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Au 1er Conseil national de l’UMP, la collection de talents fait prendre la mayonnaise !

Le courage de proposer, d’arbitrer, d’assumer les contraintes du réel, ça donne de vraies ailes ! Celles qui vont nous permettre d’affronter un autre dossier très délicat : celui de l’assurance maladie… Et si nous n’étions plus la droite la plus bête du monde ! Et si la méthode Raffarin était en train de réussir ! Et si Alain Juppé avait trouvé avec une visible bonne humeur le ton juste pour parler République, France, Europe, Terre ! Et si Nicolas Sarkozy en grande forme avait l’esprit d’équipe ! Et si François FillonPhilippe Douste–Blazy disponible et présent alors qu’il est au charbon à l’Assemblée Nationale avait joué la partition de la réforme au bon rythme ! Et si avait prononcé les paroles du cœur, de la fidélité et de l’intelligence en évoquant Toulouse, Dominique Baudis, l’affaire Alègre ! Et si collectivement, sereinement mais fortement, nous étions proches de notre objectif politique : créer un vrai rassemblement pour faire aboutir nos idées et les rendre concrètes, palpables ! Et si nous étions sortis des affrontements personnels stériles, des promesses sans lendemain, des règlements de comptes sordides, des hypocrisies et des lâchetés faussement séduisantes !

Vous pensez que les feux de la rampe de mon habituel rôle de M. Loyal lors des réunions de l’UMP m’ont tourné la tête et chamboulé les esprits ?

Et bien non, c’est tout simplement, je crois, la réalité de cette journée du 1er Conseil national de l’UMP à Paris.

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J’aurais pu faire la gueule car nous avons été contraints de “lâcher” Tours pour la capitale, à cause de la présence requise au débat à l’assemblée nationale sur les retraites du plus grand nombre possible de députés.

J’ai assumé vaillamment cette déception et cette décision logique et comprise d’ailleurs parfaitement dans ma ville. Il y aura bien une autre occasion !

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“C’est le retour de la droite ! La droite a quitté vieux habits et complexes périmés !”

Ces interpellations sont, selon leurs auteurs, soit des expressions manifestes de satisfaction – avec un zest de reproche amical du style “enfin !” – soit de  gourmandes remarques destinées à faire peur, à nous faire apparaître comme arrogants, orgueilleux, sûrs de nos succès alors que la réalité économique et sociale reste dure et “chaude”.

Ce qui est certain c’est que nous sommes heureux de soutenir le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin et l’action du Président de la République. Assez fiers de nous approcher du terme de la réforme des retraites, car ce sera une étape marquante, déterminante à bien des égards. Le courage de proposer, d’arbitrer, d’assumer les contraintes du réel, ça donne de vraies ailes ! Celles qui vont nous permettre d’affronter un autre dossier très délicat : celui de l’assurance maladie, de la santé de qualité que nous devons “offrir” à chaque Français. A tous les Français.

A poil, devant un médecin, il n’y a plus de pdg et d’ouvriers, de femmes mannequins, étourdissantes et de travailleuses des mines, il n’y a que des êtres humains aux droits identiques. A la différence de la logique des retraites, où l’équité n’est pas la stricte égalité.

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Nous ne devons pas pour autant être glorieux, satisfaits, orgueilleux car la tâche est immense. Les embûches nombreuses. Les contestations permanentes même lorsqu’une réforme est intelligente, opportune, sans alternative crédible.

Les sondages sur le référendum corse sont à cet égard inquiétants. La majorité est courte, très courte…

Il n’empêche !

L’atmosphère ce vendredi était vraiment forte et générait une vraie dynamique politique. Pas uniquement parce que chacun sentait qu’il n’y avait plus de retour en arrière possible. Mais plus fondamentalement parce que nous étions “naturellement” heureux d’être ensemble. En meute pour agir ! Résolus pour tenir l’obligation de résultats qui pèse sur nos épaules.

Exprimer cela n’est nullement s’aveugler sur les compétitions qui viendront un jour lorsque l’heure sera venue de désigner un candidat pour les présidentielles. Si Jacques Chirac se représente en 2007, cela épuisera peut-être certaines énergies déjà très présentes et très concentrées sur l’objectif ! Prématurément… même si cette course est longue et remplie d’obstacles à franchir.

Pour le moment, l’addition des talents et des volontés, des ambitions et des stratégies crée le mouvement, la confiance et, je crois, l’adhésion des Français, presque étonnés de nous voir dans le temps de l’action et de la responsabilité avec cette détermination. Au bout du compte, peut-être mériterons-nous notre superbe appellation d’Union pour un Mouvement Populaire, à tous les sens du terme !

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