Depuis le 11 septembre 2001, la violence fait rage

27 décembre 2007

La mort de Benazir Bhutto plonge, une fois de plus, chacun dans l’effroi.

C’est un symbole de la démocratie qui était visé par l’attentat suicide. En pleine campagne électorale, dont Benazir Bhutto savait qu’elle la menait au péril de sa vie, le terrorisme frappe avec une violence implaccable. Pour interdire l’expression libre du suffrage universel. Pour éliminer systématiquement celles et ceux qui ont une vision progressiste de l’avenir de leur pays, refusant le fanatisme islamiste.

Comment ne pas voir également la dimension particulière de ce crime qui vise une femme engagée en politique par respect d’une tradition familiale marquée par la tragédie. Son père, Ali Bhutto, ancien Premier Ministre, a été pendu en 1979, tandis que pour Benazir Bhutto, son modèle politique était Indira Gandhi, ancien Premier Ministre de l’Inde, assassinée en 1984.

Benazir Bhutto a un destin de martyre, tant était malheureusement prévisible l’issue. Mais renoncer eût été pour elle abdiquer et laisser la terreur se propager.

Puisse sa mort créer dans son peuple et dans ce grand pays qu’est le Pakistan une électrochoc salutaire. Ce serait pour cette très grande dame politique, à la force de caractère impressionnante et au charisme exceptionnel, une reconnaissance de l’utilité de son ultime combat.

Les illuminations de Noël ne suffisent pas à créer une vraie fête !

23 décembre 2007

Noël est naturellement la fête des Chrétiens. C’est aussi pour chacun une occasion de se retrouver dans la chaleur de sa famille. Il s’agit parfois de retrouvailles et de réconciliation, parfois tout simplement de bonheur personnel simple où se renouent les liens du sang.

La tradition chrétienne de notre pays n’est pas un déni de laïcité ou de diversité culturelle et religieuse. Bien au contraire ! Il faut savoir célébrer ses racines et les fortifier pour être authentiquement ouvert et disponible à son prochain, quel qu’il soit.

Alors, la diffusion de chants sacrés et traditionnels de Noël fait partie de la fête et du rite qu’il faut célébrer sans pudeur ni complexe.

Pourquoi ont-ils disparu des rues de Tours cette année ? C’est une erreur regrettable qui nous prive de repères qui rendent harmonieux et tranquillement heureux, sans que ce soit une agression à l’arc en ciel de notre cité.

L’année prochaine, si … je veillerai à ce que chaque quartier vive Noël comme une occasion chaleureuse de se retrouver. Au Nord, comme au Sud de Tours, ça changera du triste non spectacle de cette année. En famille, avec ses amis, un chapiteau, un espace accueillant permettra de nouer les liens chaleureux de voisinage agrémentés par des spectacles et des jeux.

Je n’accepte pas la violence d’une ville à 2 vitesses.

Je souhaite rendre vivantes et belles nos traditions. Ce n’est pas du passéisme. C’est tout simplement la volonté que chacun quel que soit son pouvoir d’achat et son éventuelle solitude se sente heureux. Noël doit être une fête pour tous. C’est d’ailleurs cela le message chrétien…

C’est au peuple français de décider de l’élargissement de l’Europe à la Turquie !

21 décembre 2007

La Constitution française a été récemment révisée pour exiger que ce soit par la voie du référendum que les futurs élargissements de l’Union Européenne soient décidés.

Un pouvoir donné à bon escient au peuple français, avec l’objectif de le mobiliser sur les questions européennes.

Revenir sur cette prérogative donnerait un sentiment de recul, de retour en arrière et rouvrirait par la même occasion un débat sur un sujet qui n’est pas d’actualité : l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne.

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a lancé une superbe idée : celle de l’Union de la Méditerranée. C’est ce projet, distinct de l’adhésion, qu’il faut soutenir avec énergie et force.

De grâce, ne jetons pas le trouble dans les esprits de nos concitoyens, toujours prompts sur les questions sensibles, à s’enflammer. Cela aurait un petit goût de TVA sociale…

La fête de l’Aïd el-Kebir pourrait rassembler à Tours au delà des frontières de la religion musulmane dans un esprit de dialogue chaleureux.

