Archives de 2003

Il n’est plus interdit d’interdire ! Quelle révolution culturelle…

15 septembre 2003

Dans la France d’aujourd’hui, il était devenu urgent de rappeler les nécessités de l’autorité, de l’ordre, du respect de règles. Sans pour autant porter atteinte à la nécessaire liberté individuelle que chacun revendique à juste titre pour lui même. Mais en l’encadrant, ou tout au moins en prévoyant la sanction éventuelle, c’est à dire la mise en jeu de la responsabilité.

Cette nouvelle attitude politique produit de nombreux résultats.La diminution spectaculaire du nombre de tués sur la route est la suite directe de la fermeté de Gilles de Robien assortie de la fameuse et célèbre “peur du gendarme” !

Soyons sincères : lequel d’entre nous attachait systématiquement sa ceinture de sécurité, veillait scrupuleusement à ne pas dépasser la vitesse autorisée ? J’assume n’avoir pas été toujours exemplaire. Sur le téléphone portable, j’ai encore du travail !!!

Le lien direct entre discipline-résultats est fécond. Il mobilise, entraîne et incite chacun à aller dans la bonne direction. Celle où l’on constate que le progrès ne vient pas du hasard, d’une sorte de soucoupe volante, mais de la somme des efforts individuels constatés. Cela rompt le sentiment parfaitement désespérant où rien ne semble pouvoir jamais changer, s’améliorer, évoluer dans le bon sens.

La baisse régulièrement observée des chiffres de la délinquance traduit également l’efficacité du changement de cap de la politique suivie. Le sentiment d’impunité absolue qui habitait les “caïds” dans certains immeubles ou dans certains quartiers de nos villes tend à disparaître.

Tout n’est pas pour autant réglé, car la mise en œuvre sur le terrain des nouvelles mesures et des nouvelles règles prend du temps. Elle doit impliquer l’ensemble des professionnels concernés (magistrats, policiers, gendarmes, gardiens d’immeubles etc…)

Le Ministre de la Justice vient ces jours derniers d’accueillir les juges de proximité qui vont désormais faire œuvre utile et renforcer le sentiment de sécurité et rétablir la tranquillité publique.

Pour taper fort, il faut parler vrai et direct. Quitte parfois à heurter et à choquer.

En témoigne la brutalité des inscriptions “préventive” sur les paquets de cigarettes. Fumer tue… Avec les lettres noires du deuil. C’était inenvisageable de cette manière hier…

Cette alerte nécessaire inspire également les campagnes de prévention du sida qui doivent rester percutantes pour frapper les esprits malheureusement prompts à oublier les risques.

Il reste utile de parler cru concernant la drogue, à cause des engrenages, du passage progressif de produits réputés inoffensifs vers des substances qui détruisent toutes les facultés et entraînent la mort.

Le débat lancinant sur la dépénalisation des drogues dites douces vient d’être tranché. Enfin, vus les dégâts.

L’annonce par le Premier Ministre d’un dispositif concret et équilibré le prouvera : L’usage simple et privé ne doit pas être dépénalisé, mais puni d’une contravention et non plus par la prison. Pour les premières interpellations du moins.

L’ensemble de ces dispositifs ne font que traduire une nécessité sociale vitale : permettre l’épanouissement humain et parfois se protéger contre soi-même. C’est dire que la vigilance pour le respect de la liberté de la personne s’impose. La loi doit la protéger contre vents et marées, qui peuvent parfois faire de vrais dégâts.

L’art de la politique humaniste c’est de savoir concilier principe de responsabilité et respect de la liberté. Règle collective et droit de la personne.

Un vaste défi que nous devons réussir.

Il n’est plus interdit d’interdire ! Quelle révolution culturelle…

15 septembre 2003

Dans la France d’aujourd’hui, il était devenu urgent de rappeler les nécessités de l’autorité, de l’ordre, du respect de règles. Sans pour autant porter atteinte à la nécessaire liberté individuelle que chacun revendique à juste titre pour lui même. Mais en l’encadrant, ou tout au moins en prévoyant la sanction éventuelle, c’est à dire la mise en jeu de la responsabilité.

Cette nouvelle attitude politique produit de nombreux résultats.La diminution spectaculaire du nombre de tués sur la route est la suite directe de la fermeté de Gilles de Robien assortie de la fameuse et célèbre “peur du gendarme” !

Soyons sincères : lequel d’entre nous attachait systématiquement sa ceinture de sécurité, veillait scrupuleusement à ne pas dépasser la vitesse autorisée ? J’assume n’avoir pas été toujours exemplaire. Sur le téléphone portable, j’ai encore du travail !!!

Le lien direct entre discipline-résultats est fécond. Il mobilise, entraîne et incite chacun à aller dans la bonne direction. Celle où l’on constate que le progrès ne vient pas du hasard, d’une sorte de soucoupe volante, mais de la somme des efforts individuels constatés. Cela rompt le sentiment parfaitement désespérant où rien ne semble pouvoir jamais changer, s’améliorer, évoluer dans le bon sens.

La baisse régulièrement observée des chiffres de la délinquance traduit également l’efficacité du changement de cap de la politique suivie. Le sentiment d’impunité absolue qui habitait les “caïds” dans certains immeubles ou dans certains quartiers de nos villes tend à disparaître.

Tout n’est pas pour autant réglé, car la mise en œuvre sur le terrain des nouvelles mesures et des nouvelles règles prend du temps. Elle doit impliquer l’ensemble des professionnels concernés (magistrats, policiers, gendarmes, gardiens d’immeubles etc…)

Le Ministre de la Justice vient ces jours derniers d’accueillir les juges de proximité qui vont désormais faire œuvre utile et renforcer le sentiment de sécurité et rétablir la tranquillité publique.

Pour taper fort, il faut parler vrai et direct. Quitte parfois à heurter et à choquer.

En témoigne la brutalité des inscriptions “préventive” sur les paquets de cigarettes. Fumer tue… Avec les lettres noires du deuil. C’était inenvisageable de cette manière hier…

Cette alerte nécessaire inspire également les campagnes de prévention du sida qui doivent rester percutantes pour frapper les esprits malheureusement prompts à oublier les risques.

Il reste utile de parler cru concernant la drogue, à cause des engrenages, du passage progressif de produits réputés inoffensifs vers des substances qui détruisent toutes les facultés et entraînent la mort.

Le débat lancinant sur la dépénalisation des drogues dites douces vient d’être tranché. Enfin, vus les dégâts.

L’annonce par le Premier Ministre d’un dispositif concret et équilibré le prouvera : L’usage simple et privé ne doit pas être dépénalisé, mais puni d’une contravention et non plus par la prison. Pour les premières interpellations du moins.

L’ensemble de ces dispositifs ne font que traduire une nécessité sociale vitale : permettre l’épanouissement humain et parfois se protéger contre soi-même. C’est dire que la vigilance pour le respect de la liberté de la personne s’impose. La loi doit la protéger contre vents et marées, qui peuvent parfois faire de vrais dégâts.

L’art de la politique humaniste c’est de savoir concilier principe de responsabilité et respect de la liberté. Règle collective et droit de la personne.

Un vaste défi que nous devons réussir.

Il n’est plus interdit d’interdire ! Quelle révolution culturelle…

14 septembre 2003

Dans la France d’aujourd’hui, il était devenu urgent de rappeler les nécessités de l’autorité, de l’ordre, du respect de règles. Sans pour autant porter atteinte à la nécessaire liberté individuelle que chacun revendique à juste titre pour lui même. Mais en l’encadrant, ou tout au moins en prévoyant la sanction éventuelle, c’est à dire la mise en jeu de la responsabilité.

Cette nouvelle attitude politique produit de nombreux résultats. La diminution spectaculaire du nombre de tués sur la route est la suite directe de la fermeté de Gilles de Robien assortie de la fameuse et célèbre peur du gendarme !

Soyons sincères : lequel d’entre nous attachait systématiquement sa ceinture de sécurité, veillait scrupuleusement à ne pas dépasser la vitesse autorisée ? J’assume n’avoir pas été toujours exemplaire. Sur le téléphone portable, j’ai encore du travail !!!

Le lien direct entre discipline-résultats est fécond. Il mobilise, entraîne et incite chacun à aller dans la bonne direction. Celle où l’on constate que le progrès ne vient pas du hasard, d’une sorte de soucoupe volante, mais de la somme des efforts individuels constatés. Cela rompt le sentiment parfaitement désespérant où rien ne semble pouvoir jamais changer, s’améliorer, évoluer dans le bon sens.

La baisse régulièrement observée des chiffres de la délinquance traduit également l’efficacité du changement de cap de la politique suivie. Le sentiment d’impunité absolue qui habitait les caïds dans certains immeubles ou dans certains quartiers de nos villes tend à disparaître.

