Archives de 2003

Cité internationale

17 septembre 2003

Lors du dernier conseil municipal, Jean Germain s’en est prit directement à deux « institutions » qui depuis des années travaillent très efficacement et discrètement en faveur des « arts plastiques » sur notre ville, leur reprochant leur isolement, vis à vis de la vie culturelle qu’il veut organiser et maîtriser sur Tours.Jean Germain vient donc de prendre pour « nouvelles cibles » l’Ecole Régionale des Beaux arts et le Centre de Création Contemporaine.

Pourtant l’Ecole des Beaux-arts, chaque année, forme des artistes plasticiens avec ce que cela peut représenter de vie, d’énergie, d’indépendance, de liberté et parfois même d’impertinence nécessaire à la bonne santé de la vie culturelle dans notre ville, celle-ci permet également à de nombreux amateurs de s’initier aux arts plastiques.

Il en est de même pour le CCC qui est devenu, au fil des ans, un espace « incontournable » de l’art contemporain en France et dans notre région, celui-ci présentant régulièrement des œuvres d’artistes vivant.

Alors pourquoi mettre en cause, au travers de leurs responsables, ces structures qui ont fait leurs preuves ?

Après les disparitions brutales de : l’Historial de Touraine, du centre d’étude des langues vivantes, de la cité internationale, de l’aquarium de Tours…nous ne pouvons nous empêcher de penser, et de nombreuses Tourangelles et Tourangeaux avec nous, qu’il y a sans doute une raison cachée à ces déclarations et se rappeler du dicton populaire qui dit « quand tu veux tuer ton chien dit qu’il a la rage ».

Nous nous souvenons tous que la disparition de l’Historial et de l’aquarium cachait un autre projet, que la fin de la cité internationale avait été programmée pour être remplacée par l’auberge de jeunesse…Alors peut être qu’il s’agit là, par exemple de construire, à la place des Beaux-arts… un hôtel ?

Par ailleurs la ville de Tours devrait engager une vraie réflexion sur un lieu contemporain permettant de présenter l’art contemporain, au service de jeunes talents de notre ville et capable d’accueillir des artistes confirmés. Il faut se donner les moyens d’être la « Capitale du Val de Loire ».

Conseil de la Vie Locale

17 septembre 2003

Depuis notre élection, nous n’avons cessé de faire de la proximité la valeur qui guide notre action afin que les décisions soient enfin prises à l’échelon de responsabilité le plus proche et le plus susceptible d’efficacité politique.Aussi, avons-nous suivi avec attention la création des Conseils de la Vie Locale en application de la loi sur la « démocratie de proximité ». Ces organes qui, rappelons-le, ont pour objectif de constituer un « espace de dialogue, de concertation et de proposition » et qui doivent, en principe, permettre aux Tourangeaux de venir librement « confronter leurs expériences, donner leur avis et élaborer ensemble des projets au service de l’intérêt général de la ville », se sont réunis depuis leur constitution et leur installation, ont élu leur bureau et adopté un règlement.

Après six mois de fonctionnement, un premier bilan peut d’ores et déjà être fait. A cet égard, les réserves que nous avons émises (absence d’identité dans la délimitation de leur périmètre de compétence et imprécision des règles régissant leur composition, leur mode de fonctionnement et l’attribution de moyens d’action) et que nous avons déjà relatées dans ces colonnes, sont toujours valables et confirment nos craintes relatives à la volonté du Maire d’instaurer un véritable instrument de démocratie.

En effet, l’improvisation caractérise leur organisation et la démocratie participative annoncée à grand renfort de publicité semble y être limitée.

Loin d’être de véritables lieux de débats et de prises de décisions, ces conseils semblent plutôt destinés à promouvoir l’action du Maire de Tours, Jean GERMAIN : les représentants des habitants, comme ceux des associations, hormis un bref tour de table où ils ont pu faire part de leurs attentes et de leurs interrogations relatives à la qualité de la vie (bruit, stationnement, circulation, environnement, sécurité, propreté…), ayant peu l’occasion de s’exprimer et de donner leur avis, les représentants de la municipalité et de ses services monopolisant la parole.  
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Car en vérité l’essentiel de ces réunions est consacré à la donnée d’informations et à la présentation des projets du Maire : aménagement de la place Thiers, réalisation du parking des Bordiers, chantier de l’avenue Daniel Mayer…Bien évidemment, sur aucun de ces sujets les représentants des habitants et des associations ne sont consultés, les projets étant à ce stade déjà arrêtés, leurs interventions ne pouvant se borner dès lors qu’à de simples questions  pratiques.

