Archives de 2003

Ecole

1 septembre 2003

Scène de vie ordinaire et d’irresponsabilité désormais banale ! Un couple. Un enfant de 10 ans normalement turbulent. Les 3 déambulent joyeusement dans une rue aux vitrines alléchantes. Une personne âgée qui a du mal à marcher et qui les croise. Le jeune garçon la bouscule. Elle manque de tomber. Il ne s’excuse pas. Réflexe immédiat du père qui réagit sur le champ : “mais qu’est-ce qu’on t’apprend à l’école? !!! Il croit bien faire. Il n’a pas pensé un seul instant que cette partie de l’éducation lui incombe à lui et non aux enseignants qui ont déjà fort à faire par ailleurs…L’heure est à la mobilisation de tous en faveur de l’école. Pour que l’éducation nationale soit une réelle priorité politique.

Cela passe par un partage des tâches et des responsabilités entre les enseignants et les parents.

Cela implique également de donner aux élèves une sorte de code de bonne conduite et de leur inculquer quelques principes simples :

. Sans apprendre, sans bagage scolaire minimal, on ne peut pas réussir. Ce n’est pas la société qui est alors injuste ou ingrate, c’est soi-même qui n’a pas fourni l’effort nécessaire. Alors, il faut bosser ! Et naturellement avoir droit à une deuxième chance.

. Sans respect de son camarade, garçon ou fille, la vie peut vite devenir un enfer, la cour de récréation une jungle, la sortie un lieu de violence et d’agression.

. Sans obligation et sans limite consenties et comprises, la liberté individuelle devient vite la loi du plus fort, le règne du caïd, la consécration de l’égoïsme.

. Sans générosité personnelle, sans engagement physique et spirituel, sans véritable don, il n’y a pas de bonheur possible.

. Sans dépassement de soi, sans rêve et sans idéal, il n’y a pas de vraie aventure.

. Sans discipline et sans rigueur , il n’y a pas de résultat garanti par la providence céleste !

Ces quelques maximes auxquelles on pourrait greffer de nombreuses autres feuilles de route tout aussi prioritaires seraient utiles à mettre au fronton de nos écoles. En aidant, s’il le faut par l’arme de la sanction, nos enseignants à les faire respecter par chacune et chacun des jeunes Français.

***

Réconcilier les Français avec l’école va de pair avec la restauration de l’autorité et du prestige social du Professeur. Confrontés aux violences et aux manifestations parfois “brutes de décoffrage” de certains de nos jeunes compatriotes, les enseignants doivent être épaulés par un soutien sans faille de leur hiérarchie directe et plus globalement par le Gouvernement et la Nation.

A charge pour eux de se consacrer totalement à leur apostolat laïc et républicain ! Et de démentir cette enseignante qui s’exprimait samedi soir dans un reportage dans le journal de 20 heures en s’exclamant pour commenter les assemblées générales de rentrée : “on va accueillir les enfants et on va rien glander”.

Diantre !

Rien n’est plus urgent que de redéfinir le rôle de l’école et de définir le périmètre exact de ses missions

. En n’hésitant pas à associer des partenaires à l’accomplissement de la mission d’éducation, qui est naturellement très vaste et qui dépasse les possibilités physiques du corps enseignant.

La “cible” idéale, car elle rassemble tous les Français, sans aucune exception, c’est le collège. C’est le lieu, c’est l’âge où il faut concentrer tous les efforts pour que chacun en sorte avec un vrai bagage intellectuel et humain. Véritablement garanti à chacun pour que l’égalité des chances ne soit pas un leurre, une incantation sans vérification concrète possible. Avec à la clé, l’épreuve, le test de la capacité obtenue ou non à franchir l’obstacle.

La réussite scolaire est évidemment l’objectif. La préparation professionnelle une nécessité. Mais il ne faut pas oublier une mission vitale : “fabriquerde jeunes adultes responsables et libres, informés et autonomes pour être d’authentiques citoyens bien dans leur peau et prêts à la navigation en haute mer que représente toute vie.

Ayant redécouvert tout simplement que tout progrès résulte d’une discipline personnelle, que l’effort de chacun permet la réussite collective.

Il faut stopper la spirale parfois négative dans laquelle s’est engouffrée l’éducation nationale, malgré l’effort et le dévouement, la foi et le courage de beaucoup d’enseignants.

Chacun, parent, professeur, élève doit réapprendre le respect de l’autre, de sa mission, de sa liberté, de ses obligations. A charge pour nous tous d’être les témoins actifs de cette réconciliation et de cette rénovation, sans lesquelles l’échec ne sera pas uniquement scolaire mais social et politique.

Vive l’école de la République !

Aux enseignants et aux élèves de Tours et de France : “bonne rentrée” !

