Archives de 2003

Il n’est plus interdit d’interdire ! Quelle révolution culturelle…

17 septembre 2003

L’ensemble de ces dispositifs ne font que traduire une nécessité sociale vitale : permettre l’épanouissement humain et parfois se protéger contre soi-même. C’est dire que la vigilance pour le respect de la liberté de la personne s’impose. La loi doit la protéger contre vents et marées, qui peuvent parfois faire de vrais dégâts. L’art de la politique humaniste c’est de savoir concilier principe de responsabilité et respect de la liberté… Dans la France d’aujourd’hui, il était devenu urgent de rappeler les nécessités de l’autorité, de l’ordre, du respect de règles. Sans pour autant porter atteinte à la nécessaire liberté individuelle que chacun revendique à juste titre pour lui même. Mais en l’encadrant, ou tout au moins en prévoyant la sanction éventuelle, c’est à dire la mise en jeu de la responsabilité.

Cette nouvelle attitude politique produit de nombreux résultats.

La diminution spectaculaire du nombre de tués sur la route est la suite directe de la fermeté de Gilles de Robien assortie de la fameuse et célèbre “peur du gendarme” !

Soyons sincères : lequel d’entre nous attachait systématiquement sa ceinture de sécurité, veillait scrupuleusement à ne pas dépasser la vitesse autorisée ? J’assume n’avoir pas été toujours exemplaire. Sur le téléphone portable, j’ai encore du travail !!!

Le lien direct entre discipline-résultats est fécond. Il mobilise, entraîne et incite chacun à aller dans la bonne direction. Celle où l’on constate que le progrès ne vient pas du hasard, d’une sorte de soucoupe volante, mais de la somme des efforts individuels constatés. Cela rompt le sentiment parfaitement désespérant où rien ne semble pouvoir jamais changer, s’améliorer, évoluer dans le bon sens.

La baisse régulièrement observée des chiffres de la délinquance traduit également l’efficacité du changement de cap de la politique suivie. Le sentiment d’impunité absolue qui habitait les “caïds” dans certains immeubles ou dans certains quartiers de nos villes tend à disparaître.

Tout n’est pas pour autant réglé, car la mise en œuvre sur le terrain des nouvelles mesures et des nouvelles règles prend du temps. Elle doit impliquer l’ensemble des professionnels concernés (magistrats, policiers, gendarmes, gardiens d’immeubles etc…)

Le Ministre de la Justice vient ces jours derniers d’accueillir les juges de proximité qui vont désormais faire œuvre utile et renforcer le sentiment de sécurité et rétablir la tranquillité publique.

Pour taper fort, il faut parler vrai et direct. Quitte parfois à heurter et à choquer.

En témoigne la brutalité des inscriptions “préventive” sur les paquets de cigarettes. Fumer tue… Avec les lettres noires du deuil. C’était inenvisageable de cette manière hier…

Cette alerte nécessaire inspire également les campagnes de prévention du sida qui doivent rester percutantes pour frapper les esprits malheureusement prompts à oublier les risques.

Il reste utile de parler cru concernant la drogue, à cause des engrenages, du passage progressif de produits réputés inoffensifs vers des substances qui détruisent toutes les facultés et entraînent la mort.

Le débat lancinant sur la dépénalisation des drogues dites douces vient d’être tranché. Enfin, vus les dégâts.

L’annonce par le Premier Ministre d’un dispositif concret et équilibré le prouvera : L’usage simple et privé ne doit pas être dépénalisé, mais puni d’une contravention et non plus par la prison. Pour les premières interpellations du moins.

L’ensemble de ces dispositifs ne font que traduire une nécessité sociale vitale : permettre l’épanouissement humain et parfois se protéger contre soi-même. C’est dire que la vigilance pour le respect de la liberté de la personne s’impose. La loi doit la protéger contre vents et marées, qui peuvent parfois faire de vrais dégâts.

L’art de la politique humaniste c’est de savoir concilier principe de responsabilité et respect de la liberté. Règle collective et droit de la personne.

Un vaste défi que nous devons réussir.