Tout n’est pas pour autant réglé, car la mise en uvre sur le terrain des nouvelles mesures et des nouvelles règles prend du temps. Elle doit impliquer l’ensemble des professionnels concernés (magistrats, policiers, gendarmes, gardiens d’immeubles etc…)

Le Ministre de la Justice vient ces jours derniers d’accueillir les juges de proximité qui vont désormais faire uvre utile et renforcer le sentiment de sécurité et rétablir la tranquillité publique.

Pour taper fort, il faut parler vrai et direct. Quitte parfois à heurter et à choquer.

En témoigne la brutalité des inscriptions préventive sur les paquets de cigarettes. Fumer tue… Avec les lettres noires du deuil. C’était inenvisageable de cette manière hier…

Cette alerte nécessaire inspire également les campagnes de prévention du sida qui doivent rester percutantes pour frapper les esprits malheureusement prompts à oublier les risques.

Il reste utile de parler cru concernant la drogue, à cause des engrenages, du passage progressif de produits réputés inoffensifs vers des substances qui détruisent toutes les facultés et entraînent la mort.

Le débat lancinant sur la dépénalisation des drogues dites douces vient d’être tranché. Enfin, vus les dégâts.

L’annonce par le Premier Ministre d’un dispositif concret et équilibré le prouvera : L’usage simple et privé ne doit pas être dépénalisé, mais puni d’une contravention et non plus par la prison. Pour les premières interpellations du moins.

L’ensemble de ces dispositifs ne font que traduire une nécessité sociale vitale : permettre l’épanouissement humain et parfois se protéger contre soi-même. C’est dire que la vigilance pour le respect de la liberté de la personne s’impose. La loi doit la protéger contre vents et marées, qui peuvent parfois faire de vrais dégâts.

L’art de la politique humaniste c’est de savoir concilier principe de responsabilité et respect de la liberté. Règle collective et droit de la personne.

Un vaste défi que nous devons réussir.

Face à la violence et au terrorisme, et le droit et la force sont nécessaires.

12 septembre 2003

la solidarité active c’est, sans complexe, de réconcilier le droit international et l’emploi de la force. Nous de sommes pas des pacifistes. Nous aimons la paix, donc l’action politique et militaire lorsquelle est nécessaire… L’électrochoc du 11 septembre 2001 n’a pas conduit à l’apaisement de la fureur du monde. Le risque terroriste n’a jamais été aussi grand, la radicalisation des esprits aussi inquiétante.

La solidarité politique et humaine instinctive que nous avons ressentie vis-à-vis du peuple américain n’a pas soudé ni forgé une réaction forte et unie de la communauté internationale. Car, en profondeur, les analyses divergent aussi bien sur les racines du terrorisme mondial que sur les moyens à mettre en œuvre pour éradiquer ce fléau.

Nous croyons, car nous sommes tous menacés, avoir la même approche politique de cette guerre d’un nouveau type qui se livre et qui se prépare.

En fait, nous ne sommes pas mis publiquement d’accord sur ce qui nourrit le terrorisme et  génère ses troupes.

Les attentats du 11 septembre ont certes une logique spécifique qu’il faut précisément identifier pour ne pas faire d’amalgame et d’erreur.

Mais les ingrédients qui créent un environnement “favorable” aux nouvelles recrues  de toutes les formes de terrorisme s’appellent “guerre de religion”, “question palestinienne”, “nord-sud”.

Alors redisons avec force:

  –Aucune cause ne justifiera jamais le terrorisme.

  –Des revendications éternellement insatisfaites, des haines et des humiliations toujours renforcées par l’injustice et par le déni du droit, des affirmations identitaires exacerbées tracent une autoroute vers la mort, vers les bombes humaines, les foules enflammées ; elles érigent en sauveurs et en dieux de monstrueux chefs de guerre qui exploitent et manipulent “la rue”, qui abusent avec frénésie de la référence religieuse, spirituelle ou divine.

Personne ne peut souhaiter l’explosion des Etats, la disparition des frontières géographiques et politiques au profit d’agrégats religieux ou de “civilisation” façon Huntington.

Mais ne pas reconnaître, voire même nier l’existence d’un affrontement radical entre le fondamentalisme islamiste et le monde occidental, la civilisation judéo-chrétienne, est une erreur très lourde porteuse de dramatiques conséquences. Pour soigner le mal à la racine pour vraiment guérir, un précis diagnostique est vital.

Ne serait-ce d’ailleurs que pour faire un tri indispensable entre extrémistes et musulmans pacifiques et humanistes afin de surcroît déviter les déflagrations en chaîne.

***

Parce qu’il se sent en état de légitime défense absolu et permanent dès qu’une cible lui est désignée – et c’est compréhensible en raison du choc extrême subi le 11 septembre – le monde américain doit impérativement  avoir une approche lucide et exacte des dangers et des risques du monde actuel. S’il part sur de fausses analyses et de faux coupables, le risque d’un embrasement général est grand.

Pour tenter, si c’est encore possible, d’interrompre l’engrenage actuel où les foyers terroristes s’épaulent, s’enchevêtrent et se multiplient, rien n’est plus urgent que les Etats-Unis mesurent que la recherche de l’unité de la communauté internationale est un préalable.   

Washington doit vraiment réaliser que son intérêt est de “jouer” la convergence des Etats au sein de l’ONU pour endiguer et maîtriser la fureur de certaines foules de plus en plus agressives et guerrières. Le Président Bush doit prioritairement agir sur ce qui conduit en de nombreux points du globe à la montée du terrorisme.

Ben Laden ce n’est pas Saddam Hussein…

C’est aux peuples que les messages doivent être adressés avec clarté pour avoir un impact.

Le politique doit précéder l’opérationnel. Sinon l’opérationnel vole en éclats tant est puissante et brutale la remise en cause, faute de fondements incontestables.

La force du droit a le mérite de ne pouvoir être niée. Elle peut être contestée, mais elle a des effet implacables. Elle justifie l’emploi des armes. Elle garantit la légitimité.

Dans la phase actuelle de l’action de la coalition en Irak, l’engagement direct de l’ONU au cœur même du dispositif changerait de nature la présence américaine et britannique.

Le drapeau bleu et blanc transforme une “force d’occupation” – présentée comme telle par ses détracteurs – en instrument actif de libération.

Les réserves ou les recommandations de la France dans la réflexion sur une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité ne sont pas du jusqu’au-boutisme décalé, une manifestation intempestive d’anti-américanisme primaire. Elles sont de l’intérêt bien compris des Etats-Unis. Et de nous tous qui sommes collectivement visés par les groupes armés terroristes.

Il faut envoyer au peuple irakien un message très fort, incontestable sur le calendrier de la souveraineté politique et de la démocratie “retrouvées”  ou enfin instaurées…

L’ONU doit garantir le processus politique, annoncer des délais, un projet mobilisateur pour les Irakiens. L’OTAN peut être le bras armé de l’action militaire de la coalition, qui doit rassembler l’ensemble de la communauté internationale, tout en laissant naturellement le leadership à Washington.

Sans cette clarification politique et ce changement de cap de la politique américaine, les risques seront grands d’une aggravation des attentats contre les soldats et de la création d’une nouvelle zone de recrues pour Al-Qaïda..

Aucun nouveau gouvernement ne peut raisonnablement s’engager dans ce qui apparaît aujourd’hui comme une action insuffisamment préparée.  Il est donc capital que s’ouvre une discussion précise et concrète au plus haut niveau des responsables politiques de nos pays pour que se dégagent des perspectives qui réparent les dégâts déjà causés et surtout fassent triompher le droit en permettant l’usage enfin légal de la force.

***

   
Personne ne conteste le “droit” d’Israël à vivre en sécurité. Personne ne conteste désormais le “droit” des Palestiniens à vivre dans un Etat viable. Et pourtant jamais ne paraît plus lointaine la perspective d’un véritable accord de paix.

Le droit sans la force, sans la présence militaire, est jour après jour bafoué, totalement contre-carré.  Allons-nous pouvoir longtemps, dans un même élan, juger opportune la présence de centaines de milliers de soldats en Irak et estimer impossible l’envoi d’une force d’interposition en Israël et en Palestine.

Ce “2 poids, 2 mesures” devient absolument insupportable.

L’engrenage attentats-représailles désormais quotidien, avec son cortège de morts, doit réveiller la communauté internationale. Mobiliser l’Europe. Le face à face sanglant et tragique entre Israéliens et Palestiniens débouche sur le chaos. Un coup d’arrêt dans l’intérêt de chaque partie doit être donné. Prononcé. Mis en œuvre.

Il faut “congeler” la situation, sans attendre qu’un accord définitif sur le tracé de la future frontière ne soit conclu.