1 septembre 2003

Réconcilier les Français avec l’école va de pair avec la restauration de l’autorité et du prestige social du Professeur. Confrontés aux violences et aux manifestations parfois “brutes de décoffrage” de certains de nos jeunes compatriotes, les enseignants doivent être épaulés par un soutien sans faille… Scène de vie ordinaire et d’irresponsabilité désormais banale ! Un couple. Un enfant de 10 ans normalement turbulent. Les 3 déambulent joyeusement dans une rue aux vitrines alléchantes. Une personne âgée qui a du mal à marcher les croise. Le jeune garçon la bouscule. Elle manque de tomber. Il ne s’excuse pas. Réflexe immédiat du père qui réagit sur le champ : “mais qu’est-ce qu’on t’apprend à l’école” ? !!! Il croit bien faire. Il n’a pas pensé un seul instant que cette partie de l’éducation lui incombe à lui et non aux enseignants qui ont déjà fort à faire par ailleurs…

***

L’heure est à la mobilisation de tous en faveur de l’école. Pour que l’éducation nationale soit une réelle priorité politique.

Cela passe par un partage des tâches et des responsabilités entre les enseignants et les parents.

Cela implique également de donner aux élèves une sorte de code de bonne conduite et de leur inculquer quelques principes simples :

. Sans apprendre, sans bagage scolaire minimal, on ne peut pas réussir. Ce n’est pas la société qui est alors injuste ou ingrate, c’est soi-même qui n’a pas fourni l’effort nécessaire. Alors, il faut bosser ! Et naturellement avoir droit à une deuxième chance.

. Sans respect de son camarade, garçon ou fille, la vie peut vite devenir un enfer, la cour de récréation une jungle, la sortie un lieu de violence et d’agression.

. Sans obligation et sans limite consenties et comprises, la liberté individuelle devient vite la loi du plus fort, le règne du caïd, la consécration de l’égoïsme.

. Sans générosité personnelle, sans engagement physique et spirituel, sans véritable don, il n’y a pas de bonheur possible.

. Sans dépassement de soi, sans rêve et sans idéal, sans esprit de création, il n’y a pas de vraie aventure.

. Sans rappel des droits fondamentaux de la personne humaine et des principes de la République et de la démocratie, il n’y a pas de vie en société harmonieuse.

. Sans discipline et sans rigueur , il n’y a pas de résultat garanti par la providence céleste !

Ces quelques maximes auxquelles on pourrait greffer de nombreuses autres feuilles de route tout aussi prioritaires seraient utiles à mettre au fronton de nos écoles. En aidant, s’il le faut par l’arme de la sanction, nos enseignants à les faire respecter par chacune et chacun des jeunes Français. Comme la devise civique de notre pays qui s’applique sans aucune exception. Comme la version moderne de la laïcité et de l’humanisme.

***

Réconcilier les Français avec l’école va de pair avec la restauration de l’autorité et du prestige social du Professeur. Confrontés aux violences et aux manifestations parfois “brutes de décoffrage” de certains de nos jeunes compatriotes, les enseignants doivent être épaulés par un soutien sans faille de leur hiérarchie directe et plus globalement par le Gouvernement et la Nation.

A charge pour eux de se consacrer totalement à leur apostolat laïc et républicain ! Et de démentir cette enseignante qui s’exprimait samedi soir dans un reportage dans le journal de 20 heures en s’exclamant pour commenter les assemblées générales de rentrée : “on va accueillir les enfants et on va rien glander”.

Diantre !

***

Rien n’est plus urgent que de redéfinir le rôle de l’école et de tracer le périmètre exact de ses missions. En n’hésitant pas à associer des partenaires à l’accomplissement de la mission d’éducation, qui est naturellement très vaste et qui dépasse les possibilités physiques du corps enseignant.

La “cible” idéale, car elle rassemble tous les Français, sans aucune exception, c’est le collège. C’est le lieu, c’est l’âge où il faut concentrer tous les efforts pour que chacun en sorte avec un vrai bagage intellectuel et humain. Véritablement garanti à tous pour que l’égalité des chances ne soit pas un leurre, une incantation sans vérification concrète possible. Avec à la clé, l’épreuve, le test de la capacité obtenue ou non à franchir l’obstacle.

La réussite scolaire est évidemment l’objectif. La préparation professionnelle une nécessité. Mais il ne faut pas oublier une mission vitale : “fabriquer” de jeunes adultes responsables et libres, informés et autonomes pour être d’authentiques citoyens bien dans leur peau et prêts à la navigation en haute mer que représente toute vie.

Ayant redécouvert tout simplement que tout progrès résulte d’une discipline personnelle, que l’effort de chacun permet la réussite collective.

Il faut stopper la spirale parfois négative dans laquelle s’est engouffrée l’éducation nationale, malgré l’effort et le dévouement, la foi et le courage de beaucoup d’enseignants et de l’ensemble des personnels administratifs et techniques.

Chacun, parent, professeur, élève doit réapprendre le respect de l’autre, de sa mission, de sa liberté, de ses obligations. A charge pour nous tous d’être les témoins actifs de cette réconciliation et de cette rénovation, sans lesquelles l’échec ne sera pas uniquement scolaire mais social et politique.

Vive l’école de la République !

