontres très riches, libres et joyeuses que j’ai eu le privilège de vivre avec Madame Pompidou, sans oublier l’intelligence et la chaleur du regard de son mari, qui incarnait l’humanisme avec une excellence rare.

J’étais heureux d’être aux côtés de monsieur et madame Chirac un « ex », fidèle, fier de l’être, et amusé de constater que nous n’étions pas nombreux sur le plan politique…

Dans le respect des hiérarchies, les liens, qui se nouent, résistent, lorsqu’ils sont authentiques et symétriques, au temps, à l’usure, à l’opportunisme, aux petits calculs. Ils sont un vrai soleil intérieur qui permet de faire face à l’adversité et à la solitude.

J’aime dans la politique l’engagement, les vraies complicités d’autant plus intenses qu’elles sont rares, la communauté de réflexes et de regards qui rassemblent dans un même élan des caractères parfois très différents.

Avoir de la mémoire, des vertèbres et de la passion, est un viatique nécessaire pour affronter les tempêtes et les calmes plats.
Des souvenirs très privilégiés permettent de regarder l’horizon sans nostalgie ni amertume.

Je n’oublierai jamais l’élégance et la vivacité d’esprit de madame Pompidou. Je repense avec bonheur au discours de Bernadette Chirac au ministère pour le dîner que j’avais organisé en l’honneur de Claude Pompidou. Je relis avec amusement un petit « papier » que Jacques Chirac m’avait adressé lors d’un conseil des ministres, m’informant qu’il avait mobilisé le Premier Ministre au sujet des besoins budgétaires du ministère en concluant pour souhaiter qu’il me donne satisfaction : « inch allah ! »

Mercredi, en écoutant les magnifiques chants grégoriens, non loin de madame Bettencourt et d’Edouard Balladur, j’ai été irradié par la lumière de l’esprit d’une vraie famille politique.

Ce matin, au comité départemental de l’UMP, à Saint Cyr sur Loire, la force de liens anciens et finalement très solides a permis d’éviter d’inutiles déchirements. A quoi bon régler ses comptes de façon prématurée et trop réactive ? Mon compagnonnage avec Philippe Briand remonte à 1978. Il comporte une vraie authenticité, mâtinée d’indépendance et de lucidité. Nous avons su dépasser de vraies querelles, chacun menant la vie politique correspondant à son tempérament et à son éthique personnelle. Aussi étrange que cela puisse apparaître aux observateurs extérieurs, qu’ils soient eux-mêmes élus ou journalistes expérimentés, nous sommes proches, conscients d’être à part, et disons-le avec orgueil, au delà et au dessus des médiocrités très banales.

J’ai confirmé, de façon très apaisée, que je ne serai pas candidat lors des prochaines législatives et municipales, en ayant la volonté de continuer à être utile à nos concitoyens, à ma ville, à mon pays. Je serai un « facilitateur », « un ingénieur conseil », d’autant plus libre et indépendant que je ne roule pas pour moi à Tours. Les impatients très nerveux et fébriles ont des tics qui me font sourire et qui traduisent qu’ils ne seront jamais au niveau requis pour sauter la barre… D’autres plus sensibles et intelligents se préparent. Je les aiderai avec une totale sincérité. Et une énergie intacte, dont je ne vais pas m’excuser !

Dans notre réunion consacrée à la reconquête nécessaire après la série d’échecs constatés dans l’ensemble du département, les affrontements non achevés, les rancoeurs sous-jacentes et les plaies encore vives se sont en fait estompés derrière la solidité d’une vraie histoire politique commune. Le soldat de base d’aujourd’hui sera le ministre de demain, le parlementaire glorieux, le recalé provisoire, le militant ardent l’espoir du futur… Ainsi se déroule toute carrière politique…

Vivre cela de cette manière, avec philosophie et humour, n’est pas un déni de réalisme, un rêve chimérique, une impuissance revancharde.

C’est avoir envie de dire, malgré la dureté de l’échec, que la vie politique n’est médiocre que pour les petits. L’échec permet la renaissance. Il contraint au dépassement de soi. Il est une ascèse.

