Archives de 2004

Tombes profanées: M. Donnedieu de Vabres "profondément choqué"

15 juin 2004

Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture, sest déclaré lundi « profondément choqué » par la profanation des tombes musulmanes du cimetière de Strasbourg et a qualifié ces actes de « honteux et lâches »… Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture, sest déclaré lundi « profondément choqué » par la profanation des tombes musulmanes du cimetière de Strasbourg et a qualifié ces actes de « honteux et lâches ».

Dans un communiqué, le ministre souligne que ces actes « relèvent de comportements racistes et primaires qui doivent être combattus avec une sévérité exemplaire de la justice et par des efforts collectifs et soutenus pour promouvoir plus de tolérance et de respect dans notre société ».

« Ces profanations », ajoute-t-il, « sont tout aussi scandaleuses et attristantes que celles qui ont visé des tombes du cimetière juif dHerrlisheim il y a quelques semaines ». Le ministre témoigne à la communauté musulmane de France « son soutien dans cette épreuve qui blesse notre démocratie et touche lensemble de nos concitoyens ». 

Donnedieu de Vabres : «Il faut réconcilier les Français avec les intermittents»

14 juin 2004

RDDV: Une nouvelle délimitation simpose pour que soit seuls concernés les métiers du spectacle vivant, du cinéma et de laudiovisuel dont les pratiques et les conditions demploi le justifient. Jattends de ce rapport quil me dise quel est le degré daccord sur ce sujet entre les partenaires sociaux… ENTRETIEN Le ministre de la Culture écrit aux présidents des chaînes et concentre ses efforts sur les abus du secteur audiovisuel public comme privé

Donnedieu de Vabres : «Il faut réconcilier les Français avec les intermittents»

En première ligne du dossier des intermittents se trouve laudiovisuel, public et privé. Le nombre de travailleurs bénéficiant de ce statut a en effet démesurément augmenté ces dernières années dans les chaînes de télévision et les maisons de production. Au point que cet état de fait sert désormais de fondement à lensemble de la création audiovisuelle. Aussi est-ce une complète refonte de toute la chaîne quil sagit de mener maintenant. Certes, Renaud Donnedieu de Vabres a obtenu la création dun fonds spécial de 80 millions deuros bénéficiant essentiellement aux femmes enceintes et accidents du travail. Le résultat sest immédiatement fait sentir et la mesure a été bien accueillie par la CFDT. Mais cela ne suffira pas. Si le phénomène nest pas rapidement maîtrisé, le nombre des intermittents continuera daugmenter, explosion du secteur audiovisuel oblige. Un jour ou lautre, donc, le gouvernement en place se retrouvera pris en tenaille dans la même configuration que celle qui a récemment coûté sa place à Jean-Jacques Aillagon. Pour éviter que ne se réamorce cette spirale, le ministre de la Culture et de la Communication a adressé un courrier à chaque président de chaîne de télévision, publique ou privée, afin de les impliquer dans une chasse rigoureuse aux abus. Différentes organisations ont également été sollicitées : la Chambre syndicale des producteurs et exportateurs, lUnion des producteurs de films, les auteurs réalisateurs producteurs et lAssociation des producteurs indépendants. Le ministre nignore pas toutefois que lintégration des intermittents de laudiovisuel provoquerait une crise financière chez les diffuseurs. Les budgets alloués à la fabrication des programmes en tous genres étant calculé au plus serré, afin de contrôler le coût dune grille. Il sait aussi combien les salariés français comprendraient mal que leurs cotisations servent à financer des opérateurs de télévision. Malgré ses difficultés, cette prise de position constitue sans nul doute une première étape dans lopération qua entamée le ministre pour lutter contre les abus en tous genres. Il sattaque dabord à ce qui représente le volume financier le plus conséquent, ainsi que le plus grand nombre de travailleurs concernés. Cela nempêchera pas les pouvoirs publics détendre leur action à des pratiques, certes plus à la marge, mais proprement illégitimes. La déclaration dune partie des collaborateurs du parc Euro Disney comme intermittents pourrait par exemple en être.
 
Propos recueillis par Emmanuel Schwartzenberg
[14 juin 2004]

LE FIGARO ÉCONOMIE. – Est-ce dans laudiovisuel que vous avez constaté le plus dabus dans le recours à lintermittence ?

Renaud DONNEDIEU DE VABRES. – Non. Il y a des abus dans beaucoup de secteurs. Il est très difficile, compte tenu du peu dinformations dont on dispose, de faire, en sens inverse, un vrai palmarès. Ce qui me semble très important, cest de faire, face à un nombre dintermittents qui a considérablement augmenté, le tri de ceux qui doivent, à juste titre, bénéficier dun régime spécifique, parce que leurs conditions de travail présentent dans le domaine du cinéma, de laudiovisuel et du spectacle vivant des spécificités qui doivent être soutenues, et ceux qui ne doivent pas en bénéficier.

Ceux qui ont un emploi permanent en pratique, mais qui ont un statut précaire, doivent voir leur emploi requalifié en emploi à durée indéterminée. Cela nest ni juste ni normal, pour eux comme pour lUnedic, quils soient intermittents. Il y a une deuxième catégorie, celle des métiers, des gens ou des entreprises qui ne relèvent pas de lactivité culturelle ou artistique mais qui ont la nécessité, que je ne conteste pas, de recourir à lemploi saisonnier. Ceux-là ne doivent pas relever dun système prévu pour les artistes et les techniciens.

ES: A quoi pensez-vous, à quel type de manifestations ?

RDDV: Je pense, par exemple, à des entreprises dans le domaine des salons. Jai demandé au chef des services de linspection du ministère de la Culture, M. Charpillon, de me faire un rapport très précis sur cette question, déjà évoquée par de nombreuses publications, pour quil me fasse des propositions précises, opérationnelles et acceptées par tous les partenaires sociaux.

ES: En fait, il faut distinguer ce qui relève du culturel et ce qui nen relève pas ?

RDDV: Une nouvelle délimitation simpose pour que soit seuls concernés les métiers du spectacle vivant, du cinéma et de laudiovisuel dont les pratiques et les conditions demploi le justifient. Jattends de ce rapport quil me dise quel est le degré daccord sur ce sujet entre les partenaires sociaux et, deuxièmement, quil me fasse des propositions de métiers, de professions, de secteurs dactivité ou des entreprises exclus de ce système. Je verrai directement avec les partenaires sociaux sil y a un accord ou pas et je ferai progressivement des propositions pour mieux délimiter ce périmètre.