Le drame humain de la canicule légitime un rapport devant le Conseil municipal

17 septembre 2003

S’il est encore trop tôt pour tirer définitivement toutes les conséquences de cette catastrophe sanitaire et notamment en matière de santé publique, un constat s’impose : l’individualisme, la solitude des personnes âgées, la déliquescence du lien familial et l’indifférence sont certainement au cœur de ce drame… Le drame engendré par la canicule cet été en France avec une surmortalité exceptionnelle n’a épargné ni la Touraine ni notre ville.

En effet, avec une augmentation de 83% des décès pour la période du 25 juillet au 31 août (335 décès pour 183 en 2002), les familles tourangelles ont été durement frappées par cette hécatombe qui a ainsi révélé les carences et les dysfonctionnements de notre société.

S’il est encore trop tôt pour tirer définitivement toutes les conséquences de cette catastrophe sanitaire et notamment en matière de santé publique, un constat s’impose : l’individualisme, la solitude des personnes âgées, la déliquescence du lien familial et l’indifférence sont certainement au cœur de ce drame.

L’individualisme se mutant en égoïsme voire même en non-assistance à personne en danger est une réalité insoutenable et pourtant très actuelle.

Le dévouement exceptionnel de celles et ceux qui accompagnent les personnes âgées dans les misères de la vie quotidienne n’est pas en cause.

Beaucoup de nos aînés, en raison des départs en vacances de leurs proches et en l’absence de contacts humains, se retrouvent seuls et livrés à eux-mêmes. Certains n’ayant aucune assistance, sont, dès lors au terme des vacances, retrouvés morts.

Cette réalité atroce doit nous mobiliser pour trouver les solutions appropriées pour éviter cette apocalypse indigne d’une société soi-disant évoluée, riche, civilisée.

A la solidarité familiale, aujourd’hui insuffisante, ne doit pas se substituer, de manière antagoniste, celle de l’Etat ni des collectivités territoriales. On pourra créer des milliers de postes supplémentaires, rénover les maisons de retraites, détecter plus en amont les détresses personnelles ou collectives, si chacun n’y met pas un peu de sien, si nous ne parrainons pas vraiment nos aînés, le système public, malgré le trésor de générosités individuelles, ne fera pas face.

L’âge doit conférer des droits. Une écoute. Un respect. Des égards. Sans idéaliser le passé, la réconciliation des générations est un impératif. Avec une vraie proximité, celle de la famille.

Bien entendu, si l’attention portée aux personnes âgées est une obligation individuelle à la charge de chacun, elle doit aussi être une priorité pour notre ville. Car cette crise a aussi mis en évidence les dysfonctionnements même si la réalité a été mieux maîtrisée qu’ailleurs et qu’il n’a pas été nécessaire de déclencher le plan « blanc ». Une prise de conscience en matière de prévention est donc nécessaire.

Il appartient à notre ville de favoriser un partenariat plus étroit entre tous les acteurs de terrain, médical, paramédical et social, entre le service public et le secteur libéral.

Permettre ainsi la création de centre de gestion des appels disposant de tous les numéros utiles ( aide à domicile, soins infirmiers, travailleurs sociaux) à l’image des centres de réception, régulation et transmission des appels qui existent déjà dans le secteur libéral et qui ont fait leurs preuves. Un tel dispositif contribuerait dès lors à désengorger le SAMU ( centre 15) qui pourrait ainsi se consacrer de façon plus efficace et plus sereine à la prise en charge des urgences vitales.

Un des enseignements majeurs à tirer de ce douloureux épisode doit inciter les pouvoirs locaux à renforcer les structures médicales existantes et à leur donner les moyens suffisants pour continuer à remplir leur rôle au service du patient.

Pour tirer les conclusions de ce mois d’août tragique, nous devons faire preuve d’une extrême lucidité. D’une transparence absolue pour que la vérité et la réalité soient sans aucun fard. Le drame humain auquel nombre de familles doit faire face, interpelle chacun d’entre nous (personnes, familles, associations, collectivités territoriales, Etat) en faisant appel au sens civique et à celui des responsabilités afin qu’une telle hécatombe ne se reproduise plus.

