Les artistes et les écrivains ont ès-qualité un droit absolu à la liberté d’expression…
L’essence même de la vocation de l’artiste, de l’écrivain, du poète, du chanteur, de l’acteur, c’est le cri. L’expression de la conscience. L’urgence de la révolte. Le refus du compromis. Le dépassement de l’interdit. L’interpellation libre.
Cette liberté d’essence spirituelle concerne le champ de l’expression, du dire, du montrer. Elle ne doit pas être confondue, bien entendu, avec le terrain de la vie ordinaire et personnelle.
Dire cela n’est pas choquant au regard de l’égalité entre les citoyens. C’est tout simplement reconnaître qu’une vocation, qu’un talent, qu’un génie ont des droits supplémentaires qui leur sont attachés, en raison même de la lumière, de l’intelligence, de l’esprit qu’ils incarnent.
Il n’y a pas de réserve politique qui vaille. La seule contrainte reste évidemment qu’un appel à la haine raciale, qu’un crime contre l’humanité, qu’un acte de terrorisme ne peuvent « s’abriter » derrière une esthétique culturelle ou religieuse.
En guise de conclusion et de clin d’œil, il faut ajouter qu’un parlementaire a naturellement également le droit de bénéficier de la totale liberté d’expression que garantit toute démocratie aux représentants du peuple.