Deux “bulletins” de l’AFP, qui traduisent l’exceptionnelle gravité de la situation, sont la stéréo de l’impasse, du gouffre, de l’inacceptable. En ce 11 septembre, 19H23 l’information tombe : “Le cabinet israélien a donné son accord de principe à l’expulsion d’Arafat”. Dès 20H52, la réplique surgit de Ramallah où Arafat déclare : “personne ne me chassera”.

La “ feuille de route” risque bien de mourir si nous n’ouvrons pas le dossier de l’envoi d’une force militaire. A l’ONU de s’en saisir. Aux Américains, aux Russes et aux Européens de la mettre en œuvre si elle est décidée par l’unanimité de la Communauté internationale.

***

“ Le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants”. Cette belle maxime doit inspirer tous ceux qui ont été réellement en état de choc lors des attentats de New York et de Washington. C’est à dire nous tous, Français, citoyens de cette “vieille Europe” qui n’oublient pas le passé, la libération, les boys US.

En ce jour anniversaire, la solidarité active c’est, sans complexe, de réconcilier le droit international et l’emploi de la force.

Nous de sommes pas des pacifistes.

Nous aimons la paix, donc l’action politique et militaire lorsquelle est nécessaire.

Nous voulons essayer de réconcilier. D’entraver le cycle infernal de la haine qui génère le terrorisme.

Le spectacle quotidien de l’escalade éternellement recommencée des massacres crée un sentiment d’impuissance intolérable. Chaque jour qui passe dans le tourbillon actuel rend la prise de conscience des nécessités de l’action plus urgente. Il est des révisions déchirantes des attitudes diplomatiques ou stratégiques classiques qui sont en passe de devenir tout simplement vitales. Le Président Chirac a eu raison de le rappeler.

Pour préserver le camp de la démocratie, dont les valeurs sont supérieures à toutes les autres. Le fanatisme ne doit pas nous complexer ! Et là il ne s’agit pas de la compétition entre civilisations… si chère au Président Berlusconi !

Renaud DONNEDIEU de VABRES dans le Journal de France Bleue Touraine.

12 septembre 2003

RDV : “ Je vais vous raconter une anecdote extraordinaire qui s’est produite là dans la rue Nationale juste devant moi. Un enfant d’une dizaine d’années  bouscule une personne âgée de manière plus ou moins volontaire, son père le réprimande et lui dit cette phrase extraordinaire : “ qu’est ce qu’on t’apprend à l’école ? ”. J’aurais pu l’interrompre je ne l’ai pas fait, je n’étais pas censé avoir assisté à cette conversation. Je lui aurais dit “ attendez ce n’est pas le boulot des profs. C’est la responsabilité des parents… » Le journal de 7H15 :

Xavier LOUVEL : 2004 sera aussi une année d’échéances électorales avec les européennes, les cantonales et les régionales. Des échéances auxquelles pense aussi RENAUD DONNEDIEU DE VABRES, sans pour autant être candidat, et à l’heure où l’union à droite se profile dans la plupart des régions de France, le député Renaud DONNEDIEU DE VABRES espère que la Région Centre ne fera pas exception à la règle. Objectif, élections régionales à droite pour Renaud DONNEDIEU DE VABRES.

Renaud DONNEDIEU DE VABRES : “Je m’en préoccupe parce que je veux que l’unité politique que nous avons créée par l’UMP se développe avec le respect de nos partenaires. Qui sera tête de liste pour les élections régionales dans notre région ? Je ne le sais pas encore. En tous cas,  je veux qu’il y ait un véritable esprit d’équipe.

Patrick FOURMIGUE : “ Vous admettez qu’elle fait partie des régions avec un point d’interrogation quand à sa tête de liste précisément l’UDF revendique”

RDV : “ Oui, bien sûr Jacqueline GOURAULT est une très bonne candidate.  Il y a d’autres candidats issus de l’UMP, vous savez les étiquettes quelque part ce n’est pas ça le plus important. Le plus important, c’est l’authenticité de la démarche, c’est à dire de vouloir vraiment faire réussir. C’est vrai quand j’ai vu François BAYROU critiquer la baisse d’impôt, je me suis dit pourquoi il fait ça ? C’est se démarquer gratuitement du gouvernement. Je pense qu’il faut que l’on se mette autour de la table et que l’on veuille tous ensemble réussir. Je crois que c’est cela le plus important.

Le journal de 7H45 :

Xavier LOUVEL :En ce début d’année scolaire Renaud DONNEDIEU DE VABRES, Député d’Indre et Loire, se dit vouloir réconcilier les Français et l’école. Il fait sa rentrée politique sur fond de malaise enseignants. Et on sent bien qu’à l’UMP on ne veut pas se mettre à dos le monde de l’école. « Une grande institution  » selon Jean-Pierre RAFFARIN « Les profs sont formidables ! » a rajouté Luc FERRY . Renaud DONNEDIEU DE VABRES veut réconcilier les Français avec l’école sur fond d’anecdote:

RDV : “ Je vais vous raconter une anecdote extraordinaire qui s’est produite là dans la rue Nationale juste devant moi. Un enfant d’une dizaine d’années  bouscule une personne âgée de manière plus ou moins volontaire, son père le réprimande et lui dit cette phrase extraordinaire : “ qu’est ce qu’on t’apprend à l’école ? ”. J’aurais pu l’interrompre je ne l’ai pas fait, je n’étais pas censé avoir assisté à cette conversation. Je lui aurais dit “ attendez ce n’est pas le boulot des profs. C’est la responsabilité des parents. Je souhaite que dans cette rentrée on rappelle un certain nombre de principes. Les principes d’autorité, le respect de l’autorité et du respect de l’autre. Et c’est vrai d’ailleurs aussi bien à l’intérieur de l’école, qu’à l’intérieur d’un immeuble, qu’à l’intérieur d’un quartier. Enfin cela concerne chacun d’entre nous. Alors vous allez dire « DONNEDIEU, il est devenu réac, facho etc… »  Je ne suis pas pour porter atteinte à la liberté individuelle, je veux simplement qu’on enseigne davantage le respect de l’autre. Les enseignants n’ont pas à devenir les boucs-émissaires de la société française. 

"LES ENTRETIENS DE CLASSIQUE AFFAIRES" par Henri LAURET

11 septembre 2003

RDV : “ Oui ! Je pense nécessaire aujourd’hui, d’une certaine manière, qu’on « congèle » la situation. Je n’ai pas de recette miracle. Je ne vous dis pas que j’ai la possibilité dans la poche d’avoir la nouvelle « feuille de route » d’ailleurs je crois que la dernière n’est pas périmée. »…

HENRI LAURET : “ Bonjour.”

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : “ Bonjour.”

HL : “ On sait depuis le 11 Septembre, que de possible, le pire est devenu probable et puis depuis 2 ans après les attentats du Worls Trade Center, l’état des lieux est devenu très inquiétant. Ben Laden court toujours , l’Al Quaïda étend sa toile, l’Amérique de Bush est plus isolationniste que jamais, Saddam Hussein se terre, quelque part peut-être, la Palestine malheureusement la situation y est apocalyptique, et même l’Europe a failli se disloquer. Renaud DONNEDIEU, est-ce que l’on est pas rentré dans un scénario de crise séquentielle dont on avait évidemment pas l’habitude ?”

RDV : “ Je partage votre analyse qui est un peu apocalyptique mais qui correspond à la réalité. C’est à dire que depuis 2 ans, au fond,  rien ne s’est arrangé . Je crois que l’on a sous-estimé la déflagration quallait entraîner les attentats du 11 Septembre. En tout état de cause je me sens totalement solidaire de ce que les Etats-Unis ont subi. Il ne faut jamais, jamais, dans la relation transatlantique que l’on oublie l’étape du 11 Septembre. En effet,  les Américains et je le comprends se considèrent, d’une certaine manière, en état permanent de légitime défense.

Mais lorsque mon pays a dit un certain nombre de choses, ce n’était pas par hostilité au monde américain, ce n’était pas par volonté de s’opposer au Président Bush, c’était parce que nous avions conscience du caractère électrique et dangereux de la scène internationale. ”

HL : “ Nous avions la clairvoyance de ce qui s’y passait tandis que l’Amérique compte-tenu de cette hystérie, de cette frénésie qui s’est emparée des Américains et pour cause après les attentats, l’Amérique n’avait plus cette lucidité.”

RDV : “ Je comprends ce que ressentent les Américains, mais il faut faire un juste diagnostic de la situation. Rien ne justifiera jamais le terrorisme ! Il y a trois éléments qui concourent à l’environnement du terrorisme qui nourrit les nouvelles recrues.

Le premier, c’est l’affrontement à caractère religieux qui sévit de par le monde. Je ne souhaite pas que cela devienne le nouveau critère du fonctionnement des relations internationales ni l’explication tous azimuts de ce qui se passe sur le plan extérieur ou sur le plan intérieur, mais l’affrontement entre les religions est une réalité, ce n’est pas la peine de se voiler la face.