Mon objectif, cest que les artistes et les techniciens qui en ont besoin aient un bon système dindemnisation et que ceux qui ont un emploi quils exercent de façon permanente en soient exclus. Je tiens à cette exigence parce que je comprends la nécessité de réduire les déficits de lUnedic, mais surtout parce que je prends en compte lattente déquité de mes concitoyens.

Les Français acceptent un régime spécifique, exclusivement fondé sur la précarité de lactivité dans laudiovisuel, le cinéma ou le spectacle vivant, dont on mesure la précarité culturelle. Ils considèrent en revanche quil y a un certain nombre de situations demploi qui sont des abus, et je comprends leurs réactions. Je suis une force dinterposition pour défendre ceux qui doivent lêtre et ceux qui ne le doivent pas.

ES: Pourquoi avez-vous décidé, avant dattendre la remise de ce rapport, de demander la coopération des présidents de toutes les chaînes françaises, mais aussi des producteurs de laudiovisuel comme du cinéma, pour lutter contre les abus ?

RDDV
: Jai écrit à toutes les chaînes et radios privées et publiques et à celles qui seraient subventionnées par lEtat pour quelles procèdent à un examen des conditions demploi de leurs intermittents. Jai incité les organisations représentatives des producteurs à faire de même auprès de leurs entreprises adhérentes.

Avec mon collègue en charge de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, et en liaison avec Gérard Larcher, le ministre des Relations du travail, nous avons promis, avec un texte attendu depuis longtemps, des contrôles précis donnant la possibilité de croiser les déclarations des employeurs et des salariés. Un deuxième texte sur la communication des fichiers et des données entre les différents systèmes sociaux va permettre des contrôles plus approfondis.

Dans laudiovisuel public, je souhaite que lon puisse accompagner les évolutions nécessaires. Il ne faut pas être injuste : lincorporation des 35 heures a posé beaucoup de problèmes demploi quun certain nombre dentreprises ont réglé par le recours à lintermittence.

ES: Les chaînes privées ont pris lhabitude de recourir à des sociétés extérieures qui utilisent lintermittence, alors que les sociétés publiques privilégient davantage la production interne et emploient, de ce fait, des intermittents. Comment résoudre ce paradoxe ?

Lévolution doit concerner les sociétés sous-traitantes. Quelquun qui est embauché de manière permanente mais qui a un contrat précaire doit avoir un contrat de permanent.

ES: Allez-vous procéder à des «opérations coups de poing» ?

RDDV: Des contrôles ont été déclenchés par lInspection du travail et lUrssaf. Le ministre des Affaires sociales et le ministre du Travail les ont mis en oeuvre. Ces contrôles vont être intensifiés.

ES: Est-ce que vous visez les contrats qui dépassent six mois ?

Il peut y avoir des contrats à durée indéterminée. Il peut aussi y avoir des contrats dusage. Nous réfléchissons sur des contrats de mission qui pourraient trouver leur point dapplication dans ces domaines.

Mon objectif nest pas dagir avec la contrainte ou sous la menace. Il est de définir une méthode efficace avec les représentants de laudiovisuel public, privé, du cinéma et du spectacle vivant pour parvenir à cette transformation de lemploi nécessaire et difficile. Je ne peux pas dire que cela sera réalisé en quelques semaines, car il sagit de redresser des erreurs qui remontent très loin et qui ont créé des habitudes et, donc, des facilités financières injustifiées.

ES: Justement, cette réforme risque de se traduire par des coûts de fonctionnement accrus pour toutes les sociétés auxquelles vous vous adressez aujourdhui ?

RDDV: Il sagit dune opération de transparence, de vérité, qui doit conduire à une révision ou à une redéfinition du contenu des postes de travail et à une réorganisation interne. Cest une mesure de justice sociale.

Pour que la spécificité de lintermittence soit comprise par les Français et quil y ait, vis-à-vis des artistes et des techniciens, la solidarité nécessaire, il faut que ce régime sapplique à ceux qui doivent incontestablement relever de ce système, et à eux seuls.

"On a tous envie" que la CII "aboutisse"

12 juin 2004

Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication, a estimé samedi à propos de la chaîne française dinformation internationale (CII) qu »on a tous envie que cela aboutisse en raison de la gravité de la situation internationale » et du message que la France doit porter… Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication, a estimé samedi à propos de la chaîne française dinformation internationale (CII) qu »on a tous envie que cela aboutisse en raison de la gravité de la situation internationale » et du message que la France doit porter.

Interrogé samedi sur LCI, M. Donnedieu de Vabres a indiqué : « On a tous envie que cela aboutisse en raison de la gravité de la situation internationale, en raison de la menace terroriste, en raison du message que la France et peut-être au-delà certains pays de lUE doivent porter ».

« Nous recevons aujourdhui, a-t-il poursuivi, grâce au satellite, dans tous les immeubles de France et de Navarre un certain nombre dinformations qui sont parfois gravement attentatoires aux principes de respect de la personne humaine, de la dignité ».

Sans vouloir citer de noms de chaînes, le ministre a estimé quil existe des émissions « inadmissibles qui tiennent des propos racistes, xénophobes et antisémites ».
La CII, a indiqué M. Donnedieu de Vabres, « suppose évidemment quelle soit audible par chacun » et que « les émissions soient traduites évidemment en anglais, évidemment en arabe, évidemment dans un certain nombre de langues utilisées dans le monde ».

Sur la redevance, le ministre a indiqué quil y avait un « débat en cours » sur lintégration de la redevance à la taxe dhabitation. « Si ça procure une économie, pourquoi pas? », a déclaré le ministre. Il a souhaité « que léconomie profite à la création audiovisuelle » et notamment à ce « que laudiviosuel public ait de meilleurs moyens pour fonctionner, à charge, à ce moment-là, daccepter un certain nombre de (ses) exigences ».

Le ministre a souligné quil sagissait dune « priorité » et quil nattendra pas larrivée de la TNT pour « faire en sorte quil y ait des progrès ».

Lancement de la Fête de la Musique

11 juin 2004

Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

Je suis très heureux de vous accueillir ce matin pour vous présenter la 23ème Fête de la
Musique, la première qu’il m’est donnée de lancer comme ministre de la culture et de la
communication.

Je tiens à affirmer mon attachement à ce rendez-vous emblématique, qui est aussi un axe fort
de la politique que je veux mener en faveur de la musique.

Nous savons aujourd’hui combien la Fête de la Musique fait partie de la vie de notre pays.

