Remise des insignes de Chevalier dans l’ordre national du Mérite à Sophie Dacbert
Chère Sophie Dacbert,
Je suis doublement heureux de vous accueillir rue de Valois, d’abord pour honorer votre
passion pour le cinéma et l’audiovisuel et votre dévouement au sein du « Film français »
cet hebdomadaire de référence pour tous ceux qui s’intéressent professionnellement ou
par passion à l’art et à l’industrie cinématographiques. Ensuite parce que nous sommes
un peu en famille aujourd’hui, puisque vous le savez, j’ai à mes côtés une conseillère
précieuse, et que vous connaissez bien, pour avoir travaillé avec elle à la rédaction du
« Film français ».
En rejoignant le cabinet de mon prédécesseur, Jean-Jacques Aillagon
Marie-Claude vous a laissé sa place à la rédaction en chef de ce magazine, que vous
dirigez aujourd’hui avec énormément de talent, après y avoir consacré l’ensemble de
votre carrière. D’abord graphiste, puis journaliste, vous avez gravi les échelons au sein
de cette prestigieuse publication, en affirmant de manière continue votre passion pou
les métiers de la création.
Un journal, c’est d’abord une équipe. Je sais que vous êtes entourée de toute l’équipe
du « Film Français », que je suis très heureux d’associer à l’hommage que je vous rends
aujourd’hui.
Créé à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, en 1944, « le Film français » s’es
rapidement imposé. Véritable mine d’informations sur la fréquentation des salles, sur les
tournages en cours, sur les technologies de production et de post-production, su
l’évolution de la production cinématographique et audiovisuelle et des industries
techniques, sa sortie le vendredi attire dans les kiosques depuis plus de soixante ans
professionnels et passionnés de cinéma, et sa formule toute récente a, je le sais
beaucoup de succès.
Je voudrais saluer votre fidélité au film et au cinéma français, mais aussi votre volonté
de le faire évoluer avec le monde dont il se fait l’écho. Votre formation aux Beaux-Arts
votre talent de graphiste, votre longue expérience au Film et votre grand respect de
l’identité et de l’esprit de ce magazine vous ont donné des armes solides pour lancer en
octobre 2005 une formule rénovée, ambitieuse, laissant place à davantage d’images e
de création. Un projet moderne, que vous avez porté admirablement, pour, je vous cite
« mieux répondre aux besoins des lecteurs, et concernant l’univers du cinéma et de
l’audiovisuel, resserrer les liens avec les artisans qui oeuvrent aux contenus et à la
création. »
Vous rapprocher toujours plus de vos lecteurs et des artistes et artisans du cinéma et de
l’audiovisuel, tel est votre engagement le plus cher, un engagement digne d’une très
grande journaliste, dont j’ai pu mesurer la ténacité, l’enthousiasme et le talent lors de
votre édition quotidienne au Festival de Cannes, qui est l’un des temps forts de votre
travail. J’ai pu admirer combien vous réussissiez à nous faire vivre intensément e
scrupuleusement l’extraordinaire activité de ces dix journées exceptionnelles.
Pendant ces journées et tout au long de l’année, chaque vendredi, vos lecteurs assidus
témoignent que votre engagement et votre travail portent leurs fruits, en dévorant les
pages du box office et des audiences, en souriant aux dessins de KAK, le mystérieux
caricaturiste du Film, en s’absorbant dans les passionnants articles de fond et les
entretiens étonnants avec les personnalités qui font, de jour en jour, le cinéma, la
télévision et la vidéo. Je gage qu’avec à sa tête une journaliste si passionnée, une
professionnelle si talentueuse et si respectée, le « Film français » occupera encore
longtemps la première place des ventes !
Chère Sophie Dacbert, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs
qui nous sont conférés, nous vous faisons chevalier dans l’ordre national du Mérite.