Le deuxième aspect, là encore ne justifiera jamais le terrorisme, c’est la question palestinienne qui unifie de par le monde toutes celles et tous ceux qui se sentent prioritairement solidaires du droit palestinien à avoir un état viable.

Et le troisième élément, qui nourrit aussi cette effervescence, cette électricité et cette radicalisation qui existent aujourd’hui sur le plan international, ce sont les rapports  Nord/Sud et l’extrême pauvreté.

Dans ce contexte là, quand la France dit « le droit est une nécessité », ce n’est pas une manœuvre pour nous  opposer aux Américains, ce n’est pas pour nous hisser à un niveau qui n’est pas le nôtre. C’est uniquement  que le message prioritaire aujourd’hui, c’est celui qui s’adresse à la rue, au peuple, aux citoyens. Face à l’Irak, face à l’intervention actuelle des Américains, on voit bien qu’il faut changer de casaque, on voit bien qu’il faut que le Politique doive précéder l’opérationnel. Le problème n’est pas de savoir si au lieu d’avoir 300 000 personnes sur place, il en faut 350 000 ou 400 000, s’il faut uniquement qu’il y ait quelques pays supplémentaires, qui soient contributeurs. Il faut que le peuple irakien ait clairement le sentiment,  et éprouve la réalité du fait que la présence américaine est au service de la libération. Qu’elle est au service de la souveraineté, de la démocratie retrouvée. Aujourd’hui, elle a le sentiment que c’est une force d’occupation qui prolonge d’une certaine manière sa présence sans issue annoncée.”

HL : “ Renaud DONNEDIEU DE VABRES, ce n’est pas un sentiment, c’est une réalité. Bush veut imposer son modèle de démocratie, c’est quand même la tentation de l’empire qu’on le veuille ou non. Et de ce point de vue, la guerre en Irak n’était pas de faire tomber un tyran mais sans doute s’inscrivait-elle dans une perspective de remodelage de tout le système.”

RDV : “ Bien sûr, c’est ce que l’on appelle la théorie du porte-avions. On sanctuarisait l’Irak pour en faire une sorte de base de départ pour exporter la démocratie dans la région.”

HL : “ Sur fond d’hégémonie américaine bien entendu !”

RVD : “ La question aujourd’hui, c’est d’abord que les Irakiens aient le sentiment qu’ils sont en train de construire leur souveraineté, leur démocratie de reprendre véritablement, eux, le pouvoir. Cela veut dire qu’il faut annoncer le plus vite possible la date, l’échéance à laquelle de vraies élections auront lieu à la suite desquelles un vrai pouvoir irakien prendra les rênes. ”

HL : “ Un pouvoir islamiste ?”

RDV : “ Les Chiites sont majoritaires en Irak. Donc, on sait très bien aujourd’hui que  vous avez une sorte de guerre civile intérieure pour permettre aux Chiites de prendre le pouvoir et d’affirmer la loi de la majorité. Mais ce qui est le plus important, c’est que dans ce que la France dit, le Ministre des Affaires étrangères, le Gouvernement, le Président de la République disent, encore une fois, que nous avons parfaitement sur nos épaules le sentiment de la solidarité nécessaire vis-à-vis des américains et de ce qu’ils ont subi le 11 Septembre mais nous avons également le sentiment de la poudrière et de la radicalisation dans lequel le monde vit. Et donc lorsque nous souhaitons que le Politique précède l’opérationnel ce n’est pas une manœuvre, c’est une exigence qui correspond à la réalité du monde actuel.

 Le plus dangereux aujourd’hui, c’est que vous avez à quelques centaines de kilomètres un autre théâtre d’opérationss  qui est aussi dans une voie de radicalisation totale : c’est le Moyen-Orient. Pour les Français, quand vous parlez de Moyen-Orient vous parlez des successions de rafales de terrorisme, d’assassinats sanglants qui jalonnent l’actualité. Alors va-t-il y avoir 2 poids et 2 mesures ?”

HL : “ C’est à dire ?”

RDV : “ Ce sentiment d’impuissance devient insupportable.”

HL : “ Cela fait dix ans qu’on le dit, Renaud DONNEDIEU DE VABRES.”

RDV : “ Ok, mais la situation n’est pas la même parce qu’à 200 kilomètres vous avez 300 000 soldats peut-être demain 400 000, et à Jérusalem, à Tel Aviv, dans les territoires palestiniens, en Israël, Nous ne sommes  pas « foutus » de projeter une force.. .”

HL : “ Vous voulez une force d’interposition internationale, je pense sous l’égide de l’ONU ?”

RDV : “ Oui ! Je pense nécessaire aujourd’hui, d’une certaine manière, qu’on « congèle » la situation. Je n’ai pas de recette miracle. Je ne vous dis pas que j’ai la possibilité dans la poche d’avoir la nouvelle « feuille de route » d’ailleurs je crois que la dernière n’est pas périmée. »

HL : “ Les casques bleus entre Israël et la Palestine ? Franchement vous prendriez ce risque ?”

RDV : “ Je pense qu’il est nécessaire ! Car entre le théâtre d’opérations irakien, le problème de lAfghanistan qui n’est pas définitivement réglé, la tension extrème qui samplifie entre Israël et la Palestine, une interaction et des vases communicants risquent de se mettre en place. Cela devient extraordinairement dangereux et donc on ne peut pas rester les bras croisés. Je souhaite que nos amis israéliens considèrent que cette idée n’est pas hostile et contraire à leur intérêt et au droit légitime des Israéliens à vivre en sécurité dans leur Etat. Aujourd’hui, quand on lance cette idée, ils ont le sentiment que c’est une idée favorable aux Palestiniens et hostile aux  Israéliens. ”

HL : “ C’est si vrai que le Ministre des Affaires étrangères, le nôtre, Dominique de Villepin, n’a pas été reçu par Ariel Sharon qui l’a soigneusement évité. Toute cette construction qui sur le papier peut parfaitement s’imaginer a peut-être d’ailleurs un véritable fondement en matière géopolitique et de pacification de cette région, si c’est la France qui devait l’apporter, il n’y a aucune chance. ”

RDV : “ Cela fait partie des discussions que nous devons avoir avec nos alliés américains parce que cela semble une nécessité.”

HL : “ Vous êtes en accord avec eux ?”

RDV : “ Je pense que le Ministre des Affaires étrangères a quasiment tous les jours en ce moment son homologue américain au téléphone. Je pense que cette idée qui est au fond, je crois d’ailleurs une idée française mais aussi une idée européenne, correspond à la réalité du terrain. Ce n’est pas fait pour que l’un gagne contre l’autre. C’est fait pour mettre un terme au face à face. Le Face à face aujourd’hui, c’est la spirale de la haine. Et donc « comment voulez-vous que cela réussisse aujourd’hui ? »,  triomphent les extrémistes et les terroristes. On ne peut pas rester les bras croisés. C’est le sud de la méditerranée ! Je suis allé en Israël et en Palestine au début de l’été j’ai été frappé par Jérusalem, quand vous êtes dans cette ville vous avez le sentiment d’être dans une ville du sud de la France, vous avez le sentiment vraiment concret de ce qu’est le bassin méditerranéen. Vous êtes liés par des choses extraordinairement fortes. Et donc, je souhaite la-dessus que l’Europe se secoue et que nous nous fassions entendre. Ce n’est pas la volonté d’exister contre les Américains. C’est tout simplement que la vision du pluralisme que nous représentons, du respect de l’autre que nous pratiquons dans notre propre pays, nous essayons de l’exporter.”

HL : “ Renaud DONNEDIEU DE VABRES, les Américains vous disent, d’ailleurs ils ne prennent pas de gants pour le faire, que la vieille Europe que nous incarnons, selon eux, est malade de sa fascination pacifiste.”

RDV : “Nous ne sommes absolument pas des « pacifistes » ! C’est de la caricature ! Qu’il y ait des forces politiques en Allemagne qui soient pacifistes, je veux bien. Mais nous, nous ne sommes absolument pas des « pacifistes.”

HL
: “ N’a-t-on pas donné cette impression volens nolens.”

RDV : “ Mais ce n’est pas la réalité. Notre préconisation pour désarmer l’Irak n’était pas la “fleur au fusil”. Elle était, j’allais dire, d’utiliser la riposte graduelle. En commencant  par la voix des inspecteurs et en contraignant le régime de Saddam Hussein. Nous ne sommes absolument pas pacifistes. Regardez l’augmentation française du budget pour la défense !”

HL
: “ Justement, pour vous l’Européen, une France qui a pris ses distances avec la vertu européenne ou la vertu que nous inflige l’Europe.”

RDV
: “ Eh bien, nous n’avons pas pris nos distances par rapport à la vertu européenne. Je ne vais pas faire de polémique. Mais quelque part, nous réparons les erreurs de la gauche ! Cela n’est pas de ma faute si nous sommes à 7, 8 ou 9 points supérieurs en prélèvements obligatoires à l’Allemagne ou à l’Italie et à la Grande-Bretagne.