De même ne peuvent-ils plus interroger directement les représentants des services publics de proximité, le règlement prévoyant désormais de poser les questions uniquement par écrit.

Quant à l’assistance, elle est, au fil des séances, qui sont publiques, de plus en plus réduite. Comment pourrait-il en être autrement, quand les dates de réunions changent constamment et que la plupart des membres des conseils (à l’exception des représentants de la municipalité bien sûr !) comme le reste de la population tourangelle n’en sont pas informés ?

Etude des langues vivantes

17 septembre 2003

Lors du dernier conseil municipal, Jean Germain s’en est prit directement à deux « institutions » qui depuis des années travaillent très efficacement et discrètement en faveur des « arts plastiques » sur notre ville, leur reprochant leur isolement, vis à vis de la vie culturelle qu’il veut organiser et maîtriser sur Tours.Jean Germain vient donc de prendre pour « nouvelles cibles » l’Ecole Régionale des Beaux arts et le Centre de Création Contemporaine.

Pourtant l’Ecole des Beaux-arts, chaque année, forme des artistes plasticiens avec ce que cela peut représenter de vie, d’énergie, d’indépendance, de liberté et parfois même d’impertinence nécessaire à la bonne santé de la vie culturelle dans notre ville, celle-ci permet également à de nombreux amateurs de s’initier aux arts plastiques.

Il en est de même pour le CCC qui est devenu, au fil des ans, un espace « incontournable » de l’art contemporain en France et dans notre région, celui-ci présentant régulièrement des œuvres d’artistes vivant.

Alors pourquoi mettre en cause, au travers de leurs responsables, ces structures qui ont fait leurs preuves ?

Après les disparitions brutales de : l’Historial de Touraine, du centre d’étude des langues vivantes, de la cité internationale, de l’aquarium de Tours…nous ne pouvons nous empêcher de penser, et de nombreuses Tourangelles et Tourangeaux avec nous, qu’il y a sans doute une raison cachée à ces déclarations et se rappeler du dicton populaire qui dit « quand tu veux tuer ton chien dit qu’il a la rage ».

Nous nous souvenons tous que la disparition de l’Historial et de l’aquarium cachait un autre projet, que la fin de la cité internationale avait été programmée pour être remplacée par l’auberge de jeunesse…Alors peut être qu’il s’agit là, par exemple de construire, à la place des Beaux-arts… un hôtel ?

Par ailleurs la ville de Tours devrait engager une vraie réflexion sur un lieu contemporain permettant de présenter l’art contemporain, au service de jeunes talents de notre ville et capable d’accueillir des artistes confirmés. Il faut se donner les moyens d’être la « Capitale du Val de Loire ».

Dette

17 septembre 2003

La dette actuelle : malgré le retour de la croissance économique enregistrée pendant plusieurs années, malgré l’augmentation de la population constatée lors du dernier recensement, malgré la baisse des taux d’intérêts, la dette n’a pas diminué. Au 31 décembre 1994 la dette était de 1787 millions de francs, chiffre figurant dans l’audit demandé par la nouvelle municipalité en 1995.Un organisme indépendant de la ville, DEXIA CREDIT LOCAL, en relation avec l’Association des Maires des Grandes Villes, dans son Annuaire des finances locales 2001  fixe la dette de Tours au 1er janvier 2001 à 1789, 4 millions de francs.

