Pina BAUSCH a changé notre regard sur la danse.

30 juin 2009

Une très grande prêtresse de la danse nous quitte, mais elle reste dans nos curs.

Pina BAUSCH saluant, à la fin de ses spectacles, avec tous ses danseurs enlacés autour d’elle, c’était un moment d’intense émotion. Instinctivement la salle se levait et l’acclamait.
Pina BAUSCH exprimait, dans ce salut, la sérénité qui, au fil des ans, avait fini par submerger son uvre.

De l’expression du désir sauvage entre les êtres qui parcourait des spectacles comme Café Muller ou le sacre du printemps, elle était parvenue à une illustration amusée des mille petites choses de la vie.

Pina BAUSCH c’était un regard d’une extrême lucidité sur le monde et les êtres, une vie toujours entre violence et tendresse.

Il y avait un style Pina BAUSCH. On n’oubliera jamais les longues silhouettes de femmes
perchées sur des talons aiguilles et courant à perdre haleine, le bruit de l’eau se répandant sur
la scène, les gestes répétés à n’en plus finir…

Elle a changé notre regard sur la danse.
Elle a changé notre regard sur la vie.

Dans le droit fil du magnifique discours du Caire, Barack Obama devrait ratifier la convention de l’Unesco sur la diversité culturelle !

9 juin 2009

Le discours de Barack Obama, au Caire, restera dans les mémoires comme un moment extrêmement fort du retour des Etats-Unis sur la scène internationale dans une perspective de paix fondée sur le respect du droit et des identités religieuses et culturelles.

Affirmer dans un même élan l’humanisme de la religion musulmane et le fanatisme de ses dérives traduit la volonté de réconcilier un monde en proie aux violences et aux déchirements extrêmes.

Dans cet axe fécond, une idée symbolique, simple mais forte : annoncer la ratification par les Etats-Unis de la Convention de l’Unesco sur la diversité culturelle.

Ce serait un message très clair du nouveau cap que le Président des Etats-Unis entend donner à la politique internationale de son pays.

Chacun comprendrait le changement et les progrès qu’une telle initiative incarne…

La pose de la 1ère pierre du « Louvre Abou Dhabi » par Nicolas Sarkozy est un hymne au rayonnement de la France!

11 mai 2009

« Faire connaître au plus grand nombre les uvres majeures de l’humanité », tel était le dessein originel du Ministère de la Culture, lorsqu’il a été créé en 1959 par le Général de Gaulle et André Malraux.

Simplicité des mots, beauté du concept, exigence de la vocation…

Ce n’est pas de l’orgueil grotesque que de ressentir la double décision de choisir Lens et Abu Dhabi pour l’implantation du « Louvre » comme directement inspirée par l’héritage vivant de ces 2 géants de la volonté politique.

Très anticonformiste, cette orientation nouvelle, ce « hors les murs » fécond, a pour objectif la rencontre, l’ouverture, le dialogue, la fierté partagée, l’humanisme militant. Sans la confiance et la conviction de Jacques Chirac, je n’aurais pas pu faire un tel choix.

Aucun principe de notre politique muséale n’a été abandonné, le caractère inaliénable des collections nationales a même été reconfirmé et sacralisé. Mais nous avons donné un élan supplémentaire à notre capacité de rayonnement en osant ce décloisonnement provocateur.

Là où la crise économique et minière avait durement frappé, le Louvre apporte la puissance d’un phare créateur de valeurs.

Là où se situe la ligne de fracture entre les cultures, les civilisations, les religions, notre emblème culturel national apporte un message de réconciliation possible, de respect mutuel, d’excellence offerte. Les autorités des Emirats Arabes Unis, notamment Sheikh Mohammed, Sheikh Abdallah, Sheikh Sultan et son équipe, ont magnifiquement compris le défi du monde d’aujourd’hui. Leur décision d’accueillir ce symbole français universel est un geste très politique qui scelle une stratégie offensive de contrecarrer les dérives de l’intégrisme et du fanatisme.

Qu’il ait fallu en France convaincre, rassurer, réfuter, entraîner, avec passion, diplomatie et parfois fermeté, reste pour moi le signe de la beauté du politique, de la majesté de la politique. Avec l’amusement même de constater quelques conversions tardives mais salutaires de certains responsables culturels.