19 décembre 2007

J’ai été aujourd’hui à Rochepinard rencontrer ceux qui préparaient la fête de l’Aïd el-Kebir dans l’installation provisoire permettant le rite musulman pour l’abbatage des moutons.

J’ai fait cette démarche personnelle par souci du dialogue nécessaire entre les religions dans ma ville et dans mon pays, et par respect de la diversité que notre pays, à tradition laïque, doit garantir à chacun.

Pour éviter un sentiment de relégation, pourquoi ne pourrait-on organiser l’année prochaine le soir de cette fête un rassemblement populaire et gastronomique autour du mouton ? Chrétiens, juifs, musulmans, athées, humanistes, de toutes les générations, pourraient s’y retrouver dans une ferveur chaleureuse et joyeuse, suivant le Hanoukah juif, , précédant de peu celle de la messe de minuit qui rassemble à Noël les chrétiens.

Ce serait une manière forte et simple de faire vivre ensemble dans la fierté chacun à Tours. Et d’éviter que l’isolement ou le sentiment de mépris ne soit un terreau propice à l’intégrisme et aux extrémismes.

Le faire l’année prochaine, c’est un engagement que je prends publiquement.

L’alternative au tramway n’est pas les patins à roulettes, monsieur le Maire !

18 décembre 2007

Je ne porte aucune responsabilité dans la grave situation financière de la ville. Que nous soyons proches du surendettement est réalité très préoccupante. La dissimuler par le fait que le montant a légèrement baissé depuis 1995 est grave. Mais surtout, dans ce contexte, engager la ville et l’agglomération dans une dépense de 600 millions d’euros (4 milliards de francs) sans avoir analysé sérieusement les alternatives est irresponsable.

Nous n’avons malheureusement pas de marge de manuvre permettant une telle aventure. Le redressement de nos finances est donc un préalable à l’engagement d’un tel budget.

C’est donc inadmissible d’ironiser avec légèreté sur l’alternative à cette dépense, qui consisterait à préconiser les patins à roulettes…

Ce n’est ni digne, ni intelligent.

Il serait plus judicieux de lancer avec la SNCF pour l’utilisation des voies existantes une vraie négociation.

Il serait plus pertinent de regarder ce que permettent les nouveaux matériels dans leur diversité.

Il serait plus efficace de desservir mieux l’ensemble de notre ville en commençant par les pôles de santé et d’activités économiques.

Dans le déplacement urbain, tous les modes doivent être envisagés. Mais soyons un peu sérieux et moins désinvolte et méprisant. Les contribuables, eux, risqueraient d’avoir un réveil extrêmement brutal si un tel amateurisme régnait à la mairie

La vérité sur les finances de Tours: le seuil d’alerte du surendettement est proche!

18 décembre 2007

L’examen du budget de la ville est naturellement l’occasion d’annonces chatoyantes pour le maire. C’est malheureusement également le prétexte à la désignation de boucs-émissaires traditionnels : A Tours, c’est alternativement l’Etat ou la gestion financière de Jean Royer.

Au terme de 13 ans de pouvoir par la municipalité socialiste de Jean Germain, l’évocation rituelle et sempiternelle de l’héritage Royer pour la dette n’a plus de pertinence. L’argument politicien est usé. Et dans ce bilan, il y a d’ailleurs, pour être honnête, des moteurs puissants pour le développement économique et la croissance, donc l’emploi.

Je pense bien sûr au Vinci, aux Ecoles et Etablissements Supérieurs,, qui sont la fierté de notre ville, et à la création desquels il a uvré.

C’est donc aujourd’hui le bilan de Jean Germain qui apparaît dans sa vérité et sa crudité.

Un budget doit traduire une volonté politique, une vraie stratégie d’attractivité, de développement économique et social, d’identité affirmée. De façon concrète. Précise. Rien n’est petit, insignifiant, quand c’est nécessaire. Il n’y a pas de détail dans la gestion quotidienne d’une ville. Tout mérite attention et soin.