Ecole

31 août 2003

Scène de vie ordinaire et d’irresponsabilité désormais banale ! Un couple. Un enfant de 10 ans normalement turbulent. Les 3 déambulent joyeusement dans une rue aux vitrines alléchantes. Une personne âgée qui a du mal à marcher et qui les croise. Le jeune garçon la bouscule. Elle manque de tomber. Il ne s’excuse pas. Réflexe immédiat du père qui réagit sur le champ : mais qu’est-ce qu’on t’apprend à l’école ? !!! Il croit bien faire. Il n’a pas pensé un seul instant que cette partie de l’éducation lui incombe à lui et non aux enseignants qui ont déjà fort à faire par ailleurs… L’heure est à la mobilisation de tous en faveur de l’école. Pour que l’éducation nationale soit une réelle priorité politique.

Cela passe par un partage des tâches et des responsabilités entre les enseignants et les parents.

Cela implique également de donner aux élèves une sorte de code de bonne conduite et de leur inculquer quelques principes simples :

. Sans apprendre, sans bagage scolaire minimal, on ne peut pas réussir. Ce n’est pas la société qui est alors injuste ou ingrate, c’est soi-même qui n’a pas fourni l’effort nécessaire. Alors, il faut bosser ! Et naturellement avoir droit à une deuxième chance.

. Sans respect de son camarade, garçon ou fille, la vie peut vite devenir un enfer, la cour de récréation une jungle, la sortie un lieu de violence et d’agression.

. Sans obligation et sans limite consenties et comprises, la liberté individuelle devient vite la loi du plus fort, le règne du caïd, la consécration de l’égoïsme.

. Sans générosité personnelle, sans engagement physique et spirituel, sans véritable don, il n’y a pas de bonheur possible.

. Sans dépassement de soi, sans rêve et sans idéal, il n’y a pas de vraie aventure.

. Sans discipline et sans rigueur , il n’y a pas de résultat garanti par la providence céleste !

Ces quelques maximes auxquelles on pourrait greffer de nombreuses autres feuilles de route tout aussi prioritaires seraient utiles à mettre au fronton de nos écoles. En aidant, s’il le faut par l’arme de la sanction, nos enseignants à les faire respecter par chacune et chacun des jeunes Français.

***

Réconcilier les Français avec l’école va de pair avec la restauration de l’autorité et du prestige social du Professeur. Confrontés aux violences et aux manifestations parfois brutes de décoffrage de certains de nos jeunes compatriotes, les enseignants doivent être épaulés par un soutien sans faille de leur hiérarchie directe et plus globalement par le Gouvernement et la Nation.

A charge pour eux de se consacrer totalement à leur apostolat laïc et républicain ! Et de démentir cette enseignante qui s’exprimait samedi soir dans un reportage dans le journal de 20 heures en s’exclamant pour commenter les assemblées générales de rentrée : on va accueillir les enfants et on va rien glander.

Diantre !

Rien n’est plus urgent que de redéfinir le rôle de l’école et de définir le périmètre exact de ses missions . En n’hésitant pas à associer des partenaires à l’accomplissement de la mission d’éducation, qui est naturellement très vaste et qui dépasse les possibilités physiques du corps enseignant.

La cible idéale, car elle rassemble tous les Français, sans aucune exception, c’est le collège. C’est le lieu, c’est l’âge où il faut concentrer tous les efforts pour que chacun en sorte avec un vrai bagage intellectuel et humain. Véritablement garanti à chacun pour que l’égalité des chances ne soit pas un leurre, une incantation sans vérification concrète possible. Avec à la clé, l’épreuve, le test de la capacité obtenue ou non à franchir l’obstacle.

La réussite scolaire est évidemment l’objectif. La préparation professionnelle une nécessité. Mais il ne faut pas oublier une mission vitale : fabriquer de jeunes adultes responsables et libres, informés et autonomes pour être d’authentiques citoyens bien dans leur peau et prêts à la navigation en haute mer que représente toute vie.

Ayant redécouvert tout simplement que tout progrès résulte d’une discipline personnelle, que l’effort de chacun permet la réussite collective.

Il faut stopper la spirale parfois négative dans laquelle s’est engouffrée l’éducation nationale, malgré l’effort et le dévouement, la foi et le courage de beaucoup d’enseignants.

Chacun, parent, professeur, élève doit réapprendre le respect de l’autre, de sa mission, de sa liberté, de ses obligations. A charge pour nous tous d’être les témoins actifs de cette réconciliation et de cette rénovation, sans lesquelles l’échec ne sera pas uniquement scolaire mais social et politique.

Vive l’école de la République !

“José Bové utilise les armes de l’extrême gauche”

28 août 2003

Interview de RENAUD DONNEDIEU DE VABRES au Journal LE POINT  Propos recueillis par CATHERINE PEGARD

R.D.V. : Le Parti socialiste n’est pas redevenu une force d’alternative politique crédible ; on a donc le sentiment que l’opposition est aujourd’hui incarnée par l’extrême gauche et par des associations qui, au fond, occupent la ruche. José Bové participe à cette lutte politique CATHERINE PEGARD: Pensez-vous, comme le suggèrent certains membres du gouvernement, qu’il vaut mieux que José Bové soit hors de la prison plutôt que dedans ?

