Hommage de Renaud Donnedieu de Vabres,
Cet homme profondément attaché aux valeurs de la terre a su, par son humanité grave, par ses silences et sa voix inimitable, transfigurer les rôles qui lui ont été confiés. Il restera l’un des plus grands acteurs de notre époque… Avec la disparition de Jacques Dufilho, nous perdons un grand comédien qui a marqué plusieurs générations de français par ses interprétations toujours émouvantes et singulières tant à la scène qu’à l’écran.
Grand serviteur du répertoire classique, son interprétation de l’Avare, il y a plus de quarante ans, reste dans nos mémoires. Mais il aura aussi bien triomphé en défendant les textes de ses illustres contemporains, Anouilh, Marcel Aymé, Pinter… Au cinéma, à la télévision, il aura beaucoup tourné, dans les registres les plus divers, comiques ou tragiques, dans des films très ambitieux ou de pur divertissement. Mais, toujours, il aura laissé sa marque. On n’oubliera pas d’ici longtemps ses prestations dans Le Crabe-Tambour, de Pierre Schoendoerffer, Le cheval d’Orgueil de Claude Chabrol, dans Un mauvais fils de Claude Sautet ou encore, plus récemment, dans Les enfants du marais, de Jean Becker.
Cet homme profondément attaché aux valeurs de la terre a su, par son humanité grave, par ses silences et sa voix inimitable, transfigurer les rôles qui lui ont été confiés. Il restera l’un des plus grands acteurs de notre époque.