La dette transmise en héritage : en 1999 la ville a souscrit un emprunt obligataire pour un montant de 524 MF ; cet emprunt sera à rembourser de 2023 à 2026. Cette opération est critiquable car dans l’immédiat la ville ne rembourse que les intérêts, soit 31 MF pendant 25 ans. En réalité l’opération aboutira au résultat suivant :

Montant des intérêts réglés ( 31MF pendant 25 ans) = 775 MF
Remboursement du capital ( 2023-2026)                   = 524 MF
Total à payer par le contribuable            : 1299 MF

Le coût d’un emprunt classique à 5,4% aurait coûté = 987,5 MF
Perte pour la ville et pour le contribuable (1299 MF – 987,5 MF ) = 311,5 MF

Ce n’est pas ce que l’on peut appeler une gestion «  de bon père de famille »

Grands projets

17 septembre 2003

Aujourd’hui, deux principes de base doivent être appliqués : la proximité et la programmation, pour définir des grands projets tout en respectant l’argent des contribuables.Or, depuis six ans les tourangelles et les tourangeaux constatent que la méthode de la municipalité est plus médiatique que pragmatique.

A l’occasion de la mise en place du tri sélectif, à quel moment la municipalité a t-elle consulté les tourangelles et les tourangeaux sur le choix entre poubelle et sac en plastique pour chaque quartier de notre ville, en tenant compte du type d’habitation, du désagrément et de la contrainte pour les usagers ? Actuellement, vos ambassadeurs du tri sillonnent la ville pour annoncer l’arrivée d’un second container, qui n’arrangera en rien le problème du centre ville, les poubelles restant, parce que l’habitat ne permet pas leur stockage, en permanence sur les trottoirs.

Sur un tout autre sujet, quand la ville mettra t’elle en place un vrai programme et un véritable calendrier d’entretien de tous les trottoirs, des rues, des jardins publiques,  avec une enveloppe annuelle  prévue quartier par quartier, et un dispositif décentralisé de décision ?

Concernant les grands chantiers de la ville, la Mairie semble également appliquer la même méthode. Nous ne prendrons comme exemple qu’un événement récent qui a défrayé la chronique : la patinoire.

A quand Monsieur le Maire, une vraie programmation, de réfection ou de construction d’ équipements sportifs comprenant d’une part un budget global avec son financement, ses conséquences en terme d’imposition, et d’autre part un échéancier précis de leurs mise en place ?

Il en est de même sur la question des ex foyers Accès, les tourangelles et les tourangeaux veulent savoir quand, et combien il leur en coûtera de reconstruire ce que vous avez détruit ?

Non, Monsieur le Maire, les annonces médiatiques qui ressemblent plus à un « pêle-mêle » de propositions non budgétées et non programmées, ne pourront éternellement donner le change aux véritables besoins qui se font chaque jour plus urgents dans nos quartiers, que ce soit pour la pratique du sport dans des conditions décentes ou pour offrir à toutes et tous une vraie animation socio-éducative et culturelle diversifiée.

Non, Monsieur le Maire, vous ne pouvez pas continuer à annoncer les dépenses sans les programmer, vous dire soucieux de l’argent du contribuable, sans justifier du financement précis de vos grands travaux, et vous dire attentif aux besoins des habitants sans les écouter !

Tours plus

17 septembre 2003

Présentée lors du débat d’orientations budgétaires et adoptées par le conseil d’agglomération en décembre dernier, l’attribution de 2 millions d’euros à l’aménagement du siège de Tour(s) Plus contrairement à ce que l’on aurait pu penser, n’a suscité ni contestation ni réprobation des conseillers communautaires présents. Cette décision n’a pu faire ainsi l’objet que d’une seule et brève ligne dans la presse quotidienne locale. Pourtant une telle décision dans n’importe quelle autre assemblée délibérative politique aurait normalement déclenché de vives réactions.Cette indifférence ne fait qu’illustrer une fois de plus les défauts de cette institution: l’absence de démocratie et d’accès à l’information.
En effet ce vote est à ajouter à la longue liste des décisions prises sans que les habitants de l’agglomération soient informés : augmentation de la taxe sur le ramassage des ordures ménagères, hausse pour certaines communes de la facture d’eau, spécialisation des centres culturels de chaque commune sans que les contribuables qui sont censés financer un lieu où toutes les formes d’expression culturelle doivent avoir droit de cité ne soient informés …

Pourtant, créée à l’origine pour permettre aux communes qui en font partie de mettre en commun leurs moyens pour le fonctionnement et les investissements lourds (ramassage des ordures ménagères, tri sélectif, transports en commun, centre de traitement des eaux usées, etc,…), cette structure devrait logiquement permettre de réaliser des économies sur les grands équipements en évitant ainsi les doublons.

