Cocktail du Louvre des Antiquaires
Monsieur le Maire,
Mesdames les Présidentes, Messieurs les présidents,
Mesdames, Messieurs,
Je suis très heureux de vous recevoir rue de Valois pour fêter les 25 ans du Louvre des
Antiquaires.
Votre Louvre est une invitation permanente au voyage dans le temps et dans l’espace, à la
découverte des époques et des civilisations, au coeur de ce Paris historique que le monde
entier vient admirer.
Je tenais à cette rencontre, tout d’abord pour des raisons de bon voisinage. Je sais combien
vous avez subi les désagréments du chantier des Bons Enfants. Vous avez été, si j’ose dire,
aux premières loges, pour suivre tous les épisodes de ce feuilleton depuis une dizaine
d’années. Eh bien, j’espère que le résultat vous paraîtra à la hauteur de l’attente. Tradition et
modernité ont été mêlées avec intelligence par les architectes Francis SOLER et Frédéric
DRUOT. Je vous engage à venir visiter le bâtiment, trait d’union entre les époques, les styles
et les générations, que j’inaugurerai mardi prochain. Outre l’excellent accueil du public qu’il
permet, il sera une véritable « vitrine » de ce ministère, ouverte sur la ville et sur la vie de ce
quartier historique.
J’ai lu avec plaisir dans le document de présentation du Louvre des Antiquaires que vous
êtes légitimement fiers de votre situation, toute proche du prestigieux Grand Louvre, du
Palais Royal et de la Comédie Française. Je ne doute pas que si vous ne mentionnez pas
explicitement le Ministère de la Culture et de la Communication, c’est naturellement parce
qu’il ne fait qu’un, dans votre esprit, avec le Palais Royal. Je tiens à ce que ce ministère soit
suffisamment visible et en harmonie avec la majesté et l’intérêt de ce lieu unique.
Vous le savez, le Ministère de la culture accompagne la création artistique dans tous les
domaines et participe à travers des commissions d’achat, des bourses, des subventions au
développement de la production artistique. C’est pourquoi j’ai décidé de montrer
concrètement, ici même, le rôle essentiel que joue ce ministère dans le domaine de la
création.
Il n’est pas fréquent que l’on expose au public les oeuvres qui, directement ou indirectement,
ont bénéficié des aides du ministère de la culture et de la communication.
Les vitrines donnant sur la cour du Palais Royal situées à proximité immédiate de l’entrée du
3 rue de Valois abriteront dans quelques mois les créations produites ou acquises par le
Fonds National d’Art Contemporain, le Mobilier National (à la fois les tapisseries et le
mobilier), et la Manufacture de Sèvres.
Je tenais à vous dire aussi ce soir, et le Président du Syndicat des Antiquaires le sait bien,
combien je suis attaché à ce que la France retrouve la place plus importante qui était la
sienne sur le marché international de l’art. La mise en place auprès de la direction des
Musées de France d’un Observatoire du marché de l’art, qui réunit régulièrement les
professionnels, manifeste clairement ce souci d’être à l’écoute de la profession sous toutes
ses formes.
J’ai demandé à un Inspecteur général honoraire des Finances, M. Alain-Gérard Cohen, une
étude, afin de proposer des simplifications administratives et de lever certaines entraves
existantes. J’ai tenu, vous le savez, à mettre en oeuvre le « guichet » unique pour la
délivrance des certificats d’exportation. Cette démarche, je le sais, qui était très lourde pour
vous, s’effectue désormais uniquement auprès de mon ministère, à la direction des Musées
de France.
Je n’entrerai pas davantage dans le détail des autres dossiers en cours. Soyez persuadé
que votre Président, Monsieur Christian DEYDIER, sait se faire très persuasif pour que
soient trouvées les meilleures solutions aux problèmes que vous ne manquerez pas de
soulever.
Je forme des voeux pour que le Louvre des Antiquaires puisse encore accroître son
rayonnement et qu’il contribue ainsi à faire de Paris une place incontournable sur le marché
de l’art.
Je vous remercie.
