De Nicolas Sarkozy à Dominique Bussereau, contact direct là où ça coince…

28 octobre 2007

Rien ne remplace le contact direct, l’appréciation personnelle de la réalité, même quand la rencontre est électrique, au cur d’une crise chaude, où se tamponnent revendications catégorielles et exigences légitimes des usagers.

J’aime cette pratique exposée du pouvoir. C’est une forme nécessaire de courage, d’authenticité, d’éthique que d’aller à la rencontre. Ne jamais fuir, ne jamais se dérober, c’est essentiel pour agir en toute connaissance de cause.

Certes, cela ne calme pas la colère du père de famille qui emmène ses enfants en vacances et qui leur avait promis depuis un an un voyage. Certes, cela n’atténue pas la violence du passager du train, du métro ou du bus qui est gêné dans son travail et qui peut rater un rendez-vous important pour son emploi.

Mais cette proximité du Chef de l’Etat et du Gouvernement avec nos concitoyens, chaque fois qu’un conflit éclate, est essentielle pour rompre définitivement le sentiment d’une « classe politique » coupée des réalités, fermée sur elle-même dans ses certitudes. Dès lors que craquements, dysfonctionnements, incompréhensions, tensions, antagonismes apparaissent, la seule maxime qui vaille est la présence personnelle, le cur de mêlée, l’engagement direct.

Non pour attiser les passions ou jouer avec le feu, mais pour comprendre ET agir.

Il est parfaitement insupportable de choisir la stratégie cynique du pourrissement d’une crise. Le sentiment d’impuissance dont est parfois frappé le pouvoir politique naît de cette distance, de cet éloignement qui apparaît vite comme du mépris et parfois même comme un déni de responsabilité démocratique.

Mais dès lors que la vérité d’une situation est appréhendée, même si elle est parfois complexe ou difficilement soluble, il ne faut pas rester les bras croisés, se satisfaire de faux-semblants et de demi-mesures. Il faut agir, concilier, trancher, arbitrer, donner les moyens. Il faut expliquer les enjeux, traiter nos concitoyens en adultes.

Il faut imaginer les solutions du XXIè siècle, où l’exigence d’information est forte et impérative et où le contraste est parfois saisissant entre ce que la technique rend possible et ce que l’humain néglige avec désinvolture.

La liberté du droit de grève se heurte de plein fouet à la liberté de circuler de l’usager, qui entend, à juste titre, pouvoir être prévenu, pouvoir s’organiser sa vie professionnelle et personnelle.

Pour sortir de cette impasse, les maîtres mots sont alerte, négociation, préavis, service minimum, dialogue et sanction lorsque les dispositions légales sont violées.

Au tableau d’honneur des ministres, le classement doit s’établir en fonction de la capacité à aller à la rencontre partout où ça craque, et de l’aptitude ensuite à prendre des décisions concrètes et réalistes. Et à en suivre la mise en uvre effective.

Il faut beaucoup d’énergie, car faire bouger les choses, obtenir des résultats concrets tangibles, c’est le fruit d’une longue chaîne d’étapes humaines toujours lentes et fragiles.

Savoir mobiliser et entraîner un peuple par des objectifs démocratiquement approuvés c’est l’art même de la politique et du politique.

Cela suppose autant de volonté que d’habileté, tant le réflexe français est la rue, la contestation frontale, l’inertie ou la révolution !

Alors sachons soutenir et mettre à l’honneur ceux de nos gouvernants qui illustrent cette disponibilité et cette flamme, et mettre à l’index les maladroits, les planqués et les désinvoltes !

Au Sanitas, le jardin Theuriet est un beau symbole de l’action de l’Etat

27 octobre 2007

Les reportages à la télévision sur l’anniversaire des drames de Clichy sous Bois donnent le sentiment d’un Etat impuissant, ou lent à tenir ses promesses. Avec une impression d’abandon, de désespérance et de spirale conduisant à la recrudescence de la violence. Alors que des moyens exceptionnels ont été engagés par le gouvernement, qui rendaient parfois jaloux le ministre de la culture et de la communication, toujours en quête de moyens supplémentaires d’intervention…

Par contraste, l’inauguration ce matin à Tours d’un jardin magnifiquement paysagé remplaçant une barre d’immeubles prouve que l’addition des énergies est possible. L’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine a permis à l’Etat d’enclencher quartier par quartier toute une série d’opérations concrètes destinées à rétablir l’égalité.