Sommes-nous devenus une vraie capitale de la Vallée de la Loire, ce qui fut en son temps un slogan des communicants de la ville ? Certes non. Hélas ! On disait de Tours sur le plan commercial et culturel, par exemple, que c’était « le petit Paris ». Ce temps est révolu, malgré la beauté et l’agrément de la ville. Je profite de cette évocation pour féliciter les hommes et les femmes des services municipaux qui entretiennent avec soin, passion et amour les espaces verts et les massifs de la ville, avec parfois des créations pleines de génie et d’imagination.

Il est triste de constater que, de plus en plus, les jeunes et les Tourangeaux et les Tourangelles au cur de leur vie sont obligés d’aller chercher du travail ailleurs.

L’objectif c’est la relocalisation, la valorisation des atouts, l’investissement d’attractivité.

Notre premier capital, ce sont les talents, les qualités professionnelles, les formations performantes qui sont nombreuses à Tours.

Notre devoir c’est la création d’attractivités, d’entreprises, d’emplois, à tous les niveaux, pour toutes les catégories de la population, des moins qualifiées aux plus professionnelles et expertes. Beaucoup trop de Tourangeaux sont contraints d’aller travailler ailleurs, même s’ils préfèrent – ce qui est heureux – résider à Tours.

Cet impératif économique, difficile à atteindre, c’est, en partenariat et en synergie avec les entreprises, ce que le budget d’une ville et d’une agglomération doit rendre possible.

Or, que constate-t-on ? La situation financière de la ville est inquiétante. Les marges de manuvre sont plus que contraintes et limitent naturellement nos possibilités d’action. En 13 ans, on ne peut parler d’évolution positive sur le plan financier. Lorsque l’on compare certains ratios de Tours avec d’autres villes de la même strate de population, on mesure parfaitement le problème et l’écart inquiétants.

° Pour ce qui est des dépenses réelles de fonctionnement par rapport à la population, le chiffre du budget primitif 2007 est de 1 160 , contre 1 037 pour la moyenne nationale. Cela reflète le train de vie de la commune et montre que Tours est au-dessus de la moyenne nationale.

° Le ratio des produits des impositions directes par rapport à la population est inférieur à la moyenne de la strate. Cela s’explique par une faiblesse des bases. C’est naturellement le reflet que Tours comprend 36 % de logements sociaux et que le revenu moyen y est de 15 000 par an contre 17 000 pour le département. Notons qu’à Tours, 44,9 % des foyers ne payent pas d’impôt. Les taux étant élevés, les bases restreintes, seule une action volontariste de création de richesses, d’attractivités et de revenus permettra de trouver les nécessaires marges de manuvre.

° Ce qui est préoccupant et grave, c’est la faiblesse de l’autofinancement par habitant, or c’est avec l’autofinancement que l’on rembourse la dette.

Il est au 2/3 de la moyenne nationale : 151 au BP 2007 à Tours, contre 210 de moyenne nationale.

Cela explique le faible niveau de l’investissement et le montant très élevé de la dette.

La ville de Tours a un niveau d’investissement faible, sensiblement plus faible que la moyenne nationale. La situation s’est d’ailleurs dégradée au budget primitif 2007.

La dépense d’équipement brut par habitant est de 195 contre 269 en moyenne nationale.

Le pourcentage des dépenses d’équipement brut par rapport aux recettes réelles est à Tours de 14,87 % contre 21,50 % au plan national.

° Les deux ratios, encours de la dette par habitant, et encours de la dette sur recettes réelles de fonctionnement, montrent que la ville de Tours a un niveau d’endettement que l’on peut qualifier de très élevé, voire de critique.

Il se dégrade en 2007.

Les chiffres sont parlants :

Compte administratif
2006
BP 2007 Moyenne nationale
En cours de la dette
par habitant
1 809 1 840 987
En cours de la dette sur
recettes réelles de
fonctionnement
135,45 % 138 % 79 %

Rappelons que le seuil d’alerte traditionnel pour le premier est de 1 500 , nous sommes à 1840 , pour le second c’est un an, on en est à 16 mois de remboursement.