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES : La seule chose que je souhaite est que José Bové respecte le contenu du travail d’intérêt général auquel il a été condamné au sein d’une association qui – n’est-ce pas ? – commercialise ses produits, car il serait paradoxal que le chantre de l’égalitarisme absolu ne s’applique pas à lui-même des règles valables pour chacun.

C.P. : Mais n’est-il pas bouffon de croire un seul instant qu’il va les suivre, alors que, déjà, il prépare la manifestation du Larzac, à la fin de la semaine ?

R.D.V. : Il y a une double personnalité chez José Bové. Derrière l’apôtre très symbolique de la ruralité et de la contestation de la mondialisation apparaît très vite le militant d’extrême gauche, rompu à toutes les techniques d’utilisation des médias et de la justice. On peut donc effectivement se demander s’il ne détournera pas, une fois de plus, la procédure à laquelle il est soumis.

C.P. : Etes-vous favorable à ce qu’il puisse se rendre à Cancun ?

R.D.V : Les activités et les déplacements de José Bové, aujourd’hui, sont soumis à l’appréciation du juge d’application des peines, avec qui il a une sorte de lien contractuel.

C.P. : José Bové n’est-il pas devenu le principal opposant au gouvernement, et même l’opposant institutionnel de la majorité actuelle ?

R.D.V. : Le Parti socialiste n’est pas redevenu une force d’alternative politique crédible ; on a donc le sentiment que l’opposition est aujourd’hui incarnée par l’extrême gauche et par des associations qui, au fond, occupent la ruche. José Bové participe à cette lutte politique, avec évidemment une démarche symbolique très particulière, parce qu’il se fait le chantre de thèmes qui sont très populaires et que d’ailleurs chacun, à droite comme à gauche, a le droit de partager…

C.P. : Vous pensez au président de la République…

R.D.V. : Le respect de la nature, le souci de la qualité de l’alimentation , de la promotion des produits du terroir, le souci d’un équilibre économique international sont ceux de José Bové, mais je note en effet, en le disant, que ce sont également ceux du président de la République et de la majorité présidentielle. Cependant, Bové utilise des armes extraordinairement violentes qui sont celles, en fait, de son combat politique au sein de l’extrême gauche.

C.P. : Le Larzac va vivre la nostalgie de ses grandes heures ; n’avez-vous pas le sentiment que le climat aujourd’hui évoque celui de 68 ?

R.D.V. : Je crois, en ce qui concerne l’héritage de Mai 68, qu’il y a un aspect positif qu’il faut préserver, qui est la liberté individuelle, la libéralisation des mœurs, et puis il y a un slogan qu’il faut bannir, c’est celui qui proclame qu’“il est interdit d’interdire”. Je dis cela pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas, d’un côté, se plaindre de la violence partout, du racisme et de l’antisémitisme qui parfois renaissent, de la difficulté qu’il y a à vivre tranquille dans un immeuble ou dans un quartier et, en même temps, rester les bras croisés et les yeux fermés, sans faire partager à nos concitoyens un certain nombre de règles indispensables à la vie en société.

Personnes agées

26 août 2003

Le drame engendré par la canicule avec son cortège de cercueils abandonnés projette de notre société une image redoutable : celle du progrès économique tournant le dos à la solidarité humaine minimale.

Lindividualisme se muant en égoïsme voire même en non-assistance à personne en danger est une réalité insoutenable et pourtant très actuelle.Le dévouement parfois exceptionnel de celles et ceux qui accompagnent les personnes âgées dans les misères de leur vie quotidienne nest pas en cause. Ni dailleurs la capacité du gouvernement à prévoir ou à traiter.

Il est des moments de recueillement national nécessaire, où la provocation politicienne est une forme monstrueuse de blasphème.

Honte à tous ceux qui ont voulu exploiter le cataclysme auquel nous sommes tous confrontés.

Que se taisent celles et ceux qui font figure de vautours.

Mais, par contre, que chacun dentre nous accepte un exercice de lucidité et de vérité crues.

Nous aimerions que tout fonctionne sans nous. Que tout soit sur automatique. Que tout soit aseptisé. Quaucune image de détresse humaine ne vienne « fâcher » notre horizon « peinard ».

Eh bien non !

Ces alignements de cercueils que personne nentoure en disent long sur lhorreur de la fin de vie de certains de nos anciens.

On parlait des chiens abandonnés lété, recueillis par la SPA.

Il faut maintenant évoquer la solitude, qui est dailleurs plus que cela, des « oubliés » des temps modernes. Les cloisons de nos appartements étroits et parfois trop petits deviennent des murs et des citadelles où chacun senferme. Les plus heureux peuvent les quitter pendant lété. Les autres y restent.

Ils attendent le regard, la chaleur humaine de celles et ceux qui se dévouent au-delà des charges de leur métier.

Beaucoup nont aucune assistance. Au terme des vacances de leurs voisins, ils seront retrouvés morts. Abandonnés.

Cette réalité atroce doit nous mobiliser pour trouver les solutions appropriées pour éviter cette apocalypse indigne dune société soit disant évoluée, riche, civilisée.