Chacun a droit au beau. Chacun a droit à des espaces publics de qualité, avec des plantes et des arbres de belles essences.

Souhaitons que les habitants, et notamment les plus jeunes, en deviennent d’authentiques jardiniers, c’est-à-dire des protecteurs attentifs.

Je trouve symbolique et positif que ces jardins créent à Tours un vrai parcours, une sorte de trait d’union, de déclinaison d’un même ensemble.

Toute l’activité, toutes les animations ne doivent pas se concentrer en centre ville. Ni à Tours, ni ailleurs.

C’est un objectif essentiel de veiller à ce qu’une part d’activité culturelle, commerciale, sociale soit présente dans chaque partie d’une ville. Cela suppose parfois de contrecarrer les règles draconiennes du marché ou les habitudes fâcheuses des années passées.

Cela exige de créer des liens, des partenariats, des passerelles et des parrainages féconds.

Je propose ainsi que chaque école soit jumelée avec un espace vert, avec un ensemble artistique du spectacle vivant, avec un monument historique public ou privé.

Vive la découverte de l’autre ! Vive le respect dû à chaque culture ! Vive la découverte des racines de sa ville et de son pays ! Vive la diversité, qui peut se vivre comme une chance dès lors que sa propre identité n’est pas bafouée, méprisée, ignorée ou abandonnée.

Je garde un souvenir prometteur de l’ouverture que j’avais décidée du Grand Palais aux cultures urbaines. « Rue au Grand Palais » avait la force d’un symbole, d’une main tendue, de la présence, au cur de la capitale, de la jeunesse de France dans sa fougue et son arc en ciel. Ce n’était pas une provocation sans lendemain, ni une récupération éphémère, mais une clé de voûte. La volonté de réconcilier et de créer la dynamique de la fierté de chacun en son pays. Beauté exceptionnelle des lieux qui font admirer son pays, vitalité électrique des spectacles et des disciplines sportives et artistiques.

La Grande Halle de la Villette a pris le relais cette année.

Puisse cette idée se décliner concrètement partout sur le territoire national, avec les croisements et les réciprocités nécessaires.

Hip Hop et chants grégoriens… Tuffeau et béton… HLM et parc paysager… C’est un projet politique qu’il faut décliner et écrire concrètement. Et faire vivre soigneusement pour qu’une belle idée ne devienne pas au fil des mois une abstraction. Il y a du travail en perspective, de l’éducation et du civisme à promouvoir pour y parvenir. Souhaitons que les familles participent elles-mêmes à cet élan !

Souhaitons que ce jardin devienne un lieu convivial et partagé par tous, sans dégradation et sans détournement de sa destination première.

« Arrête de parler de culture » !…

22 octobre 2007

A de très nombreuses reprises, certains autour de moi à Tours m’ont amicalement lancé en guise de conseil stratégique pour les prochaines municipales : « arrête de parler de culture, parle plutôt de l’emploi et du développement économique » !

Je ne méconnais naturellement pas l’urgence à faire baisser le chômage, comme l’impérieuse nécessité d’améliorer le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Je mesure également parfaitement la précarité de nombreuses disciplines artistiques, et le fait que la stabilité de l’emploi n’y soit malheureusement qu’un leurre en raison même des rythmes de la création, de la répétition et de la production. Mais je sais également qu’une ville ou un pays, dans le contexte actuel de la mondialisation, sans projet culturel fort est voué à la perte d’influence, et donc à l’échec ou au ralentissement économique.

Face à l’inquiétude persistante liée à la recherche d’emploi et à l’impatience sur ce sujet que je ressens chez mes concitoyens, nous devons rechercher toutes les pistes pour favoriser la croissance, le développement, l’activité.

