DISCOURS de la Rue de Valois
http://www.rddv.fr/spip.php?page=journal&id_rubrique=14
Documents de campagne


Renaud Donnedieu de Vabres

Ancien Ministre, Conseiller municipal de Tours

 

Pour le permis de conduire, un chèque de 80% du forfait contre 80 heures de travail utile à la collectivité !

25 juillet 2008
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 10:42 am --- Imprimer ce Post

Nicolas Sarkozy souhaite réformer le permis de conduire pour le rendre moins cher ! Alors, « une bonne idée » de rddv.fr !

Pour nombre de personnes, de tous âges, le coût du permis de conduire est prohibitif, alors qu’il est indispensable pour le travail d’en être titulaire.

Au lieu de tout offrir, mieux vaut responsabiliser et aller dans une spirale vertueuse du gagnant-gagnant pour tous.

Donc, contre 80 heures de travail utile à la collectivité, un chèque correspondant à 80% du prix du permis de conduire. Des exemples à décliner et à enrichir au choix des villes pour ces heures de travail « utile » : formation des aînés à l’usage d’Internet, accompagnement de très jeunes dans les manifestations sportives de leur ville, surveillance dans des haltes garderies spécifiques sur les lieux de spectacles ou les installations sportives permettant aux jeunes ménages de plus facilement sortir le soir, etc…

Pour enclencher le système et encourager à y recourir, les villes pourraient être le support de l’opération. Cela enracinera localement l’utilité des heures de travail. Afin d’éviter le reproche permanent des charges nouvelles, il pourrait y avoir soit une prise en charge par l’Etat, soit une répartition entre l’Etat et le département ou la ville.

L’orientation étant donnée par le Président, il reste un peu de travail au gouvernement pour mettre en œuvre ! Normal, non !

 
Reagissez, laissez un commentaire !
 

N’oublions jamais que les enseignants sont en première ligne face aux violences de la vie

20 juillet 2008
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 9:01 am --- Imprimer ce Post

Le suicide du professeur du collège d’Allinges, à la suite de la mort accidentelle de jeunes élèves, est particulièrement choquant.

Je pense avec émotion et respect à sa femme et à ses filles, qui doivent elles-mêmes rentrer dans le cercle infernal de la culpabilité, alors que le geste du suicide doit nous interpeller tous.

Les enseignants sont confrontés à toutes les formes de violence ordinaire que peut « abriter » l’école. Même sans drame accidentel, le quotidien est souvent lourd à affronter et à porter pour nombre de professeurs. De tout temps, les élèves ont été durs, injustes, parfois pervers et souvent cruels. Mais reconnaissons qu’une certaine forme de démission des parents et de leur autorité nécessaire renforce la gravité de la situation.

Quand on parle de l’Education Nationale, on a trop souvent tendance à évoquer les chiffres, les postes, les effectifs, les syndicats, les grèves. On oublie l’essentiel : l’humain. Qu’il s’agisse de la jeunesse ou du corps enseignant, la dimension humaine est le cœur. La valeur. Le sens.

J’ai envie de rendre hommage à cet homme de dévouement qui a craqué par conscience, en citant les vers d’Eluard que le Président Georges Pompidou avait magnifiquement dédiés à la mort de Gabrielle Russier en 1969 :

« Comprenne qui voudra !
Moi, mon remords ce fut
la victoire raisonnable
au regard d’enfant perdue
celle qui ressemble aux morts
qui sont morts pour être aimés ».

 
Reagissez, laissez un commentaire !
 

Peut-on faire de la paix au Proche-Orient une ambition européenne ?

8 juillet 2008
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 10:27 pm --- Imprimer ce Post

L’interview de Bachar el-Assad dans le Figaro d’aujourd’hui appelant la France à jouer un rôle majeur au Proche-Orient n’est pas uniquement habile et diplomatique, à quelques jours de sa venue en France.

Rien n’effacera le souvenir nécessaire des actions terroristes soutenues par la Syrie.

Mais il est vrai que le sommet des pays de la Méditerranée crée un nouvel horizon à l’ambition de l’Union Européenne.

