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Chirac félicite les Français et les entraîne sur la voie de la réforme et du respect des partena

«  Ne nous abandonnez pas », clament de nombreuses catégories de Français. Les écouter, les entendre, leur tendre la main, c’est également les appeler à s’adapter, à évoluer, à se prendre en main…

« Votre présence fait honneur à cette maison » me lance l’épouse du Chef de l’Etat en haut des marches. »

 « Merci, Madame ! Je suis heureux d’être là » ai-je répondu…

L’accueil de Madame Chirac tenant à saluer individuellement tous ceux qui ont été invités à la garden-party de l’Elysée est vraiment  exceptionnel de chaleur, d’égard, et de tact. De cette élégance qui lui est propre et qui tranche avec le comportement de ceux qui n’acceptent pas de faire la queue et qui resquillent… Avec une sorte de lévitation royale attestant d’une deuxième nature ! Ils passent, dépassent, frôlent sur la droite ou sur la gauche ceux qui républicainement attendent leur tour déjà très privilégiés et ravis d’entendre la Fanfare de la Garde républicaine avec une remarquable absence dans le regard fixé sur l’horizon de leur ambition… Marrant, grotesque, pitoyable en ce jour de célébration des devises de notre patrie, où le respect de l’égalité ne doit avoir comme exception que le respect des règles du protocole !

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En ces temps troublés, la pédagogie de la réforme était un exercice attendu, tant il est vrai que dans le système institutionnel, la parole du Chef de l’Etat est irremplaçable.

Il appartient à « l’Amiral » de monter à la passerelle pour scruter l’horizon, donner le cap, franchir sans cesse les écueils…

Le Président Chirac s’est donc livré à cet exercice rituel qui fait de l’expression du « monarque républicain » le temps fort du 14 Juillet au même titre que le splendide défilé militaire et le feu d’artifice traditionnel.

Avec un souci particulièrement appuyé cette fois de légitimer aux yeux des Français les partenaires sociaux, leur autonomie, leur responsabilité.

Avec la volonté de délimiter le périmètre de l’Etat en impliquant fortement chaque citoyen.

« On a trop longtemps vécu dans l’idée que l’Etat avait toujours raison et que les autres n’avaient  d’autre possibilité de réagir. Il faut sortir de cette impasse où l’Etat dit le droit, la vérité, les obligations, laissant aux autres la seule responsabilité de rouspéter. L’Etat n’a pas à tout décider, »

C’est un langage en fait très nouveau qui doit permettre de forger un vrai état d’esprit moderne. Où chacun doit assumer la plénitude de son rôle et de ses prérogatives.

L’articulation intelligente entre démocratie sociale et démocratie politique a été puissamment mise en valeur par le Président. Placé sous les projecteurs  dans une conjoncture où le rôle de l’Etat est parfois perçu comme le dernier recours, l’ultime sauvetage de causes qui sont parfois déjà désespérées…

«  Ne nous abandonnez pas », clament de nombreuses catégories de Français. Les écouter, les entendre, leur tendre la main, c’est également les appeler à s’adapter, à évoluer, à se prendre en main.

Ce n’est pas un défaut de générosité. Ce n’est pas gouverner pour son camp comme le dénonce stupidement la gauche amnésique des ses errements.

C’est tout simplement faire preuve de la lucidité nécessaire qui seule peut conduire au procès collectif.

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Lorsqu’il a remercié les Français pour leur manière de conduire, l’image du Chef de l’Etat est devenue presque paternelle ! Chargée d’affection pour que des vies soient encore davantage épargnées.

Quel curieux pays, prompt à décapiter toute tête qui dépasse, à brûler sans prudence ceux qui existent et qui parfois dérangent, quitte à les « adorer » le lendemain du sacrifice , et en fait, tout à fait réceptif à ces conseils chaleureux et humains qui sonnaient vraiment justes.

« Je veux remercier les Français » s’est donc exclamé Jacques Chirac.

Beaucoup reste à faire pour être vraiment dignes d’éloges présidentiels ! Alors continuons à nous bouger et à mieux respecter les règles minimales de vie en société au-delà desquelles l’enfer commence. Pour que notre liberté soit une chance autant pour nous que pour autrui, appliquons cette splendide maxime de René Char :

« Impose ta chance, serre ton bonheur, et va vers ton risque. A te regarder, ils  s’habitueront ».

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