Pour une large part du public, en particulier pour les jeunes nés avec elle, elle est une grande
fête républicaine. Près de quinze millions de personnes s’y impliquent, près d’un million de
Françaises et de Français chantent ou jouent, environ dix millions de nos concitoyens assistent
à des concerts organisés ou improvisés dans les rues, les plus grands artistes se produisent et
des milliers d’amateurs s’expriment.

C’est en ce sens que la Fête de la Musique est emblématique : elle témoigne avec force de la
place et du rôle de la musique dans notre vie artistique, culturelle et sociale.

Le 21 juin, la musique, première pratique culturelle des Français, transforme le pays en une
vaste scène, ouverte à tous. La Fête de la Musique doit demeurer fidèle à sa vocation initiale :

la célébration de toutes les pratiques, la fête des amateurs comme des professionnels, et de
tous ceux qui l’écoutent.

Je suis très attaché à cet aspect de la Fête qui est en fait un irremplaçable moment de rencontre et
de convivialité.

Institutions, collectivités, acteurs culturels, associations et citoyens exposent, dans les
communes de toutes tailles, la musique dans toute sa diversité : fanfares, rap, chorales, jazz,
classique, rock, pop, chansons, techno, musiques du monde, électro, lyrique, traditionnelles,
contemporaines.

Cet événement est porteur : pour la musique cette manifestation d’un jour, fondée sur le
principe de la plus grande spontanéité, de l’initiative – voire de l’improvisation la plus
complète – s’est révélée au fil des ans structurante pour notre vie musicale !
L
es Françaises et les Français se sont appropriés une Fête d’où ont surgi des attentes et des
approches nouvelles… La Fête a ainsi aboli bien des frontières, entre les genres musicaux, les
générations, les territoires. Moment exceptionnel de convivialité, de décloisonnement culturel
et social, elle réunit et rassemble les publics les plus divers et permet à chacun de prendre
conscience du fait que la musique lui est accessible, lui appartient et lui ouvre de nouveaux
horizons de développement personnel.

Pour celles et ceux qui sont en charge des politiques publiques, la Fête de la musique apporte
toujours de nouvelles clés pour écouter, comprendre et agir.

C’est pourquoi je suis heureux que cette année mette en lumière deux nouveaux pôles
significatifs de la Fête, entre tradition et modernité, entre transmission et prospective : la
facture instrumentale, qu’elle soit traditionnelle ou contemporaine, et les arts numériques.

La facture instrumentale atteint chez nous un haut niveau d’excellence. C’est à la fois un art,
un savoir-faire ouvert aussi à l’innovation, un métier et un secteur industriel et économique
qui doit être soutenu.

Facture et pratique sont intimement liées.

Le 21 juin prochain, les ateliers de luthiers et de facteurs d’instruments s’ouvriront largement
sur la magie de l’instrument en train de naître. La rue de Rome à Paris, célèbre chez les
musiciens du monde entier, se mobilisera avec des opérations portes ouvertes, déclinées
également sur l’ensemble du territoire où auront lieu des classes de construction
d’instruments, des visites et des moments d’information.

Nos écoles et centres de formation du Mans, de Mirecourt et d’Eschau, ainsi que la Cité de la
Musique à Paris, contribueront à la une de ces animations, et partout, de Bordeaux à
Dunkerque, de Lyon à Reims, ainsi qu’à Blois, Fontainebleau ou Avignon, notre magnifique
patrimoine organistique donnera lieu à des concerts dans les églises.

Cette année la découverte sera au rendez-vous : les arts numériques feront une remarquable
entrée dans la Fête, et le meilleur de l’Internet y affirmera sa place.

Je me réjouis que plusieurs Espaces Culturels Multimedia et de nombreuses classes d’électroacoustique
aient prévu des animations et des initiations pour enfants et adultes dans toute la
France, telles que le plancher musical mis en place par le Groupe d'Animation Musicale de
Pau, dispositif informatisé complété par des sculptures acoustiques, ou le bus des nouvelles
technologies qui sillonnera Mulhouse.

A Paris, le traditionnel concert du Palais-Royal fera la part belle aux nouvelles technologies,
aux nouvelles sonorités avec une programmation exceptionnelle. Dès 17 h 30, un voyage au
pays des arts numériques et des métissages musicaux nous transportera dans l’univers lointain
des cultures et peuples amérindiens qui sont l’expression même de la mixité humaine et
artistique du nord au sud du continent américain, puis dans le raï et le rock des Boukakes,
dans la musique live électro-organique venue de Chine ou dans l’électro-cinématographique
des Troublemakers et de Jeff Sharel…

Puis ce sera la grande première du Palais de Tokyo, où des images de la Fête venues des cinq
continents via l'Internet seront projetées en un vaste interface graphique rythmé par un grand
mix mondial réalisé en direct par Alexkid…

La Fête de la Musique nous donne, dans sa profusion et sa diversité, la pleine mesure de la
complexité et des enjeux de cette époque de mutation profonde des modes de diffusion et de
consommation de la musique. Elle vient nous conforter, dans notre détermination au service
de la musique, de toutes les musiques, de toutes celles et de tous ceux qui les font et les
aiment.

Voici quelques exemples représentatifs de cette profusion et de cette diversité.

"Ouvrons les oreilles à la Musique classique", c'est le titre de l'opération organisée pour
l'occasion par la FNAC en partenariat avec le Centre des Monuments nationaux (Monum). On
retrouvera ainsi en six lieux prestigieux de notre patrimoine (l'Hôtel de Sully à Paris, le
Château de Champs-sur-Marne, la Chapelle des Carmélites à Toulouse, le Château de
Pierrefonds en Picardie, le Palais de Tau à Reims et le Château du Roi René à Tarascon) des
artistes classiques, à découvrir pour certains, bien connus du grand public pour d'autres.

L’Olympia pour la première fois, et pour ses 50 ans, ouvre ses portes à la Fête de la Musique
avec FIP, radio partenaire de la Fête depuis son origine, pour un grand concert réunissant un
prestigieux plateau musique du monde, avec, entre autres, Rokia Traoré et le groupe malien
Tina Rawen.

Rencontres inédites et ludiques entre artistes amateurs et professionnels, les fabriques
orchestrales offriront aux Parisiens des concerts de proximité dans huit parcs et jardins de la
capitale, résultats de laboratoires et d’ateliers de répétitions aux horizons musicaux multiples
et métissés.