Il serait utile qu’un rapport sur la situation à Tours soit présenté au prochain conseil municipal.

A TOURS, BONJOUR L’ENDETTEMENT !

17 septembre 2003

La dette actuelle : malgré le retour de la croissance économique enregistrée pendant plusieurs années, malgré l’augmentation de la population constatée lors du dernier recensement, malgré la baisse des taux d’intérêts, la dette n’a pas diminué. Au 31 décembre 1994 la dette était de 1787 millions de francs, chiffre figurant dans l’audit demandé par la nouvelle municipalité en 1995… La dette actuelle : malgré le retour de la croissance économique enregistrée pendant plusieurs années, malgré l’augmentation de la population constatée lors du dernier recensement, malgré la baisse des taux d’intérêts, la dette n’a pas diminué. Au 31 décembre 1994 la dette était de 1787 millions de francs, chiffre figurant dans l’audit demandé par la nouvelle municipalité en 1995.

Un organisme indépendant de la ville, DEXIA CREDIT LOCAL, en relation avec l’Association des Maires des Grandes Villes, dans son Annuaire des finances locales 2001  fixe la dette de Tours au 1er janvier 2001 à 1789, 4 millions de francs.

La dette transmise en héritage : en 1999 la ville a souscrit un emprunt obligataire pour un montant de 524 MF ; cet emprunt sera à rembourser de 2023 à 2026. Cette opération est critiquable car dans l’immédiat la ville ne rembourse que les intérêts, soit 31 MF pendant 25 ans. En réalité l’opération aboutira au résultat suivant :

Montant des intérêts réglés ( 31MF pendant 25 ans) = 775 MF
Remboursement du capital ( 2023-2026)                   = 524 MF
Total à payer par le contribuable            : 1299 MF

Le coût d’un emprunt classique à 5,4% aurait coûté = 987,5 MF
Perte pour la ville et pour le contribuable (1299 MF – 987,5 MF ) = 311,5 MF

Ce n’est pas ce que l’on peut appeler une gestion «  de bon père de famille »

Après s’être fait annoncer par leurs ambassadeurs, les poubelles jaunes arrivent !

17 septembre 2003

Le tri sélectif est devenu pour presque tous les habitants de Tours une réalité très concrète, ce système de collecte des ordures ménagères créant par là-même de nouveaux réflexes, de nouvelles habitudes et… Le tri sélectif est devenu pour presque tous les habitants de Tours une réalité très concrète, ce système de collecte des ordures ménagères créant par là-même de nouveaux réflexes, de nouvelles habitudes et… de nouvelles contraintes.     
    
Depuis quelques jours, c’est maintenant l’ensemble des Tourangelles et des Tourangeaux qui sont concernés puisque « l’hyper centre », soit 20 000 personnes, se voit attribuer leurs containers de couleur jaune.

Même s’il n’est pas question de remettre en cause le tri sélectif, qui est actuellement la solution écologique la plus simple et la plus rapide à mettre en œuvre pour gérer nos déchets, se pose néanmoins la question du mode et de la fréquence des ramassages proposés aux habitantes et aux habitants de chaque quartier de notre ville, et qui prennent en compte les spécificités de l’habitat qui leur est propre (grands ensembles, petits particuliers, etc…)

Pourquoi le Maire s’entête-t-il à vouloir un « système unique », alors que son adjoint en charge du dossier, lors du dernier conseil, lui a fait part des réelles difficultés que ces grands containers ne manqueront pas de provoquer dans un quartier comme celui de Plumereau ?

Pourquoi Jean Germain ne lance-t-il pas, ce qui ne serait ni cher, ni long, ni compliqué, un programme de construction d’un « local à containers » pour les habitants des grands ensembles de Tours, je pense en particulier aux Rives du Cher où, l’été, les odeurs sont insupportables ?   

Monsieur le Maire, la mise en place du tri sélectif est un très bel objectif, nécessaire à la préservation de notre environnement, cette préoccupation majeure n’est ni de gauche, ni de droite.