Comme à Tours, les taux sont près de 20 % supérieurs à la moyenne des villes de la même strate, ce qui témoigne d’une forte pression fiscale, nous n’avons pas de vraie marge possible, si nous refusons une fiscalité qui deviendrait spoliatrice.

° Nous sommes en situation d’alerte, s’agissant de l’équilibre réel. L’article 1614-2 du Code Général des Collectivités Territoriales impose que le remboursement en capital de la dette soit financé par des ressources propres d’investissement à caractère pérenne, c’est-à-dire par l’autofinancement. Dans le cas contraire, l’équilibre réel ne serait pas assuré et la ville serait en situation de surendettement. Ce ratio doit donc être inférieur à 1.

Au budget primitif de 2007, il est de 99,15 % contre une moyenne nationale de 92,30 %. Tours approche inexorablement du surendettement, au terme de ces 13 ans de gestion socialiste.

Le ratio d’extinction de la dette ou durée de désendettement, (en cours de la dette/autofinancement) est de 13 ans, ce qui est nettement au-dessus de la norme, inférieure à 10 ans. Rappelons que la norme c’est 7,8 ans et dans notre strate 5 ans.

° A cela s’ajoute la stratégie du différé, où l’on sauve les apparences et l’on reporte sur les générations futures le remboursement. La décision prise par le Maire, en 1999, de rembourser le capital in fine en 2023 de l’emprunt obligataire de 80 millions d’euros, par le renchérissement des intérêts provoque un surcroît de 48 millions d’euros, somme qui aurait pu être consacrée à d’utiles investissements.

Dans ce contexte, les 600 millions d’euros du tramway sont une vraie déflagration financière, inenvisageable à brève échéance.

A ce sujet, le dossier sera totalement revu et réétudié. Prenons l’exemple de l’étoile ferroviaire qui est un atout spécifique à notre ville : a-t-on précisément discuté avec la SNCF pour utiliser les voix existantes et cadencer plus fortement les rames complètement modernisées ? Examinons les lieux desservis : a-t-on pensé aux hôpitaux, aux cliniques, aux espaces très fréquentés et denses? Envisageons l’évolution offerte par le progrès scientifique et technique : quelles sont dans un avenir proche les nouveaux systèmes performants et moins coûteux ?

Autant de questions auxquelles il faut répondre avant d’engager, sans vote du conseil municipal, 600 millions d’euros. C’est cela la bonne gestion…

***

Dans ce contexte financier contraint et même gravement dégradé, sans que pour autant des investissements créateurs d’emplois aient été décidés par la ville, une stratégie de redressement et de vérité s’impose.

    1. l’examen du budget de la ville doit être accompagné d’un débat sur les finances de la Communauté d’agglomération avec une communication précise.
    C’est un engagement public que je prends. L’agglomération, dont le périmètre n’est pas forcément figé, ce n’est pas un « Club », aussi chaleureux soit-il. Cela doit devenir un lieu de dialogue constructif où se rassemblent tous les élus de la majorité comme de l’opposition dans des proportions à déterminer pour naturellement respecter le suffrage universel.

    Les chiffres du budget doivent être facilement accessibles à tous.

    On note, pour l’agglo, le poids écrasant dans le budget principal du fonctionnement au détriment de l’investissement : 139 million d’euros sur un total de 195 millions, soit 71%. Tours Plus apparaît surtout comme une machine à redistribuer la T.P.U, puisque les reversements aux communes représentent 77 millions d’euros sur 120 millions de dépenses réelles de fonctionnement, soit 64% du total. Cette situation est en contradiction avec l’introduction du rapport qui affirme donner la priorité au développement économique et à la recherche : comparée aux reversements aux communes (77 millions), Tours Plus consacre en investissement la somme de 19 millions d’euros au développement économique et en fonctionnement 334 000 euros.

    Le montant de l’emprunt à souscrire, pour équilibrer en recettes la section d’investissement, s’inscrit à 22.3 millions d’euros. Si on compare ce chiffre à l’emprunt remboursé (3.987 millions d’euros), la dette augmente de 18 millions d’euros, ce qui traduit à tout le moins un endettement galopant.

