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Un vrai plan pour régler les problèmes de la dépendance suppose du courage !

Rester les bras croisés, les yeux fermés et les oreilles bouchées face au drame social et humain de la dépendance des personnes très âgées et des personnes handicapées n’est tout simplement pas acceptable dans un pays développé et riche au début du XXIe siècle.

La France est confrontée à un véritable défi tant sont nombreuses les questions différées et mal réglées . Remercions au passage les socialistes « glorieux » de leur rénovation sociale… Bonjour les résultats de 2 septennats de la gauche lorsque l’on constate l’état de certains hospices !

Garantir aux Français un système de retraite par répartition pérenne et financé, une protection sociale de qualité contre la maladie, une prise en charge effective des problèmes de la dépendance, telle est la feuille de route !

Pour faire face aux problèmes posés, une vraie méthode est nécessaire afin que nos concitoyens partagent le diagnostic et le remède forcément douloureux.

Le constat initial suppose d’être partagé par le plus grand nombre pour éviter les remises en cause brutales dès lors qu’est évoquée la stratégie de réponse…

Un vrai plan d’action très diversifié est ensuite nécessaire à mettre en oeuvre, car les ressources ne sont pas inépuisables. Une augmentation de la C. S. G., si elle est utilisée pour la politique en faveur des « très vieux » et des personnes handicapées, ne peut plus l’être pour le financement du déficit chronique de l’assurance maladie.

Être responsable, c’est donc tout mettre en perspective. Programmer avec le souci du calendrier et des priorités. Avec une exigence nouvelle, dès lors qu’il faut augmenter un tarif, une taxe ou un impôt : Affecter clairement et totalement le produit récolté à la cause pour laquelle il est décidé. Plus aucune augmentation des prélèvements obligatoires n’est, en effet, acceptable dans la France d’aujourd’hui sauf à « flêcher » l’argent récolté, pour qu’il ne comble pas un déficit global, mais pour qu’il serve à une politique précise, définie, délimitée. La règle du droit budgétaire classique de la non affectation des dépenses aux recettes est politiquement périmée, principalement dès lors qu’il s’agit d’une recette nouvelle. Les contribuables sont excédés des ponctions qui ont toujours une bonne raison…

Afficher l’objet exact de la dépense nouvelle est un préalable absolu. Sinon un vent de révolte souffle ! Et la nécessité d’une augmentation de la fiscalité ou du prix est brutalement contestée et refusée.

L’expérience récente concernant le gazole est de ce point de vue claire. Il eût fallu mieux annoncer le plan de modernisation du réseau TGV, avant de décider une telle hausse. Sans oublier de rappeler l’héritage ou plutôt le passif que nous avions trouvé !

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Le drame de l’été et son cortège de morts et d’oubliés malgré le dévouement de beaucoup ainsi que la situation choquante dans laquelle se trouvent nombre de personnes handicapées appellent une action énergique et vigoureuse. Le Président de la République est le Premier Ministre ont raison d’en faire le point d’honneur de leur projet. Et de notre agenda.

Nous devons donc trouver les moyens d’une vraie politique. Pluriannuelle certes, mais concrète et financée.

Une fois de plus, il faut innover pour éviter que le pays ne sombre et ne croule sous d’excessifs prélèvements.

En ayant le courage de mobiliser chaque Française et chaque Français. Tout le monde, actifs et retraités. Tous les revenus, ceux du travail comme ceux du capital.

En faisant appel à l’effort concret des Français, à leur capacité de créer de la richesse par le travail.

Au lieu d’envisager une fois de plus la taxation financière des salariés, l’idée de demander de travailler un jour de plus pour cette impératif social est novatrice, audacieuse.

Cela suppose du courage, car les protestations ne manquent pas. Venant de ceux qui avaient exigé les démissions de ministres au lendemain de la canicule, pour mieux s’exonérer de toute responsabilité personnelle.

Nous sommes tous concernés par la misère sociale, par la détresse de la fin de vie des plus âgés, par l’insuffisante compensation dont bénéficient les Français handicapés quel que soit leur âge.

La vignette automobile était autrefois censée financer la politique en faveur des personnes âgées. En 1984, les socialistes ont attribué son produit aux départements, tirant un trait sur son objet initial.

Il faut aujourd’hui une mesure spécifique, totalement affectée à la grande cause nationale, qui est de faire face à toutes les situations de dépendance.

Un jour consacré à la solidarité active et concrète, au lieu des loisirs et de la détente.

Un jour où l’on se soucie de son prochain en travaillant gratuitement. Un jour de congé ou un jour de RTT même si cette dernière idée pose de surcroît le problème de l’universalité de l’effort consenti.

Un jour où, dans son immeuble, on ouvre les yeux sur son voisin, on parle à autrui, on accueille celui qui est différent de soi. Où l’on constitue ou reconstitue une vraie communauté de vie. Celle du «toit », du voisinage et du quartier.

Nos détracteurs tirent déjà à vue. « Tout pour le Medef », « la charité n’est pas la solidarité », « c’est le rétablissement de la corvée », « même les pires staliniens n’avaient pas osé » etc…

Qu’importe!

N’hésitons pas!

Mais soyons équitables et ne « visons » pas uniquement ceux qui travaillent. Les retraités doivent s’associer à l’effort. Les revenus du capital ne peuvent être totalement exonérés.

Le service national est mort des exemptions et du trop grand nombre de jeunes qui ne l’accomplissaient pas.

Veillons à ce que dans ce cas les mesures entraînent dans un même élan de générosité active l’ensemble de la nation, pour une fois rassemblée. Le caractère incontestable de l’enjeu devrait faire taire les oppositions.

La lumière du regard de celles et ceux qui bénéficieront de ces améliorations sociales indispensables pour compenser le handicap ou pour mieux entourer le grand âge sera la récompense. Une vraie oeuvre de justice.

Pour les nostalgiques du tout-prélèvement, qu’il se rassurent ! Le règlement du dossier de l’assurance-maladie comportera immanquablement un volet financier…

Lorsqu’on parle. réforme, les Français concluent immédiatement : « qu’est-ce qu’ils vont encore nous piquer ? » Ils n’ont malheureusement pas tort…

Comme le dit le proverbe « on ne fait rien sans rien ! »

Alors, retroussons nos manches ! Et agissons ! Collectivement et individuellement.

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