Monsieur Germain, la très sérieuse question de la gestion de nos déchets ne peut pas se limiter, pour nos concitoyennes et concitoyens, en une série de mesures techniques décidées « d’en haut » et imposées sur un mode unique ne tenant pas compte des contraintes auxquels ils sont confrontés.

Sinon à force de décisions autoritaires forcément mal comprises et ne subissant que les aspects négatifs (ramassages moins fréquents, hausse des prix, encombrement des trottoirs, etc…) les Tourangelles et les Tourangeaux, lassés, perdront de vue l’objectif que nous poursuivons avec la mise en place du tri sélectif : protéger notre planète !  

Tri selectif

17 septembre 2003

Le tri sélectif est devenu pour presque tous les habitants de Tours une réalité très concrète, ce système de collecte des ordures ménagères créant par là-même de nouveaux réflexes, de nouvelles habitudes et… de nouvelles contraintes.Depuis quelques jours, c’est maintenant l’ensemble des Tourangelles et des Tourangeaux qui sont concernés puisque « l’hyper centre », soit 20 000 personnes, se voit attribuer leurs containers de couleur jaune.

Même s’il n’est pas question de remettre en cause le tri sélectif, qui est actuellement la solution écologique la plus simple et la plus rapide à mettre en œuvre pour gérer nos déchets, se pose néanmoins la question du mode et de la fréquence des ramassages proposés aux habitantes et aux habitants de chaque quartier de notre ville, et qui prennent en compte les spécificités de l’habitat qui leur est propre (grands ensembles, petits particuliers, etc…)

Pourquoi le Maire s’entête-t-il à vouloir un « système unique », alors que son adjoint en charge du dossier, lors du dernier conseil, lui a fait part des réelles difficultés que ces grands containers ne manqueront pas de provoquer dans un quartier comme celui de Plumereau ?

Pourquoi Jean Germain ne lance-t-il pas, ce qui ne serait ni cher, ni long, ni compliqué, un programme de construction d’un « local à containers » pour les habitants des grands ensembles de Tours, je pense en particulier aux Rives du Cher où, l’été, les odeurs sont insupportables ?   

Monsieur le Maire, la mise en place du tri sélectif est un très bel objectif, nécessaire à la préservation de notre environnement, cette préoccupation majeure n’est ni de gauche, ni de droite.

Monsieur Germain, la très sérieuse question de la gestion de nos déchets ne peut pas se limiter, pour nos concitoyennes et concitoyens, en une série de mesures techniques décidées « d’en haut » et imposées sur un mode unique ne tenant pas compte des contraintes auxquels ils sont confrontés.

Sinon à force de décisions autoritaires forcément mal comprises et ne subissant que les aspects négatifs (ramassages moins fréquents, hausse des prix, encombrement des trottoirs, etc…) les Tourangelles et les Tourangeaux, lassés, perdront de vue l’objectif que nous poursuivons avec la mise en place du tri sélectif : protéger notre planète ! 

Bateau navette

17 septembre 2003

Un nouveau barrage sur les bords du Cher ?

Alors que depuis des années les habitantes et les habitants des Rives du Cher se plaignent régulièrement à Jean Germain ainsi qu’à Gérard Gernot du mauvais entretien de leur rivière et de ses berges, ceux-ci ont eu la surprise de voir se construire, en quelques jours, le second ponton d’embarquement destiné aux passagers du bateau navette qui devrait faire, durant l’été, la traversée du Cher.Ce projet, qui est mis en œuvre actuellement à quelques mois des élections régionales, et qui d’ailleurs n’est pas vraiment nouveau – il avait été annoncé …coïncidence de calendrier sans doute…juste avant les élections  municipales –  pose de manière très concrète la question toujours pertinente de l’usage des impôts du contribuable, et du sentiment de gaspillage de fonds publics que peuvent provoquer certaines réalisations trop médiatiques ou dont l’utilité apparaît comme fortement discutable.

Construire un bateau pour faire faire « un petit tour » sur le Cher aux touristes qui visitent notre ville aurait pu, si cela avait été bien mené, créer un peu d’animation sur ce quartier « tout en longueur » et cela aurait été une bonne chose…Ce projet n’étant pas destiné, pour une fois, au centre de Tours.