Or après plusieurs mois d’existence force est de constater qu’il n’en est rien. L’exposé sur la construction de ce siège en conseil communautaire le 12 mars dernier, ne fait que confirmer les craintes que nous avons émises à plusieurs reprises à ce sujet : c’est un véritable « Palais de l’agglomération » qui est en train d’être édifié à la ZAC des Deux Lions. Construit loin du cœur de l’agglomération, près du Petit Cher au sein du « Business Pole », ce nouveau bâtiment a vocation à recevoir plus de 350 personnes au service de l’Agglomération ( alors que cette dernière n’en employait que 50 à l’origine).

 Où sont donc les économies espérées ? Un tel bâtiment était-il nécessaire ? N’y avait-il pas d’autres dépenses plus urgentes et vitales pour notre agglomération ?

Avec ces méthodes autoritaires et ces annonces brutales, les Tourangeaux peuvent, à juste titre, s’inquiéter de ce qui les attend encore comme mauvaise nouvelle et commencer à se demander si Tour(s) Plus n’est pas qu’une machine qui finira un jour ou l’autre par prélever un impôt de plus. En effet, combien coûtera le fonctionnement de ces installations ? Qui va financer les  futurs recrutements que l’on nous annonce déjà ?

Si les habitants de notre agglomération devaient en arriver à cette conclusion, ce serait la fin d’une belle tentative qui aurait pu être utile à tous et cet échec serait à mettre au compte de ceux qui auront présidé à sa mise en place.

En réalité, ce n’est pas Tour(s) Plus qui ne marche pas, c’est la démocratie qui est en panne dans cette structure. Comme nous l’avons déjà dénoncé, l’opposition n’ a pas le droit de siéger dans le conseil communautaire, ce droit lui ayant été refusé par le maire. Nul ne s’étonnera donc que cette institution ne soit devenue au fil de conseils communautaires de pure forme, la chambre d’enregistrement de décisions débattues, adoptées et bien lissées en réunions de bureau et de commissions.

Nous ne pouvons accepter une telle situation. Aussi, sommes-nous plus que jamais déterminés à enrayer ces dysfonctionnements et dérives. Nous veillerons donc à ce que la démocratie se mette enfin en place et qu’elle n’ait pas pour conséquence un coût supplémentaire de fonctionnement en générant sa propre bureaucratie.

C’est en se fixant cet objectif que cette institution deviendra un réel instrument au service de notre agglomération et au bénéfice de chaque contribuable. C’est pourquoi, vous pouvez compter sur nous pour agir en ce sens.

Gardiens d’immeubles

16 septembre 2003

Permettre à chacun de vivre en sécurité dans notre ville est un devoir qui incombe à chaque responsable public. Or, force est de constater qu’à Tours, malgré de réels progrès et un travail exemplaire des policiers, beaucoup reste à faire. L’heure n’est pas à l’autosatisfaction déconnectée de la réalité. L’exigence de nos concitoyens reste légitime, leur impatience compréhensible, même si nous avons à réparer les erreurs de la gauche en la matière. Il convient d’abord de mettre un terme au débat stérile sur la part de responsabilité entre compétences nationale et locale. Une nouvelle coopération entre l’Etat et la ville doit être instaurée pour que l’ensemble des citoyens puisse vivre en toute quiétude.
En effet, pour que soit rétablie l’autorité publique, il serait plus efficace de mieux coordonner les moyens dans le respect des prérogatives de chacun. Garant de la sécurité des personnes et des biens et de la tranquillité publique, le maire devrait ainsi travailler de manière accrue en partenariat avec la préfecture, la justice, la police nationale, la gendarmerie, les travailleurs sociaux, les gardiens d’immeuble, et plus largement avec tous ceux qui oeuvrent au maintien de la concorde civile.

