Aux artistes de Tours, j’offre mon énergie

18 février 2008

Le charme d’un café dans un quartier excentré. Une discussion libre, sans témoin médiatique, pour que personne ne se sente instrumentalisé.

Je n’ai jamais utilisé l’image d’un artiste à des fins personnelles. Même lorsque j’étais Ministre de la Culture. Je ne vais pas commencer à Tours à l’approche des municipales…

J’avais annoncé à l’avance que c’était un acte « gratuit » sans arrière pensée.

Sont venus authentiquement de nombreux artistes, pour parler avec passion de leur métier, des projets, des impatiences, des attentes. L’alibi des absents a fait sourire chacun…

Je suis heureux de cette rencontre franche, directe, annonciatrice d’un lien de confiance que j’espère tisser avec mon équipe et le monde culturel. Dans le respect de l’indépendance artistique , mais avec la passion de faire bouger les lignes, d’ouvrir davantage les lieux, de faire se rencontrer, se comprendre et s’ouvrir des univers que tout normalement oppose.

J’ai eu le sentiment que nous réussissions à transcender les clivages classiques de la vie politique. Une grande politique culturelle n’est ni de droite ni de gauche. Elle est volontariste.

Chacun ressent à Tours qu’un élan nouveau est nécessaire. Qu’il est difficile pour nos artistes d’y vivre de son travail et de son talent. Que les circuits sont cadenassés et les renvois d’ascenseurs très hermétiques et parfaitement codés.

Ouvrons les portes, les fenêtres, les lieux, les curs, les esprits.

Notre ville regorge de talents qui ont besoin d’être reconnus. Elle fourmille de lieux qui ont du charme et doivent servir à son rayonnement, pour peu qu’on s’en donne les moyens. Elle doit s’inscrire à nouveau dans les circuits de diffusion, pour que le public ait l’offre la plus large possible.

Au sens noble du terme, notre projet est politique : mettre en valeur notre patrimoine, célébrer l’histoire de notre ville, permettre l’accueil de la création et faire accepter la modernité ; vivre comme un enrichissement la diversité en donnant à chaque expression artistique sa fierté ; créer de l’attractivité et de la richesse à Tours grâce à une stratégie artistique audacieuse pour que nous soyons véritablement la capitale culturelle et touristique de la vallée de la Loire ; permettre les décloisonnements entre le monde politique, économique et culturel afin de faire apparaître comme une force l’ensemble de la communauté artistique et comme un défi à relever la valorisation de tous les lieux emblématiques.

Des pavillons d’octrois à la mairie annexe des Fontaines, du château du Plessis aux Magasins Généraux, de la Cathédrale à la « Quincaillerie », d’un café préservé au Grand Théâtre, pour ne citer que quelques exemples, nous avons un capital exceptionnel qui doit devenir une vraie chance pour les artistes, les techniciens, les habitants, les visiteurs.

Les chiffres ont un côté aride, mais ils annoncent également les récoltes : pour 1 euro investi par une collectivité publique dans un festival ou un grand événement, la moyenne des retombées pour la ville est de 30 euros.

La culture est humaniste. Jeu de L’esprit. Dépassement de son propre imaginaire. Elle signifie aussi de très beaux métiers, de l’emploi, une dynamique positive d’identité et de rayonnement.

Mon équipe et moi même, nous nous engageons à agir. Nous irons chercher tous les financements nécessaires. Sans projet fort, il n’y a pas de partenariats possibles…
Chaque lieu, chaque discipline artistique aura son importance, avec l’exigence de l’ouverture d’esprit, du respect et tout simplement de la passion. Tours vaut mieux… Tours pour Nous Tous !

Imaginez un instant : tous les premiers samedis du mois, les « nuits de Tours » permettant la découverte de plusieurs spectacles, expositions, performances dans des lieux différents dans chaque quartier, la bibliothèque municipale transformée en Citée des Arts et des Artistes, un grand festival sur les « Arts de l’Italie », les cafés-concerts foisonnants, pendant les congés scolaires une programmation dédiée aux jeunes, des halte-garderies permettant aux jeunes ménages de sortir le soir, le site internet de la ville présentant la richesse des talents et leur diversité ! Ce n’est pas un rêve. Ce sera l’aboutissement d’une volonté partagée.