Que de chemin à parcourir pour faire comprendre que pour une ville comme pour notre pays la culture n’est pas seulement un art de vivre, une respiration et une liberté personnelles, mais une source considérable de richesses, d’emplois, d’activités professionnelles, d’attractivité !

Nous avons un capital entre les mains lié à notre capacité de création et d’imagination et à notre patrimoine tout à fait considérable. C’est essentiel pour l’emploi si on sait avec volonté et résolution valoriser nos atouts, à commencer par la reconnaissance des métiers artistiques dans leur infinie variété. Avec l’objectif d’éviter les délocalisations pour relocaliser, créer de nouveaux emplois et éviter la destruction d’anciens métiers.

Le défi c’est de réussir à parler économie, finances, profession, formation dans le champ culturel et dans celui de la communication sans pour autant gommer l’aspect immatériel de l’acte culturel, sans brutaliser toute la dimension spirituelle et libre de la création artistique.

Le champ des possibles est infini. La diversité des lieux et des initiatives est essentielle. A Tours comme en France, il y a place pour l’acte gratuit, loin de tout aspect marchand, comme peuvent également rayonner et créer de la richesse un lieu phare, un spectacle fort, un festival rayonnant.

Les fêtes de la Loire à Orléans ont rassemblé près de 500 000 personnes. Les quais de la Loire peuvent avoir une magie exceptionnelle pour peu qu’on s’en donne les moyens… Pourquoi pas chez nous ? …

C’est une offre globale, large, riche de sa diversité qu’il faut générer. C’est essentiel pour la vie quotidienne de chaque habitant, c’est indispensable pour attirer de nombreux touristes qui viennent en Touraine, mais ne passent ou ne restent pas assez à Tours.

Alors, parlons des enjeux avec réalisme et énergie.

Si on ne bouge pas, « ça » se passera ailleurs. Les mesures qu’en son temps j’ai prises pour le cinéma, la production audiovisuelle, les jeux vidéo, le marché de l’art, ont permis de créer ou de conserver de nombreux emplois.

Les nouvelles technologies doivent pouvoir être des chances tant la nécessité des contenus est désormais vitale, pour peu qu’on aide un nouveau modèle économique à émerger, où le payant et le gratuit, l’unitaire et le forfaitaire réussissent à se concilier.

Chaque lieu peut être une chance. Doit l’être. Ouverture des portes, décloisonnement, interdisciplinarité, accueil, valorisation des indépendants, mise en réseau, accueil le soir, autant de maîtres mots qui ont des conséquences très concrètes. Est-on de ce point de vue au maximum du possible à Tours ? …

La réussite récente au Cloître de la Psalette des créateurs prouve qu’il y a un public, du désir, une curiosité.

Alors, pour parvenir à cette réconciliation entre culture et emploi, création et activité, sans tomber dans l’écueil du tout marchand, de l’uniformisation, de la standardisation et du nivellement destructeur des identités, il faut comme toujours que se rencontrent les acteurs concernés.

La parole en l’occurrence est une palabre utile.

J’ai à de nombreuses reprises évoqué le « Davos de la Culture », c’est-à-dire la réunion libre du monde politique, économique et culturel.

Non pour se confondre, s’amalgamer, s’inféoder. Bien au contraire pour se différencier dans une synergie, dans une stratégie ouverte et libre.

Comment ne pas voir pour la France qu’il s’agit de l’avenir, des métiers de l’intelligence, de la valorisation de nos atouts pérennes ?

Pourquoi ne pas l’organiser en avant coureur à la Grange de Meslay ?

Au bout du compte, on me dira peut-être un jour : parler de culture, c’est vital. Aussi bien pour l’épanouissement individuel que pour l’emploi.

Il y a beaucoup d’esprits à convaincre et beaucoup de résistances à vaincre… C’est compréhensible, tant la culture a longtemps été perçue comme une sorte de fin de discours…

Jean-Pierre Lapaire n’est pas un expert indépendant mais un élu socialiste du Loiret .

20 octobre 2007

Les propos de Jean-Pierre Lapaire, chargé de « vendre » le tramway sur rail de Jean Germain, rapportés par Thierry Noël dans les colonnes de la Nouvelle République de ce matin, ne sont pas ceux d’un expert indépendant mais ceux de l’élu socialiste engagé qu’il est par ailleurs dans le département du Loiret.