Certes, le geste compassionnel dun Ministre est important. Sonner juste, être à propos, redevenir un être humain sont des nécessités absolues.

Mais ne nous leurrons pas. Lessentiel nest pas là. On pourra créer des milliers de postes supplémentaires, rénover les maisons de retraite, détecter plus en amont les détresses personnelles ou collectives, si chacun ny met pas un peu du sien, si nous ne parrainons pas vraiment nos « aînés », le système public malgré le trésor de générosités individuelles ne fera pas face. Et restera débordé.

Lâge doit conférer des droits. Une écoute. Un respect. Des égards.

Sans idéaliser le passé, la réconciliation des générations est un impératif. Avec une vraie proximité, celle de la famille, parfois conflictuelle et électrique, mais fondée sur des liens sacrés.

La politique doit redevenir une morale laïque personnelle
.

Jean-Pierre Raffarin a raison de le rappeler avec la générosité naturelle qui émane de sa personne.

François Hollande a monstrueusement tort dépingler le gouvernement avec une indécente gourmandise.

Quils soient de droite ou de gauche, quils exercent dans le public ou le privé, les médecins qui se sont exprimés ces jours derniers ont su – eux – sonner juste, cest à dire nous appeler tout simplement à être meilleurs que nous ne sommes.

Pour tirer les conclusions de ce mois daoût tragique, nous devons faire preuve dune extrême lucidité. Dune transparence absolue pour que la vérité, la réalité soit sans aucun fard.

Nos concitoyens doutent que nous en soyons capables. Ce sera la première étape dune nécessaire prise de conscience collective.

Avec ou sans commission denquête parlementaire. Mais avec le souci de lhumain auquel nous a appelés le Président de la République.

450 morts de la canicule oubliés… les coupables ? Nous tous.

26 août 2003

L’âge doit conférer des droits. Une écoute. Un respect. Des égards… Le drame engendré par la canicule avec son cortège de cercueils abandonnés projette de notre société une image redoutable : celle du progrès économique tournant le dos à la solidarité humaine minimale.

L’individualisme se mutant en égoïsme voire même en non-assistance à personne en danger est une réalité insoutenable et pourtant très actuelle.

Le dévouement parfois exceptionnel de celles et ceux qui accompagnent les personnes âgées dans les misères de leur vie quotidienne n’est pas en cause. Ni d’ailleurs la capacité du gouvernement à prévoir ou à traiter.

Il est des moments de recueillement national nécessaire, où la provocation politicienne est une forme monstrueuse de blasphème.

Honte à tous ceux qui ont voulu exploiter le cataclysme auquel nous sommes tous confrontés.

Que se taisent celles et ceux qui font figure de vautours.

Mais, par contre, que chacun d’entre nous accepte un exercice de lucidité et de vérité crues.

Nous aimerions que tout fonctionne sans nous. Que tout soit sur automatique. Que tout soit aseptisé. Qu’aucune image de détresse humaine ne vienne « fâcher » notre horizon « peinard ».

Eh bien non !

Ces alignements de cercueils que personne n’entoure en disent long sur l’horreur de la fin de vie de certains de nos anciens.

On parlait des chiens abandonnés l’été, recueillis par la SPA.

Il faut maintenant évoquer la solitude, qui est d’ailleurs plus que cela, des « oubliés » des temps modernes. Les cloisons de nos appartements étroits et parfois trop petits deviennent des murs et des citadelles où chacun s’enferme. Les plus heureux peuvent les quitter pendant l’été. Les autres y restent.

Ils attendent le regard, la chaleur humaine de celles et ceux qui se dévouent au-delà des charges de leur métier.

Beaucoup n’ont aucune assistance. Au terme des vacances de leurs voisins, ils seront retrouvés morts. Abandonnés.

Cette réalité atroce doit nous mobiliser pour trouver les solutions appropriées pour éviter cette apocalypse indigne d’une société soit disant évoluée, riche, civilisée.

Certes, le geste compassionnel d’un Ministre est important. Sonner juste, être à propos, redevenir un être humain sont des nécessités absolues.

Mais ne nous leurrons pas. L’essentiel n’est pas là. On pourra créer des milliers de postes supplémentaires, rénover les maisons de retraite, détecter plus en amont les détresses personnelles ou collectives, si chacun n’y met pas un peu du sien, si nous ne parrainons pas vraiment nos « aînés », le système public malgré le trésor de générosités individuelles ne fera pas face. Et restera débordé.

L’âge doit conférer des droits. Une écoute. Un respect. Des égards.

Sans idéaliser le passé, la réconciliation des générations est un impératif. Avec une vraie proximité, celle de la famille, parfois conflictuelle et électrique, mais fondée sur des liens sacrés.

La politique doit redevenir une morale laïque personnelle
.

Jean-Pierre Raffarin
a raison de le rappeler avec la générosité naturelle qui émane de sa personne.

François Hollande a monstrueusement tort d’épingler le gouvernement avec une indécente gourmandise.