Si un certain nombre de réformes n’ont pas été faites. Ce n’est pas de la faute de Jean-Pierre Raffarin. Aujourd’hui être européen, c’est être l’apôtre de la réforme. Et donc, nous avons franchi une première étape, c’est la réforme des retraites. C’est une vraie révolution culturelle! C’est le contraire de la logique des 35 Heures. Au moment des 35 heures ont a dit aux Français “vous pouvez faire moins et vous gagnerez autant”. Eh bien, nous avons le courage de dire aux Français “ pour gagner plus ou même autant, pour avoir la même garantie il faut faire un peu plus. Et nous avons le courage de ne pas raisonner éternellement en terme prélèvements obligatoires. C’est la raison pour laquelle la piste de travail – ce n’est pas encore une décision – concernant les problèmes de personnes âgées qui sont une réalité, nous disons aux Français “ nous vous demandons à chacun et à tous sans aucune exception d’affecter une journée de travail à cette cause nationale.”

HL : “ Ça c’est acquis, non ?”

RDV
: “ Ecoutez c’est au Premier Ministre de l’annoncer définitivement. Nous sommes de vrais européens. Etre européen c’est vouloir la réforme dans notre pays !”

HL
: “ Merci, Renaud DONNEDIEU DE VABRES. ”

RDDV invité de Valérie LECASBLE sur BFM

8 septembre 2003

RDV : «  Vous savez, nous sommes directement concernés par le rétablissement de la sécurité internationale. Nous sommes à quelques jours d’un triste anniversaire qui est celui du 11 septembre où le terrorisme avait frappé les Etats-Unis. Donc la sécurité internationale, la lutte contre le terrorisme nous concernent… Valérie LECASBLE: « Aujourd’hui, j’ai invité Renaud DONNEDIEU de VABRES. Vice-Président de la Commission des Affaires Etrangères à l’Assemblée Nationale et Porte-parole de l’UMP, Ancien Ministre des Affaires Européennes, Renaud DONNEDIEU de VABRES, Bonjour. »

Renaud DONNEDIEU DE VABRES : «  Bonjour. »

V L : «  Qu’est-ce que la France répond aux propos de George W.BUSH? »

RDV : «  Vous savez, nous sommes directement concernés par le rétablissement de la sécurité internationale. Nous sommes à quelques jours d’un triste anniversaire qui est celui du 11 septembre où le terrorisme avait frappé les Etats-Unis. Donc la sécurité internationale, la lutte contre le terrorisme nous concernent. Mais justement, c’est parce que nous partons de la menace, de la gravité de la tension internationale actuelle que la France et un certain nombre de pays – car nous ne sommes pas du tout isolés – exigent la clarté du droit. Pour nous en Irak, le politique doit précéder l’opérationnel. Le politique cela veut dire que l’administration de l’Irak soit très clairement placée sous le contrôle de l’ONU pendant la période transitoire et que le peuple irakien ait véritablement le sentiment que l’objectif politique c’est la démocratie retrouvée. Sinon, il ne faudra pas s’étonner que sur le terrain s’installe un « sale » engrenage : celui du terrorisme et celui où la coalition n’apparaît pas comme une force de libération mais comme une force d’occupation. C’est cette spirale qu’il faut casser. C’est la raison pour laquelle la Russie, la France, l’Allemagne, qui sont préoccupées, solidaires bien évidemment de ce qui se passe vis-à-vis des troupes de la coalition, souhaitent, que le message politique claire et préalable de la communauté internationale soit la souveraineté en Irak. Sans cela on apparaîtra toujours comme des troupes d’occupation avec tout ce que cela peut générer comme résistance, comme réactions et comme tragédies sur place. »

VL : « Vous avez le sentiment que le Président américain demande l’aide internationale contre une aide financière pour imposer le leadership américain dans la région. Je caricature un peu volontairement. Mais c’est ce que vous êtes en train de dire. »

RDV : «  Nous recommandons que le droit soit très clairement appliqué, qu’il n’y ait aucune ambiguïté. Les Américains souhaitent que la communauté internationale s’engage, ils reconnaissent le rôle des Nations Unies. C est quelque chose de très important ! »

VL : « Cest pas un pas très important ça ? »

RDV : « Si, bien sûr ! C’est une étape féconde. Il ne faut pas chercher à savoir qui a tort ou qui a raison. Nous avons à faire face à une situation beaucoup trop dangereuse. Les dérapages seront de plus en plus graves et la contagion dans d’autres parties du monde encore plus importante. C’est la raison pour laquelle nous sommes plein de bonne volonté. Qu’on écoute un tout petit peu notre recommandation, elle n’est pas un règlement de compte, elle est un conseil utile. Au moment de la fin de l’intervention militaire nous avons dit qu’il fallait savoir transformer une victoire militaire en victoire politique, le responsable de cette victoire politique ce sont les Nations Unies, parce que c’est le seul lieu qui reste incontestable. Et qui permet ensuite de maîtriser toutes les forces qui sont hostiles à l’application du droit et au rétablissement de la démocratie en Irak. »

VL : « D’un point de vue politique, est-ce que vous n’avez pas peur que la France apparaisse comme l’empêcheur de tourner en rond, alors que G.W.BUSH tend la perche de la réconciliation et qu’elle hésite à la saisir ? »

RDV :  « Non, non, nous  ne refusons aucune perspective mais nous disons que pour être efficace, pour que la coalition, les soldats américains, britanniques, polonais soient dans une situation claire, il faut que le message politique de la communauté internationale soit incontestable. »

VL : «  Est-ce que les Allemands, les Chinois, les Russes que vous avez cités sont d’accord avec la position de la France ? »

RDV : «  Ecoutez, j’ai observé ce week-end des réactions très convergentes des principaux dirigeants du monde. Encore une fois, on cherche à travailler ensemble, de la meilleure manière. »

VL : « Comment est-ce que vous interprétez cette demande maintenant de G.W.BUSH. Il demande au Français de taire leur rancœur. Il demande ces 87 milliards de dollars également ? »

RDV : «  Il y a beaucoup d’incompréhension sur place et quand j’utilise ce mot il est très mesuré. Vous voyez bien aujourd’hui, qu’il y a de véritables combats, une lutte. Une clarification de la présence de la coalition en Irak est nécessaire pour que la perspective de libération, encore une fois, soit incontestable et la démocratie retrouvée également. »

VL : «  Vous étiez dans nos studios, quand l’ambassadeur d’Israël en France parlait de cette demande de M. Ahmad Quoreï qu’Israël arrête de boycotter Yasser ARAFAT. Les conséquences de tout cela au Proche-orient sont incalculables ? »

RDV : « Oui, on ne peut pas rester les bras croisés, je comprends l’inquiétude de l ‘Ambassadeur d’Israël. Israël a le droit de vivre en sécurité. Et les attentats récents ont souillé Israël et ont été une déflagration considérable, c’est extraordinairement choquant ! De la même manière que les Palestiniens doivent avoir la certitude de la perspective d’avoir un Etat viable. Alors, on ne peut pas rester les bras croisés. Il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures. On ne peut pas à quelques centaines de kilomètres avoir 300 000 soldats et là n’envoyer personne ! Je soutiens totalement la proposition française du Président et du Ministre des Affaires Etrangères qu’ils ont reformulée pour qu’il y ait une force d’interposition qui permette la véritable « feuille de route ». C’est à dire que chaque Etat puisse vivre en sécurité. Le face à face aujourd’hui, c’est la spirale de la haine. L’interposition est une nécessité absolue pour permette à la « feuille de route » de continuer à avoir une validité politique. Moi, j’étais en Israël et en Palestine il y a quelques semaines, l’Union Européenne avait recommandé qu’on continue à maintenir le contact avec Yasser ARAFAT. Sinon, on exposait le Premier Ministre palestinien à une mission impossible. Exiger de lui qu’il arrive à maîtriser immédiatement  toutes les forces terroristes palestiniennes,  c’était une « feuille de route » inatteignable. Et qu’il fallait, non pas pour l’idéaliser mais surveiller très directement l’attitude de Yasser ARAFAT. »

VL : «  G.W.BUSH n’en a même pas parlé, cette nuit, du Proche-Orient. »

RDV : « C’est pourtant la priorité de la Communauté internationale. Ou alors on a une espèce de sentiment écœurant. »

***

VL : « Annulation de 1,4 milliards d’euros de crédits supplémentaires. Et ça c’est à cause du déficit qui est encore plus lourd que prévu. François HOLLANDE va vous dire que c’est de la rigueur, Renaud DONNEDIEU DE VABRES. »

RDV : «  Je ne sais pas ce que François HOLLANDE va nous dire. »