Nos institutions musicales se mobilisent fortement et proposeront, à travers tout le territoire,
des concerts ou des répétitions publiques. A Montpellier, l'Orchestre National de Montpellier
et l'orchestre symphonique du conservatoire proposent un concert célébrant l'année de la
Chine en France. A Paris, Kurt Masur dirigera l’Orchestre National de France, sous la
Pyramide du Louvre, où, pour la première fois, 1500 personnes seront rassemblées pour une
manifestation musicale ; au programme, Dukas et Moussorgski. A la Basilique de Saint-
Denis, le Choeur de la région Nord-Pas-de-Calais interprètera la Symphonie n° 9 de
Beethoven, accompagné par l'Orchestre National de Lille, sous la direction de Jean-Claude
Casadesus.

Les enfants, eux qui ont toujours connu la Fête de la Musique, sont comme toujours très
présents pour ce rendez-vous annuel : à Laon, ce sont 1000 enfants qui vont investir le parvis
de la cathédrale pour le concert "Tambours Cathédrales"; à Paris, de nombreuses écoles sont
mobilisées et répètent depuis plusieurs mois déjà leur concert du 21 juin ; en Bretagne, au
Relecq-Kerhuon, les élèves des écoles, collèges, écoles de musique interprèteront le conte
musical "Loïc et Korrigans", création de Marc Steckar et Jean-Claude Decalonne.

Place du 21 juin : c'est le nom officiellement donné par la municipalité de Saint-Quentin de
Baron (petite commune du Bordelais) à sa place centrale : depuis l'origine, la Fête de la
Musique est devenue le grand rendez-vous annuel de la commune et des alentours, véritable
manifestation populaire rassemblant toutes les générations…

Ce ne sont là que quelques exemples.

Vous trouverez le détail exhaustif des manifestations dans le dossier de presse.

La Fête étend son rayonnement, et c’est une dimension essentielle, bien au-delà de nos
frontières, en Europe et dans le monde entier.

Aujourd’hui, plus de 200 villes dans 100 pays participeront à cette grande manifestation
populaire. Et ce sera une première dans beaucoup d'entre elles, dont Potsdam, Anvers, Tirana,
mais aussi Ottawa et Ho Chi Minh Ville.

Ce sera aussi l'occasion pour de nombreux artistes français d'aller à la rencontre de nouveaux
publics sur les cinq continents. Ainsi Didier Lockwood donnera un concert à Pusan en Corée,
plus près de nous Julien Lourau sera à Athènes et les Têtes Raides à Budapest.

Le 21 juin permet également de promouvoir les jeunes talents dans le monde entier. Ainsi le
programme "Génération musiques" de l'association française d'action artistique (AFAA)
présente dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient la scène musicale française dans toute
sa diversité : M donnera un concert au Caire et Padam à Beyrouth, Jean-Marc Padovani et
Othmane Baly seront en résidence à Alger, Serge Tessot-Gay et Khaled Geramani à Damas,
Elise Caron et Jefferson Lembeye à Ramallah.

Je veux remercier très chaleureusement tous les partenaires de la Fête. En particulier la
SACEM , le Fonds pour la création musicale, Radio France et l'ensemble de ses radios, RFI,
RFO et "A Nous Paris".

Un grand et amical merci, bien sûr, à Jean-François Millier, Hervé Bordier et toute leur
équipe qui organisent avec talent la Fête de la musique.

Merci enfin à Thierry Planelle qui nous accompagne amicalement en musique ce matin.

Et maintenant, à toutes et à tous, je dis :
"Faites de la musique !" pour une très bonne Fête de la Musique !

lancement de la fête de la Musique

11 juin 2004

Pour une large part du public, en particulier pour les jeunes nés avec elle, elle est une grande fête républicaine. Près de quinze millions de personnes s’y impliquent, près d’un million de Françaises et de Français chantent ou jouent, environ dix millions de nos concitoyens assistent à des concerts organisés ou improvisés dans les rues, les plus grands artistes se produisent et des milliers d’amateurs s’expriment…

Je suis très heureux de vous accueillir ce matin pour vous présenter la 23ème Fête de la Musique, la première qu’il m’est donnée de lancer comme ministre de la culture et de la communication.

Je tiens à affirmer mon attachement à ce rendez-vous emblématique, qui est aussi un axe fort de la politique que je veux mener en faveur de la musique.
Nous savons aujourd’hui combien la Fête de la Musique fait partie de la vie de notre pays.

Pour une large part du public, en particulier pour les jeunes nés avec elle, elle est une grande fête républicaine. Près de quinze millions de personnes s’y impliquent, près d’un million de Françaises et de Français chantent ou jouent, environ dix millions de nos concitoyens assistent à des concerts organisés ou improvisés dans les rues, les plus grands artistes se produisent et des milliers d’amateurs s’expriment.

C’est en ce sens que la Fête de la Musique est emblématique : elle témoigne avec force de la place et du rôle de la musique dans notre vie artistique, culturelle et sociale.

Le 21 juin, la musique, première pratique culturelle des Français, transforme le pays en une vaste scène, ouverte à tous. La Fête de la Musique doit demeurer fidèle à sa vocation initiale : la célébration de toutes les pratiques, la fête des amateurs comme des professionnels, et de tous ceux qui l’écoutent.

Je suis très attaché à cet aspect de la Fête qui en fait un irremplaçable moment de rencontre et de convivialité.

Institutions, collectivités, acteurs culturels, associations et citoyens exposent, dans les communes de toutes tailles, la musique dans toute sa diversité : fanfares, rap, chorales, jazz, classique, rock, pop, chansons, techno, musiques du monde, électro, lyrique, traditionnelles, contemporaines.

Cet événement est porteur : pour la musique cette manifestation d’un jour, fondée sur le principe de la plus grande spontanéité, de l’initiative – voire de l’improvisation la plus complète – s’est révélée au fil des ans structurante pour notre vie musicale !

Les Françaises et les Français se sont appropriés une Fête d’où ont surgi des attentes et des approches nouvelles… La Fête a ainsi aboli bien des frontières, entre les genres musicaux, les générations, les territoires. Moment exceptionnel de convivialité, de décloisonnement culturel et social, elle réunit et rassemble les publics les plus divers et permet à chacun de prendre conscience du fait que la musique lui est accessible, lui appartient et lui ouvre de nouveaux horizons de développement personnel.

Pour celles et ceux qui sont en charge des politiques publiques, la Fête de la musique apporte toujours de nouvelles clés pour écouter, comprendre et agir.
C’est pourquoi je suis heureux que cette année mette en lumière deux nouveaux pôles significatifs de la Fête, entre tradition et modernité, entre transmission et prospective : la facture instrumentale, qu’elle soit traditionnelle ou contemporaine, et les arts numériques.

La facture instrumentale atteint chez nous un haut niveau d’excellence. C’est à la fois un art, un savoir-faire ouvert aussi à l’innovation, un métier et un secteur industriel et économique qui doit être soutenu.

