DISCOURS de la Rue de Valois
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Documents de campagne


Renaud Donnedieu de Vabres

Ancien Ministre, Conseiller municipal de Tours

 

La palme d’or est un hymne national joyeux !

25 mai 2008
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 4:54 pm --- Imprimer ce Post

La réalité, chère au cœur de Sean Penn, est tout à la fois faite d’amour, de révolte, de liberté électrique, de domestication nécessaire et d’éveil créateur.

L’attribution de la palme d’or du festival de Cannes fera chaud au cœur des enseignants, dont la passion est parfois éprouvée par la dureté et la violence des adolescents, elle est aussi un message magnifique à la jeunesse de France.

Puisse-t-elle puiser dans ce film de l’audace et du respect, de la passion et de la tolérance.

Puisse-t-elle y trouver des raisons d’espérer, de croire, de construire, d’imaginer, fondées sur la morale de l’effort et sur l’insouciance de cet état précaire et passager qu’est le jeune âge !

Je suis fier et heureux que Laurent Cantet, François Bégaudeau et toutes les équipes du film donnent à la France un coup de fouet lui permettant grâce à cette palme d’or de croire d’avantage en son cinéma, en ses artistes, et en sa capacité de rayonnement mondial.

Puisse la gaîté des collégiens magistralement conduits dans cette belle aventure être un vrai soleil dans une conjoncture où, même à Cannes, il semble faire défaut.

 
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L’emploi et la croissance riment avec culture

18 mai 2008
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 10:30 am --- Imprimer ce Post

Ouvrons les yeux une fois pour toute ! Arrêtons de contraindre le monde culturel et parfois même les élus municipaux les plus clairvoyants et mobilisés, comme le maire de Cannes, à la défensive !

Le Festival de Cannes et son palais sont un phare puissant qui donne une vraie dimension mondiale à notre pays. Une estimation des retombées annuelles est de l’ordre de 850 millions d’euros…

Le reconnaître et l’exprimer, cela ne signifie pas vouloir « marchandiser » la culture, ni réduire l’action artistique à la loi du marché.

C’est tout simplement exiger que soit considéré comme stratégique et prioritaire l’effort budgétaire de l’Etat en faveur des infrastructures culturelles et touristiques de notre pays, au premier rang desquels figure naturellement le palais des festivals à Cannes.

Renoncer ou différer cette rénovation, c’est prendre le risque qu’une autre ville, qu’un autre pays, plus dynamique nous volent un tel levier politique, diplomatique, artistique et financier.

L’amélioration de l’économie, de l’emploi et du pouvoir d’achat passe par un tel investissement qui est urgent et vital.

Prenons garde à ne pas nous attarder sur les paillettes, les robes longues des stars et les smokings des vedettes masculines, et à en faire l’alibi de notre indécision.

La réalité est simple : pour la France il n’y a pas d’avenir économique sans une volonté culturelle forte. Alors ne laissons pas le maire de Cannes se sentir abandonné.

C’est une mission régalienne de l’Etat, en partenariat naturellement avec les collectivités territoriales qu’il faut assumer avec énergie.

C’est d’ailleurs déjà arbitré. Il suffit de tenir sa parole et d’agir ! Les choix politiques sont parfois simples…

 
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Le Président est peut-être trop « bon prince » !

13 mai 2008
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 11:47 am --- Imprimer ce Post

Un an … Déjà !

Un quinquennat de plein exercice, directement décidé dans son contenu par le peuple au terme d’un vrai débat droite-gauche, incarné par un Président d’une nouvelle génération, crée immanquablement une présidentialisation de nos institutions.

Il ne peut en être autrement. L’engagement de réformes et de résultats a été pris directement par Nicolas Sarkozy au cours de la campagne présidentielle.

Cette évolution de la pratique politique pose forcément la question de la place du 1er ministre, même si ce dernier a réussi à trouver son espace et son horizon. L’activité intense des conseillers de l’Elysée génère inévitablement un nouvel équilibre avec le rôle des ministres du gouvernement.

Pour autant, le professionnalisme et la loyauté doivent rester le bréviaire absolu de chacun des ministres. Faute de quoi un sentiment de malaise s’installe, avec l’impression d’un Président portant seul le poids de la charge, assumant directement en première ligne les complexités, les pesanteurs, les résistances, les convulsions de la société française, désireuse tout à la fois de changement et d’immobilisme.

La capacité d’arbitrage, même en situation de crise, du Président est intacte. A son niveau, aucune faute n’a été commise au cours de cette première année de « règne ».

On ne peut pas en dire autant de certains membres du gouvernement, parfois désinvoltes, tantôt absents, et même à certaines occasions, d’une impertinence qui est synonyme de déloyauté.

Certaines erreurs qu’il a fallu rattraper in extremis auraient dû être sanctionnées, car le trouble qui s’est installé dans l’opinion publique résulte de cette atmosphère politique inhabituelle.

Une vraie question d’architecture de l’exécutif et de la prise de décision politique se pose. Se rajoute à cela un dysfonctionnement non déontologique dans l’exercice de la fonction ministérielle. Dans un passé récent, jamais un ministre ne se serait cru en mesure de critiquer ouvertement une orientation présidentielle. Après le temps de la réflexion collégiale libre – qui est évidemment nécessaire – vient celui de la mise en oeuvre opérationnelle mobilisée et loyale. Les précautions personnelles, les démarquages, les ironies, les lâchetés et les formes variées de paresse et de dilettantisme sont autant d’ingrédients pour l’échec collectif, que nous devons à tout prix éviter.

Le Président de la République a eu raison de mettre en garde et d’indiquer que la sanction du départ des « fautifs » serait désormais à l’ordre du jour.

Dans une conjoncture économique plus difficile que prévue, ce qui ne facilite pas l’acceptation populaire des réformes structurelles nécessaires, un engagement total et absolu de l’ensemble de l’exécutif est impératif. Une vigilance extrême de chacun est nécessaire, pour éviter que le climat ne soit détérioré par des fautes évitables, qu’il s’agisse du fond ou de la forme.

En ces jours anniversaire de la première année du quinquennat, les ministres doivent avoir pour eux mêmes une devise plus exigeante que celle aujourd’hui constatée.

Comment ne pas penser que le Président est en fait peut-être trop « bon prince » !

 
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