manifestation de soutien à Florence Aubenas et Hussein Hanoun al-Saadi
Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom…
Liberté !
Monsieur le Président du Sénat, cher Christian Poncelet,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
cher Jean-Louis Debré,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Mesdames, Messieurs,
Chers Amis,
Au nom du Premier ministre et du gouvernement tout entier, réuni en ce moment même en conseil des ministres, je suis venu ce matin, témoigner parmi vous, du soutien, de la mobilisation et de l’action du gouvernement, des services de l’Etat, des institutions de la République, en faveur de la libération de Florence Aubenas et de Hussein Hanoun al-Saadi, captifs en Irak depuis 84 jours, tout simplement parce qu’ils faisaient leur métier : informer, témoigner, faire vivre, avec leur regard, leur lucidité, leur talent, la liberté de conscience, la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté inscrite dans le marbre de la déclaration des droits universels de l’homme, dans la pierre de ce parvis, dans nos esprits et dans nos cœurs, la liberté plus forte que toutes les violences et toutes les souffrances, notre liberté.
Oui, leur liberté, c’est la nôtre. C’est celle du courage, de l’engagement, du rassemblement des espoirs et des énergies de chacune et de chacun d’entre nous, plus forts que l’attente, l’angoisse, le silence, insupportables, interminables et inacceptables.
Messieurs les Présidents, Mesdames et Messieurs les Députés, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, c’est la nation assemblée que vous représentez ici ce matin. De toutes les communes, de tous les départements, de toutes les régions de France, d’outre-mer et de nos compatriotes établis dans le monde entier, c’est d’une même voix, d’une voix forte, claire, unie et indivisible, que vous représentez l’ensemble de nos concitoyens pour dire à Florence et Hussein et à leurs familles que nous sommes à leurs côtés et que nous poursuivons le même but, en partageant le même espoir et la même confiance invincibles en leur délivrance, en leur libération. Où qu’ils soient en cet instant, je suis sûr qu’ils nous entendent, qu’ils nous voient, et qu’ils savent que nous travaillons sans relâche pour briser leurs chaînes.
Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom…
Liberté !