Facture et pratique sont intimement liées.

Le 21 juin prochain, les ateliers de luthiers et de facteurs d’instruments s’ouvriront largement sur la magie de l’instrument en train de naître. La rue de Rome à Paris, célèbre chez les musiciens du monde entier, se mobilisera avec des opérations portes ouvertes, déclinées également sur l’ensemble du territoire où auront lieu des classes de construction d’instruments, des visites et des moments d’information.

Nos écoles et centres de formation du Mans, de Mirecourt et d’Eschau, ainsi que la Cité de la Musique à Paris, contribueront à la une de ces animations, et partout, de Bordeaux à Dunkerque, de Lyon à Reims, ainsi qu’à Blois, Fontainebleau ou Avignon, notre magnifique patrimoine organistique donnera lieu à des concerts dans les églises.

Cette année la découverte sera au rendez-vous : les arts numériques feront une remarquable entrée dans la Fête, et le meilleur de l’Internet y affirmera sa place.
Je me réjouis que plusieurs Espaces Culturels Multimedia et de nombreuses classes d’électro-acoustique aient prévu des animations et des initiations pour enfants et adultes dans toute la France, telles que le plancher musical mis en place par le Groupe dAnimation Musicale de Pau, dispositif informatisé complété par des sculptures acoustiques, ou le bus des nouvelles technologies qui sillonnera Mulhouse.

A Paris, le traditionnel concert du Palais-Royal fera la part belle aux nouvelles technologies, aux nouvelles sonorités avec une programmation exceptionnelle. Dès 17 h 30, un voyage au pays des arts numériques et des métissages musicaux nous transportera dans l’univers lointain des cultures et peuples amérindiens qui sont l’expression même de la mixité humaine et artistique du nord au sud du continent américain, puis dans le raï et le rock des Boukakes, dans la musique live électro-organique venue de Chine ou dans l’électro-cinématographique des Troublemakers et de Jeff Sharel…

Puis ce sera la grande première du Palais de Tokyo, où des images de la Fête venues des cinq continents via lInternet seront projetées en un vaste interface graphique rythmé par un grand mix mondial réalisé en direct par Alexkid…

La Fête de la Musique nous donne, dans sa profusion et sa diversité, la pleine mesure de la complexité et des enjeux de cette époque de mutation profonde des modes de diffusion et de consommation de la musique. Elle vient nous conforter, dans notre détermination au service de la musique, de toutes les musiques, de toutes celles et de tous ceux qui les font et les aiment.

Voici quelques exemples représentatifs de cette profusion et de cette diversité.

« Ouvrons les oreilles à la Musique classique », cest le titre de lopération organisée pour loccasion par la FNAC en partenariat avec le Centre des Monuments nationaux (Monum). On retrouvera ainsi en six lieux prestigieux de notre patrimoine (lHôtel de Sully à Paris, le Château de Champs-sur-Marne, la Chapelle des Carmélites à Toulouse, le Château de Pierrefonds en Picardie, le Palais de Tau à Reims et le Château du Roi René à Tarascon) des artistes classiques, à découvrir pour certains, bien connus du grand public pour dautres.

L’Olympia pour la première fois, et pour ses 50 ans, ouvre ses portes à la Fête de la Musique avec FIP, radio partenaire de la Fête depuis son origine, pour un grand concert réunissant un prestigieux plateau musique du monde, avec, entre autres, Rokia Traoré et le groupe malien Tina Rawen.

Rencontres inédites et ludiques entre artistes amateurs et professionnels, les fabriques orchestrales offriront aux Parisiens des concerts de proximité dans huit parcs et jardins de la capitale, résultats de laboratoires et d’ateliers de répétitions aux horizons musicaux multiples et métissés.

Nos institutions musicales se mobilisent fortement et proposeront, à travers tout le territoire, des concerts ou des répétitions publiques. A Montpellier, lOrchestre National de Montpellier et lorchestre symphonique du conservatoire proposent un concert célébrant lannée de la Chine en France. A Paris, Kurt Masur dirigera l’Orchestre National de France, sous la Pyramide du Louvre, où, pour la première fois, 1500 personnes seront rassemblées pour une manifestation musicale ; au programme, Dukas et Moussorgski. A la Basilique de Saint-Denis, le Chœur de la région Nord-Pas-de-Calais interprètera la Symphonie n° 9 de Beethoven, accompagné par lOrchestre National de Lille, sous la direction de Jean-Claude Casadesus.

Les enfants, eux qui ont toujours connu la Fête de la Musique, sont comme toujours très présents pour ce rendez-vous annuel : à Laon, ce sont 1000 enfants qui vont investir le parvis de la cathédrale pour le concert « Tambours Cathédrales »; à Paris, de nombreuses écoles sont mobilisées et répètent depuis plusieurs mois déjà leur concert du 21 juin ; en Bretagne, au Relecq-Kerhuon, les élèves des écoles, collèges, écoles de musique interprèteront le conte musical « Loïc et Korrigans », création de Marc Steckar et Jean-Claude Decalonne.

Place du 21 juin : cest le nom officiellement donné par la municipalité de Saint-Quentin de Baron (petite commune du Bordelais) à sa place centrale : depuis lorigine, la Fête de la Musique est devenue le grand rendez-vous annuel de la commune et des alentours, véritable manifestation populaire rassemblant toutes les générations…
Ce ne sont là que quelques exemples.

Vous trouverez le détail exhaustif des manifestations dans le dossier de presse.

La Fête étend son rayonnement, et c’est une dimension essentielle, bien au-delà de nos frontières, en Europe et dans le monde entier.

Aujourd’hui, plus de 200 villes dans 100 pays participeront à cette grande manifestation populaire. Et ce sera une première dans beaucoup dentre elles, dont Potsdam, Anvers, Tirana, mais aussi Ottawa et Ho Chi Minh Ville.

Ce sera aussi loccasion pour de nombreux artistes français daller à la rencontre de nouveaux publics sur les cinq continents. Ainsi Didier Lockwood donnera un concert à Pusan en Corée, plus près de nous Julien Lourau sera à Athènes et les Têtes Raides à Budapest.

Le 21 juin permet également de promouvoir les jeunes talents dans le monde entier. Ainsi le programme « Génération musiques » de lassociation française daction artistique (AFAA) présente dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient la scène musicale française dans toute sa diversité : M donnera un concert au Caire et Padam à Beyrouth, Jean-Marc Padovani et Othmane Baly seront en résidence à Alger, Serge Tessot-Gay et Khaled Geramani à Damas, Elise Caron et Jefferson Lembeye à Ramallah.