Le numéro « Tours.infos » de février est de la propagande électorale…

17 février 2008

Le numéro « Tours.infos » de février est de la propagande électorale…

Un vrai festival d’hypocrisie.

Avec une photo, Jean Germain préface ce numéro, en indiquant qu’il souhaite s’abstenir de tout propos polémique ou à caractère électoral…

On croit rêver quand on constate les pages qui suivent. Un exemple page 7 : l’annonce en titre du « budget 2008 : rigoureux, solidaire, porteur d’avenir… »

Ce n’est pas de l’information. C’est un jugement partisan.

Ce document devrait être intégré dans le plafond des dépenses du candidat Germain.

Allons plus loin, car le plus choquant est à venir. Les permanences des élus de la majorité sont annoncées (pages 5), tandis que celles des élus de l’opposition sont supprimées : page 11, l’encart est simple, brutal. C’est la censure pure et simple : «compte tenu de la période électorale, la publication de la tribune libre est suspendue tous les mois de janvier, février, mars 2008. »

Pourquoi y a-t-il 2 poids, 2 mesures ?

Il est urgent de réformer les dispositions sur les campagnes électorales. Il n’y a aucune égalité, l’abus des gens en place est honteux. Il faudrait purement et simplement interdire toute action de communication institutionnelle 6 mois avant une élection.

Malgré l’utilisation des moyens officiels, nous gagnerons, car nous, nous allons à la rencontre humaine, directe, chaleureuse. Et nous écoutons attentivement. A la quadrichromie sur papier glacé, je préfère la poignée de main et l’échange de regards directs et sincères.

Moi, j’ai compris que les Tourangeaux étaient de plus en plus nombreux à refuser les gaspillages de la mairie, et les dépenses non sérieusement étudiées. Le matraquage par la mairie n’enlève pas le bon sens de nos concitoyens qui n’acceptent pas qu’on démolisse toutes les infrastructures récemment créées pour le transport en commun en site propre (14 millions d’euros de gâchis) et qu’on envisage de dépenser 600 millions d’euros (4 milliards de francs) pour installer les rails alors qu’il y a ceux de la SNCF et de l’étoile ferroviaire qui ne demandent qu’à être mieux utilisés…

Les communicants officiels de la mairie n’intimideront pas les Tourangeaux !

La mairie fait preuve de mépris envers la religion musulmane

15 février 2008

Notre pays a une tradition. Des origines. Une culture.
Le débat politique a porté, en son temps, sur nos racines judéo-chrétiennes.

La religion, dans la tradition politique française, est une liberté individuelle, que personne ne songe à remettre en cause.

La diversité spirituelle, philosophique, fait partie de notre héritage humaniste qu’il faut préserver comme un bien précieux.

Tout cela est constitutif de notre pacte républicain.

Mais il faut le faire vivre dignement. Avec soin et clairvoyance.

A Tours, spécialement, où les questions religieuses et philosophiques sont particulièrement sensibles. Tours est une échelle réduite de la France, avec ce que cela représente de sensibilités, de courants, d’identités. Très diverses, qu’il faut faire vivre ensemble, dans la tolérance et le respect, avec le symbole d’un arc en ciel.

Le terrain mis en avant par la ville et son maire pour l’implantation de la future mosquée est dans une zone industrielle éloignée des quartiers d’habitation. Près d’une déchetterie. A l’écart.
« Loin des yeux, loin du cur », dit avec sagesse le dicton populaire.

Je n’aurai jamais ainsi relégué un ensemble culturel et cultuel.

C’est le contraire même du symbole de réconciliation que nous devons savoir opérer. A chacun sa fierté. Sa dignité. Si nous voulons authentiquement briser les spirales de l’humiliation qui conduisent à l’intégrisme, il nous faut avoir plus de courage. Plus de volonté politique.

