Panique à la mairie : le député a le droit parfois de s’exprimer publiquement !
Ce qui devrait et sera désormais la règle chaque fois que je l’estimerai opportun est aujourd’hui considéré par la gauche tourangelle comme un abus de pouvoir, une démarche choquante… C’est assez amusant et triste également à observer : les adjoints au maire sont énervés voire furieux lorsqu’un organisateur de réunion, de colloque ou de manifestation respecte la règle normale : donner la parole au député pour qu’il puisse s’exprimer quelques instants.
Quelques minutes républicaines, d’expression libre non politicienne, pour féliciter, encourager, témoigner, s’engager à réformer, rendre compte des résultats ou dénoncer l’absence de résultat…
Ce qui devrait et sera désormais la règle chaque fois que je l’estimerai opportun est aujourd’hui considéré par la gauche tourangelle comme un abus de pouvoir, une démarche choquante.
Ils se concertent, s’échangent quelques paroles visiblement pleines d’aigreur, ou même partent pour ne pas avoir à subir une parole « déviante » !
Hier au terme de la visite de l’exposition sur « Maçon, métier d’avenir », le premier adjoint avait sur le champ mieux à faire que de m’écouter dire simplement, hors de toute polémique, qu’il était nécessaire de relancer une campagne de revalorisation de certains métiers en indiquant de surcroît que les salaires devaient parfois être plus attractifs.
Lui est devenu immédiatement insupportable d’entendre rappeler que la mondialisation qui détruit de nombreux emplois industriels ne supprimera jamais le besoin local de logements, de routes, de ponts, de bâtiments publics qui sont aujourd’hui parfois de vrais ouvrages ou œuvres d’art, tant l’architecture et le travail des matériaux ont fait de progrès, ou retrouvent pour être justes les splendeurs de certains chefs d’œuvre du passé.
Quel mépris ostensiblement affiché ! Quel paradoxe au moment où ses camarades politiques déposent une motion de censure sur le respect du pluralisme ! Personne n’a LA VERITE. Ni eux, ni moi. En démocratie, le débat, l’échange, la contradiction parfois, le respect de l’autre toujours, sont de vraies valeurs qu’il faut cultiver et défendre.
S’exprimer, ce n’est pas rechercher le vedettariat dérisoire ni attirer l’objectif de la caméra ou de l’appareil photographique. C’est tout simplement un droit conféré par le suffrage universel, par le peuple, qu’il faut toujours écouter, éclairer, respecter !
Puis-je compter sur un changement de ligne ou de cap du maire lui-même pour qu’il donne lui-même le « la » républicain ?
Vous le saurez très vite lors d’une prochaine page d’actualité où vous sera rendu compte de la situation, de l’alternative diabolique suivante : le sectarisme est-il une maladie d’adjoints ou une consigne du sommet ?…
