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Le rapport Cayla veut améliorer la place de la musique à la télévision

M. Donnedieu de Vabres a appelé les acteurs du secteur à « trouver le chemin de ces accords et aboutir au plus vite, par la voie de la négociation », indiquant que la voie législative nétait pas exclue, « en dernier recours »…. Le rapport Cayla remis jeudi au ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, préconise la signature daccords entre les représentants de la filière musicale et les diffuseurs pour améliorer la place de la musique sur le petit écran.

Ce rapport a été rédigé après les réunions dun groupe de travail animé pendant un an par Véronique Cayla, directrice générale du festival de Cannes, et rassemblant télédiffuseurs, représentants de la filière musicale et administrations concernées.

Il préconise de « conclure un accord cadre interprofessionnel » (puis des accords bilatéraux entre les diffuseurs et la filière musicale) autour de plusieurs grands axes:
– « Reconnaissance des programmes musicaux en tant que genre télévisuel déterminant pour la culture et la création françaises et européennes » avec engagements des diffuseurs, « particulièrement des chaînes publiques et musicales ».

– « Amélioration de loffre et de la diversité musicales avec une prise en compte accrue des nouveaux talents, des créateurs contemporains et des répertoires spécialisés, provenant principalement dune politique plus ambitieuse de France Télévisions (..) ».

– « Régulation (..) de la place faite dans la programmation dune chaîne aux artistes » liés à elle, afin de garantir la diversité musicale.

Le rapport incite les pouvoirs publics à « rechercher une amélioration du soutien financier public aux programmes musicaux », notamment « dans la comptabilisation des obligations de production des chaînes ».

Les négociations « devront souvrir très rapidement » compte tenu de « la situation difficile » de la filière musicale (baisse des ventes, téléchargement pirate) « et de larrivée très proche de la TNT (Télévision numérique terrestre) ».

Dans son état des lieux (qui ne fait pas consensus entre les diffuseurs et la filière musicale), le rapport Cayla note « le retour, depuis trois ans, des variétés » en première partie de soirée.

Il souligne cependant que deux concepts dominent: « la télé-réalité musicale » (type « Star Academy » sur TF1) et « les palmarès en tous genres ». Du coup, certains acteurs de la filière musicale dénoncent « luniformisation de loffre et la faible contribution de ces émissions au renouvellement de la création ».

« Les attentes sont particulièrement fortes à légard de France Télévisions », souligne le rapport, indiquant que « les représentants de la filière musicale souhaitent la création dun magazine ouvert à tous les genres musicaux ».

Il pointe aussi les horaires tardifs de diffusion pour le classique, le jazz et les musiques du monde sur les chaînes hertziennes (Arte exceptée), et propose dengager une réflexion sur le financement des DVD musicaux.

Mme Cayla préconise enfin de confier à lObservatoire de la musique de la Cité de la musique une mission dobservation sur la musique à la télévision (comme cest le cas pour la radio).

M. Donnedieu de Vabres a appelé les acteurs du secteur à « trouver le chemin de ces accords et aboutir au plus vite, par la voie de la négociation », indiquant que la voie législative nétait pas exclue, « en dernier recours ».

Le rapport a été remis jeudi au ministère en présence de présidents de chaîne et de représentants de la filière musicale, qui ont salué sa qualité

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