Qu’ils soient de droite ou de gauche, qu’ils exercent dans le public ou le privé, les médecins qui se sont exprimés ces jours derniers ont su – eux – sonner juste, c’est à dire nous appeler tout simplement à être meilleurs que nous ne sommes.

Pour tirer les conclusions de ce mois d’août tragique, nous devons faire preuve d’une extrême lucidité. D’une transparence absolue pour que la vérité et la réalité soient sans aucun fard. Nos concitoyens doutent que nous en soyons capables. Ce sera la première étape d’une nécessaire prise de conscience collective. Avec ou sans commission d’enquête parlementaire, au fond quimporte! Mais avec le souci de l’humain auquel nous a appelés le Président de la République.

Personnes agées

25 août 2003

Le drame engendré par la canicule avec son cortège de cercueils abandonnés projette de notre société une image redoutable : celle du progrès économique tournant le dos à la solidarité humaine minimale.

L’individualisme se muant en égoïsme voire même en non-assistance à personne en danger est une réalité insoutenable et pourtant très actuelle. Le dévouement parfois exceptionnel de celles et ceux qui accompagnent les personnes âgées dans les misères de leur vie quotidienne n’est pas en cause. Ni d’ailleurs la capacité du gouvernement à prévoir ou à traiter.

Il est des moments de recueillement national nécessaire, où la provocation politicienne est une forme monstrueuse de blasphème.

Honte à tous ceux qui ont voulu exploiter le cataclysme auquel nous sommes tous confrontés.

Que se taisent celles et ceux qui font figure de vautours.

Mais, par contre, que chacun d’entre nous accepte un exercice de lucidité et de vérité crues.

Nous aimerions que tout fonctionne sans nous. Que tout soit sur automatique. Que tout soit aseptisé. Qu’aucune image de détresse humaine ne vienne « fâcher » notre horizon « peinard ».

Eh bien non !

Ces alignements de cercueils que personne n’entoure en disent long sur l’horreur de la fin de vie de certains de nos anciens.

On parlait des chiens abandonnés l’été, recueillis par la SPA.

Il faut maintenant évoquer la solitude, qui est d’ailleurs plus que cela, des « oubliés » des temps modernes. Les cloisons de nos appartements étroits et parfois trop petits deviennent des murs et des citadelles où chacun s’enferme. Les plus heureux peuvent les quitter pendant l’été. Les autres y restent.

Ils attendent le regard, la chaleur humaine de celles et ceux qui se dévouent au-delà des charges de leur métier.

Beaucoup n’ont aucune assistance. Au terme des vacances de leurs voisins, ils seront retrouvés morts. Abandonnés.

Cette réalité atroce doit nous mobiliser pour trouver les solutions appropriées pour éviter cette apocalypse indigne d’une société soit disant évoluée, riche, civilisée.

Certes, le geste compassionnel d’un Ministre est important. Sonner juste, être à propos, redevenir un être humain sont des nécessités absolues.

Mais ne nous leurrons pas. L’essentiel n’est pas là. On pourra créer des milliers de postes supplémentaires, rénover les maisons de retraite, détecter plus en amont les détresses personnelles ou collectives, si chacun n’y met pas un peu du sien, si nous ne parrainons pas vraiment nos « aînés », le système public malgré le trésor de générosités individuelles ne fera pas face. Et restera débordé.

L’âge doit conférer des droits. Une écoute. Un respect. Des égards.

Sans idéaliser le passé, la réconciliation des générations est un impératif. Avec une vraie proximité, celle de la famille, parfois conflictuelle et électrique, mais fondée sur des liens sacrés.

La politique doit redevenir une morale laïque personnelle
.

Jean-Pierre Raffarin a raison de le rappeler avec la générosité naturelle qui émane de sa personne.

François Hollande a monstrueusement tort d’épingler le gouvernement avec une indécente gourmandise.

Qu’ils soient de droite ou de gauche, qu’ils exercent dans le public ou le privé, les médecins qui se sont exprimés ces jours derniers ont su – eux – sonner juste, c’est à dire nous appeler tout simplement à être meilleurs que nous ne sommes.

Pour tirer les conclusions de ce mois d’août tragique, nous devons faire preuve d’une extrême lucidité. D’une transparence absolue pour que la vérité, la réalité soit sans aucun fard.

Nos concitoyens doutent que nous en soyons capables. Ce sera la première étape d’une nécessaire prise de conscience collective.

Avec ou sans commission d’enquête parlementaire. Mais avec le souci de l’humain auquel nous a appelés le Président de la République.

450 morts de la canicule oubliés… les coupables ? Nous tous.

25 août 2003

Le drame engendré par la canicule avec son cortège de cercueils abandonnés projette de notre société une image redoutable : celle du progrès économique tournant le dos à la solidarité humaine minimale.Lindividualisme se mutant en égoïsme voire même en non-assistance à personne en danger est une réalité insoutenable et pourtant très actuelle.

Le dévouement parfois exceptionnel de celles et ceux qui accompagnent les personnes âgées dans les misères de leur vie quotidienne nest pas en cause. Ni dailleurs la capacité du gouvernement à prévoir ou à traiter.