Je veux remercier très chaleureusement tous les partenaires de la Fête. En particulier la SACEM , le Fonds pour la création musicale, Radio France et lensemble de ses radios, RFI, RFO et « A Nous Paris ».

Un grand et amical merci, bien sûr, à Jean-François Millier, Hervé Bordier et toute leur équipe qui organisent avec talent la fête au Palais-Royal.
Merci enfin à Thierry Planelle qui nous accompagne amicalement en musique ce matin.

Et maintenant, à toutes et à tous, je dis :

« Faites de la musique ! » pour une très bonne Fête de la Musique !

Renaud Donnedieu de Vabres rencontre son homologue allemand Peter Müller

11 juin 2004

Le ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres sest rendu vendredi à Sarrebruck (Allemagne) pour rencontrer Peter Müller, ministre président du Land de la Sarre et ministre plénipotentiaire fédéral pour la culture, a annoncé le ministère… Le ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres sest rendu vendredi à Sarrebruck (Allemagne) pour rencontrer Peter Müller, ministre président du Land de la Sarre et ministre plénipotentiaire fédéral pour la culture, a annoncé le ministère.

Les deux ministres se sont entretenus de lélaboration dune « stratégie commune de lUnion européenne pour la diversité culturelle ». « Cette stratégie vise à assurer un traitement spécifique, transversal et renforcé des questions culturelles au sein de lUnion européenne », a indiqué le ministère dans un communiqué.

« Il sagit de mettre lEurope au service de la culture, dans le contexte de la mondialisation, et de mettre la culture au service de lEurope, pour aider les pays membres à mieux se connaître dans une Union Européenne à 450 millions dhabitants », a ajouté le ministère.

Au cours de sa visite, M. Donnedieu de Vabres a inauguré lexposition dart contemporain « Etrangement proches », au SaarlandMuseum

Hommage à Ray Charles au lancement de la 23e Fête de la musique

11 juin 2004

Un DJ français a improvisé sur un enregistrement de Ray Charles, en hommage au chanteur noir amaricain récemment décédé, lors de la conférence de presse de lancement à Paris de la 23e Fête de la musique, par le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres… Un DJ français a improvisé sur un enregistrement de Ray Charles, en hommage au chanteur noir amaricain récemment décédé, lors de la conférence de presse de lancement à Paris de la 23e Fête de la musique, par le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres.

Le ministre de son côté a salué en Ray Charles « lun des musiciens les plus fabuleux de notre XXe siècle, un artiste au destin, au talent et au charisme incomparable qui a popularisé la musique noire américaine à travers le monde entier » et à ses « frères en musique et à la nation américaine » il a exprimé son « sentiment de très grande tristesse en ce jour de sa disparition.

M. Donnedieu de Vabres a demandé spécialement au DJ dimproviser sur un thème interprété par Ray Charles sur « Imagine » de John Lennon.

Selon une tradition bien établie depuis par linitiateur de la Fête de la musique Jack Lang, son lancement se déroulait, dans les salons du ministère de la Culture rue de Valois.

Lédition 2004 de la Fête de la musique a pour thème pour 2004, « arts numériques » et « factures instrumentales » a indiqué le ministre pour lequel elle est « une grande fête républicaine ».

« +Faites de la musique+ est devenu le sésame du partage et de la solidarité pour tous ceux qui rencontrent sur scène, souvent pour la première fois », écrit le ministre dans son éditorial de présentation de la fête 2004.

Comme les précédentes éditions, la Fête de la musique se déroulera le 21 juin à travers la France, mais aussi hors de France où la formule sest également implantée. Tous les styles musicaux y ont été conviés, dans les rues, les musées, les hopitaux, les conservatoires et les écoles de musique, les festivals, les scènes nationales et de musiques actuelles, ainsi que les jardins avec leurs kiosques à musique.

En milieu scolaire, un livret chansons a été diffusé. Dans six lieux de patrimoine, les Monuments historiques ont monté une opération avec la FNAC.

« Avec les thématiques +arts numériques+ et +factures instrumentales+, la fête invite tous ses acteurs à une exploration des métiers de la musique et des liens qui existent entre la facture instrumentale (orgues, pianos, accordéon, instruments à vent etc…), contemporaine (comme les sculptures sonores des frères Baschet) et les nouveaux instruments numériques », commente Hervé Bordier, coordinateur général de la Fête de la musique.

Un site Internet sur la Fête de la musique 2004 fonctionne dès à présent -www.fetedelamusique.culture.fr- qui propose des informations pratiques remises à jour.

M. Donnedieu de Vabres demande aux télés et aux employeurs de ne pas abuser de l'intermittence

11 juin 2004

Le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a adressé jeudi aux patrons de chaînes télévisées et responsables dorganisations professionnelles une lettre dans laquelle il leur demande de ne pas abuser du recours à lintermittence… Le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a adressé jeudi aux patrons de chaînes télévisées et responsables dorganisations professionnelles une lettre dans laquelle il leur demande de ne pas abuser du recours à lintermittence.

Les missives « attirent lattention sur la responsabilité des employeurs et sur la nécessaire modification des comportements afin de mettre un terme aux fraudes et arrangements divers qui ont contribué à déséquilibrer le régime dindemnisation chômage des intermittents du spectacle », précise vendredi le ministère dans un communiqué.

La lettre a été adressée notamment à Patrick Le Lay, Pdg de TF1, Marc Tessier, Pdg de France Télévisions, Pierre Jolivet, président de la société civile des auteurs, réalisateurs, producteurs (LARP), Alain Terzian, président de lUnion des producteurs de films, et Jean-François Lepetit, président de la chambre syndicale des producteurs et exportateurs de films français.

Rencontre avec des architectes aux Récollets

10 juin 2004

Monsieur l'Adjoint au Maire,

Monsieur le Maire d'arrondissement,

Monsieur le Préfet de région,

Monsieur le Président du Conseil régional de l'Ordre des Architectes,

Mesdames, Messieurs,

Je suis très heureux de cette rencontre qui me permet de vous dire, tout d'abord, que je suis
très fier d'être le Ministre en charge de l'architecture et de cette très belle profession qui est la
vôtre.

Vous me posez la question : oui, je me considère comme le ministre des architectes.

L'architecture, c'est l'expression de l'excellence française, reconnue à travers le monde. En
proclamant, le 2 juin, Patrick Berger, Lauréat du Grand Prix national d'Architecture, je veux
mettre en avant cette reconnaissance des qualités de nos architectes français et contribuer ainsi
à leur rayonnement.