Mais dans ce cas il est vraiment difficile de ne pas considérer ce projet comme une énorme gabegie!

On nous annonçait un bateau à l’énergie solaire… Il devrait fonctionner au gaz… Il devait transporter de nombreux passagers… Ce devrait être au plus une quinzaine de personnes… On l’imaginait voguant fièrement sur le Cher comme les « bateaux-mouches » sur la Seine…Il ne fera que le traverser en été… Et cela à, à peine, quelques centaines de mètres de la passerelle piétonne qui elle-même a coûté si chère pour servir si peu !

Le lieu choisi pour implanter cette navette est lui aussi surprenant : à cet endroit, en été le Cher est souvent à sec… On peut même le traverser à pied, alors comment ce bateau va-t-il pouvoir flotter tous les jours ?… Et il semblerait en plus que ce soit un des endroits où les poissons viennent frayer…

Et puis… et puis il y a aussi  des habitants qui vont avoir sous leurs fenêtres le passage des fameux touristes… qui ne doivent pas être des personnes handicapées (aucune rampe d’accès n’est prévue), et le bruit et les dégradations inévitables que toute activité humaine occasionne…

Et puis il y a ces « pontons », un surtout, qui depuis plusieurs jours maintenant s’est transformé en barrage pour tous les branchages que le Cher charrie, en hiver cette fois, et qui viennent s’amonceler dans les structures en aluminium… Branchages d’autant plus nombreux que le Cher n’est pas entretenu !

Alors oui ! Je comprends que les habitantes et les habitants des Rives du Cher considèrent que l’argent de leurs impôts est vraiment bien mal employé, et même gaspillé et qu’ils ne soient pas contents de votre idée (au fait combien a-t-elle coûté aux contribuables?) et qu’ils vous en fassent part.

Monsieur le Maire, avec votre adjoint et Conseiller Général Monsieur Gérard GERNOT, peut être est-il, pour vous, grand temps d’en parler avec eux… et pourquoi pas lors du prochain Conseil de la vie locale que vous venez de mettre en place ?

Beaux arts

17 septembre 2003

Lors du dernier conseil municipal, Jean Germain s’en est prit directement à deux « institutions » qui depuis des années travaillent très efficacement et discrètement en faveur des « arts plastiques » sur notre ville, leur reprochant leur isolement, vis à vis de la vie culturelle qu’il veut organiser et maîtriser sur Tours.Jean Germain vient donc de prendre pour « nouvelles cibles » l’Ecole Régionale des Beaux arts et le Centre de Création Contemporaine.

Pourtant l’Ecole des Beaux-arts, chaque année, forme des artistes plasticiens avec ce que cela peut représenter de vie, d’énergie, d’indépendance, de liberté et parfois même d’impertinence nécessaire à la bonne santé de la vie culturelle dans notre ville, celle-ci permet également à de nombreux amateurs de s’initier aux arts plastiques.

Il en est de même pour le CCC qui est devenu, au fil des ans, un espace « incontournable » de l’art contemporain en France et dans notre région, celui-ci présentant régulièrement des œuvres d’artistes vivant.

Alors pourquoi mettre en cause, au travers de leurs responsables, ces structures qui ont fait leurs preuves ?

Après les disparitions brutales de : l’Historial de Touraine, du centre d’étude des langues vivantes, de la cité internationale, de l’aquarium de Tours…nous ne pouvons nous empêcher de penser, et de nombreuses Tourangelles et Tourangeaux avec nous, qu’il y a sans doute une raison cachée à ces déclarations et se rappeler du dicton populaire qui dit « quand tu veux tuer ton chien dit qu’il a la rage ».

Nous nous souvenons tous que la disparition de l’Historial et de l’aquarium cachait un autre projet, que la fin de la cité internationale avait été programmée pour être remplacée par l’auberge de jeunesse…Alors peut être qu’il s’agit là, par exemple de construire, à la place des Beaux-arts… un hôtel ?