Je repense à une sublime phrase du livre de mon père « Vent d’espoir sur la démocratie » : « Occident signifie déclin, mais déclin cyclique qui prépare l’aurore, renvoie le soleil à l’Orient, fonde les renaissances » et à ce trait d’humour très utile en politique, notamment à Tours : « la parabole du semeur ne recommande pas les semailles en terrain pierreux »…

A « Neuilly sur Loire », l’opposition aurait eu droit de cité …

29 mars 2008

En langage de l’écurie André Laignel, maître en sectarisme universel, évoquer « Neuilly sur Loire » comme l’a fait Jean Germain en clôture du débat contradictoire qu’il a « consenti » à honorer de sa présence entre les 2 tours, c’est essayer de me caricaturer et de faire apparaître comme élitiste et non démocratique notre projet.

Avant de donner des leçons, il ferait mieux de pratiquer à Tours, notre ville malheureusement trop pauvre, le pluralisme, le respect de chacun. Jugez-en : pas un siège pour l’opposition avec voix délibérative à Tours +, pas de voix discordante innovatrice et constructive à l’OPAC, au CHU, à l’Université, à la Sémitrat. Nous sommes rayés de la carte par la volonté autocratique du maire et de sa majorité muette, admirative, et comblée d’indemnités.

Mais c’est mal connaître notre détermination et notre volonté intactes et vivantes de faire entendre les milliers de Tourangeaux que nous représentons, sans oublier ceux qui se sont abstenus par impatience et scepticisme.

On nous ferme la porte du Conseil d’administration du CHRU, alors nous allons monter une association pour éviter la fermeture de Clocheville.

On nous interdit l’accès entier au Conseil de la communauté d’agglomération, alors nous déposons les statuts d’une association citoyenne contre le projet de tramway à 600 millions d’euros sans étude sérieuse préalable !

On envisage la déstabilisation de l’Ecole des Beaux Arts, à laquelle rien n’est annoncé concernant son transfert, alors nous allons mobiliser anciens élèves et étudiants pour défendre cet établissement prestigieux et reconnu.

On rembourse par anticipation à la veille des élections les trop perçus de charges locatives de l’OPAC, donc nous le dénonçons car nous n’avons pas besoin de siéger au conseil d’administration pour que les locataires nous avertissent…

Bref, l’équipe des 10, renforcée par l’ensemble des 55 de la liste et stimulée par l’addition des énergies de très nombreux citoyens de Tours, va briser le mur du silence méprisant, de l’arrogance bonhomme et très sectaire. Je croyais d’ailleurs que les « Verts » avaient d’authentiques convictions sur le pluralisme politique et la démocratie de proximité. Puissent-ils se réveiller avant que le système Germain ne leur ait offert trop de petits avantages !

Pour anticiper, et susciter leur curiosité politique, nous leur indiquons la brûlante question du permis de construire à Tours Nord à l’emplacement de l’école normale de jeunes filles, promis aux promoteurs très amis…

Nous, nous ne serons pas « debout couchés » ! Mais droits, ardents, libres et indépendants…

L’esprit de « Neuilly sur Loire » c’est le contraire du sectarisme, de l’opacité, du clanisme, du copinage érigés en système de pouvoir. C’est rassembler l’arc-en-ciel de notre ville.

Tourangeaux, je respecte votre choix. Par principe. J’espère que les conséquences de ce troisième mandat ne seront pas trop sévères et cruelles.

Patti Smith à Tours…

27 mars 2008

L’exposition à la Fondation Cartier des photographies et des dessins de Patti Smith s’annonce magnifique. Le regard de cette immense artiste sur le patrimoine français a la force de son talent et de son génie tectonique.

Avec autant de douceur, de délicatesse, et d’élégance qu’elle a pu exprimer dans sa musique de violence, de combat et de souffrance. La retrouver était pour moi un vrai bonheur. Un moment rare.

Nous n’oublierons jamais notre « conversation du regard » lorsque sur l’hippodrome de Longchamp, après le concert qu’elle donnait pour Solidays, je lui ai remis les insignes de Commandeur des Arts et Lettres. Un vraie amitié s’est forgée. Inaltérable. Avec la magie des contrastes et le lien authentique de l’intelligence qui abolit les frontières artificielles.

Je suis extrêmement fier que dans le catalogue de l’expo elle évoque le bureau que je lui ai prêté au ministère, dans lequel elle a trouvé l’inspiration pour écrire sur son compagnon que la mort n’éloigne pas, le célèbre photographe américain, Robert Mappelthorpe.

Dans un autre contexte, je l’aurais invitée à Tours pour un récital exceptionnel, où le son rare de sa voix magnétique aurait fait vibrer la pierre, ressusciter l’histoire et réveiller notre ville.

Je suis contraint à l’égoïsme, alors que j’aurais aimé faire partager ces rencontres privilégiées. Mais chacun dans notre ville doit assumer les conséquences de ses choix de citoyen libre !

