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Le courage de la réforme fiscale est le meilleur service à rendre aux Français !

J’aime que Jean-Pierre Raffarin mange du lion, car c’est utile à la France et aux Français ! Oui, la baisse des charges et des impôts est une priorité politique absolue que nous assumons haut et fort, à visage découvert, sans complexe… J’aime que Jean-Pierre Raffarin mange du lion, car c’est utile à la France et aux Français !

Oui, la baisse des charges et des impôts est une priorité politique absolue que nous assumons haut et fort, à visage découvert, sans complexe. Mais cela suppose beaucoup d’intelligence, d’énergie, de capacité de persuasion pour ne pas se heurter à la traditionnelle revendication égalitariste de notre pays, de chacun d’entre nous avouons-le, même si nos conceptions de la justice en la matière peuvent être très différentes…

C’est pour cela qu’il était utile que le Premier Ministre monte au créneau en réponse à la gauche l’interpellant à propos des douloureux plans sociaux qui font malheureusement l’actualité ces dernières heures.

Nos prédécesseurs de la gauche plurielle devraient faire preuve de davantage de modestie : l’augmentation des prélèvements est à l’origine directe des délocalisations de nombreux emplois industriels vers des pays plus compétitifs.

Pour autant il n’est pas facile de traiter la question fiscale car l’on se prend immédiatement « dans la gueule » avec un effet boomerang parfait, d’être les artisans de la politique des « riches »…

Lorsque nous avons franchi la première barre de baisse de l’impôt sur le revenu, le principal reproche lancé était : cela ne concerne qu’un Français sur deux, ce qui est injuste nous disait-on… Remarque stupide s’il en est puisqu’il fallait justement dépénaliser les Français qui travaillent le plus et souhaitent une juste rémunération de leur effort.

A juste titre aujourd’hui le gouvernement se préoccupe « frontalement » de l’attractivité de la France afin de rendre le jeu économique à armes égales avec nos principaux concurrents et partenaires de l’Union européenne et de la future et proche grande Europe.

C’est la raison pour laquelle en liaison active et « créative » avec sa majorité, des initiatives d’assouplissement de l’ISF sont envisagées.

Quoi ! Comme le dirait François Hollande, on remet en cause la taxation du « kâpital », de la fortune, des grandes fortunes ; c’est un « scandâle », avait autrefois coutume de renchérir la figure emblématique du communisme qu’était Georges Marchais !

Eh bien oui, il faut encourager l’investissement dans l’entreprise productive, favoriser l’emploi par tous les moyens, y compris fiscaux.

Les parlementaires de la majorité membres de la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi préparé par Renaud Dutreil pour l’initiative économique, ont eu raison de faire sauter le couvercle et de prendre des mesures libérant notamment l’investissement dans le Fonds d’investissement de proximité (FIP), dans le Fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI) ou abaissant à 50 % de leur patrimoine total le seuil d’exonération de l’ISF (au lieu de 75 %) pour les dirigeants d’entreprise.

France à 2 vitesses ! Non, mobilisation générale pour l’emploi, la création de richesse, sans idéologie ni tabou.

Sans non plus de remise en cause de la solidarité nécessaire. Mais avec réalisme.

On peut préférer contempler passivement les départs, les investissements à l’étranger, les catastrophes économiques et sociales dans certains bassins d’emploi.

Cela a assez duré. Le réveil est brutal. Cruel.

Il faut agir et pour cela bien expliquer la réalité aux Français pour qu’ils adhèrent aux réformes envisagées. D’autres devront suivre si l’on peut taper fort, c’est à dire attirer de nombreux capitaux étrangers, voire faire revenir ceux qui avaient… fui.

Un quinquennat aussi efficace soit-il sera-t-il suffisant pour y parvenir ? Il nous faut la durée. Mais commençons par la volonté immédiate, progressive, continue.

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