Méconnaître les progrès considérables de la technologie qui permettent aujourd’hui de mettre en concurrence des bus électriques non polluants, des trams bus sur pneus et sans caténaires, des trams sur rails avec caténaires et des trams compatibles avec la SNCF, c’est faire preuve d’un sectarisme qui doit être banni dans un dossier dont le coût pour la première ligne, sans tenir compte des aménagements urbains et des dessertes, dépasse les 300 millions d’euros.

Il faut faire preuve de sérieux avant d’engager l’argent du contribuable dans une telle dépense.

Faire participer la population au choix, après avoir présenté toutes les options, ce n’est pas chercher « à exister politiquement ».

Tours vaut mieux qu’un débat tronqué. C’est un projet d’ensemble qu’il faut élaborer pour l’avenir de notre ville, en incluant le transport dans une vraie stratégie de développement économique global. En n’oubliant pas la question du périphérique, de l’A10 bis et de la LGV.
Je prends l’engagement si je suis élu, de présenter aux habitants de Tours et de l’agglomération tous les matériels sur le marché pour choisir le système le moins cher et le plus performant, permettant la meilleure desserte de tous les quartiers et la nécessaire articulation avec la circulation piétonnière, l’usage du vélo, en tenant compte du réseau SNCF, et de la circulation automobile.
Je n’ai pas de leçon à recevoir de ceux qui ont choisi d’implanter Ikéa à Rochepinard, ce qui va générer des problèmes de circulation redoutables, alors que l’agglomération permettait des localisations mieux adaptées !

PS : Un exemple d’alternative réalisé aux Pays Bas et projeté à Douai, c’est Phileas. Pour vous documenter, allez sur le site : http://www.apts-phileas.com/ . Mais pour que les choses soient claires, ce n’est qu’un exemple de matériel. Il y en a d’autres ! Je ne me comporterai jamais comme Jean Germain qui consulte après avoir définitivement choisi…

Face à la pauvreté, soyons résolus et concrets

17 octobre 2007

En cette journée mondiale du refus de la misère, ouvrons nos yeux et nos curs.

A Tours, comme dans notre pays « riche », nombreuses sont les détresses dues à la pauvreté que nous ne sommes pas parvenus à éradiquer, malgré une apparente performance économique.

La réalité du chômage, des fins de droits, des violences, de l’isolement, du handicap est parfois difficile à regarder en face. Car elle dérange. Elle ne peut laisser indifférent.

Sachons déjà rendre hommage et soutenir concrètement les associations de bénévoles qui inlassablement agissent avec un remarquable dévouement. Veillons à écouter leurs recommandations et parfois leurs interpellations enflammées.

Agissons également par nous-mêmes dans notre environnement immédiat, en aidant à faire une démarche, en rédigeant une lettre, un c.v, en prenant notre téléphone pour que s’ouvre une porte fermée. Si chacun le faisait… Si chaque élu recevait vraiment ses concitoyens, allait à leur rencontre sans attendre les campagnes électorales, quelle que soit la fonction, cela ferait bouger les choses.

Traitons la question du logement insalubre, des expulsions, des troubles de voisinage avec opiniâtreté et volontarisme. Car il y a les cas repérés, détectés et soutenus. Mais il y a toutes celles et tous ceux qui ont comme honte de leur situation et la masquent jusqu’à ce que la maladie les rattrape.

C’est une vraie chaîne de solidarité qu’il faut renforcer dans son efficacité. Comme ceux de l’illettrisme, les chiffres de la pauvreté ne sont pas dignes d’un pays comme le nôtre.

Je souhaite à Tours proposer toute une série de mesures très concrètes qui créeront de la chaleur humaine, quartier par quartier, immeuble par immeuble. Sans tomber dans la charité, mais en stimulant par contre la responsabilité et l’engagement de chacun. C’est au fond une question de morale citoyenne et individuelle, une valeur que nous devons promouvoir sans complexe !

