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La rénovation du musée est "une réalisation exemplaire de décentralisation culturelle qui doit c

La rénovation du musée est « une réalisation exemplaire de décentralisation culturelle qui doit contribuer à rendre accessible les oeuvres capitales de lhumanité et dabord de la France au plus grand nombre possible »… Le Musée des Beaux-Arts dAngers a été inauguré jeudi, après cinq ans de travaux de rénovation et dexpension, par le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, qui la qualifié d »exemple de décentralisation culturelle ».

La rénovation du musée est « une réalisation exemplaire de décentralisation culturelle qui doit contribuer à rendre accessible les oeuvres capitales de lhumanité et dabord de la France au plus grand nombre possible », a estimé le ministre.

Installé depuis 1797 au coeur du centre historique de la ville dans le logis Barrault, un des plus anciens hôtels particuliers de France, datant de la fin du XVe siècle et classé patrimoine historique, le musée avait fermé ses portes en 1998.

Sa rénovation, dun coût global de près de 33 millions deuros, subventionnés à hauteur de 28% par lEtat dans le cadre dune convention signée en 1999 avec la ville, représente lun des plus grands chantiers muséographiques de ces dernières années.

Avec 7.000 m2 de superficie, soit 4.000 m2 supplémentaires, le musée propose une collection plus étoffée. Elle est enrichie doeuvres qui pour certaines navaient pas été montrées au public depuis 1944, comme les deux grandes peintures historiques de François Guillaume Ménageot (1744-1816), ou un tableau religieux de Philippe de Champaigne (1602-1674).

Deux journées « portes ouvertes » auront lieu samedi et dimanche.

A loccasion de linauguration, M. Donnedieu de Vabres a annoncé que lEtat avait pris en charge lacquisition pour le musée de deux esquisses peintes de Fragonard (1732-1806), « Lesquisse » et « La poursuite ».

« Cette acquisition majeure dun montant de quatre millions deuros a été rendue possible par un apport exceptionnel du Fonds du Patrimoine, à hauteur de 87,5 % du montant du prix dachat, et par un effort particulier consenti par la ville dAngers », a ensuite précisé le ministère.

Ces deux tableaux sont des esquisses préparatoires pour le décor imaginé par Fragonard sur le thème des « Progrès de lAmour ». Ils ont fait lobjet dun refus de certificat dexportation en avril 2000.

Commandé par la comtesse du Barry à Jean-Honoré Fragonard pour orner le pavillon neuf édifié par Claude-Nicolas Ledoux à Louveciennes, que venait de lui offrir le roi Louis XV, le décor proposé ne plut sans doute pas à la favorite royale qui rendit les toiles à lartiste, et leur préféra finalement un décor néo-classique plus sévère de Joseph-Marie Vien, a rappelé le ministère.

Vendues par les héritiers de Fragonard en 1898, ces quatre toiles magistrales font partie de la Frick Collection de New-York. « Les deux esquisses, réalisées en 1771, sont donc le seul témoin, subsistant en France, du somptueux ensemble commandé pour Louveciennes », a souligné le ministère qui na pas précisé lidentité du vendeur des esquisses.

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