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Renaud Donnedieu de Vabres lance le crédit d'impôt pour les programmes télé

Favoriser la présence de la culture dans les médias. Faire de Francetélévisions lun des moteurs de la future télévision numérique de terre. Tels sont quelques-uns des objectifs prioritaires que sest fixés Renaud Donnedieu de Vabres… Enrichir loffre de programmes de laudiovisuel public. Lutter contre les délocalisations de tournage, que ce soit dans le domaine du cinéma ou dans celui de la production audiovisuelle.

Favoriser la présence de la culture dans les médias. Faire de Francetélévisions lun des moteurs de la future télévision numérique de terre. Tels sont quelques-uns des objectifs prioritaires que sest fixés Renaud Donnedieu de Vabres à travers le budget 2005 du ministère de la Culture et de la Communication, dont les crédits à destination de laudiovisuel public progressent de 2,6% par rapport à 2004.

Mais ce que lon retiendra surtout de la présentation dhier, cest lannonce de la création dun crédit dimpôt pour la production audiovisuelle.

Une mesure destinée à retenir les tournages démissions télévisées en France. Elle existait déjà pour le cinéma, et sera étendue à la production audiovisuelle à partir du 1er janvier 2005.

Le dispositif touchera les fictions télévisuelles, les films danimation et les documentaires. Il sera «assis sur limpôt sur les sociétés», a expliqué Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, et offert à tout producteur réalisant lintégralité de ses dépenses de tournage ou de post-production en France. Ce dispositif entraînera soit une baisse de limpôt sur les sociétés dû par le producteur, soit un remboursement de ladministration fiscale si le producteur ne réalise pas de bénéfice imposable.

Par ailleurs, les plafonds du crédit dimpôt en vigueur pour les producteurs de cinéma seront relevés à 1 million deuros par film à partir du 1er janvier 2005, contre 500 000 euros actuellement, afin de pouvoir «toucher de plus gros films générateurs demplois», selon le ministre.

Ces deux nouvelles dispositions «seront introduites dans le projet de loi de finances rectificatif de fin dannée», a ajouté le ministère.

«Le crédit dimpôt cinéma tient ses promesses», a affirmé M. Donnedieu de Vabres. «Grâce à ce dispositif pour le cinéma, la part des semaines de tournage réalisé en France est passée de 61% à 72%», a-t-il assuré.

Dune manière générale, lenveloppe allouée par lEtat à laudiovisuel public augmentera de 2,4% en 2005, pour atteindre, au total, 2,66 milliards deuros.

Une rallonge de 89 millions deuros que le gouvernement espère financer quasi intégralement avec la réforme du mode de recouvrement de la redevance télévisée, dont le ministère attend tirer 84 millions dencaissement supplémentaires. Afin daccélérer la sauvegarde et la numérisation du patrimoine audiovisuel, lInstitut national de laudiovisuel bénéficie de la plus forte hausse. Son budget augmente de 5,7% à 72,7 millions deuros. Radio France arrive en deuxième position, avec une hausse de 2,7% à 481,9 millions deuros. Le budget de Francetélévisions croît de 2,3% à 1,781 milliard et celui dArte France, de + 2,3% à 197,9 millions, la hausse la plus faible revenant à RFI, avec un budget en progression de 1,1% à 125,8 millions deuros.

Laugmentation attribuée aux télévisions publiques doit «leur permettre dengager dans les meilleures conditions le démarrage de la télévision numérique terrestre» (TNT), à partir de mars 2005, indique le ministère.

Avec les recettes publicitaires, le parrainage et les ressources propres de laudiovisuel public, le budget total de ce secteur sélèvera en 2005 à 3,46 milliards deuros, en progression de 2,6%.

«Je souhaite que le service public constitue loffre de programmes de référence dans le domaine de la TNT», a affirmé Renaud Donnedieu de Vabres. On laura compris : la TNT, «oubliée» lannée dernière du budget, est devenue une priorité.

En revanche, la future chaîne dinformation internationale (CII), qui doit être lancée par le groupe public Francetélévisions et le groupe privé TF 1, apparaît comme la grande absente.

Pas un centime ny est consacré dans le budget de lannée 2005. Mais cela ne signifie pas cependant que la chaîne ne sera pas lancée lan prochain car «il peut y avoir des lois de finances rectificatives», a affirmé Renaud Donnedieu de Vabres.

«Ce nest pas parce que ce nest pas dans le budget 2005 que nous sommes paralysés. Avec nos collègues du ministère des Affaires étrangères, nous travaillons très activement à la mise en oeuvre de ce projet» qui est «une nécessité stratégique» et qui «verra le jour», a en effet affirmé Renaud Donnedieu de Vabres.

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