Il nous faut savoir dire d’une même voix que les lieux de culte chrétiens doivent être restaurés Que la synagogue est le témoin spirituel vivant d’une grande tradition religieuse dans notre ville, meurtrie par la barbarie de la shoah et de la collaboration. Et que les Tourangeaux de religion musulmane doivent être fiers de leur ville, de leur pays, et de l’accueil qui leur est fait.

On est loin du compte.

J’ai honte que nos compatriotes musulmans soient contraints d’accepter le terrain proposé. Ils craignent évidemment qu’une autre solution, plus digne, plus centrale, plus rayonnante, ne soit un prétexte à encore différer ce qui est attendu depuis trop longtemps. 13 ans…

Je prends l’engagement solennel ici d’étudier sans délai dès mon élection à la mairie avec les représentants de la communauté musulmane ce qu’il faudra décider.

C’est pour moi une question d’honneur. C’est le sens même de mon engagement politique.

Je suis loin, très loin, définitivement loin des basses manuvres, des fausses promesses, des habiletés contradictoires. Des roueries médiocres.

Que m’importe que soient fomentées à des fins électorales par des membres de cabinet des mobilisations plus ou moins avouables en raison des moyens et des méthodes utilisés.

Moi, j’avance à visage découvert.

Moi, je tiendrai mes engagements.

Moi, je n’ai pas de double ou de triple langage. Ni populisme, ni provocation. Je ne cherche à utiliser personne. Je ne veux surtout pas usurper des soutiens indus.

Mais, de grâce, que le maire s’abstienne de faire trop de démonstration humaniste et cuménique en direction de la religion musulmane. Le site envisagé est une non réponse, un « faute de mieux ». C’est indigne de ne pas avoir davantage tendu la main. Jugez-en par vous même en allant sur www.tours2008.fr

Dès qu’on parle librement aux Tourangeaux, ils expriment leur volonté de changement !

14 février 2008

Dans le porte à porte que je fais avec plaisir tous les jours, dès que la discussion simple et franche démarre, je suis frappé de constater que l’envie de renouveau, de rupture, de changement s’exprime avec force.

Les problèmes de proximité sont éternellement non réglés. Des situations choquantes, comme le mauvais fonctionnement de la crèche à l’hôpital, sont dénoncés avec véhémence, et même avec un sentiment d’abandon.

Quartier par quartier, l’urgence sociale est là. Il n’y a pas d’espace accueillant pour les adolescents, plus de foyers accès, pas assez de gardiens d’immeubles.

Les charges locatives galopent. Rien n’est prévu, pendant les vacances scolaires, pour les jeunes qui ne partent pas.

Tout le monde craint la dépense pharaonique du tramway sur rail à caténaires de Jean Germain. Il va essayer de répandre la fumée, de semer le trouble.

Mais tout est décidé, dans un secret mal gardé. S’il est le maire à nouveau, les contribuables s’en prennent pour 600 millions d’euros, 4 milliards de francs, sans que pour autant il y ait de progrès dans la desserte des quartiers et des zones prioritaires.

Ceux qui pronostiquent, parient, et souhaitent sa réélection sont totalement décalés par rapport au peuple.

Ils vivent dans un « eden palm » loin de la réalité tourangelle.

Je suis plus que jamais confiant, déterminé, et heureux de penser que la victoire se rapproche. Pour peu que chacun continue à se mobiliser. Ca bouge dans le bon sens ! Je le sens chaque jour davantage. Nous allons être la bonne surprise ! Tant pis pour les combinards… qui seront trompés !

Jean-Pierre Sueur était sûr de sa victoire. Il a été battu sévèrement. Pour une fois, je souhaite que Tours s’aligne sur Orléans ! Mais c’est la seule…

Je rétablirai une véritable démocratie de proximité!