Nous souhaitons donc que des initiatives soient prises afin de permettre à la police municipale de jouer pleinement son rôle de vigilance dans toutes nos rues et dans chacun de nos quartiers, ce qui implique naturellement pour la municipalité un redéploiement plus précis des agents selon les lieux les plus sensibles, un réaménagement adéquat des horaires de travail, une étroite concertation et complémentarité entre les agents chargés de la sortie des écoles, de la surveillance des parcs et jardins, des bâtiments, des gardiens d’immeubles, des travailleurs sociaux, et la mise en place d’une réelle coordination avec les services de l’Etat et la Préfecture.

Bien entendu, la répression seule n’est pas suffisante. Dans un souci d’éducation et de prévention, il faudra naturellement veiller à ce que chacun respecte la règle, et pour ce faire, rompre avec l’esprit de mai 1968, qui a trop contribué au développement de l’irresponsabilité, de l’individualisme et de son corollaire : l’insécurité. Il est également vital d’offrir aux plus jeunes de nos concitoyens et particulièrement ceux en difficulté, les moyens d’acquérir cet esprit d’initiative, de civisme et de respect d’autrui indispensable pour contrer les actes de délinquance et de trouble à l’ordre public. Il faut également davantage de lieux de rencontre et une offre sportive de proximité renforcée.

A cet égard, près d’un an après la mise en liquidation des anciens foyers ACCES voulue par Jean Germain, on ne peut que s’inquiéter de l’absence de mise en place de véritables activités socio-éducatives de remplacement pouvant accueillir la totalité des jeunes précédemment inscrits.
Chaque quartier devrait pouvoir compter sur une structure adaptée et conforme aux attentes des Tourangelles et des Tourangeaux.

Interdit

16 septembre 2003

Dans la France d’aujourd’hui, il était devenu urgent de rappeler les nécessités de l’autorité, de l’ordre, du respect de règles. Sans pour autant porter atteinte à la nécessaire liberté individuelle que chacun revendique à juste titre pour lui même. Mais en l’encadrant, ou tout au moins en prévoyant la sanction éventuelle, c’est à dire la mise en jeu de la responsabilité.

Cette nouvelle attitude politique produit de nombreux résultats.

La diminution spectaculaire du nombre de tués sur la route est la suite directe de la fermeté de Gilles de Robien assortie de la fameuse et célèbre peur du gendarme !

Soyons sincères : lequel d’entre nous attachait systématiquement sa ceinture de sécurité, veillait scrupuleusement à ne pas dépasser la vitesse autorisée ? J’assume n’avoir pas été toujours exemplaire. Sur le téléphone portable, j’ai encore du travail !!!

Le lien direct entre discipline-résultats est fécond. Il mobilise, entraîne et incite chacun à aller dans la bonne direction. Celle où l’on constate que le progrès ne vient pas du hasard, d’une sorte de soucoupe volante, mais de la somme des efforts individuels constatés. Cela rompt le sentiment parfaitement désespérant où rien ne semble pouvoir jamais changer, s’améliorer, évoluer dans le bon sens.

La baisse régulièrement observée des chiffres de la délinquance traduit également l’efficacité du changement de cap de la politique suivie. Le sentiment d’impunité absolue qui habitait les caïds dans certains immeubles ou dans certains quartiers de nos villes tend à disparaître.

Tout n’est pas pour autant réglé, car la mise en uvre sur le terrain des nouvelles mesures et des nouvelles règles prend du temps. Elle doit impliquer l’ensemble des professionnels concernés (magistrats, policiers, gendarmes, gardiens d’immeubles etc…)

Le Ministre de la Justice vient ces jours derniers d’accueillir les juges de proximité qui vont désormais faire uvre utile et renforcer le sentiment de sécurité et rétablir la tranquillité publique.

Pour taper fort, il faut parler vrai et direct. Quitte parfois à heurter et à choquer.

En témoigne la brutalité des inscriptions préventive sur les paquets de cigarettes. Fumer tue… Avec les lettres noires du deuil. C’était inenvisageable de cette manière hier…

Cette alerte nécessaire inspire également les campagnes de prévention du sida qui doivent rester percutantes pour frapper les esprits malheureusement prompts à oublier les risques.

Il reste utile de parler cru concernant la drogue, à cause des engrenages, du passage progressif de produits réputés inoffensifs vers des substances qui détruisent toutes les facultés et entraînent la mort.