    Ces quelques chiffres doivent être analysés par le Conseil Municipal de Tours. Au grand jour !

    2. L’information financière et municipale doit être ouverte, transparente, accessible. Les nouvelles technologies doivent être évidemment utilisées. Je prends l’engagement de retransmettre en vidéo les débats du conseil municipal comme du conseil de la communauté d’agglomération, en conjuguant site internet et télévision si cela intéresse une chaîne, et surtout de diffuser librement et gratuitement tous les rapport et documents pour que les citoyens aient de vraies bases de discussions et de critiques. C’est de l’écologie politique !

    3. Les grandes décisions, même de compétence intercommunale, doivent être précédées par un vote au Conseil Municipal de la ville chef lieu, afin de donner mandat au maire. C’est un autre engagement public que je prends. Nous n’avons pas donné mandat à Jean Germain pour engager la ville dans la dépense mise en uvre par le Sitcat de plus de 600 millions d’euros pour le Tramway.
    C’est aberrant, mais c’est la réalité de la démocratie telle qu’elle se pratique dans notre ville… Il faut une rupture positive !

    4. Reporter n’est pas une politique. Eparpiller ou refuser de faire une vraie programmation pluri annuelle est une lourde erreur.

Je prends l’engagement de construire avec les services financiers de la ville un budget avec une vraie démarche de programmation, où les autorisations de programme et les crédits de paiement permettent de suivre année après année l’exécution du projet. Cela donne de la lisibilité, de la clarté et permet de mesurer le chemin parcouru et celui qui reste à accomplir, grand domaine par grand domaine.
Je l’ai fait à la Région, lorsque j’étais Rapporteur Général du Budget. Je le ferai à Tours, si les Tourangeaux et les Tourangelles font de moi leur maire.

***

Le budget doit être l’occasion de faire le point des actions et des combats que mène le maire. Je prends là aussi l’engagement de présenter les dossiers majeurs pour l’avenir de notre ville au Conseil Municipal. En tant que Président du Conseil d’Administration de l’hôpital (CHRU), par exemple, je ferai une communication avec débat sur les enjeux chaque année. Il en ira de même pour chacune des autres « casquettes » du maire.

Cela créera une mobilisation générale autour de nos grands objectifs.

Je pense bien sûr, au lendemain de l’inauguration de l’autoroute A 85 et de l’achèvement de l’étoile autoroutière, au périphérique Est, au nouveau tracé de l’A10 bis, à la LGV, aux transports publics et à l’étoile ferroviaire, aux enjeux de l’Université et à notre potentiel de recherche.

Mais cela concernera également les sujets cruciaux pour notre vie quotidienne, qui d’ailleurs reçoivent souvent un concours attentif de l’Etat. Je pense naturellement à tous les crédits de rénovation urbaine, d’aménagement des quartiers, d’amélioration des logements.

Ces sujets doivent être davantage débattus. Je rappelle que l’opposition avait demandé, par exemple :
·

  • Un rapport sur le reclassement des personnels des foyers Accès à la suite de leur démantèlement par cette municipalité socialiste mais pas sociale…
  • ·

  • Un rapport sur les conditions de travail des gardiens d’immeuble pour voir comment accroître leur nombre et, le cas échéant, leur proposer sur la base du volontariat des modifications d’horaire de travail et de présence accompagnées de primes.

Ces éléments d’information, qui sont de vrais plans d’action concrètes, se sont heurtés à une magnifique indifférence, qui parfois peut s’interpréter comme un habile mépris, ce même mépris s’exprime en suivant les recommandations d’une agence de com. lorsque le maire m’appelle monsieur de Vabres !!!

***

En conclusion

Ce budget fait apparaître malheureusement que la situation financière de notre ville n’est pas saine et que nombreux ont été les gaspillages et les actions inutiles ou pas assez réfléchis de façon polyvalente : je pense à la création de salles de délibérations à Tours Plus qui devraient servir de salles polyvalentes de quartier

Je pense notamment au bateau sur le Cher et même à la passerelle qui n’était pas une priorité.