Mobilisons nous pour la paix entre Israéliens et Palestiniens !

16 octobre 2007

La conférence de la Déléguée Générale de la Palestine, Madame Hind Khoury, à l’Hôtel de Ville était impressionnante. Son calme, sa précision, sa souffrance sublimée faisaient de son discours une arme de paix très efficace.

Le conflit éternellement non réglé entre Israéliens et Palestiniens est au déshonneur de la communauté internationale, dont la volonté est vraiment prise en défaut.

Qui ne voit que c’est une urgente priorité pour éviter les spirales du terrorisme, de l’intégrisme et du fanatisme. C’est également une exigence humanitaire.

Chaque peuple doit vivre en sécurité dans des frontières reconnues et sûres. Avec les moyens d’assurer sa survie et sa prospérité.

Cet objectif simple devrait rassembler les Méditerranéens que nous sommes tous, avec l’ardeur d’un défi pour l’Europe.

Ce serait un signal fort au moment où les tensions en Iran, en Irak, en Afghanistan sont extrêmes. Ce qui alimente la seringue conduisant à ce spectre de la guerre des civilisations.

Qui ne voit que ces réalités internationales, d’apparence lointaines, sont en fait dans le crâne des Jeunes de Tours et de la France, que les paraboles et internet mobilisent quotidiennement.

Commençons nous-mêmes ici à Tours par régler les questions éternellement différées avec mépris. Par exemple, veiller à ce que des lieux de culte dignes existent pour chaque religion. Car si la fierté est un ressort précieux, l’humiliation peut être un engrenage dangereux.

L’évocation de nos racines judéo-chrétiennes n’est en rien contradictoire avec le respect dû à la religion musulmane. En France comme dans le monde.

Si un peuple, une religion, une culture, se sentent menacés, méprisés, niés, alors prend place la violence. Avec une radicalité qui devrait pousser à agir. Avant qu’il ne soit trop tard.

Pour le rétablissement du droit de vote au Conseil municipal à Tours !

15 octobre 2007

Il n’y aura ni rapport, ni débat, ni vote au Conseil municipal de Tours sur l’investissement projeté d’un tramway à 300 millions d’euros. Le Maire de Tours l’a reconnu en réponse à ma question.

C’est surréaliste.

La compétence juridique d’un syndicat intercommunal ne saurait servir d’alibi. Le maire doit recevoir un mandat clair pour engager notre ville.

C’est le « RMI » de la démocratie participative chère à Ségolène Royal qu’en son temps le maire de Tours a soutenue dans les premiers avec un zèle ardent.

Et bien sur un dossier aussi lourd, on refuse la clarté, la comparaison, l’examen des alternatives. Faire mieux, moins cher ! Si c’était possible, pourquoi ne pas l’envisager ?

On ne peut se prétendre gestionnaire exemplaire, par contraste avec Jean Royer qu’au passage on égratigne, et engager sans réflexion une telle dépense.

Les contribuables de Tours et des communes concernées de l’agglomération apprécieront.

Je prends l’engagement solennel de présenter à la population toutes les possibilités existantes en septembre prochain, soit 5 mois après les élections municipales. Avec un calendrier, un chiffrage, un plan de financement. En montrant tous les systèmes existants.

Je prends l’engagement de consulter mes concitoyens.

Je prends l’engagement, avant d’engager la ville au Sitcat, de faire voter le Conseil municipal.

Ce sera une rupture avec l’opacité, la démesure et l’improvisation.

J’ai réclamé depuis de nombreuses années un vrai débat où seraient sérieusement étudiées toutes les options. Mes déclarations au Conseil municipal sont là pour en témoigner. Sur un sujet de cette importance, seul compte l’intérêt général. Avec le souci scrupuleux de respecter nos concitoyens.

Sur une question aussi majeure, je pense que les « Verts » se montreraient plus offensifs et plus soucieux d’éthique démocratique…

En tous cas, j’associerai de la manière la plus totale et transparente toutes les forces politiques, professionnelles et associatives, en ayant à cur de donner à chaque Tourangelle et à chaque Tourangeau une information précise, objective et non partisane.