VL : « C’est ce qu’il vous avait dit la dernière fois, c’est pour cela que je le rappelle. »

RDV : «  On ne va pas faire un jeu stérile de l’héritage. Et pour autant, si la France est un peu en retard par rapport à un certain nombre de ses voisins européens en matière de réformes la faute à qui ? Pas la faute au gouvernement RAFFARIN ou à la majorité présidentielle parce que nous nous « coltinons » la réalité, nous entreprenons les réformes les unes à la suite des autres. Et c’est vrai que pendant les 5 ans de Monsieur JOSPIN, la réforme des retraites et la réforme de l’assurance maladie, par exemple, ont dû attendre. »

VL : « La réforme de l’assurance maladie va attendre encore ? »

RDV : « Non, on a une méthode : faire partager à nos concitoyens le constat de la réalité. La réforme des retraites on l’a réussie parce que, avec beaucoup de méthode, on a fait partager le diagnostic et ensuite on a pris des décisions courageuses. Vous savez, il y a eu des débats. D’ailleurs, certains nous disaient à droite : mais pourquoi vous traînez ? Pourquoi vous ne faites pas le grand soir de la réforme ? Pourquoi vous ne procédez pas par ordonnances  ? Jean-Pierre RAFFARIN a utilisé le bon rythme et la bonne méthode ! Sur la santé c’est un problème beaucoup, beaucoup, plus difficile encore que la retraite. Parce que la retraite, les Français comprennent qu’il y a des différences de revenus, de pensions, en fonction de ce qu’a été la vie active des gens. Pour la santé, c’est différent. L’exigence, je la partage et je la comprends, c’est l’égalité absolue parce que là, il ne s’agit pas du PDG ou de l’ouvrier, il s’agit de 2 êtres humains qui ont les mêmes droits, face à la vie.  Nous devons garantir à chaque Français, à chaque Française le même droit à la santé ! »

VL : « Vous allez différer le débat ? »

RDV : « Non, nous n’allons pas différer mais l’on veut que le diagnostic soit solide car il y aura des décisions forcément très difficiles à prendre. Et aujourd’hui les gens ont le sentiment que l’on a toujours « rasé gratis » que l’on a toujours parlé du « trou de la Sécu » et qu’on l’a toujours comblé sans que chacun s’implique. La réforme de la santé doit impliquer chacun. Ce n’est pas les Français, les assurés sociaux contre les médecins, c’est tous ensemble que nous devons nous garantir, à nous tous, un vrai système de santé efficace. J’ai entendu parler dans votre journal de la taxation du vin. »

VL : «  Eh bien oui, il faut bien le combler ce  trou de la Sécu ! »

RDV : «  C’est non ! Ce week-end, je vais vous raconter – nous étions à l’université d’été à Mollets pour L’UMP avec une grande délégation des 25 pays européens, c’était un grand moment européen – et puis nous avons vu dans la presse écrite, dimanche matin, qu’il était question de la taxation du vin. Alors vous imaginez, en plein Bordelais avec l’ensemble de la presse française et européenne, cela nous a un peu ému. Alors, nous nous sommes renseignés et je crois pouvoir vous dire que la taxation du vin pour le comblement des déficits de la sécurité sociale n’est pas à l’ordre jour ! »

VL : «  Elle n’est pas à l’ordre du jour, vous êtes sûr et certain ? »

RDV : «  Oui ! »

VL «  Cela devait rapporter 800 000 millions d’euros, on ne veut pas augmenter la CSG, on va encore augmenter le prix du tabac mais cela commence à arriver à son terme puisque la consommation diminue avec l’augmentation du prix. Alors qu’est-ce que vous allez faire ? »

RDV : «  Il y aura certainement des décisions difficiles et courageuses à prendre mais qui ne doivent pas être comme cela avait toujours été le cas précédemment uniquement l’augmentation obligatoire parce que c’est ça qui nous fait devenir le mauvais élève de la classe européenne.
Vous savez, ce week-end, il y a eu une polémique comme quoi au fond la majorité présidentielle, le gouvernement de Jean-Pierre RAFFARIN, on tournerait le dos à l’Europe. »

VL : «  Difficile d’échapper à la polémique. »

RDV : « Non, j’étais présent ! »

VL : «  Vous êtes ancien Ministre des Affaires Européennes. »

RDV : « Oui, j’étais présent au moment du discours de Mr Valéry Giscard d’Estaing. Croyez-vous un instant qu’il avait un compte à régler par rapport à Jean-Pierre RAFFARIN ? Pas du tout, il a simplement voulu dire qu’être européen, c’est être un pays fort et faire des efforts qui vont dans la bonne et la même direction. J’ai la phrase de sa déclaration qui de ce point de vue là est très claire :

« C’est le problème de la gouvernance économique et sociale de l’Union. Nous ne pouvons pas avoir une monnaie commune sans avoir des éléments de politique économique et budgétaire commune sinon ce sont ceux qui sont vertueux qui paient les fautes de ceux qui les commettent. »

Eh bien la France n’a pas été assez vertueuse ces dernières années ! Ce n’est pas de la faute de Jean-Pierre RAFFARIN ou de la majorité présidentielle si les prélèvements obligatoires ont énormément augmenté et donc il nous appartient d’être des réformateurs. C’est à dire de faire la réforme de la retraite, c’est fait, l’assurance maladie on y travaille. Et d’avoir le courage, parce que ce n’est pas facile à faire, de baisser les prélèvements obligatoires. C’est ce qui a été décidé pour l’impôt sur le revenu et j’espère demain, si on a l’accord de nos partenaires européens, sur la baisse de la TVA sur la restauration et de maîtriser les dépenses. Parce que si on ne maîtrise pas les dépenses, alors là effectivement on est « gribouille » ! Mais ce n’est pas la politique de Jean-Pierre RAFFARIN. Je ne crois pas que nous avons reçu des leçons. Il faut plutôt les flécher vers l’Ile de Ré ! »

VL« C’est chez Lionel Jospin, Je ne sais pas s’il est encore à l’Ile de Ré.  D’autre part, il y a une rencontre Mario Monti et Francis Mer, rencontre qui va être difficile. C’est à propos du renflouement des caisses d’Alstom et l’Institution européenne n’est pas d’accord. L’Etat participe à cette augmentation de capital avant que la commission de la concurrence ait rendu son avis. Renaud DONNEDIEU DE VABRES qu’en pensez-vous ? »

RDV : «  C’est une entreprise dans un secteur tout à fait stratégique. Parce que vous savez Alstom c’est le nucléaire, ce sont les TGV, donc ce sont des secteurs d’industrie tout à fait importants pour notre pays et pour l’Union européenne et donc je suis certain que Francis Mer, avec le talent qu’on lui connaît, saura convaincre la Commission européenne de la nécessité du soutien que nous apportons à cette entreprise. Ce n’est pas pour fausser le jeu de la concurrence. C’est pour arriver à défendre, au niveau européen, l’existence de l’industrie lourde parce que si on n’y prend garde alors à cause des distorsions de coûts, les délocalisations se multiplieront. Alors je crois qu’il est de l’intérêt même de l’Europe et de chacun des pays qui composent l’Union Européenne de savoir conserver ses industries de grandes technologies. »

VL«  Est-ce que vous pensez que l’allemand Siemens par exemple est d’accord avec ces subventions déguisées en fait de la part du gouvernement français ?

RDV : « Là ce ne sont pas des subventions déguisées, car il y a un problème politique majeur qui se pose. Je crois que l’Europe ce n’est pas les déséquilibres entre pays, c’est le fait qu’on aille tous du même pas, que l’on arrive de ce point de vue là à créer des alliances fructueuses entre des grands groupes. »

VL : « Demain, c’est la réunion du bureau du groupe UMP. C’est la rentrée des députés en quelque sorte. Et ce matin Bernard ACCOYER s’inquiétait de la radicalisation des électeurs. Corinne LEPAGE disait tout à l’heure, on n’entend que l’UMP, on n’entend personne d’autre. Qu’est-ce que vous lui donnez comme message ? »

RDV : « D’abord nous, nous sommes une force politique très ouverte. »

VL «  Il est contre la suppression d’un jour férié. »

RDV : «  Nous, nous avons eu le courage politique. Le « demain on rase gratis » était la politique de la gauche. Avec 35 heures, on avait dit aux Français : « vous pouvez travailler moins et vous gagnerez autant ». Nous, nous avons le courage dappeler :  « à la solidarité concrète ». Pas uniquement dire c’est les prélèvements…»

VL«  On va être obligé d’augmenter les prélèvements vous le savez bien. Comment on va faire pour récupérer de l’argent ? »