Je terminerai en posant la question suivante, qui traduit l’aberration qui se prépare si le maire est réélu :
On va détruire les investissements qui viennent d’être réalisés pour le transport en site propre.

C’est donc un gaspillage de nos impôts à hauteur de plus de 15 Millions d’Euros qui se prépare. Je crains que ce soit bien davantage.

La question est donc :

Êtes vous prêt sur la question du tramway à faire précéder toute décision définitive d’une authentique et large consultation de la population ?

Moi je m’y engage. Tout sera revu. Etudié. Chiffré. Concerté !

La Réouverture de la « Quincaillerie », avenue de la Tranchée, prouve qu’à Tours un nouvel élan est possible .

17 décembre 2007

Toutes les générations, tous les univers qui font Tours étaient là pour inaugurer notre permanence qui est un vrai symbole. Avec le soutien amical de Philippe Briand, Claude Greff, Michel Lezeau, Dominique Leclerc, et Roger Mahoudeau.

La Tranchée, c’est le trait d’union, le lien entre les 2 parties de la ville. « La Quincaillerie » ce sont l’histoire, le patrimoine, les racines, la légende qui donnent naissance à une nouvelle vue, à une nouvelle future activité, aux clés de la ville…

Il s’est fallu de peu que ce lien emblématique soit démoli, alors que le préserver dans son « jus » est un impératif. Il peut accueillir une activité commerciale de qualité, authentique, attractive, en la conjuguant à une vocation culturelle et associative, car les espaces sont vastes. La cour donne le sentiment d’être au cur de la Touraine profonde, loin des tensions de la ville, tant elle est belle, chaleureuse et poétique.

J’ai donc décidé, qu’indépendamment de l’ouverture libre de la permanence tous les jours de 9H à 21H, tous les dimanches en fin d’après-midi, à partir de janvier, chacun pourra y convier ses amis et sa famille. Il s’y dégage une magnifique énergie et des ondes très positives, qui prouvent que pour peu qu’on en ait la volonté, ça peut changer à Tours. Il n’y a pas de fatalité du déclin, de la sinistrose et du renoncement.

A quelques pas, un café « typique » et particulièrement accueillant peut être le partenaire et l’écho de cette identité tourangelle retrouvée, de ce « petit Paris » du Val de Loire !

Il ne s’agit pas de passéisme. La pointe de la technologie peut y avoir droit de cité. Il est question de valorisation, de fierté, d’équilibre, d’art de vivre au sens plein du terme, de développement économique «intelligent».

C’est triste de constater que personne ne s’en est préoccupé jusqu’à aujourd’hui. Je suis certain que les 1300 personnes qui sont venus, sont désormais les acteurs passionnés de cette renaissance et de cet élan nouveau.

Nous avons tous ressenti que nous étions appelés à « habiter » cet espace et à lui donner un nouvel avenir, qui est une promesse d’activités et d’emplois.

Merci à la fille de Monsieur et Madame Auclair de m’avoir permis d’en être l’occupant temporaire. J’en suis maintenant le défenseur acharné !

Avec 4 mois d’avance et 30 ans de délai, Angers-Tours-Vierzon peut se faire sur autoroute d’un seul trait !

15 décembre 2007

Il aura fallu 3 millions d’heures de travail, soit l’équivalent de 500 personnes sur 4 ans pour réaliser la dernière étape de l’étoile autoroutière en Touraine. Au terme de 30 ans de réflexion, de concertation, d’opposition et enfin de réalisation concrète…

C’est une chance pour le développement économique et l’emploi dans notre ville, dans notre agglomération et dans l’ensemble de notre département. Comme l’est pour le transport public l’existence d’une « «étoile ferroviaire », c’est-à-dire des voies SNCF arrivant au centre de Tours et desservant toute l’agglomération. Je pense notamment à Ballan-Miré-Joué-lès-Tours-Tours, ou même à Bléré-Montlouis-Tours, voire encore à Langeais-Fondettes-Tours.

