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Il n’est plus interdit d’interdire ! Quelle révolution culturelle…

Dans la France d’aujourd’hui, il était devenu urgent de rappeler les nécessités de l’autorité, de l’ordre, du respect de règles. Sans pour autant porter atteinte à la nécessaire liberté individuelle que chacun revendique à juste titre pour lui même. Mais en l’encadrant, ou tout au moins en prévoyant la sanction éventuelle, c’est à dire la mise en jeu de la responsabilité.

Cette nouvelle attitude politique produit de nombreux résultats. La diminution spectaculaire du nombre de tués sur la route est la suite directe de la fermeté de Gilles de Robien assortie de la fameuse et célèbre peur du gendarme !

Soyons sincères : lequel d’entre nous attachait systématiquement sa ceinture de sécurité, veillait scrupuleusement à ne pas dépasser la vitesse autorisée ? J’assume n’avoir pas été toujours exemplaire. Sur le téléphone portable, j’ai encore du travail !!!

Le lien direct entre discipline-résultats est fécond. Il mobilise, entraîne et incite chacun à aller dans la bonne direction. Celle où l’on constate que le progrès ne vient pas du hasard, d’une sorte de soucoupe volante, mais de la somme des efforts individuels constatés. Cela rompt le sentiment parfaitement désespérant où rien ne semble pouvoir jamais changer, s’améliorer, évoluer dans le bon sens.

La baisse régulièrement observée des chiffres de la délinquance traduit également l’efficacité du changement de cap de la politique suivie. Le sentiment d’impunité absolue qui habitait les caïds dans certains immeubles ou dans certains quartiers de nos villes tend à disparaître.

Tout n’est pas pour autant réglé, car la mise en uvre sur le terrain des nouvelles mesures et des nouvelles règles prend du temps. Elle doit impliquer l’ensemble des professionnels concernés (magistrats, policiers, gendarmes, gardiens d’immeubles etc…)

Le Ministre de la Justice vient ces jours derniers d’accueillir les juges de proximité qui vont désormais faire uvre utile et renforcer le sentiment de sécurité et rétablir la tranquillité publique.

Pour taper fort, il faut parler vrai et direct. Quitte parfois à heurter et à choquer.

En témoigne la brutalité des inscriptions préventive sur les paquets de cigarettes. Fumer tue… Avec les lettres noires du deuil. C’était inenvisageable de cette manière hier…

Cette alerte nécessaire inspire également les campagnes de prévention du sida qui doivent rester percutantes pour frapper les esprits malheureusement prompts à oublier les risques.

Il reste utile de parler cru concernant la drogue, à cause des engrenages, du passage progressif de produits réputés inoffensifs vers des substances qui détruisent toutes les facultés et entraînent la mort.

Le débat lancinant sur la dépénalisation des drogues dites douces vient d’être tranché. Enfin, vus les dégâts.

L’annonce par le Premier Ministre d’un dispositif concret et équilibré le prouvera : L’usage simple et privé ne doit pas être dépénalisé, mais puni d’une contravention et non plus par la prison. Pour les premières interpellations du moins.

L’ensemble de ces dispositifs ne font que traduire une nécessité sociale vitale : permettre l’épanouissement humain et parfois se protéger contre soi-même. C’est dire que la vigilance pour le respect de la liberté de la personne s’impose. La loi doit la protéger contre vents et marées, qui peuvent parfois faire de vrais dégâts.

L’art de la politique humaniste c’est de savoir concilier principe de responsabilité et respect de la liberté. Règle collective et droit de la personne.

Un vaste défi que nous devons réussir.

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