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A propos de Jean-Pierre Raffarin, Madame Chirac dit qu’il est bon! Eh bien c’est vrai !

Posted By admin2011 On 24 juillet 2003 @ 00:00 In Journal 2002-2004 | No Comments

Promesse présidentielle tenue ! Pari du délai pour y parvenir gagné ! C’est le cercle vertueux de la crédibilité politique retrouvée. Pour autant nous ne sommes pas plein d’autosatisfaction… Le portrait que Madame Chirac a fait de Jean-Pierre Raffarin,  il y a quelques semaines, est passé trop inaperçu ! Peut-être d’ailleurs parce qu’il avait une grande signification politique, dont certains découvriront la portée en temps opportun…

Sur RTL, le 17 juin dernier, ses propos étaient clairs et percutants : “C’est un excellent Premier ministre, il est perçu comme tel par l’immense majorité des Français. C’est un homme très courageux, très dynamique. Et il est bon, il reflète sur le visage la bonté et la volonté de faire avancer la France là où, avec le Président de la République, ils ont décidé de la faire avancer.”

Eh bien, Madame Chirac dit une fois de plus la vérité, avec la force des mots liés à ce qu’elle est : une réelle personnalité politique !

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Je cite ses propos, car ils me semblent traduire parfaitement l’attitude politique de Jean-Pierre Raffarin, hier en Corse, au contact du drame des incendies, proche de tous ceux qui, sur le terrain luttent quotidiennement pour y faire face. Avec sur le visage, toutes les marques de la compassion authentique, du caractère trempé, du volontarisme empreint d’humanité.

C’est un déplacement à tous les égards “intelligent”. Malgré le “non” au référendum, la République est là, présente, attentive. Malgré les manifs de la dernière visite liées aux grèves et à la réforme des retraites qui l’avaient contraint à se percher sur une chaise en tandem avec son ministre de l’intérieur responsable du dossier, l’Etat revient pour agir, soutenir. Tendre la main, une fois de plus. Ces pages très conflictuelles et dures d’un récent passé se sont tournées. Volatilisées, tout simplement parce qu’il a sonné juste, au milieu des fonctionnaires qui font un magnifique travail.

La gauche a beau jeu de le caricaturer parfois odieusement, par jalousie rétrospective. Les Français ne sont pas dupes. Malgré les difficultés financières, économiques et sociales, ils ont le sentiment de la solidité du Premier ministre.

Certains souhaiteraient l’immédiateté sur tous les fronts, l’infaillibilité, la facilité. Ce n’est pas la période… Non, nous ne sommes pas des magiciens !

Le cri d’Antigone “tout, tout de suite ou alors je refuse”, n’est heureusement pas un sentiment majoritaire, même si nous ressentons parfaitement l’obligation de résultats qui pèse sur nos épaules. Avec une urgence réclamée par le peuple.

Combien de fois, encore il y a quelques jours, ai-je entendu “c’est votre dernière chance”… Une sorte de cri primal, d’aveu à peine voilé que le vertige de l’extrémisme est omniprésent, malgré le silence diabolique de Jean-Marie Le Pen, qui attend son heure, qui guette. La tentation de la radicalisation, de l’anathème, de la casse existe.

Nous, nous préférons construire.

Notre rythme n’est pas une lâcheté, un renoncement. C’est la mesure des résistances à surmonter, des adhésions à gagner, des réalités à faire connaître, des solutions – toujours difficiles – à faire partager.

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Paris, 24 juillet (AFP), URGENT, l’Assemblée adopte le projet de la loi réformant les retraites. (393 pour, 152 contre). Une dépêche toute simple, qui paraît évidente et facile ! Qui est en fait le fruit d’une vraie performance tant il paraît souvent impossible de réformer notre pays en profondeur, même si chacun dans son for intérieur en reconnaît la nécessité !

Jean-Marc Ayrault peut continuer à ironiser de manière gratuite et sectaire, invitant Jean-Pierre Raffarin à “changer de braquet s’il ne veut pas finir lanterne rouge”.

Cela ne nous empêchera pas en cette fin de session parlementaire d’être aussi crevés que fiers !

Promesse présidentielle tenue ! Pari du délai pour y parvenir gagné ! C’est le cercle vertueux de la crédibilité politique retrouvée.

Pour autant nous ne sommes pas plein d’autosatisfaction. Tout simplement résolus à continuer à avancer sur le chemin très caillouteux des actions indispensables. Dès qu’un dossier est “bouclé”, le suivant s’annonce, tout aussi urgent, au moins aussi redoutable, si ce n’est plus périlleux encore.

Marc Blondel pour FO attaque et accuse de manière préventive sur la Sécurité Sociale : “on va saucissonner les sujets pour éviter la provocation des salariés et faire durer les choses”.

Eh bien non ! On va “seulement” s’atteler à garantir la pérennité de notre système d’assurance maladie… Le Monde titre à la “une” : les dépenses de santé ont doublé depuis 1990. C’est dire l’ampleur de la tâche qui nous attend ! Qui devrait rassembler toutes les forces politiques sincères.

Ce consensus souhaitable sur des sujets de cette envergure n’existera malheureusement pas, tant aiment à se discréditer certains partis ou syndicats prompts à défendre leur pré carré quitte à oublier l’intérêt général et l’aspiration des Français.

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L’horizon se dégage , les perspectives s’ouvrent, le calendrier se précise.

Pour la 1ère  fois, 2004 n’apparaît plus comme une césure
. Une date butoir. Une fin de course.

La référence à “l’agenda 2006 pour une France d’ouverture”, l’évocation d’un “programme d’initiative et d’action à 3 ans” sont des messages clairs.

Nous avons besoin de temps pour réussir. Nous avons la confiance nécessaire du peuple pour prolonger la marche. Sans oublier celle, primordiale, du Président de la République sans laquelle tout s’interrompt. Brutalement !

Afficher les objectifs qui peuvent paraître lointains, ce n’est pas renoncer aux urgences quotidiennes, aux exigences plus qu’impatientes de nos concitoyens, c’est simplement prendre le temps nécessaire pour surmonter les obstacles, un par un, méthodiquement et sans mollir.

C’est pourquoi Jean-Pierre Raffarin a raison d’indiquer, non sans humour, que “le gouvernement fait la course au maillot vert plutôt qu’au maillot jaune, étape après étape”.

Rappelons que le maillot vert récompense, en fin de Tour de France, le premier au classement par points (le rang d’arrivée à chaque étape), tandis que le maillot jaune est décerné à celui qui a mis le moins de temps à terminer la grande boucle. Comme l’indique laconiquement l’AFP, “ le maillot vert va aux champions les plus réguliers”.

Pour conclure provisoirement tout aussi laconiquement, avec humour, c’est quoi la récompense pour un 1er Ministre en maillot vert ?

La retraite ! Rien n’est moins sûr… Mais ne brûlons pas les étapes de façon prématurée ! Nombreux sont les compétiteurs sur la ligne de départ. Nombreuses sont les embûches le long du parcours.

Mais, en ce 24 juillet, jour d’adoption par le Parlement d’une réforme des retraites attendue depuis de nombreuses années, nous pouvons avoir le sentiment du devoir accompli. D’une étape en tout cas de notre “feuille de route”.

Vive les vacances parlementaires !


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