Préférable pour les journalistes de ne pas aller en Irak
M. Donnedieu de Vabres a convenu quil y avait une « contradiction » entre le souci de sécurité qui conduit à ne plus envoyer de journalistes en Irak et « le pluralisme ». « Il ne faut pas que linformation soit dépendante de quelques sources dinformation uniques », a-t-il reconnu. « Cest toute la complexité des choses, peut-être même la contradiction »… Le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres a demandé aux rédactions « une extraordinaire vigilance » dans lenvoi de journalistes en Irak, estimant quil serait « certainement préférable » de ne pas y aller, en réponse aux questions des journalistes du Forum Radio J dimanche.
« Le métier de journaliste sur place est extraordinairement dangereux et perd de son sens, à partir du moment où la liberté même du journaliste qui doit avoir la possibilité daller, de venir, de rencontrer qui il veut, nest pas assurée », a estimé le ministre.
« Cest la raison pour laquelle je me situe dans le droit fil de ce quont dit le président de la République et le ministre des Affaires étrangères, cest de demander aux rédactions une extraordinaire vigilance, parce que nous ne pouvons pas aujourdhui assurer le minimum de sécurité aux journalistes présents sur place », a ajouté M. Donnebieu de Vabres.
En réponse à un journaliste qui demandait sil convenait « de ne plus y aller », le ministre a répondu : « Dans létat actuel des choses, cest certainement préférable ».
Il a convenu quil y avait une « contradiction » entre le souci de sécurité qui conduit à ne plus envoyer de journalistes en Irak et « le pluralisme ». « Il ne faut pas que linformation soit dépendante de quelques sources dinformation uniques », a-t-il reconnu. « Cest toute la complexité des choses, peut-être même la contradiction ».
M. Donnedieu de Vabres sest montré extrêmement prudent sur le sort de la journaliste de Libération Florence Aubenas, disparue en Irak depuis mercredi matin. « Des nouvelles sont distillées. Je ne suis pas, à lheure où je vous parle, en mesure de les confirmer », a-t-il indiqué.
Un peu plus tôt dimanche, le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier avait indiqué que le gouvernement sattachait « à confirmer » les informations reçues de deux reporters irakiens, dont celui de lAFP, interceptés sur la route vendredi soir par trois hommes cagoulés qui leur ont affirmé, sans citer de noms, que la journaliste et son interprète étaient « en bonne santé ».