Le débat lancinant sur la dépénalisation des drogues dites douces vient d’être tranché. Enfin, vus les dégâts.

L’annonce par le Premier Ministre d’un dispositif concret et équilibré le prouvera : L’usage simple et privé ne doit pas être dépénalisé, mais puni d’une contravention et non plus par la prison. Pour les premières interpellations du moins.

L’ensemble de ces dispositifs ne font que traduire une nécessité sociale vitale : permettre l’épanouissement humain et parfois se protéger contre soi-même. C’est dire que la vigilance pour le respect de la liberté de la personne s’impose. La loi doit la protéger contre vents et marées, qui peuvent parfois faire de vrais dégâts.

L’art de la politique humaniste c’est de savoir concilier principe de responsabilité et respect de la liberté. Règle collective et droit de la personne.

Un vaste défi que nous devons réussir.

Tri sélectif

16 septembre 2003

Le tri sélectif est devenu pour presque tous les habitants de Tours une réalité très concrète, ce système de collecte des ordures ménagères créant par là-même de nouveaux réflexes, de nouvelles habitudes et… de nouvelles contraintes.

Depuis quelques jours, c’est maintenant l’ensemble des Tourangelles et des Tourangeaux qui sont concernés puisque « l’hyper centre », soit 20 000 personnes, se voit attribuer leurs containers de couleur jaune.

Même s’il n’est pas question de remettre en cause le tri sélectif, qui est actuellement la solution écologique la plus simple et la plus rapide à mettre en uvre pour gérer nos déchets, se pose néanmoins la question du mode et de la fréquence des ramassages proposés aux habitantes et aux habitants de chaque quartier de notre ville, et qui prennent en compte les spécificités de l’habitat qui leur est propre (grands ensembles, petits particuliers, etc…) Pourquoi le Maire s’entête-t-il à vouloir un « système unique », alors que son adjoint en charge du dossier, lors du dernier conseil, lui a fait part des réelles difficultés que ces grands containers ne manqueront pas de provoquer dans un quartier comme celui de Plumereau ?

Pourquoi Jean Germain ne lance-t-il pas, ce qui ne serait ni cher, ni long, ni compliqué, un programme de construction d’un « local à containers » pour les habitants des grands ensembles de Tours, je pense en particulier aux Rives du Cher où, l’été, les odeurs sont insupportables ?

Monsieur le Maire, la mise en place du tri sélectif est un très bel objectif, nécessaire à la préservation de notre environnement, cette préoccupation majeure n’est ni de gauche, ni de droite.

Monsieur Germain, la très sérieuse question de la gestion de nos déchets ne peut pas se limiter, pour nos concitoyennes et concitoyens, en une série de mesures techniques décidées « d’en haut » et imposées sur un mode unique ne tenant pas compte des contraintes auxquels ils sont confrontés.

Sinon à force de décisions autoritaires forcément mal comprises et ne subissant que les aspects négatifs (ramassages moins fréquents, hausse des prix, encombrement des trottoirs, etc…) les Tourangelles et les Tourangeaux, lassés, perdront de vue l’objectif que nous poursuivons avec la mise en place du tri sélectif : protéger notre planète !

RDDV dans QUESTION D'ACTU sur LCI invité par Laurent Bazin.

16 septembre 2003

RDV: je préfère soutenir un gouvernement qui ne gaspille pas la croissance comme l’a fait le gouvernement de gauche au moment où on avait des marches de manœuvres absolument considérables et où ce gouvernement aurait pu désendetter notre pays. A ce moment là, ils ont laissé filer les dépenses et on a refusé de se désendetter. Aujourd’hui nous avons un objectif : rendre positif et populaire la construction européenne. Faire en sorte, qu’elle soit synonyme de création d’emplois… Laurent BAZIN : “ Nous allons ouvrir ce débat que nous sentons brûlant avec Renaud DONNEDIEU DE VABRES. Porte-Parole de l’UMP (…) On joue contre l’Europe ?”