Par ailleurs la ville de Tours devrait engager une vraie réflexion sur un lieu contemporain permettant de présenter l’art contemporain, au service de jeunes talents de notre ville et capable d’accueillir des artistes confirmés. Il faut se donner les moyens d’être la « Capitale du Val de Loire ».

Coopération Etat / Ville

17 septembre 2003

Permettre à chacun de vivre en sécurité dans notre ville est un devoir qui incombe à chaque responsable public. Or, force est de constater qu’à Tours, malgré de réels progrès et un travail exemplaire des policiers, beaucoup reste à faire. L’heure n’est pas à l’autosatisfaction déconnectée de la réalité. L’exigence de nos concitoyens reste légitime, leur impatience compréhensible, même si nous avons à réparer les erreurs de la gauche en la matière.Il convient d’abord de mettre un terme au débat stérile sur la part de responsabilité entre compétences nationale et locale. Une nouvelle coopération entre l’Etat et la ville doit être instaurée pour que l’ensemble des citoyens puisse vivre en toute quiétude.
En effet, pour que soit rétablie l’autorité publique, il serait plus efficace de mieux coordonner  les moyens dans le respect des prérogatives de chacun. Garant de la sécurité des personnes et des biens et de la tranquillité publique, le maire devrait ainsi travailler de manière accrue en partenariat avec la préfecture, la justice, la police nationale, la gendarmerie, les travailleurs sociaux, les gardiens d’immeuble, et plus largement avec tous ceux qui oeuvrent au maintien de la concorde civile.

Nous souhaitons donc que des initiatives soient prises afin de permettre à la police municipale de jouer pleinement son rôle de vigilance dans toutes nos rues et dans chacun de nos quartiers, ce qui implique naturellement pour la municipalité un redéploiement plus précis des agents selon les lieux les plus sensibles, un réaménagement adéquat des horaires de travail,  une étroite concertation et complémentarité entre les agents chargés de la sortie des écoles, de la surveillance des parcs et jardins, des bâtiments, des gardiens d’immeubles, des travailleurs sociaux, et la mise en place d’une réelle coordination avec les services de l’Etat et la Préfecture.

Bien entendu, la répression seule n’est pas suffisante. Dans un souci d’éducation et de prévention, il faudra naturellement veiller à ce que chacun respecte la règle, et pour ce faire, rompre avec l’esprit de mai 1968, qui a trop contribué au développement de l’irresponsabilité, de l’individualisme et de son corollaire : l’insécurité. Il est également vital d’offrir aux plus jeunes de nos concitoyens et particulièrement ceux en difficulté, les moyens d’acquérir cet esprit d’initiative, de civisme et de respect d’autrui indispensable pour contrer les actes de délinquance et de trouble à l’ordre public. Il faut également davantage de lieux de rencontre et une offre sportive de proximité renforcée.

A cet égard, près d’un an après la mise en liquidation des anciens foyers ACCES voulue par Jean Germain, on ne peut que s’inquiéter de l’absence de mise en place de véritables activités socio-éducatives de remplacement pouvant accueillir la totalité des jeunes précédemment inscrits.
Chaque quartier devrait pouvoir compter sur une structure adaptée et conforme aux attentes des Tourangelles et des Tourangeaux.

Combien de temps faudra-t-il attendre pour qu’enfin soit mis en place un véritable plan ORSEC au niveau municipal afin de lutter contre l’insécurité et rétablir la justice ? L’Etat et le département sont d’ores et déjà prêts, qu’en est-il de la ville de Tours ?

Conseil municipal

17 septembre 2003

Le drame engendré par la canicule cet été en France avec une surmortalité exceptionnelle n’a épargné ni la Touraine ni notre ville.En effet, avec une augmentation de 83% des décès pour la période du 25 juillet au 31 août (335 décès pour 183 en 2002), les familles tourangelles ont été durement frappées par cette hécatombe qui a ainsi révélé les carences et les dysfonctionnements de notre société.

S’il est encore trop tôt pour tirer définitivement toutes les conséquences de cette catastrophe sanitaire et notamment en matière de santé publique, un constat s’impose : l’individualisme, la solitude des personnes âgées, la déliquescence du lien familial et l’indifférence sont certainement au cœur de ce drame.