J’ai ressenti la même tristesse en réunissant il y a quelques jours avec le Président de Publicis les plus grands groupes industriels français pour leur parler de la saison culturelle européenne qui va marquer la présidence française. J’aurais pu avoir les dossiers de Tours sous le bras pour les mobiliser sur de beaux projets concrets… Les Tourangeaux ont choisi une autre route, et 2 lignes de tramway à plus de 600 millions d’euros ! Alors tout est bien… Le discours du doyen d’âge a d’ailleurs donné le ton de la nouvelle mandature et le registre dans lequel elle se situe…

Bonne chance à Tours !

21 mars 2008

Monsieur le Maire,

Il m’appartient au nom de « Tours pour Nous Tous » et des Tourangelles et des Tourangeaux qui nous ont apporté leurs suffrages de saluer votre élection. Nos projets, nos convictions, nos engagements sont différents. Au-dessus de nous, il y a la démocratie, la République et notre devise :

Liberté, Egalité, Fraternité.

Il vous incombe pour ce troisième mandat de la faire vivre à Tours concrètement dans chaque quartier, en fonction des orientations que vous avez proposées et que le peuple de Tours a fait siennes.

Je vous souhaite toute l’énergie requise par ce beau défi qui consiste à donner aux Tourangelles et aux Tourangeaux prospérité, fierté, et reconnaissance, dans le respect de la diversité de notre ville.

Vous me permettrez de saluer également l’élection de Claude Roiron à la présidence du Conseil Général.

Vous avez donc tous les moyens de l’action.

Nous serons des opposants résolus et constructifs. Ce qui compte, c’est la réussite de Tours, c’est d’être utile aux Tourangeaux.
Notre ligne de conduite est claire : pas de sectarisme ni d’esprit partisan, de l’ouverture d’esprit, de la disponibilité pour chacun à Tours, de la passion pour défendre les couleurs de notre ville.

De ce fait, nous ne comprendrions pas que l’opposition ne soit pas représentée à Tours + par un vrai siège.

Ce qui nous réunit tous ce matin dépasse de beaucoup les enjeux électoraux.

Il s’agit, dans une conjoncture politique depuis longtemps marquée par beaucoup de scepticisme et d’impatience face à l’action politique en tant que telle, de redonner espoir et confiance aux Français de façon concrète.

Vous pouvez compter sur la mobilisation de l’ensemble de mes colistiers, élus et non élus, pour travailler avec le seul souci de l’intérêt général.

Dans les semaines qui viennent, le groupe « Tours pour Nous Tous » désignera la personne qui aura la responsabilité de le diriger.

Quant à moi, je suis plus que jamais dans ma ville déterminé à être au service de mes concitoyens, sans aucun autre objectif personnel que d’apporter aux Tourangelles et aux Tourangeaux de l’aide dans leurs projets pour que Tours ait un vrai destin de ville capitale.

Bonne chance Monsieur le Maire !

Bonne chance à votre équipe !

Bonne chance à Tours !

La volonté de reconquête n’est pas de la vengeance !

17 mars 2008

Les Tourangeaux ont décidé.
Je les respecte par principe, par conviction démocratique.
Notre énergie et notre volonté de faire bouger notre ville n’ont pas convaincu.
Il faut dire que rien ni personne ne nous a aidés…

Le système municipal est puissant. Tout était bien réglé, réparti, orchestré. A l’avance.

Il fallait juste un taureau dans l’arène ! Je suis fier et heureux d’avoir mené ce combat, en ayant toujours su que l’architecture des trahisons, des alliances contre nature et du clientélisme ne laissaient que peu d’espoir.

Le système avait décidé que Jean Germain passerait au premier tour. Echec !

Le système avait espéré une triangulaire pour me mettre en difficulté. Echec !

Le système avait cru que le Conseil Général tiendrait le choc. Echec !

Le système pensait m’envoyer à Bruxelles. Echec !

Je suis plus que jamais là. Plus que jamais résolu, passionné, ardent, combatif.

Cette élection n’était pas pour moi un plan de carrière.

Etre Maire, accompagné d’une magnifique équipe portant toutes les couleurs de la ville, était l’engagement d’utiliser mes forces, ma capacité à faire de Tours une vraie capitale pour la vallée de la Loire.

J’ai donc décidé de mettre cette ardeur au service de la reconquête. De la ville et du département.