Souhaitons qu’il ne nous faille pas 30 ans pour achever à l’Est le périphérique et créer une nouvelle autoroute A10 pour désengorger la circulation de notre ville ! Il va falloir l’engagement résolu des élus politiques et consulaires pour que ce soit compatible avec la réflexion stratégique en cours sur le « Grenelle de l’environnement ». Comme l’a rappelé le Directeur des routes, présent au côté d’Hervé Novelli aujourd’hui à l’inauguration de l’achèvement de l’A85, la ligne de l’Etat est d’accomplir, en matière d’infrastructures autoroutières, « l’investissement strictement nécessaire ».

Eh bien disons-le fortement, avec le sens des dialogues qui seront impératifs pour ne pas revivre la guerre des tracés que l’on a vécue pour Angers-Tours, il faudra un soutien résolu de nous tous pour boucler cet impératif d’aménagement du territoire et de développement économique.C’est « strictement nécessaire  » ! Sans oublier la question de la LGV et la troisième gare.

L’absence à cette inauguration des élus socialistes, Maire de Tours ou Députée de la 3ème circonscription, laisse à penser qu’une fois de plus c’est l’équipe de la majorité présidentielle qui devra faire le travail de persuasion auprès de l’Etat et du gouvernement. Pour lever les obstacles et obtenir tous les feux verts, y compris financiers.

Plus que jamais, pour l’avenir de la Touraine et de Tours, le seul vote utile c’est donc notre équipe, c’est-à-dire le rassemblement des hommes et des femmes qui arborent avec fierté et ouverture d’esprit les couleurs du Président, de son gouvernement et des forces apolitiques de la société civile qui souhaitent participer avec entrain à l’effort de redressement national, pour l’ensemble de notre pays et plus particulièrement bien sûr ici en Touraine.

Sondage exclusif virtuel à paraître: Pour qui « roule » la NR…?

13 décembre 2007

Provocation légitime ou gratuite ? Information nécessaire ou déplacée ? Liberté symétrique ou méchanceté non feinte ? Chacun réagira selon sa personnalité ou ses convictions à la question suivante : et si l’on faisait un micro trottoir, avec une question simple : la NR « roule » -t-elle pour Germain ou pour Donnedieu ? Le résultat serait instructif et permettrait de « noter » comme c’est la mode, en ce moment, les tenants du pouvoir médiatique dans notre ville, ceux qui ont pour belle mission d’incarner et de faire vivre le pluralisme politique à Tours.

Que l’on ne se méprenne pas, mon intention n’est pas de désigner à la vindicte populaire un bouc émissaire. Cette attitude qui fut celle de François Bayrou pendant les dernières élections présidentielles, ne sert en fait à rien. Elle serait pure démagogie. Je n’ai pas non plus l’intention, que l’on se rassure, de proposer, comme Jean-Patrick Gille l’a fait visant Nicolas Sarkozy et la télévision, une journée sans Germain dans la NR…

Je ne le ferai pas car ces attitudes sont contraires à l’esprit de liberté. Je ne le ferai pas car j’ai confiance dans le peuple et sa lucidité raisonnable.

Le peuple est seul souverain. Il ne se laisse pas instrumentaliser. Il est adulte et n’est pas dupe lorsqu’il voit se mettre en place un vrai rouleau compresseur.

Notre histoire politique est truffée de victoires alors que la puissance médiatique n’était pas du côté du futur vainqueur. Ainsi par exemple, Jacques Chirac, par la force de son projet et de sa campagne, est sorti victorieux de la campagne présidentielle de 1995. Alors pour nous vivement le 16 mars 2008 !

Je fais confiance au bon sens des Tourangeaux, à leur esprit critique, à la conscience qu’ils ont qu’un réveil est vital pour notre ville. Je suis certain qu’ils le sentent, le souhaitent et le méritent.

J’ai donc envie très simplement et fortement de dire : à chacun sa liberté de pensée et d’action. A chacun son libre arbitre. A chacun son éthique. A chacun sa passion pour le pluralisme. A chacun sa vision du travail nécessaire à faire dans notre ville.