12 février 2008

S’il est un point où la rupture s’impose c’est bien celui de la pratique des contacts humains par le maire…

Hier au CVL des Fontaines, après une présentation des projets de la ville ( avec toute la confusion des genres liée à la campagne électorale), le maire s’est éclipsé. Impossible de s’adresser directement à lui. Parti. Evaporé. Interdisant toute interpellation et tout échange. Nos concitoyens seraient-ils réduits au rôle de spectateur, de zélateur, de muet du sérail ?

J’ai une autre vision du respect de la démocratie de proximité.

Sur les grands enjeux, la population sera consultée. J’en ai pris l’engagement concernant la modernisation des transports en commun. Toutes les affaires majeures de la compétence de l’agglomération seront évoquées préalablement devant le conseil municipal.

Quant aux réalisations de quartier, les habitants auront plus que le droit à la parole. Chaque projet sera étudié. Un rendez-vous donné à chaque citoyen. Une réponse à chaque courrier. Un compte rendu annuel d’exécution des engagements pris sera fait et distribué.

Internet permettra également des forums libres et vivants, recueillant les bonnes idées des Tourangeaux, à charge pour la municipalité d’en examiner la faisabilité technique et financière.

J’aime les échanges spontanés. La rencontre même lorsqu’elle est un peu vive. C’est une forme de respect de nos concitoyens. Moi, je n’appartiens pas à la « classe politique », à ceux qui se croient arrivés parce qu’ils ont un mandat.

Un élu a des devoirs, les citoyens des droits. L’écoute réelle, la disponibilité, la reconnaissance sont des impératifs pour réconcilier les Tourangeaux avec la politique. Mon équipe et moi-même nous nous y engageons.

Nous, nous ne fuirons pas les questions, les critiques, les impatiences. Et qui sait, après avoir beaucoup travaillé, nous aurons même peut-être de chauds encouragements à continuer !

Pour les vacances scolaires, Tours est à 2 vitesses… Je rétablirai l’égalité

11 février 2008

Les portes closes au moment des vacances scolaires ont un parfum de gâchis et même de provocation. Le rôle d’une municipalité est de veiller concrètement à la vie quotidienne de ceux qui n’ont pas les moyens. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des grands parents, ou des parents pouvant offrir des séjours de loisirs agréables.

Il faut agir. Organiser. Prévoir. Programmer. Ouvrir des lieux fermés. Proposer des spectacles, des rencontres, des entraînements sportifs, des parcours de découverte.

Dès les vacances d’été, si je suis à la tête de la mairie, nous veillerons à une offre concrète, accessible pour toutes les familles de Tours. Certains engagements prendront évidemment du temps avant d’être opérationnels. Je pense à la piscine de 50 mètres de Tours Nord, au centre de loisirs à la Gloriette. Mais je travaillerai personnellement, en trouvant des moyens supplémentaires, à ce que les vraies activités soient organisées pour tous les jeunes de notre ville, qui n’ont pas la possibilité de quitter leur quartier et de s’aérer le corps et l’esprit.

C’est une exigence de solidarité élémentaire. Une priorité de mon projet. Une rupture par rapport à cette municipalité de « gauche » qui a fermé les foyers Accès ! La droite républicaine, le centre et les divers gauches de mon équipe ont plus de cur que la gauche en place. Les délices de Marrakech ne sont pas à la portée de chacun…

Le départ de Jean Germain porte chance à sa ville !

9 février 2008

4-2 pour le TFC ! Dommage, Monsieur le Maire, d’avoir déserté à la mi-temps, où le score était à 1 partout…

Ce genre d’attitude appartient à une conception périmée de la vie politique, des campagnes électorales et de l’action municipale. Se faire voir, feindre de s’intéresser voire de s’enthousiasmer, ne pas assister à l’intégralité d’un match ou d’un spectacle, c’est digne des caricatures de la classe politique.

Aucune authenticité. Au fond, un vrai mépris. Comme Jack Lang, qui disparaît d’un spectacle dès qu’il s’y est montré.