Renaud DONNEDIEU DE VABRES : “ Non, pas de la moindre manière ! Je ne veux pas faire de polémique mais enfin, quand même, est-ce que vous penser un seul instant que la valeur européenne c’est l’augmentation des impôts ? Si on avait continué la politique de la gauche qui avait laissé les prélèvements obligatoires s’accroître dans notre pays, est-ce que c’est ça une vraie politique européenne ? Ne pas faire la réforme des systèmes publics, c’est à dire la retraite et l’assurance maladie ; est-ce que c’est ça la vertu européenne ? Ce gouvernement est totalement européen dans sa perspective et accepte bien sûr les disciplines nécessaires. Mais arrêtons de faire de l’Europe le “père fouettard” tous azimuts parce que ce qui est nécessaire d’afficher comme perspective politique : le retour à la croissance. Et de faire qu’à l’intérieur de l’ensemble européen que notre pays ne soit pas le dernier de la classe !  Aujourd’hui par rapport aux prélèvements obligatoires ou par rapport à la panne des réformes, nous étions en mauvaise posture. Nous avons un défi extraordinairement difficile à relever : la réforme de nos systèmes publics, la baisse d’un certain nombre de prélèvements obligatoires, la maîtrise des dépenses, et pour autant la stimulation de la croissance.

L.B : “Vous dites en gros aujourd’hui, on remplit deux points qui sont deux points forts européens et même si on a un point faible on le comblera.”

RDV : “ Nous remettons notre pays à la moyenne des autres pays européen. Nous sommes par rapport, à la Belgique, à la Grande-Bretagne, à l’Allemagne en terme de prélèvements obligatoires à 7 ou 8 points de plus. Nous sommes dans une situation très différente et donc nous avons un effort de réformes à faire. Nous posons sur la table une vraie question. Ce n’est pas de la polémique. Nous disons qu’il doit y avoir un raisonnement pour les temps de croissance forte, et un raisonnement pour les temps de récession ou de croissance nulle. Et moi je préfère soutenir un gouvernement qui ne gaspille pas la croissance comme l’a fait le gouvernement de gauche au moment où on avait des marches de manœuvres absolument considérables et où ce gouvernement aurait pu désendetter notre pays. A ce moment là, ils ont laissé filer les dépenses et on a refusé de se désendetter. Aujourd’hui nous avons un objectif : rendre positif et populaire la construction européenne. Faire en sorte, qu’elle soit synonyme de création d’emplois.”

L.B : “( …) Sur le terrain intérieur français, politique c’est plutôt d’une certaine façon « ce sont les Français qui nous ont élus, c’est pour eux que l’on travaille !  C’est ce que disait Nicolas Sarkozy et l’Europe on verra plus tard. Est-ce que le gouvernement n’a pas cédé à une certaine facilité de langage ? »

RDV : “ Non. Nous sommes engagés dans des réformes structurelles à objectifs européens. C’est tout à fait clair ! C’est difficile à faire parce que  nous avons à nous aligner sur ce qu’ont fait un  certain nombre de pays voisins et nous avons pris du retard.  C’est pas de ma faute si le dossier des retraites n’était pas réglé et nous l’avons partiellement réglé, il y a du travail encore à faire. La réforme de la maladie est devant nous. La modernisation et l’ouverture du capital d’un certain nombre d’entreprises publiques françaises, c’est déjà fait dans les pays de la nouvelle Europe. En France nous avons ça devant nous et nous nous y attelons. Donc Nous avons beaucoup, beaucoup, de dossiers que nous traitons courageusement et qui nous mettrons dans une situation comparable à nos amis européens.

L.B : “Etait-il utile de parler des petits calculs comptables pour les bureaux de Bruxelles ?”

RDV : “ Le Premier Ministre a eu raison de poser la vraie question c’est de savoir si la politique ne varie pas selon la conjoncture. Nous assumons politiquement qu’ au moment où la croissance est forte on peut se désendetter, et au moment où la croissance est faible voire nulle il faut essayer de soutenir l’activité. Nous ne faisons pas cavalier seul avec arrogance , nous mettons sur la table de nos partenaires pour en discuter ensemble cette évolution de la politique conjoncturelle européenne. Oui à un débat avec le gouverneur da la banque centrale européenne. Nous soumettons ce qui est une belle question. Soutenir l’emploi.(…)