Je suis confiant car, moi, j’écoute la rue. Je fais avec plaisir mes permanences de quartier, à la disposition de chacun et de tous. J’entends monter une vraie inquiétude face à des projets mal étudiés, non financés, pharaoniques et pas adaptés à notre ville. Je constate le regret que Tours n’ait plus le rayonnement de jadis. Ce fameux « petit Paris »… Je vois naître un espoir d’un vrai changement.

Notre victoire sera d’autant plus belle qu’elle sera le fait d’une équipe ne bénéficiant pas du concours d’un système extérieur.

Nous allons compter sur nos propres forces. Une poignée de main sincère, un regard complice et amical, la fatigue due à de longues journées de travail et de rencontres valent beaucoup mieux que les artifices et l’abus de position dominante d’une mairie aux moyens et aux complicités multiformes.

Nous, nous devons vraiment mouiller notre chemise. Aller sur le terrain, sans intermédiaire ni flagorneur.

C’est la beauté de la politique, telle que je l’aime. C’est un respect, une exigence et une chance. Cela nous fera gagner et réparera un sentiment d’injustice et d’iniquité, que chaque citoyen honnête constate aujourd’hui.

Alors, malgré tout et tous, ou plutôt malgré certains, vive la liberté d’expression, d’analyse, de jugement et de critique, vive aussi l’honnêteté de l’information !

Le métier de journaliste est l’un des plus beaux métiers qui soit. C’est une exigence. Une passion. Une forme d’honneur. Une délicate responsabilité pour faire vivre le débat démocratique et susciter de fécondes controverses. La fièvre électorale provoque parfois de faux procès. Je ne tomberai pas dans ce piège. A chacun d’avoir le recul nécessaire et l’autocritique salutaire ! Y compris moi !

Que l’on ne se méprenne pas : je respecte comme une valeur sacrée la liberté de la presse, conscient que le pluralisme est un défi quotidien tant les contraintes économiques, sociales, et financières sont lourdes. Alors bienvenue à chaque journaliste au cours de cette campagne électorale et vive leur indépendance !

Je suis fier d’avoir gagné la bataille du crédit d’impôt pour les jeux vidéo !

12 décembre 2007

Avant moi, jamais un Ministre de la Culture et de la Communication ne s’était précisément intéressé aux jeux vidéo et à l’avenir de ce fleuron de l’intelligence française… Je me rappelle de la visite d’un certain nombre d’entreprises françaises, où il était fascinant de voir toute une génération mobilisée par ce travail créatif et technologique de haut niveau. J’ai rappelé sa dimension culturelle et artistique, en promettant de mener « la bataille de Bruxelles » pour faire reconnaître la nécessité d’aider ce secteur pour faire vivre concrètement la diversité culturelle. Le Premier Ministre, à l’époque, avait lui-même personnellement soutenu notre démarche.

J’ai joué totalement franc jeu, sans aucune dissimulation, avec la Commission Européenne et notamment avec Madame Nelly Krees, Commissaire en charge de la concurrence, pour que soit autorisé un régime d’aide spécifique visant à encourager la production de jeux vidéo de qualité, l’originalité contribuant à la diversité culturelle et artistique. Avec les crédits d’impôt obtenus pour le cinéma, la production audiovisuelle et la musique.

Je suis heureux et fier de l’accord européen. Pour les talents français, pour les amateurs de jeux vidéo, c’est une nouvelle importante.

Nous n’avons pas fini de toucher les dividendes concrets et positifs de la victoire remportée à l’UNESCO par l’adoption de la convention sur la diversité des expressions culturelles et leur protection nécessaire.

Comme quoi un acte diplomatique international majeur déclenche des avancées capitales et précises pour l’emploi, la création , la liberté ! Je souhaite de beaux jours à la créativité française dans ce domaine, où l’imagination est reine. Avec un sens éthique nécessaire et d’ailleurs très clairement mis en uvre, pour éviter que la violence extrême n’imprègne l’esprit des jeunes passionnés.

Un jeu vidéo français, c’est un beau cadeau de Noël !