Pina BAUSCH a changé notre regard sur la danse.
Une très grande prêtresse de la danse nous quitte, mais elle reste dans nos cœurs.
Pina BAUSCH saluant, à la fin de ses spectacles, avec tous ses danseurs enlacés autour d’elle, c’était un moment d’intense émotion. Instinctivement la salle se levait et l’acclamait.
Pina BAUSCH exprimait, dans ce salut, la sérénité qui, au fil des ans, avait fini par submerger son œuvre.
De l’expression du désir sauvage entre les êtres qui parcourait des spectacles comme Café Muller ou le sacre du printemps, elle était parvenue à une illustration amusée des mille petites choses de la vie.
Pina BAUSCH c’était un regard d’une extrême lucidité sur le monde et les êtres, une vie toujours entre violence et tendresse.
Il y avait un style Pina BAUSCH. On n’oubliera jamais les longues silhouettes de femmes
perchées sur des talons aiguilles et courant à perdre haleine, le bruit de l’eau se répandant sur
la scène, les gestes répétés à n’en plus finir…
Elle a changé notre regard sur la danse.
Elle a changé notre regard sur la vie.