Après avoir mis du temps à démarrer, le mach a été superbe. Le TFC a démontré une fougue et une énergie magnifiques. Nous avons tous passé une très belle soirée sportive. Le public était heureux. On a gagné sans le Maire. Contraint par d’autres obligations de figurations éphémères et factices…

Si je suis élu à la tête de la ville de Tours le 16 mars prochain, il y aura encore plus de jeunes dans le stade, grâce au système de bus gratuits que nous mettrons en place pour desservir tous les quartiers, encore plus de jeunes ménages, grâce à l’installation d’une halte garderie sur place pour les enfants permettant à ceux qui la feront fonctionner d’obtenir leurs heures pour le chèque permis de conduire.

Pendant les vacances scolaires, on pensera enfin davantage aux familles qui ne peuvent pas offrir la montagne et les sports d’hiver à leurs enfants.

Certaines installations sportives scolaires seront ouvertes, la piscine publique de 50 mètres à Tours Nord sera accueillante. Les lieux culturels auront une programmation spécifique pour la jeunesse, ce qui permettra de belles découvertes et un véritable épanouissement personnel.

Mais cela suppose une vraie attention à chacun, un soutien réel et non l’apparence de la passion sportive et de la solidarité de circonstance.

Tours pour Nous Tous ! Enfin…

C’est triste pour Tours que le journal « Capital » de février nous situe à un mauvais rang. Merci, monsieur le Maire !

8 février 2008

Il est urgent de se retrousser les manches, tous ensemble, pour redonner à notre ville son rayonnement, sa prospérité et son attractivité.

Je n’aime pas les mauvais palmarès pour Tours. Je n’accepte pas qu’on puisse être déclassé, considéré comme une petite ville moyenne et mal gérée, alors que nous avons un destin de ville capitale, pour peu qu’on s’en donne les moyens.

Je ne me réjouis pas de la situation dans laquelle la gestion Germain nous place.

Les photos du journal électoral, qui ressemble comme deux gouttes d’eau, au journal municipal (tiens, tiens !) ne farderont pas longtemps la réalité : nous devons remonter la pente. Nous devons nous secouer pour sortir de la paisible dégradation de notre situation.

Il faut passer à l’offensive. Bâtir une vraie stratégie. Retrouver notre légitime ambition. Tours n’est pas Vierzon.

Chacun doit pouvoir vivre et travailler à Tours. S’y épanouir. Réussir.

Nous devons attirer à nous les investissements et les concours financiers publics et privés. Cela suppose beaucoup de volonté, d’énergie, de détermination. Une vraie mobilisation. Une exigence et une attention de tous les instants centrées aussi bien sur les aspects simples de la vie quotidienne que sur les grands enjeux.

Voir haut suppose voir au plus près les difficultés de chacun pour les surmonter et les régler.

Vouloir le meilleur pour Tours exige de renoncer à la démesure démagogique, ou au populisme « petits bras, gros effets et médiocrité garantie ».

Je formule le vu, qu’au terme de nos 6 ans de mandat, le classement du magazine « Capital » sera meilleur, grâce à nos efforts collectifs et à notre travail sans faille, et qu’il redonnera à notre ville sa place en 1ère division.

Tours is back ! Allez Tours !

Nicolas Sarkozy souhaite l’addition des énergies ! Il a raison !

6 février 2008

Moment privilégié aujourd’hui que ce déjeuner où quelques candidats aux municipales en situation de conquête d’une ville se sont retrouvés dans un chaleureux bon bistrot de Paris autour du Président de la République.

En attendant Nicolas Sarkozy, chacun a livré sa meilleure proposition aux autres. Un vrai forum spontané des bonnes idées et de la passion de sa ville.

J’ai été heureux et fier – avouons-le – de constater que mon idée des halte-garderies sur les lieux de culture et de rencontres sportives a suscité une grande adhésion, de même que le chèque permis de conduire 80% du forfait, 80 heures de travail utiles à la communauté.

Nous sommes tous de vrais combattants, que les aléas et les énervements de la conjoncture n’impressionnent pas.