Il s’agit de fraternité culturelle au sens fort du terme. Loin d’être une arrogance, ce geste a une portée humaniste universelle, la même que celle qui nous permet d’accueillir à Paris les cultures du monde entier. Par exemple dans la cour Visconti du Louvre gràce à la future installation totalement rénovée du département des arts de l’Islam.

Nous sommes au cur même de notre vocation nationale, qui fait de la France une puissance culturelle mondiale au service de la paix. C’est ce que ressentira avec fierté Nicolas Sarkozy, au moment où sera symboliquement et officiellement remis un message d’un enfant émirien et d’un enfant français, destiné à être au coeur des fondations de l’édifice du musée.

Longue vie au Ministère de la Culture ! Qu’importe qu’il s’agisse d’une « exception française », ou presque, puisque dans les temps de crise économique et de violence spirituelle, religieuse et sociale, la culture est un horizon, une lumière, un avenir.

Une ambition difficile à satisfaire, malheureusement, tant restent nombreux les esprits étriqués et myopes, pour lesquels il s’agit d’une dépense improductive…

Dans la diversité des tempéraments et des profils qui ont « habité » la rue de Valois, une vérité supérieure demeure : le sentiment du dépassement de soi pour servir une cause qui n’est ni de droite, ni de gauche, mais tout simplement essentielle et vitale.

Pour desservir tous les sites de l’ « Avenue des Cultures du Monde », à Venise comme à Paris : des vaporettos !

28 avril 2009

Par temps de crise, au moment de l’annonce des stratégies sur le Grand Paris fondées sur les superbes projets d’architectes prestigieux, innovons pour nous rendre encore plus attractifs !

La Seine est le trait d’union d’Ouest en Est de la capitale entre des lieux exceptionnels qui accueillent des visiteurs du monde entier sans oublier l’ensemble de nos compatriotes de toutes les générations.

L’énumération est plus qu’impressionnante : Musée de l’Homme, Musée de la Marine, Théâtre de Chaillot, Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Tour Eiffel, Musée du Quai Branly, Musée Guimet, Palais de Tokyo, Centre Pompidou-Alma (à venir !), Musée d’Art Moderne, Musée Galliera, Grand Palais, Petit Palais, Palais de la Découverte, Hôtel de la Marine, Orangerie, Musée du Jeu de Paume, le Louvre, le Palais Royal, la Comédie Française, Musée d’Orsay, Ecole des Beaux Arts, Institut de France, Institut du Monde Arabe, Bibliothèque François Mitterrand, Cinémathèque Française, sans oublier les innombrables symboles de notre patrimoine et de la création, qui sont l’honneur et la fierté de Paris et de la France.

Pour les mettre en synergie active, une double idée : organiser un transport sur la Seine par bateau, à l’image des vaporettos de Venise ; prévoir une carte d’accès pour tous ces joyaux dont on veillera certains jours à l’ouverture nocturne, ce qui permet d’accueillir toutes les générations et notamment les jeunes parents qui travaillent et ne sont disponibles que le soir.

Alors, pour être vraiment concret et attractif, un espace de crèche temporaire permettra de confier les jeunes enfants pendant le parcours culturel des adultes.

Imaginez, en conclusion, sur un très beau site internet, un survol de cette « Avenue des Cultures du Monde ». Cela donnera le goût de la découverte, de l’émotion liée aux uvres, du plaisir partagé par une vie culturelle et artistique riche et joyeuse.

La France doit être un phare. Nous en avons les moyens. Vive la conjugaison des énergies et des talents.

La passion de l’excellence française …

15 avril 2009

Maurice Druon avait la passion de l’excellence française. Son courage, son sens de l’honneur, sa vivacité d’esprit et son érudition joyeuse ont fait de lui une personnalité particulièrement attachante, très aimée des Français.

Il reste pour la France une figure très emblématique dont la vie est digne des héros qu’il a si magnifiquement dépeints.

Sa jeunesse d’esprit lui faisait envisager de nombreux projets pour que le patrimoine et l’histoire continuent de s’inscrire dans le sol de France avec fierté et panache.

Son épopée fut le siècle dernier, qu’il traversa avec fougue, ardeur et un insolent courage.
Il aimait les combats, la justice, la grandeur .

Romancier épique, amoureux de la langue française, la grandeur de la France pour laquelle il a résisté, il la retrouvait dans l’histoire de France qu’il sut faire aimer à des générations de jeunes Français .