Pour susciter la candidature de celle ou de celui qui ira à la bataille des législatives. Pour organiser l’équipe avec le porte drapeau, homme ou femme, qui partira aux prochaines municipales. Sans oublier les cantonales. Je suis libre. Indépendant. Résolu.

Nous adorons le vote dans ma famille politique, le respect du suffrage des militants et des sympathisants.

Nous refusons les parachutés, rompus aux pires pratiques de la vie politicienne. Certains copinages ont la même force qu’une interdiction de séjour !

Oui, ce matin, en remerciant celles et ceux qui dans l’adversité m’ont soutenu, j’annonce que je vais me battre pour ma ville. Non pour moi. Mais pour aider, être utile à ceux auxquels je donnerai mon énergie et mon soutien.

La politique en Touraine est malade. De nouvelles pratiques s’imposent. De l’air, de l’oxygène, de la clarté, de la transparence. Je contribuerai à faire souffler ce vent d’espoir.
Ce sera une rupture qu’il nous faut préparer. C’est en tout cas la condition du succès pour l’avenir.

Je souhaite que les explications et débats nécessaires se fassent dans la dignité et le respect des personnes. Dans la vérité également.

Il faut reconstruire sur du solide. A partir d’hommes et de femmes aux convictions authentiques, qui ne sont pas droits comme des Z !

Réfléchissez à cette question d’apparence anodine, mais tout à fait révolutionnaire : de qui Jean Germain était-t-il le candidat ? Vous trouverez, dans votre réponse personnelle, lucide, les clés pour nous accompagner dans la bataille qui s’annonce.

J’ai trop de passion pour Tours pour déserter. Tant pis pour ceux qui souhaiteraient m’extorquer un renoncement, par le bouquet final de leurs petitesses.

Merci à ceux qui font déjà vivre avec éclat et l’esprit d’équipe le flambeau que je leur transmettrai.

Ils sont le vrai visage de Tours. La lumière de leur regard est celle de la passion. Et des victoires qui récompenseront notre éthique.

Dimanche, à 19H, il sera trop tard !

14 mars 2008

Dernière ligne droite, avant le scrutin !

Que chacun dise à ses voisins que nos engagements deviendront lettre morte si nous ne sommes pas élus.

Alors que nos bonnes idées sont nombreuses, jugez-en par une lecture attentive de notre projet. Lundi il sera trop tard ?

Sans être catastrophiste, la déferlante fiscale due au tramway mal étudié de Jean Germain s’abattra sur la ville et sur l’agglomération.

Le cynisme municipal de l’équipe actuelle continuera de laisser à l’abandon les habitants des quartiers excentrés.

Les idées novatrices de notre projet ne verront pas le jour. Je pense à un sujet qui me tient à ceur : l’égalité entre les quartiers, les locaux pour adolescents, les maisons de quartier multiservices, l’augmentation du nombre de gardiens d’immeubles.

L’égalité ne sera pas non plus rétablie entre l’école publique et l’école privée sous contrat pour ce qui concerne la prise en charge des frais de cantine et de transport scolaires.
Pendant les vacances, Tours continuera de vivre à deux vitesses.

Ceux qui ont la chance de pouvoir partir et ceux qui, en restant à Tours, trouvent portes closes dans de nombreux lieux culturels et sportifs.

L’hôpital des enfants de Clocheville ne sera pas défendu, le musée de la soie, la transformation de la bibliothèque municipale, de la salle Thélème aux Tanneurs, des Halles ne verront pas le jour, de même que le chèque télé-assistance à domicile pour les personnes âgées ne sera pas instauré.

Le gel des loyers et des charges HLM ne sera pas non plus organisé, tandis que les permis de construire en instance – je pense à celui de l’école normale de jeunes filles – seront signés pour le plus grand bonheur des amis de la mairie.

La piscine publique de 50 mètres de Tours Nord ne sera pas construite, ni le skate parc tant attendu par les jeunes.

Tant qu’il est encore temps, mobilisons-nous !

31 540 personnes n’ont pas voté. Ceux qui se sont exprimés au 1er tour faisant un choix différent du nôtre doivent faire preuve de liberté d’esprit.

Une élection municipale, c’est un projet. C’est le futur immédiat de la ville.

Si je suis élu avec mon équipe, nous serons au ceur des services municipaux, à leur rencontre, dès le lendemain.

Action ! Proximité ! Efficacité ! Diversité ! Ouverture !

Telles sont nos maximes. Notre éthique. Notre engagement citoyen.

Voter est également un devoir, même si c’est un droit !