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Le but de l'UMP n'est pas de "placer un champion sur orbite", selon 7 ministres

« lUMP ne doit pas devenir une simple confédération de micro-partis ». « Les courants ne sont pas des partis qui se regroupent au sein dune même entité pour négocier des investitures, retenir des places et partager la dotation financière de lÉtat. Les sensibilités ne peuvent supplanter lunité »… Sept ministres du gouvernement Raffarin affirment que « lUMP na pas pour but unique et immédiat de placer un champion sur orbite élyséenne, mais de soutenir un quinquennat gouvernemental », dans une tribune publiée dans Le Monde daté de jeudi.

Selon les signataires de ce texte, Xavier Bertrand, Dominique Bussereau, Xavier Darcos, Renaud Donnedieu de Vabres, Nicole Guedj, Christian Jacob et Eric Woerth, lUMP doit éviter « deux écueils », au moment où se profile la compétition pour la succession dAlain Juppé.

En premier lieu, « lUMP ne doit pas devenir une simple confédération de micro-partis ». « Les courants ne sont pas des partis qui se regroupent au sein dune même entité pour négocier des investitures, retenir des places et partager la dotation financière de lÉtat. Les sensibilités ne peuvent supplanter lunité », écrivent-ils. « Des courants daccord, des idées dabord », résument-ils.

« Deuxièmement, poursuivent les ministres, lUMP na pas pour but unique et immédiat de placer un champion sur orbite élyséenne, mais de soutenir un quinquennat gouvernemental ». « Nos statuts le disent. La raison le dicte », estiment-ils.

Ils citent à ce propos « lexemple du PS » qui est « à bannir ». « Si nous avons nos rocardiens, fabiusiens, jospinistes et autres emmanuellistes, quils noublient pas le congrès de Rennes », préviennent les auteurs de la tribune.

Ils constatent que « les divisions persistent et resurgissent en courants » et déplorent que « les débats didées soient étouffés par le combat brutal des hommes ».

Le sept ministres souhaitent que « les revers (électoraux) de ce printemps ne fassent pas oublier la double victoire de 2002 et notamment celle de Jacques Chirac ».

« Le pessimisme ambiant est conjoncturel, exagéré par manque de recul. Nous souhaitons résolument le combattre pour renouveler lardeur enthousiaste de notre doctrine première: réunir des pensées similaires ou assimilables, mais non uniques, donc aider leur libre expression, avant la recherche dune synthèse large ».

Mardi, dix ministres (dont les sept signataires de la tribune du Monde) et vingt-et-un députés ont lancé un appel à une « sensibilité de lunion » au sein de lUMP.

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