Il est des moments de recueillement national nécessaire, où la provocation politicienne est une forme monstrueuse de blasphème.

Honte à tous ceux qui ont voulu exploiter le cataclysme auquel nous sommes tous confrontés.

Que se taisent celles et ceux qui font figure de vautours.

Mais, par contre, que chacun dentre nous accepte un exercice de lucidité et de vérité crues.

Nous aimerions que tout fonctionne sans nous. Que tout soit sur automatique. Que tout soit aseptisé. Quaucune image de détresse humaine ne vienne « fâcher » notre horizon « peinard ».

Eh bien non !

Ces alignements de cercueils que personne nentoure en disent long sur lhorreur de la fin de vie de certains de nos anciens.

On parlait des chiens abandonnés lété, recueillis par la SPA.

Il faut maintenant évoquer la solitude, qui est dailleurs plus que cela, des « oubliés » des temps modernes. Les cloisons de nos appartements étroits et parfois trop petits deviennent des murs et des citadelles où chacun senferme. Les plus heureux peuvent les quitter pendant lété. Les autres y restent.

Ils attendent le regard, la chaleur humaine de celles et ceux qui se dévouent au-delà des charges de leur métier.

Beaucoup nont aucune assistance. Au terme des vacances de leurs voisins, ils seront retrouvés morts. Abandonnés.

Cette réalité atroce doit nous mobiliser pour trouver les solutions appropriées pour éviter cette apocalypse indigne dune société soit disant évoluée, riche, civilisée.

Certes, le geste compassionnel dun Ministre est important. Sonner juste, être à propos, redevenir un être humain sont des nécessités absolues.

Mais ne nous leurrons pas. Lessentiel nest pas là. On pourra créer des milliers de postes supplémentaires, rénover les maisons de retraite, détecter plus en amont les détresses personnelles ou collectives, si chacun ny met pas un peu du sien, si nous ne parrainons pas vraiment nos « aînés », le système public malgré le trésor de générosités individuelles ne fera pas face. Et restera débordé.

Lâge doit conférer des droits. Une écoute. Un respect. Des égards.

Sans idéaliser le passé, la réconciliation des générations est un impératif. Avec une vraie proximité, celle de la famille, parfois conflictuelle et électrique, mais fondée sur des liens sacrés.

La politique doit redevenir une morale laïque personnelle
.

Jean-Pierre Raffarin
a raison de le rappeler avec la générosité naturelle qui émane de sa personne.

François Hollande a monstrueusement tort dépingler le gouvernement avec une indécente gourmandise.

Quils soient de droite ou de gauche, quils exercent dans le public ou le privé, les médecins qui se sont exprimés ces jours derniers ont su – eux – sonner juste, cest à dire nous appeler tout simplement à être meilleurs que nous ne sommes.

Pour tirer les conclusions de ce mois daoût tragique, nous devons faire preuve dune extrême lucidité. Dune transparence absolue pour que la vérité et la réalité soient sans aucun fard. Nos concitoyens doutent que nous en soyons capables. Ce sera la première étape dune nécessaire prise de conscience collective. Avec ou sans commission denquête parlementaire, au fond quimporte! Mais avec le souci de lhumain auquel nous a appelés le Président de la République.

Civilisation

8 août 2003

Les liens de la civilisation sont complexes : ils sont fondés sur le mode de vie, la culture, l’éducation, les racines, les traditions, le système politique…
On ne peut affirmer, comme l’a fait Silvio Berlusconi, que certaines civilisations sont supérieures à d’autres.

La civilisation c’est aussi le rapport – et le respect – entre les cultures, entre les civilisations.

On peut – et on doit – en revanche affirmer que la démocratie est supérieure aux régimes totalitaires et aux régimes communistes.

On peut enfin reconnaître qu’il existe des liens solides de civilisations : si, en Europe, nous avons pu abandonner nos monnaies nationales, c’est parce qu’il existait des liens de civilisations entre nous. Ce ne sont pas uniquement des correspondances économiques, financières, ou des intérêts bien compris. C’est quelque chose de plus fort et de plus profond.

Rappelons à ce sujet que le livre de Huntington « Le choc des civilisations » ne peut faire l’objet d’un débat sérieux, car ce ne sont en effet pas des civilisations qui s’affrontent sur la scène internationale.

“la rentrée sera chaude” entend-on chaque année… Alors, pour faire face, bonnes vacances !

31 juillet 2003

L’art de la prévision est moins utile que la volonté politique d’affronter, de gérer les situations telles qu’elles se présentent. En tentant d’orchestrer, d’écrire une réelle partition politique…

Gouvernement, parlement, citoyens, manifestants et forces de l’ordre, intermittents et spectateurs, actifs et retraités, parents et enfants, nous avons tous mérité de vraies vacances !

A un certain stade de tension et d’usure, plus rien n’a d’importance. Ni en creux, ni en bosse. Ni en positif, ni en négatif.

C’est peut-être dû à la violence de l’air du temps, à la sauvagerie qui affleure à la moindre occasion.