Nous croyons à l’addition des énergies. Le Président est plus que jamais résolu à faire passer les réformes nécessaires à agir pour bousculer les inerties et obtenir des résultats. Et nous sommes tous déterminés à parler concrètement à nos concitoyens dans chacune de nos villes. Avec passion, enthousiasme et générosité. C’est, au fond, magnifique d’avoir la chance de pouvoir ainsi faire bouger sa ville ou son pays.

Le Président est sur tous les fronts. Son gouvernement doit l’être également pour mettre en valeur le chemin parcouru et sans cesse agir pour honorer nos engagements et comprendre les impatiences, qui naturellement se manifestent.

Pour dissiper aussi les malentendus. S’agissant des taxis, dont les représentants seront reçus par le Président, il n’est pas question de les spolier et de faire perdre de l’argent à ceux qui se sont endettés parfois lourdement pou racheter leur plaque. Nicolas Sarkozy le leur explique directement.

Comment ne pas avouer que c’était un moment exceptionnel de partage authentique, où chacun à son niveau, nous nous sommes pourtant sentis sur le même bateau, avec la ferveur de nous battre pour l’avenir de nos concitoyens.

Nous avons tous constaté que nos adversaires, en place, installés et méprisants, refusaient de débattre. Les maires socialistes ne daignent pas accepter la contradiction, la comparaison, tout simplement le respect des règles de la démocratie et de l’élection.

Autour de la table, la maxime du jour a été : « Ne nous volez pas le match ». J’ai suggéré à la candidate de Lyon d’installer devant la mairie un vrai faux studio de télé pour débusquer le maire. Et si je le faisais à Tours ? Les grilles fermées de toute façon ne permettront pas au maire de sortir de sa citadelle. Il n’aime d’ailleurs pas rencontrer ses concitoyens. C’est en fait plus grave, car cela revient à ne pas aimer sa ville.

Débattre librement, grâce à la médiation souveraine des journalistes, c’est un impératif du respect du suffrage universel. La peur et le mépris sont de mauvais conseillers. Les électeurs jugeront librement. Ceux qui croient avoir gagné d’avance ont généralement perdu. On doit mériter la confiance et l’élection !

Les maisons de quartier, les espaces pour adolescents, le renforcement du nombre de gardiens d’immeubles, c’est urgent !

5 février 2008

Le contact direct avec les habitants permet de toucher du doigt l’urgence à traiter de la vie concrète dans les grands ensembles.

Combien de fois ai-je demandé en conseil municipal un rapport précis sur les postes de gardiens d’immeubles ? A chaque fois, il m’était répondu que tout allait bien. Hé bien non ! Le constat de la réalité prouve le bien fondé de leurs demandes. Il n’y a pas assez de gardiens. Il n’y a pas d’espaces couverts pour les ados en fin d’après-midi et début de soirée d’où les tensions devant les entrées d’immeubles et dans les cages d’escalier. Lorsqu’un incident éclate, aucune médiation immédiate ou rappel à l’ordre pour le respect de la tranquillité de chacun n’est entreprise.

Il y a urgence à ne pas laisser à l’écart nombre de quartiers de notre ville. Les rencontres avec les entreprises et les activités sont essentielles pour entraîner la jeunesse vers un vrai horizon. Leur proposer le sport, la présence aux grands matchs, favoriser les loisirs culturels pendant les périodes de congés scolaires, permettre le passage du permis de conduire avec notre « forfait 80% » contre 80 heures de travail utiles à la communauté, c’est un devoir impératif que je mènerai avec mon équipe à la mairie.

Certaines cages d’escalier sont dans un état tel que les passions s’exacerbent, que les tensions se radicalisent.

Les habitants ont souvent un sentiment d’abandon, d’injustice et de révolte face aux gaspillages et aux mauvaises priorités de la ville.

Avant d’engager 600 millions d’euros pour le tramway, investissons concrètement quartier par quartier pour que la devise « liberté, égalité, fraternité » reste celle de Tours.