L’individualisme se mutant en égoïsme voire même en non-assistance à personne en danger est une réalité insoutenable et pourtant très actuelle.

Le dévouement exceptionnel de celles et ceux qui accompagnent les personnes âgées dans les misères de la vie quotidienne n’est pas en cause.

Beaucoup de nos aînés, en raison des départs en vacances de leurs proches et en l’absence de contacts humains, se retrouvent seuls et livrés à eux-mêmes. Certains n’ayant aucune assistance, sont, dès lors au terme des vacances, retrouvés morts.

Cette réalité atroce doit nous mobiliser pour trouver les solutions appropriées pour éviter cette apocalypse indigne d’une société soi-disant évoluée, riche, civilisée.

A la solidarité familiale, aujourd’hui insuffisante, ne doit pas se substituer, de manière antagoniste, celle de l’Etat ni des collectivités territoriales. On pourra créer des milliers de postes supplémentaires, rénover les maisons de retraites, détecter plus en amont les détresses personnelles ou collectives, si chacun n’y met pas un peu de sien, si nous ne parrainons pas vraiment nos aînés, le système public, malgré le trésor de générosités individuelles, ne fera pas face.

L’âge doit conférer des droits. Une écoute. Un respect. Des égards. Sans idéaliser le passé, la réconciliation des générations est un impératif. Avec une vraie proximité, celle de la famille.

Bien entendu, si l’attention portée aux personnes âgées est une obligation individuelle à la charge de chacun, elle doit aussi être une priorité pour notre ville. Car cette crise a aussi mis en évidence les dysfonctionnements même si la réalité a été mieux maîtrisée qu’ailleurs et qu’il n’a pas été nécessaire de déclencher le plan « blanc ». Une prise de conscience en matière de prévention est donc nécessaire.

Il appartient à notre ville de favoriser un partenariat plus étroit entre tous les acteurs de terrain, médical, paramédical et social, entre le service public et le secteur libéral.

Permettre ainsi la création de centre de gestion des appels disposant de tous les numéros utiles ( aide à domicile, soins infirmiers, travailleurs sociaux) à l’image des centres de réception, régulation et transmission des appels qui existent déjà dans le secteur libéral et qui ont fait leurs preuves. Un tel dispositif contribuerait dès lors à désengorger le SAMU ( centre 15) qui pourrait ainsi se consacrer de façon plus efficace et plus sereine à la prise en charge des urgences vitales.

Un des enseignements majeurs à tirer de ce douloureux épisode doit inciter les pouvoirs locaux à renforcer les structures médicales existantes et à leur donner les moyens suffisants pour continuer à remplir leur rôle au service du patient.

Pour tirer les conclusions de ce mois d’août tragique, nous devons faire preuve d’une extrême lucidité. D’une transparence absolue pour que la vérité et la réalité soient sans aucun fard. Le drame humain auquel nombre de familles doit faire face, interpelle chacun d’entre nous (personnes, familles, associations, collectivités territoriales, Etat) en faisant appel au sens civique et à celui des responsabilités afin qu’une telle hécatombe ne se reproduise plus.

Il serait utile qu’un rapport sur la situation à Tours soit présenté au prochain conseil municipal.

Coup de chapeau au service des espaces verts

17 septembre 2003

A l’approche de la Toussaint où les chrysanthèmes vont envahir nos cimetières en souvenir de nos disparus, il me semble important de donner un «  coup de chapeau » au service municipal des espaces verts chargé de fleurir et décorer notre ville.Cette année encore ils se sont surpassés et nous avons toutes et tous pu  profiter, ainsi que les touristes ayant visité Tours, de leur véritable sens artistique. Alors Mesdames et Messieurs les jardiniers, bravo pour le travail, discret et splendide que vous effectuez chaque jour au service de vos concitoyens et du rayonnement de notre cité.

Au moment où, souvent à tort, beaucoup de nos compatriotes critiquent le travail de nos fonctionnaires, le service des espaces verts par son travail et sa compétence fait la preuve que ces reproches sont injustifiés.

Alors encore bravo à toutes et tous et émerveillez nous encore !