Comment ne pas penser à ce sujet et à cet instant à Marie Trintignant et saluer les propos bouleversants de sa mère : “j’essaye de ne pas avoir de haine, mais je l’éprouve malgré tout quand je vois mon enfant dans son coma profond après des coups portés d’une violence extrême.” ?

Combien faudra-t-il de drames aussi sauvages et féroces pour enrayer cette spirale immonde où l’homme se réduit à l’état bestial, de non-être abject ?

***

La violence politique actuelle est heureusement d’une nature différente. Elle résulte en fait d’une absence “d’ordre”, d’un éclatement du système, de l’atomisation des forces, de la destruction des élites et parfois de l’abandon des chefs. D’une impatience qui a vite fait d’évoluer en jusquau-boutisme nihiliste et destructeur.

Sans vouloir outre mesure caricaturer ou effrayer gratuitement, la période actuelle est pré-révolutionnaire. Les craquements sont nombreux et prémonitoires. Les constructions précaires et vulnérables. Les individus faussement consensuels et vite agressifs. La norme sociale est en profondeur rejetée, même si le conformisme et la torpeur apparaissent très largement répandus au sein de la société française.

Il est difficile d’extirper les racines de ce mal-être. La “bête” résiste. Le traitement n’est pas évident. Les rendez-vous politiques du printemps prochain illustreront malheureusement ce sombre pronostic.

L’extrême gauche, qui occupe, seule, l’espace politique construit à gauche, génère l’extrême droite.

Cette stéréo diabolique, cette courte échelle vers l’inacceptable, cette course-poursuite sont véritablement à l’œuvre. D’où l’extraordinaire difficulté du contexte dans lequel évolue la majorité présidentielle.

. Nous n’avons pas encore réussi en profondeur à retisser un vrai lien social, au sens fort et dynamique du terme. Nous n’avons pas encore obtenu un vrai changement effectivement perceptible par chacun, tant sont vivaces les mauvais réflexes, les égoïsmes dévastateurs qui font d’un quartier ou d’un immeuble non un abri, un toit, un refuge, mais une jungle, parfois un enfer.

. Nous n’avons pas encore enclenché la spirale vertueuse qui fait que l’individu se mobilise davantage, fait un effort personnel supplémentaire pour concourir au mieux-être collectif, en étant finalement heureux et de l’avoir fait et du résultat produit par lui-même et non par le système toujours lointain et souvent impuissant.

. Nous n’avons pas encore construit un nouvel ordre républicain et démocratique, une échelle sociale qui rend possible le progrès en le fondant sur la performance et sur l’engagement, un système politique intelligible par tous et acceptable pour chacun.

Et pourtant, nous avançons. Nous sommes en train de remonter la pente. D’entraîner notre pays vers sa modernisation nécessaire, vers la valorisation de ses talents, de notre potentiel qui sont immenses.

Quand, sans être illuminés ou décalés, arriverons-nous à être fiers de nous-mêmes, à retrouver confiance, à stopper tous les réflexes de dénigrement de tout et de tous qui sont notre coupable penchant actuel ? A rendre et à croire possible de surmonter nos légendaires et “délicieuses” faiblesses. A concrètement mettre en valeur notre patrimoine fait de nos paysages, de nos ressources humaines, de notre savoir faire et peut-être même de notre charme d’être !

C’est cette révolution culturelle que nous devons enclencher.

Il n’y aura pas de grand soir pour cela. Mais d’innombrables moments où nous devons avoir le courage de choisir, d’avancer, de faire, de dire, de préparer, d’entraîner. Il faut guetter les occasions qui se présentent et savoir y détecter une chance, une possibilité, une action. Une opportunité.

Il faut aller à la rencontre. Ne jamais déserter les lieux d’incompréhension, les terrains minés. Etre toujours proches, à l’écoute, réceptifs. Sans devenir des aiguilles de boussoles affolées.

Pour y parvenir, il est sain et vital que l’électricité baisse. Au-delà d’un certain stade d’énervement et de radicalité, plus rien ne passe. Sauf la haine. Sauf le refus total.

Le mois d’août doit permettre à chacun de reprendre souffle ! Non pas en vue de batailles encore plus violentes, mais pour faire le point ! Relativiser. Hiérarchiser. Pondérer. Faire le tri.

Nous avons tous besoin de ce répit pour aborder la rentrée sereinement.

Chaque été annonce rituellement un “automne chaud”, Une sorte d’“été indien” sur le plan social. L’art de la prévision est moins utile que la volonté politique d’affronter, de gérer les situations telles qu’elles se présentent. En tentant d’orchestrer, d’écrire une réelle partition politique.

Moins parfaite que celle de Bach et certainement aussi romantique et chaude que celle de Beethoven !

Faut-il faire des devoirs de vacances ? Des méditations sur les erreurs entrecoupées de rêveries futuristes et prospectives sur les victoires ?

Ce qui est plus utile, c’est de prendre l’élan nécessaire pour aborder avec énergie et méthode les dossiers “chauds” de la rentrée, ces fameuses retrouvailles avec la réalité…

Alors, bonnes vacances !