L'architecture, c'est également notre cadre de vie quotidien ; et c'est une architecture de
grande qualité. Je souhaite que ses qualités soient mieux reconnues et mieux identifiées par
nos concitoyens.

Je tiens à vous dire que j'ai pris des mesures concrètes pour soutenir et encourager cette
reconnaissance.

D'abord, le choix des hommes. Et des femmes : après la nomination par Jean-Jacques
Aillagon d'une directrice chargée de l'architecture, j'ai nommé à mon cabinet un architecte,
une première dans l'histoire du ministère, et un directeur d'école d'architecture.

Ensuite, j'ai chargé cette équipe de mettre en oeuvre rapidement le plan d'actions conjoint dont
je veux maintenant vous dire quelques mots.

Ce plan concerne l'ensemble des Français, parce que l’architecture touche à la vie de tous les
Français. L’évolution de nos espaces de vie doit être maîtrisée, dans le respect de notre
patrimoine architectural, urbain et paysager exceptionnel, en laissant toute sa place à la
créativité et à l’invention qui font la force des architectes français et de notre avenir.

C'est pourquoi je tiens à mener ces actions conjointement avec Gilles de Robien, ministre de
l'équipement, chargé de l'urbanisme et, pour ce qui le concerne, avec le secrétaire d'Etat au
logement, Marc-Philippe Daubresse.

Cette mobilisation exemplaire des services de l'Etat doit permettre -l'élu local que je suis y est
très attaché- de mieux travailler avec les collectivités territoriales pour améliorer et les cadres
réglementaires et la qualité des territoires et, par là-même simplifier la vie des citoyens.

J'entends par là une action sur les documents d'urbanisme, sur les entrées de ville, sur les
lotissements…

Les collectivités territoriales sont, en effet, et je le dis devant les élus locaux et Monsieur le
préfet de région, investis de responsabilités essentielles en matière d'architecture. C'est
pourquoi, je compte prendre des initiatives pour développer la formation des élus locaux et
des maîtres d'ouvrages. Je vais mobiliser la Mission interministérielle pour la qualité des
constructions publiques (MIQCP) et inviter les Conseils en architecture, urbanisme et
environnement (CAUE) à y participer activement.

Je tiens à ce que des partenariats soient instaurés et conçus avec les collectivités territoriales
pour renforcer les effets de ces formations, essentielles à mes yeux. Les CAUE et les Maisons
de l’architecture ont un rôle essentiel à jouer.

Je suis convaincu que l'entrée des architectes au service des collectivités territoriales apporte
une contribution majeure à cette évolution. Je m'engage à ce que la place des architectes et
des paysagistes soit reconnue au sein de la fonction publique territoriale.

Ces actions ne pourront porter tous leurs fruits que si elles se fondent sur un dialogue
renouvelé avec vous, une reconnaissance de votre métier et un soutien constant à votre
profession. Ce dialogue et ce soutien porteront en particulier sur la réglementation des modes
d’exercice.

Alors que se créent de nouveaux modes de commande publique, je m’engage à veiller à
défendre la place de l’architecte et de la conception à tous les stades de l’acte de bâtir.

Je m’attacherai en particulier à saisir toutes les opportunités offertes par la nouvelle directive
européenne sur les concours d’architecture. La transcription dans le droit français de cette
directive doit permettre de rétablir des modalités de dialogue entre les architectes et les
membres des jurys.

De même, par rapport à une autre directive européenne sur la reconnaissance des
qualifications, j’ai défendu l'exigence d'un minimum d'années de formation pour les
professionnels habilités à concevoir un projet architectural.
Précisément, la formation initiale et continue des architectes constitue une des priorités de
mon action.

Le métier d'architecte change et se diversifie au service de notre cadre de vie.

C’est pourquoi j’ai tenu, avec les responsables des écoles, les enseignants dont vous êtes, les
étudiants et la profession, à ce que la réforme longuement mûrie de l’enseignement de
l’architecture soit mise en oeuvre et consolidée dès cet automne : les études d’architecture
seront organisées selon la structure européenne de l’enseignement supérieur : licence-mastèredoctorat.

Autour du projet, ces études mettront l'accent sur des matières que nul architecte ne peut
ignorer aujourd'hui : en particulier, le droit, la programmation, la maîtrise d'ouvrage.

Cette réforme répond également à une attente de longue date, en renforçant la recherche. Cela
fait près de trente ans que l’on parlait d’instaurer un doctorat d’architecture, qui existe presque
partout ailleurs en Europe et dans le monde. L’entrée en vigueur de cette réforme permet,
avec l’Enseignement supérieur, de créer enfin ce doctorat.

La réforme de l’enseignement, au-delà de la formation initiale et de la recherche, permettra
aussi d’accroître la formation continue, afin de développer les connaissances et les
compétences des architectes tout au long de leur vie professionnelle.
Je vois en plus dans cette réforme la chance historique de diversifier enfin les métiers de
l'architecte pour répondre à une demande sociale de plus en plus attentive à la qualité du cadre
de vie.

C'est avec vous que je veux tracer ces évolutions. Je proposerai, avec mes collègues du
gouvernement, des rencontres régulières pour débattre de l'avenir des réglementations et de la
profession. Je tiens à ce que les actes de ces rencontres soient rendus publics. Par souci de
transparence. Par volonté de dialogue et d'ouverture aussi, au-delà de la profession, pour
sensibiliser le public le plus large aux enjeux de l'architecture d'aujourd'hui.

Sensibilisation et diffusion auprès d’un large public
Si j'ai dit que l'architecture est à part entière une expression de la culture, c'est parce que nous
devons tous oeuvrer pour développer la culture architecturale, urbaine et paysagère et rendre
l’architecture accessible à tous. C'est une idée à laquelle je tiens.

Ainsi, je souhaite qu’avec vous, nous rapprochions l’architecte des publics. Nous devons
trouver des modalités d’intervention des architectes auprès de tout demandeur, en rompant
définitivement avec l’idée reçue du surcoût « inutile ». Nous devons déployer ensemble des
efforts de communication pour mieux faire comprendre le rôle et l’intérêt de l’architecte dans
tout projet de construction.

Je propose également de développer des actions pédagogiques, auprès des jeunes comme
auprès des adultes, qui porteront notamment sur la qualité des constructions individuelles.

C’est pourquoi je veux organiser, je soutiens et je développerai les manifestations de
promotion et les actions de diffusion nécessaires à l’architecture, le paysage et l’urbanisme.

