Visite du « Ciné Quai » à Saint-Dizier
Monsieur le Député-Maire, cher François Cornut-Gentille,
Monsieur le Directeur, cher Thierry Tabaraud,
Mesdames, Messieurs,
Chers Amis,
Je suis très heureux d’être présent parmi vous pour célébrer ce nouveau
haut lieu de culture et de partage. Votre ville peut être fière de ce nouveau
bâtiment, qui achève la requalification de l'îlot Miko et offre à la culture et au
cinéma un écrin prestigieux, en plein centre ville.
Notre patrimoine industriel est précieux. Il porte une belle part de l’identité
d’une ville, de son histoire et de celle de ses habitants, car, ainsi que
l’écrivait magnifiquement Baudelaire : « La forme d’une ville change plus vite,
hélas ! que le coeur d’un mortel ». Je suis donc convaincu que les friches ont
un rôle essentiel à jouer dans la décentralisation et l’aménagement culturels
de notre territoire, et le nouveau multiplexe Ciné Quai en apporte un
nouveau très bel exemple.
Fière cité industrielle, la ville de Saint-Dizier a vu les premiers pas de
l’entreprise Miko, depuis ses premières tournées en triporteurs, grand sujet
de curiosité pour les Bragards qui découvraient les loisirs, pendant l’entre
deux guerres, et notamment la magie du cinéma, esquimau à la main !
Quelle joie pour tous les habitants de voir revivre cette friche au centre de
leur ville, et de savourer sa nouvelle vocation !
Car l’ouverture d’un nouveau lieu de culture est toujours riche en promesses,
d’autant plus riche qu’il rend ici une âme à un patrimoine emblématique, et
offre un nouveau souffle au coeur de la cité. Je tiens à féliciter l’architecte
Gilbert Long pour son travail remarquable, qui a su respecter l’identité et le
passé industriels de ce lieu, en consacrant notamment des espaces au
Musée Miko, consacré à ses fondateurs, la famille Ortiz, tout en l’adaptant
brillamment à sa nouvelle ambition culturelle.
Comme tous les élus locaux, je sais que les cinémas sont avant tout des
lieux de culture, mais aussi de rencontre, de partage, de vivre ensemble,
des lieux d’émotion, de plaisir, des lieux de dialogue, d’échanges, des lieux
où les gens se parlent, en croisant leurs propres regards, leurs expériences,
avec les récits, les images, les regards, les rires et les cris que vous leur
donnez à voir. Nous savons, ici, à Saint-Dizier, Cher François, comme à
Tours, comme dans toutes les villes de France, qu’un équipement
cinématographique est un équipement culturel à part entière.
A l’heure où chacun peut, de plus en plus, accéder à des films sur des
écrans individuels, plus ou moins petits, notamment via les réseaux de
communication, on n’ira jamais trop au cinéma en salles, lieu premier et
privilégié, d’exploitation des oeuvres cinématographiques. Oui, la salle de
cinéma a un bel avenir ! J’aime cette phrase de Truffaut où, pour expliquer
le plaisir qu’il ressent à voir d’abord un film en salle, il compare le cinéma
et la vidéo : « c’est exactement la différence entre un livre qu’on lit et un
livre qu’on consulte … ».
Oui, c’est tout cela qu’apporte l’émotion du cinéma, et je me réjouis que le
multiplexe Ciné Quai propose une offre diversifiée, en projetant
notamment des films art et essai, dans un souci de la transmission et de
la découverte, dans le respect également de la diversité des langues et
des expressions artistiques. C’est ainsi, faut-il le rappeler, dans les salles
classées art et essai que l’on peut voir les films étrangers en version
originale sous-titrée. C’est dans les salles art et essai que les oeuvres sont
présentées, expliquées, discutées, et sans doute aimées comme nulle
part ailleurs.
Je tiens à adresser mes remerciements sincères et mes voeux chaleureux
à son exploitant, Thierry Tabaraud, président du syndicat des cinémas de
l’Est et président adjoint de la Fédération Nationale des Cinémas
Français, ambassadeur passionné du septième art, à l’enthousiasme
communicatif, qui a présidé aux destinées de cette très belle réalisation.
Vous avez su mobiliser autour de votre projet les énergies de la Région
Champagne Ardenne, du ministère de la Culture et de la Communication,
à travers le Centre National de la Cinématographie et notamment le
Soutien Financier de l’Etat à l’Industrie Cinématographique, mais aussi
l’Union Européenne, grâce au programme européen Objectif 2, qui
soutient la revalorisation des quartiers sensibles.
Je tiens à vous en féliciter et à vous en remercier.