La France a raison de placer sous les projecteurs de l’actualité internationale la « question de la Méditerranée ». Il s’agit tout autant d’une grande ambition culturelle de civilisation que d’un impératif stratégique visant à la paix et au développement politique, économique et démocratique.

Ce sont nos intérêts qui sont en jeu. C’est notre responsabilité de puissance que de revendiquer, sans arrogance ni exclusive, le nécessaire retour de l’Europe sur la scène diplomatique. Qui mieux que nous peut ressentir l’urgence tout à fait prioritaire de la paix au Proche-Orient ?

Force est de constater que la Communauté internationale diffère sans cesse la marche vers la paix. Certes, les protagonistes créent en permanence les spirales dramatiques de violences, de haines et de morts. Mais reconnaissons que la volonté politique véritable fait défaut. S’il est possible d’envoyer des dizaines de milliers de soldats, de casques bleus dans le vaste monde, pourquoi laissons-nous construire de nouveaux murs entre Israéliens et Palestiniens, qui tournent ainsi le dos à la réconciliation ?

C’est peut-être pour notre génération un magnifique devoir que de s’atteler avec détermination et volonté à la tâche de la paix, de la démocratie et du développement entre les riverains de la Méditerranée. Pour traquer intégrisme, fanatisme et terrorisme, parlons culture, valeurs, respect de nos diversités sous le ciel étoilé d’une même civilisation.

Pour garantir la paix, la sécurité dans des frontières reconnues et équitables, mettons autour de la table de négociation les moyens de la diplomatie et de la défense.

Pour promouvoir le développement et réguler les flux migratoires déclenchés par les disparités de richesse, accentuons l’effort d’investissement économique et financier pour les riverains du sud de la méditerranée.

Il va nous falloir dépasser dans les jours qui viennent nos peurs – parfois fondées – nos souvenirs douloureux – absolument respectables – et notre égoïsme frileux de courte vue.

Puisse la verrière du Grand Palais ouvrir une nouvelle page de l’histoire européenne, en étant le prélude à une vraie stratégie de paix pour les peuples méditerranéens.

C’est une nouvelle manière d’affirmer notre amitié vis à vis des Etats Unis d ‘Amérique. Ils ont eu à souffrir de manière tragique des crises issues du Proche Orient.

L’action politique européenne est donc bien une démarche de véritable allié. Souverain. Précurseur et mobilisé.

La Méditerranée est pour nous Français une question intérieure. Proche. Urgente. Féconde.

C’est une belle novation que de placer le 14 juillet sous les couleurs de l’ONU, avec la volonté d’affirmer le nouveau rôle qu’entend jouer l’Europe dans la diplomatie internationale. Soyons fiers de cette ambition française que le Président de la République a le courage de porter. Le renoncement et la lâcheté sont dans un premier temps toujours plus doux. Mais le réveil est alors brutal et violent.

Les morts des attentats, des guerres, des tortures seront dans nos mémoires et dans nos cœurs, en cette fin de semaine à Paris.

Ils sont la raison pour laquelle une autre page de l’histoire doit être écrite. Avec réalisme et énergie.

 
Reagissez, laissez un commentaire !
 

Saluons l’honneur d’un officier général !

2 juillet 2008
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 11:55 am --- Imprimer ce Post

Elégance, panache, éthique, honneur, tels sont les mots qu’il faut employer au sujet du Chef d’Etat Major de l’Armée de Terre, le Général Cuche.

Le drame de Carcassonne entraîne une démission très spectaculaire, qui exprime la grandeur et la difficulté du métier de militaire. Sans aucune responsabilité directe précise, le Général Cuche assume sa responsabilité hiérarchique en forçant l’admiration.

Dans cette conjoncture particulière, où le lien entre l’armée et la nation va faire l’objet à la suite du Livre Blanc sur la Défense de lourdes décisions et de programmations délicates, il est essentiel pour le moral des armées d’exprimer avec force notre confiance et même plus notre fierté d’avoir des militaires aussi professionnels, valeureux et courageux.

Qu’une erreur lourde, qui doit être sanctionnée, ne devienne pas le prétexte à une forme d’antimilitarisme mal déguisé.

Sachons incarner nous-mêmes par notre soutien l’esprit de défense

 
Reagissez, laissez un commentaire !
 
 
Fermer
E-mail It