C'est, au fond, le sens de l'action de diffusion menée par les Maisons de l'architecture, par les
CAUE et, en tête de ce réseau, par la Cité de l'architecture et du patrimoine, créée pour
fédérer l'ensemble de ces efforts à destination du public et des maîtres d'ouvrage.

Vous l'aurez compris, je suis déterminé à soutenir la force, la vitalité et la diversité de notre
architecture. Car sa fonction, je le dis tout net, n’est pas d'embellir, ici ou là, telle ou telle
ville. Elle fait partie intégrante de la vie quotidienne des Français, parce qu’elle est la garante
et le fleuron de notre avenir.

Je vous remercie.

Présentation des 14 équipes lauréates de la session 2003-2004 des Nouveaux albums des jeunes architectes

10 juin 2004

Mesdames, Messieurs,

J'ai le plaisir de vous présenter les 14 équipes de l’édition 2003-2004 des Nouveaux albums
des jeunes architectes.

Les Nouveaux albums s’inscrivent dans le cadre des actions du ministère que je souhaite
mener pour sensibiliser les Français aux savoir-faire et aux réalisations qui améliorent leur
cadre de vie.

J’ai présenté les grandes lignes de ma politique dans ce domaine le 2 juin à l’occasion de la
proclamation du nom du lauréat du Grand prix national de l’architecture, Patrick Berger.

L’architecture fait partie de la culture, ensemble nous avons le devoir de la rendre accessible à
tous.

C’est l’objet de la nouvelle manifestation « Vivre les Villes » que je lancerai avec Gilles de
Robien, ministre de l’équipement, des transports, de l’aménagement du territoire, du tourisme
et de la mer, à l’occasion de la fête européenne de l’architecture du 14 au 17 octobre prochain.

Avec cette manifestation comme avec la deuxième édition du prix grand public de
l’architecture, organisée en partenariat avec Radio France, il s’agit de permettre à tous les
publics de mieux comprendre la constitution et le fonctionnement des villes d’aujourd’hui.

Les Albums de la jeune architecture ont été interrompus en 1994 après 15 années d’existence.

Plus de 250 architectes ont bénéficié des Albums « ancienne formule », qui ont contribué à
l'émergence, sur près de deux décennies, d'une génération d’architectes reconnus aujourd’hui
en France et dans le monde entier.

Je souhaite relancer aujourd’hui cette politique en faveur des architectes de moins de 35 ans.

Et j’ai demandé à la direction de l’architecture et du patrimoine de la mettre en oeuvre sous
une forme nouvelle.

L’Europe de l’architecture existe et se développe. L’horizon des jeunes architectes et de leur
avenir professionnel est, au moins, aux dimensions de cette Europe.

C’est pourquoi j’ai souhaité que les Nouveaux albums permettent de mettre en valeur, tous les
deux ans, la production sous les projecteurs d’une jeune génération d’architectes français et
européens. Parmi les vingt-six jeunes architectes distingués cette année, deux sont de
nationalité allemande tandis que quatre sont respectivement belge, espagnol, grec et italien.

Je me réjouis de cette ouverture qui confirme la nécessité d’encourager les échanges dès la
formation initiale en architecture, entre les pays membres de l’Union européenne désormais
élargie à 25.

Cette politique a pour objet de sensibiliser les maîtres d’ouvrage tels que vous aux travaux
novateurs et aux capacités des jeunes maîtres d’oeuvre. Elle valorise aussi les décideurs qui
prennent le risque d’appeler des équipes ayant encore peu de références pour des commandes
ou des consultations.

C’est à cet effet que le Cercle de parrainage des Nouveaux albums a été installé en 2002 sous
la présidence de Michel DELEBARRE, Président de l’Union sociale pour l’habitat. Michel
DELEBARRE n’a pu se rendre disponible aujourd’hui mais je suis sensible à son soutien.

Il a demandé à Madame Dominique DUJOLS de la direction du développement professionnel
à l’Union sociale pour l’Habitat de le représenter.

Le Cercle conçu comme une pièce maîtresse de la politique des Nouveaux albums, est non
seulement une nouveauté par rapport aux Albums « ancienne formule » mais également dans
l’histoire des politiques architecturales.

En l’instituant, le ministère de la culture et de la communication a souhaité favoriser une
véritable rencontre entre la jeune maîtrise d’oeuvre et une maîtrise d’ouvrage multiple.

Vous êtes déjà plus d’une cinquantaine de membres du Cercle de parrainage.

Je salue l’arrivée dans ce cercle de nouveaux partenaires. Elus, chefs d’entreprises, partenaires
de la diffusion de l’architecture, représentants d’institutions professionnelles et de services de
l’Etat, vous vous êtes tous engagés à faciliter l’accès à la commande des jeunes architectes et
à contribuer à les préparer à la concurrence. Je tiens à vous en remercier.

En aidant les lauréats des Nouveaux albums, vous montrez par l’exemple que les idées,
l’énergie et la disponibilité des jeunes architectes vont de pair avec les compétences et les
responsabilités qui seront les leurs. Vous le savez, la commande publique requiert
l’organisation d’un concours à partir d’un certain montant de travaux. Et sans références, les
jeunes ne sont que très rarement retenus. Quant à la commande privée, elle est souvent
difficile d’accès sans un solide réseau personnel.

Je laisse à Ann-José ARLOT, directrice, adjointe au directeur de l’architecture et du
patrimoine, chargée de l’architecture, le soin de présenter plus en détail le rôle du cercle et de
ses membres et de dresser un bilan des actions de parrainage.

Ensuite, je serai ravi de faire plus ample connaissance avec les jeunes talents de la nouvelle
session qui vont se présenter eux-mêmes.

Je souhaite que la session 2003-2004 des Nouveaux albums soit plus largement encore
ouverte sur les réalités régionales et qu’elle permette à de multiples initiatives de voir le jour.

Je sais, Mesdames, Messieurs, que je peux compter sur vos convictions et votre créativité
pour conduire des expériences innovantes et fructueuses avec nos jeunes lauréats.

Pour ma part, je vous donne rendez-vous le 22 juin au Palais de la Porte dorée pour
l’inauguration de l’exposition qui leur sera consacrée. J’ai souhaité, en même temps que
j’ouvrirai cette exposition, réalisée par l’Institut français d’architecture, remettre à Patrick
Berger le grand Prix national de l’architecture, grand Prix dont j’ai confié la conception à
Daniel Buren.

Je serai heureux de rendre ainsi hommage à la profession d’architecte dans son ensemble et à
tous ses talents, des plus jeunes aux plus confirmés.

Je vous remercie.