L’Irak, les Etats-Unis, l’ONU, le sans faute de Dominique de Villepin
Il a magnifiquement prouvé que la diplomatie pouvait ne pas être un exercice contraint, bridé et cynique, mais quune vision lucide et obstinée pouvait permettre de bouger les lignes Dominique de Villepin vient dinfliger à son prédécesseur une véritable et magistrale leçon. Il a magnifiquement prouvé que la diplomatie pouvait ne pas être un exercice contraint, bridé et cynique, mais quune vision lucide et obstinée pouvait permettre de bouger les lignes, de faire avancer les choses, de gagner du terrain.
La ligne claire de la France, défendue par le Président de la République et mise en uvre avec brio par le Ministre des Affaires Etrangères, a permis à lONU, au droit international, à la paix dêtre au cur de lactualité mondiale sans que les Etats-Unis ne puissent se sentir abandonnés par leurs alliés.
Nous partageons en effet totalement lobjectif américain de destruction de tout arsenal militaire irakien. Nous exigeons que la communauté internationale, comme lexigent de nombreuses résolutions de lONU, puisse vérifier sur place, sans délai et sans entrave.
Mais nous récusons lunilatéralisme, quil soit trop belliqueux ou trop pacifiste. Suivez mon regard, malheureusement vers certains de nos partenaires européens.
Il va nous falloir maintenant trouver les termes appropriés dans une nouvelle résolution au Conseil de Sécurité de lONU.
Il nous faut obtenir lapplication effective du droit de contrôle sur place.
Il nous faudra le cas échéant décider de la marche à suivre si lexpertise permet de constater la reconstitution dun arsenal de guerre. Le détruire par les moyens appropriés sera naturellement la réponse.
La procédure que nous avons proposée et qui a été acceptée par les Américains a limmense mérite dentraîner le plus grand nombre possible dEtats dans la recherche dune paix juste et durable.