RDV :  «  Vous me parler du jour férié. Eh bien, on  affecterait à une grande cause nationale la somme du travail des Français effectuée ce jour là. Je pense que c’est la bonne méthode. D’autre part, en ce moment, autant sur le plan national que sur le plan international, on est dans une période de radicalisation des esprits. On est amené dans beaucoup de domaines à appeler à l’apaisement. Au respect de la loi, au respect des principes républicains. A l ‘Ecole, par exemple, ce sont les enseignants qui ont demandé cette pacification des esprits. Parce qu’ils sont confrontés à des difficultés très importantes. Donc chacun doit avoir à cœur de faire baisser le niveau d’agressivité et de violence qui existe dans notre pays et qui existe sur le sol international. Je crois que nous ne sommes pas du tout dans une période consensuelle. Je pense que la méthode suivie par Jean-Pierre Raffarin et sa manière d’être lui-même sont tout à fait appropriées à la période actuelle. »

VL : «  Va-t-on revenir sur les 35 heures ? »

RDV : «  Non, on a pris un certain nombre de décisions. Il y a eu de nombreux assouplissements de la loi. Des négociations sont ouvertes, entreprise par entreprise et branche par branche qu elles s’expriment ! Que les salariés discutent avec les employeurs ! Parce qu il y a des employés qui ont envie d’avoir des augmentations du pouvoir d’achat liées aux heures supplémentaires. Ces discussions doivent avoir lieu. C’est la souplesse ! »

VL : « Merci Renaud DONNEDIEU DE VABRES, porte-parole de l’UMP, Secrétaire-Général Adjoint, Vice-Président de la Commission des Affaires Etrangères à l’Assemblée nationale, Député d’Indre et Loire. »

Réparer les erreurs de la gauche, c’est faire de la France un grand pays européen !

8 septembre 2003

Le seul responsable des grands écarts européens de la France, c’est Lionel Jospin. En ne réformant pas nos systèmes publics, en laissant filer les prélèvements obligatoires et même en décidant d’augmenter délibérément  impôts et charges sociales, la France est apparue comme le mauvais élève de la classe européenne… Les 2000 jeunes de la Fête Européenne de la Jeunesse à Moliets représentent une force extraordinaire qui ne se laisse pas déstabiliser par les manœuvres malheureusement classique de la vie politique…

Avec l’esprit de contradiction joyeux qui témoigne d’une salutaire liberté de l’esprit ! La venue de Sarkozy est commentée comme une sorte d’OPA… Le lendemain Alain Juppé reçoit un triomphe suffisamment clair et appuyé pour que cela dénote parmi nos plus jeunes militants une volonté de manifester bruyamment et fortement que l’heure n’est pas à l’affichage des ambitions personnelles…

A bon entendeur salut !

Le moment n’est absolument pas venu d’ouvrir la pré-campagne présidentielle
. Nous sommes au travail, avec comme unique mission de remplir la feuille de route issue des engagements pris devant les Français lors des présidentielles et des législatives. A une question qui me fut posée lors d’une table ronde sur la future compétition interne, j’ai sagement répondu que le meilleur d’entre nous s’appelle Jacques Chirac et qu’il lui appartiendra le moment venu d’avoir le privilège normal de parler le premier … pour annoncer ses intentions !

***

 
Cela déplait. Cela énerve. Cela irrite. Mais la réalité, c’est la réussite du pari de l’UMP. Etre toujours en tête pour agir, proposer, convaincre.

Nous sommes la première famille politique à avoir rassemblé les jeunes des 25 pays de l’Union Européenne, donnant ainsi le coup d’envoi des échéances européennes complexes de 2004. Elargissement, constitution autant de motifs pour nous mobiliser et entraîner les citoyens parfois inquiets et sceptiques, pour ne pas dire plus.

 Il n’y a plus de retour en arrière possible. Nous avons créé une force politique nouvelle sur des bases très solides. Dans un climat chaleureux et décontracté, ouvert et accueillant .

Nous de sommes pas des “ex” ! Il devient presque impossible de resituer nos origines partisanes.

Certes, pour les plus âgés d’entre nous, l’expérience et la mémoire existent avec leurs cortèges d’affrontements et de querelles.

A l’opposition binaire et qualifiée par VGE lui-même de simplificatrice et de sommaire entre les partisans du “Tout Europe” et les tenants du “Tout national” succède une synthèse beaucoup plus féconde où s’articule identité nationale et réussite européenne dans une parfaite symétrie.

Ce n’est donc plus surprenant que Valéry Giscard d’Estaing soit ovationné devant un tel public. Le renouvellement des générations est d’ailleurs tel que les épisodes peu amènes des relations Giscard-Chirac semblent appartenir à une histoire très ancienne, inconnue de la plupart !

Il n’y a plus ni rancune ni rivière ! Nous cherchons à avancer, à bouger, à faire mouvement. Sans oublier nos racines. Mais sans être encombrés par nos souvenirs guerriers !

***

Dans la conjoncture actuelle, le feu prend vite. Une phrase et c’est parti !

Le Président de la Convention pour l’Avenir de l’Europe est légitimement préoccupé de pacifier les rapports entre “grands” et “petits” pays de l’Union Européenne et de calmer les susceptibilités qui se sont récemment exprimées.

Il est donc parfaitement dans son rôle de “grand architecte européen” en appelant à la vertu chaque Etat, voire en rappelant à l’ordre ceux qui s’écarteraient délibérément du cap que nous nous sommes ensemble fixés.

Il est même prudent pour lui afin d’obtenir la ratification de son projet de Constitution qu’il fasse des gestes et tienne des propos “appropriés” !

Ce n’est pas trahir sa pensée ou la déformer pour les besoins de la cause que de dire qu’il ne “visait” pas Jean-Pierre Raffarin et la politique de son gouvernement dans son discours samedi dans les Landes.

Dans l’assistance personne n’a perçu comme un “charge” frontale majeure le passage de son intervention concernant la politique économique et budgétaire commune :

“Les responsabilités nationales doivent s’exercer dans un cadre européen. Je souhaite que chacun se souvienne qu’il a des responsabilités nationales qu’il exerce dans ce cadre européen.

C’est le problème de la gouvernance économique et sociale de l’Union. Nous ne pouvons pas avoir une monnaie commune sans avoir des éléments de politique économique et budgétaire commune. Sinon, ce sont ceux qui sont vertueux qui paient les fautes de ceux qui les combattent.”

Le seul responsable des grands écarts européens de la France, c’est Lionel Jospin.

En ne réformant pas nos systèmes publics, en laissant filer les prélèvements obligatoires et même en décidant d’augmenter délibérément  impôts et charges sociales, la France est apparue comme le mauvais élève de la classe européenne
.

Nous devons rattraper le retard pris. Réparer les dégâts. Nous mettre à niveau. Et reconnaissons que certains pays de la “nouvelle Europe” ont fait des efforts tout à fait exemplaires et remarquables pour moderniser, adopter, réformer. Ils sont parfois même, dans certains secteurs, en avance sur nous.

Nous n’avons pas de leçon à donner. Nous n’avons pas non plus, nous, à en recevoir. C’est plutôt au célèbre habitant de l’île de Ré qu’une sévère remontrance peut être adressée. Et même fléchée !

. Baisser les impôts, c’est vouloir situer la France dans la moyenne européenne.

. Avoir réussi la réforme de notre système de retraites, c’est nous resituer dans la course.

. Engager l’assurance maladie sur le chemin de la réforme pour garantir à chaque Français un système de santé performant et juste, c’est “tout simplement” replacer la France parmi les Etats qui ont du courage, de la vertu, de la générosité. C’est également donner de nous une image positive. Attractive. C’est donc faire œuvre utile pour stimuler la croissance et attirer les investisseurs… Sic !

Pacte de stabilité et de croissance, pacte de croissance et de stabilité qu’importe l’ordre sémantique des facteurs.

L’important, c’est de relancer la croissance et l’emploi, de nous mettre en position de bénéficier de la relance internationale. De faire mouvement vers cet objectif vital pour chaque Français. De nous adapter et de mettre un terme aux délocalisations.

La polémique a le droit d’exister. Nous ne dévierons pas pour autant de notre ligne : faire de la France un grand pays européen !

C’est le défi de Jean-Pierre Raffarin et de l’UMP. Les aigreurs et les rancœurs de certains commentaires socialistes seront vite oubliées. Si nous réussissons !

10% en 3 ans de baisse de l’impôt sur le revenu : il reste encore du chemin !

5 septembre 2003

La croissance, chacun la fabrique ! La solidarité, chacun la crée. Bien au delà des institutions. Par des actes individuels. Concrets. Généreux…. Nous l’avions dit. Nous le faisons !

A entendre les socialistes qui veulent augmenter les impôts et qui de ce fait expriment fortement leur mécontentement, le fait que la droite tienne ses engagements de campagne est scandaleux.

C’est le contraire qui serait choquant.

Notre souci de réhabiliter l’action politique passe par cette solidité et cette continuité dans la décision, qui caractérisent la majorité présidentielle.

Non par idéologie, par théorie. Tout simplement par souci de la parole donnée, par respect de l’électeur.