Nous surprendrons !…

Soyons fiers de l’A 380 !

15 octobre 2007

C’est pour la France, pour l’Europe de l’aéronautique, pour le talent et la performance des chercheurs, des ingénieurs, des techniciens et des ouvriers une date vraiment importante que celle d’aujourd’hui où sont livrés à Singapour Airlines les premiers A 380.

Presque 7 ans après le feu vert des actionnaires d’Airbus au lancement industriel de l’A 3 XX.

Cela fait contraste avec le mois de janvier 2007 où Boeing est exposé devant Airbus pour la première fois depuis 2000 en nombre de commandes, avec 1044 appareils en 2006 contre 790 pour l’avionneur européen qui fait notre fierté.

C’est vraiment positif que s’éloigne de notre horizon la spirale désespérante des retards, des règlements de comptes et des feuilletons judiciaires.

EADS et Airbus sont pour la confiance en Europe un socle fondamental. Un vrai projet concret porteur de foi en notre capacité technologique, commerciale et industrielle. Le plus beau des testaments de Jean-Luc Lagardère, qui a su conjuguer et concilier ardeur nationale et cohésion européenne.

Alors, ayons les yeux ouverts et l’esprit lucide ! L’actualité n’est jamais innocente. Lorsque des intérêts aussi puissants sont en jeu et que des compétitions aussi frontales sont menées, notamment avec nos concurrents et amis américains, sachons laver le linge sale en famille, selon l’expression consacrée… Sans ingérence étrangère. Puisse la justice agir librement et rapidement pour que se tourne le plus clairement possible la page noire de ces derniers mois.

A qui profite cette crise ? Pas à la France, pas à l’Europe…

Ferveur et déception autour du XV de France…

13 octobre 2007

Vivre à l’unisson de grands moments de ferveur, de passion et d’émotion, c’est rare et exceptionnel. Mais vital et galvanisant !

Sur le stade Tonnellé, assis sur la pelouse et non dans la tribune officielle…, j’ai aimé qu’on se retrouve aussi nombreux, rassemblés, heureux d’être ensemble pour vibrer intensément grâce à nos champions.

Lorsque la Marseillaise retentit avant le match, dans un élan spontané, chacun s’est naturellement levé et a vraiment chanté l’hymne national. Le sport et les grandes compétitions font retrouver de beaux réflexes…

La déception finale n’ôte rien à la force d’une telle rencontre. Les différences, les passions, les clivages s’abolissent et font place à une joyeuse fraternité, juste avant que la troisième mi temps ne l’arrose !

Dès qu’une équipe grimpe, réussit, dans notre ville très sportive, le public est là. Alors soutenons davantage les clubs pour que Tours gagne et que les Tourangeaux soient fiers. En associant toutes les générations et tous les quartiers à cet élan populaire.

Le dernier Paris-Tours avenue de Grammont ?

12 octobre 2007

Dans la grande tradition de notre ville, qui lui confèrent un bel agrément, car chacun aime à s’y retrouver, figurent les 10 et 20 kms de Tours ainsi que le Paris-Tours.

A-t-on pensé que les rails du tramway nous priveront désormais sur cet axe magnifique de telles manifestations, qui font partie de notre paysage ?

Ce n’est pas à soi seul un argument décisif, mais outre la question du coût effrayant, c’est un dégât collatéral qu’il faut avoir à l’esprit avant de prendre sur la question du tramway sur rail et à caténaire une décision définitive.

De toute façon, rien ne sera gravé dans le marbre avant l’échéance municipale n’en déplaise à ceux pour lesquels la consultation du peuple n’est que de pure forme…

Les Tourangeaux sont des citoyens à part entière, qui ont droit de décider eux-mêmes de leur avenir, des choix fondamentaux du transport public, car cela est capital pour l’emploi, l’activité économique, la création de nouveaux espaces d’entreprises bien desservis, comme est essentiel à la vie quotidienne de chacun dans chaque quartier que des réseaux de bus non polluants soient préservés et développés. Sans oublier que le vélo est un bon moyen de transport. Pourvu que ce soit rendu facile, possible et accessible à tous sans danger.