Nos rencontres sont aujourd’hui dans mon cur, avec la force d’une lumière éternelle .

Pourquoi ne pas rebaptiser l’OTAN ?

5 avril 2009

L’OTAN a vécu ! Vive l’OTAN nouvelle manière ! La démocratie gagne du terrain dans le monde, même si la violence, le fondamentalisme et le terrorisme restent des fléaux d’une rare force.

Qui ne voit aujourd’hui une certaine méprise dans la nature des missions qu’accomplit à juste titre l’OTAN.

Il ne s’agit plus de la défense sur le sol européen des valeurs du monde occidental libre, face au communisme et à l’Union Soviétique de jadis.

Il est question d’une force militaire organisée et efficace pour faire progresser le droit, garantir la paix et éradiquer les racines du terrorisme.

En Irak, ce n’est pas l’OTAN qui intervient. Ce sont les Etats-Unis de façon unilatérale.

En Afghanistan, loin des frontières de l’Europe, c’est sur mandat de l’ONU que la structure militaire « OTAN » tente de livrer la bataille contre les terroristes.

Les casseurs de Strasbourg, dans leur lutte contre l’OTAN, croient livrer une croisade contre le capitalisme, l’hégémonie américaine et le monde riche du Nord face au Sud.

Pour les plus extrémistes d’entre eux, ils sont en fait les complices des intégristes, des anarchistes et des terroristes pour qui le droit n’existe pas, seule la force comptant.

Un nouveau nom pour l’OTAN n’est pas un gadget, mais une refondation adaptée aux temps actuels et aux défis présents.

La « guerre froide » est dernière nous, le combat pour les valeurs de la démocratie reste nécessaire et urgent.

Rebaptiser autrement l’OTAN ferait apparaître plus clairement le contenu de sa mission, et permettrait de rallier à cette grande cause de la liberté et du droit avec une plus grande efficacité.

Il ne s’agit pas de défendre un monde ancien, mais de promouvoir les bases d’un équilibre planétaire nouveau, respectueux de la diversité, mais relié par la civilisation.

De ce point de vue, beaucoup des manifestants de Strasbourg étaient loin d’être des pacifistes convaincus et des soldats de la paix, mais plutôt des guérilleros entraînés et violents…

Toute distinction sociale doit être fondée sur l’utilité commune…

25 mars 2009

De vieux textes sont en fait très jeunes! Ils sont à relire pour éviter tout à la fois démagogie et anathème.

Ainsi le précepte de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen conserve-t-il une revigorante actualité:

 » Toute distinction sociale doit être fondée sur l’utilité commune  »

C’est le contraire de la toise, mais c’est l’exigence de la contrepartie intelligible que doit avoir toute hiérarchie, notamment celle des salaires et des rémunérations.

Pour celui qui crée, qui invente, qui fait réussir et gagner ses équipes personnelles et son pays par la même occasion, il est sain et compréhensible par chacun que les rémunérations soient fortes.

Pour celui qui n’a pas su ou pas pu empêcher le déclin, la perte, parfois même l’arrêt, il est normal que la discipline de l’amiral quittant le dernier le navire s’applique. Ici en l’occurrence sur le sujet de l’argent, qui doit être moralement limité.

Souhaitons qu’une loi ne soit pas nécessaire pour y parvenir et que chacun sache s’arrêter à temps dans la surenchère hypocrite.

Par temps de crise, le terreau est très fertile pour que poussent de vraies plantes-poison qui distillent un mauvais venin.

Il faut à la fois avoir le courage de dire que l’argent est nécessaire à la croissance et à l’économie globale, mais qu’une démesure sans justification risque de secouer fortement le système dans son ensemble.

Vive le Ministère de la Culture !

3 février 2009

Il y a 50 ans naissait le Ministère de la Culture. Ce n’est pas un hier, ce n’est pas une nostalgie rétrograde, c’est un avenir toujours neuf de désirs, d’attentes, de rêves, de brutalités, de projets, de confrontations que met en uvre avec passion la Rue de Valois.

Honneur soit rendu à André Malraux, qui a habité les lieux avec une puissance inégalée et une magie du verbe qui provoquait l’étincelle de l’intelligence et de la vision.