Quel changement ! Et peut-être quelle révolution… Mais le chemin de la confiance retrouvée faite aux responsables politiques est encore long à parcourir ! En témoigne le sondage malheureusement calamiteux sur notre crédibilité à dire la vérité aux Français
concernant la canicule et le chiffre exact d’augmentation des décès.

***
Hier soir, sur TF1, dans le journal de 20 heures présenté par PPDA, Jean-Pierre Raffarin avait vraiment de la gueule ! Il “assure” comme on dit ! Il a surtout donné le coup d’envoi de la rentrée avec autant d’intelligence que d’humanité. Pour être franc, c’était nécessaire…

La caméra est impitoyable. Elle décèle tout. Ne pardonne rien.

Eh bien, sa conviction et sa compassion sont apparues avec une intensité rare.

L’Amiral est vraiment à la passerelle, au poste de combat, scrutant les écueils qui jalonnent forcément le parcours, annonçant avec sérénité mais détermination le cap et fixant l’objectif à rejoindre.

Il endosse. Il assume. Il sait également réfuter et le cas échéant combattre idées fausses, mensonges et supercheries.

Il inspire confiance.

Personne ne ferait mieux !

***
En 3 ans, l’impôt sur le revenu aura baissé de quasiment 10% : le tiers du chemin que nous devons faire pour atteindre la promesse du Président de la République au moment de la campagne électorale…

Débats et controverses sont toujours légitimes aussi bien au sein à l’UMP que dans l’ensemble des forces politiques.

Mais tenir cette “feuille de route” était vraiment indispensable car en économie la psychologie est essentielle. Vitale, pour que les agents économiques que nous sommes tous ne vivent  pas dans une incertitude néfaste pour la croissance.

Les zigzags, les stop and go créent un climat de doute, un environnement peu propice à l’investissement au pari de l’avenir.

C’est de plus une action d’équité. Même de réparation, tant il est vrai qu’il est malsain et contre productif que le travail et l’effort soient pénalisés par des prélèvements abusifs. Ce qui a été le cas grâce au socialisme rampant ou déclaré dans lequel notre pays a vécu. Survécu !

Baisser l’impôt sur le revenu suppose paradoxalement beaucoup de courage. De savoir même mener un vrai combat idéologique car cela déchaîne de fausses passions égalitaristes. Vivaces, très vivaces chez les Gaulois !

Ceux qui croient à l’injustice, stigmatisant qu’1 Français sur 2 ne bénéficiera pas de la mesure, seraient mieux inspirés de remarquer que l’augmentation de la prime à l’emploi concerne les plus faibles rémunérations. Et que c’est ma majorité présidentielle et le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin qui auront augmenté le SMIC de plus de 10%.

La baisse de l’impôt sur le revenu conforte la croissance, qui elle-même permet la création d’emplois. Elle contraint évidemment à la maîtrise des dépenses publiques, si l’on veut éviter le reproche d’irresponsabilité et de mauvaise gestion.

Au Parlement de jouer son rôle, de traquer les gaspillages et de savoir en revanche reconnaître les besoins nouveaux à satisfaire.

Personne n’est inutile dans la fonction publique. Par contre, des fonctions peuvent être devenus obsolètes, décalées des réalités. La bonne réponse est alors la formation, la mobilité, l’affectation à de nouvelles responsabilités. Le débat n’est donc pas celui sur le nombre de suppressions de postes mais il porte sur le contenu du service que l’on veut rendre à la population.

La recherche d’économies, de gains de productivité, de modernisation nécessaire suppose le courage de l’Assemblée Nationale et du Sénat. L’intelligence et le sérieux des parlementaires, même !

Car il n’est pas facile de rompre avec les mauvaises habitudes. D’entraîner vers la réforme de convaincre de sa nécessité et de son équité.

La Cour des Comptes s’y emploie année après année. Elle est soutenue quelques heures lorsque les feux de l’actualité se braquent sur son rapport. Et puis l’indifférence coupable, la lâcheté l’emportent.

Alors une suggestion, monsieur le Président de la Commission des Finances, Cher Pierre Mehaignerie !

Envoyez à chaque ministre les extraits des observations et recommandations de la Cour des Comptes depuis 6 ans en demandant “perfidement” les conclusions pratiques qui en ont été tirées !

Et que le tout fasse l’objet d’un débat public dans un délai très bref.

Ce serait un vrai branle-bas de combat très salutaire ! Rédempteur !
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L’air du temps de cette rentrée est électrique. Il n’y a d’ailleurs pas eu de trêve tant a été violent et douloureux le mois d’août.

Notre pays connaît un faux consensus. Les ruptures, les déchirures, la radicalisation des esprits et des comportements sont malheureusement  le lot de la France du XXI siècle qui, en profondeur, est tout sauf paisible.

A la moindre imperfection politique, à la moindre fissure dans la préparation d’une action, une tempête plus ou moins longue et forte se déclenche. Avec la soudaineté dont la Méditerranée est capable…

La gauche essaye de faire feu de tout bois. Elle guette tout événement susceptible de mettre en difficulté le gouvernement, avec une fébrilité souvent indécente, un choix des cibles parfois indigne.

Au lieu de réfléchir, de proposer et naturellement de critiquer, ce qui est une fonction légitime en démocratie !, les socialistes essayent de planter leur tente à côté de celle de l’extrême gauche, courant derrière elle. Ils sont déjà en pré-campagne présidentielle, oubliant l’essentiel : chercher à être utiles aux Français . Renonçant à faire preuve d’humilité, d’écoute, de caractère. Déjà en T-Shirt et en jean, Laurent Fabius va bientôt reprendre sa guitare au pied du balcon de Marianne !

Face à ce véritable bal des prétendants qu’offre en spectacle la gauche socialiste, nous avons une superbe responsabilité à assumer.

Avec le gouvernement, l’UMP doit mettre en échec tous les commentateurs permanents de la crise, du défaitisme, du renoncement, de la sinistrose.

Non pas pour travestir la réalité. Ni pour être décalé par rapport aux attentes et aux impatiences des Français.

Mais pour prendre à bras le corps les défis que nous devons relever.

En  responsabilisant chacun.

Tout ne dépend pas de l’Etat, du “système”, de la collectivité, nationale ou locale.

A chacun de se mobiliser pour réussir. Et faire réussir notre pays.

La croissance, chacun la fabrique !

La solidarité, chacun la crée. Bien au delà des institutions. Par des actes individuels. Concrets. Généreux.

Alors, pour que la rentrée ne soit pas “chaude” mais féconde, soyons aussi attentifs que mobilisés ! Avec notre triple devise : tenir nos engagements, écouter avant de décider, contrôler et vérifier la pertinence et le résultat après avoir agi.

C’est la révolution culturelle à droite ! Même si Jean-Pierre Raffarin ressemble plus à Pompidou qu’à Cohn-Bendit !

AFP : 2 Septembre 03:Education-Rentrée-UMP.

2 septembre 2003

“ L’éducation est vraiment la grande priorité politique aussi bien dans le soutien que nous devons apporter aux enseignants, dans le rappel  aux familles de leurs responsabilités d’éducateurs et dans la feuille de route que l’on doit donner aux jeunes, pour que le savoir, le respect de l’autre, la tolérance deviennent pour eux des valeurs évidentes”… Tours : 2 Septembre 03 – l’UMP “fait une confiance totale au Premier ministre et aux deux ministres en charge de l’éducation pour réconcilier les Français avec l’école” a affirmé mardi son porte-parole, Renaud Donnedieu de Vabres.

“ L’éducation est vraiment la grande priorité politique aussi bien dans le soutien que nous devons apporter aux enseignants, dans le rappel  aux familles de leurs responsabilités d’éducateurs et dans la feuille de route que l’on doit donner aux jeunes, pour que le savoir, le respect de l’autre, la tolérance deviennent pour eux des valeurs évidentes”, a déclaré le député d’Indre-et-Loire.

“Nous faisons une confiance totale au Premier ministre et aux deux ministres en charge de l’Education nationale (Luc Ferry et Xavier Darcos) pour mobiliser et peut-être réconcilier les Français avec l’école”, a ajouté l’ancien ministre, qui accompagnait le recteur de l’académie d’Orléans-Tours,  Christian Nique, lors d’une visite d’un lycée de Tours à l’occasion de la rentrée.

Selon le porte-parole de l’UMP, le gouvernement a pris une décision “sage, juste et équilibrée, avec le souci de l’apaisement” s’agissant des retraits sur salaires des enseignants grévistes.

Pour sa part, le recteur a estimé qu’il avait “essayé d’appliquer la loi de manière intelligente”, en ne prenant pas en compte les dimanches et jours fériés et en étalant les retraits. “Chaque fois qu’il y avait un doute, il a profité à l’enseignant”, a-t-il ajouté.