Le Ministère de la Culture reste une idée moderne, neuve, généreuse. Surtout, par temps de crise. La réponse française aux duretés de la conjoncture économique actuelle, passe par la culture. Ce diagnostic est peut-être le vrai cadeau d’anniversaire que le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a fait à la Rue de Valois, avec une journée d’avance et une « rupture » de plus dans la tête… Ouvrir les yeux et les consciences sur ces réalités et ces enjeux reste une bataille rude, tant les courtes vues, les sectarismes et les petites mesquineries jonchent les allées de nombreux lieux de pouvoirs…

Si je suis aujourd’hui un homme heureux, tourné vers le futur, c’est grâce aux trois ans et demi passés au ministère. Défi majeur que d’être confronté aux créateurs, aux artistes, à l’histoire, au futur, aux racines, aux angoisses et aux cris existentiels.

Joie immense que de ressentir la résonance, même quand il s’agit d’un arc électrique un peu vif !

J’ai aimé passionnément prendre chaque jour le chemin de la Rue de Valois. Elle est dans mon cur et dans mon esprit.

J’espère n’avoir pas été un chaînon manquant !

Merci à Jacques Chirac, à Jean-Pierre Raffarin et à Dominique de Villepin de m’avoir fait confiance pour oser fouler les traces d’André Malraux ! Merci à mon équipe personnelle et à l’ensemble des fonctionnaires du Ministère de m’avoir aidé à incarner un projet exigeant et mobilisateur, avec les lumières et les ombres de toute aventure humaine.

J’ai reçu tant d’énergie, d’émotion et de passion que je me sens porté aujourd’hui vers de nouveaux horizons, qui me permettent avec ardeur et fièvre de continuer le chemin. Imaginer « la Villa Médicis du XXI siècle », c’est le défi exceptionnel que s’apprête à lancer un inventeur français aussi génial que téméraire, renouant par là même avec l’épopée des grands explorateurs !

J’ai décidé de l’accompagner dans ce projet qui réconcilie le rêve et la réalité et féconde le patrimoine le plus emblématique par la création la plus audacieuse.

Fierté, respect, diversité, vibrations contemporaines, histoire, tradition, métiers d’art, savoir-faire, ouverture, décloisonnement, universel. Autant de valeurs qui sont les vraies couleurs du temps . Les célébrer joyeusement, c’est faire naître de nouveaux projets qui seront un coup de tonnerre dans le ciel mondial. La « furia francese », que doit arborer comme un blason tout grand projet culturel, public ou …privé, signe l’esprit français qui remplit légitimement d’orgueil chaque citoyen

Longue vie au Ministère ! Vive l’initiative culturelle !

Barack Obama est un homme politique rare

25 janvier 2009

La lumière dégagée par Barack Obama est l’alliance entre l’énergie politique et la beauté spirituelle. Comment ne pas faire le parallèle avec la bonté qui se dégageait du visage de Jean-Paul II ?

Le charme d’être et l’élan de la jeunesse qu’incarne Barack Obama est un phare d’autant plus puissant que le monde parait en proie à toutes les crises, qui alimentent un sentiment apocalyptique de spirale infernale.

La force d’Obama ne tient pas à la couleur de sa peau. Il est un symbole en lui-même de réussite républicaine, où l’hérédité n’est pas un sésame obligé. Il est le triomphe de la diversité culturelle, qui, lorsqu’elle est magnifiquement portée, devient le porte drapeau de l’égalité et de la fraternité.

Pour les Etats-Unis, pour les valeurs humanistes, pour les combats nécessaires contre la barbarie, le terrorisme et toutes les formes d’intégrisme, Obama est une chance rare. A nous de savoir la faire rayonner et porter ses fruits sans nostalgie ni jalousie, mais avec lucidité et foi.

Quand la communauté internationale se mobilisera-t-elle réellement au Proche Orient ?

4 janvier 2009

Comment ne pas ressentir un profond malaise en constatant une fois de plus notre impuissance à bâtir une solution de paix entre Israéliens et Palestiniens ?

Il est d’autres conflits où les volontés sont plus concrètes…

Pourquoi par exemple ne jamais envisager – même si c’est peut-être impossible à première vue – une force internationale d’interposition qui garantisse à chaque partie, c’est-à-dire à chaque Etat, la sécurité ?

L’énergie de Nicolas Sarkozy alliée à la force symbolique majeure du Président Obama devrait permettre d’écrire enfin une nouvelle page. Celle de la paix. Celle du courage politique nécessaire pour faire du règlement de ce conflit une vraie priorité.