La question de la rentrée : le pouvoir d’achat
L’actualité médiatique est « rythmée » par les performances boursières, les chiffres des stock-options distribués ou symétriquement par les images de l’exclusion, de la pauvreté et de la misère sociale.
95% des Français ne se reconnaissent dans aucun de ces écarts. Ils attendent d’être reconnus, soutenus, défendus. Avec impatience, comme s’il s’agissait de la réparation d’une longue série d’injustices. La question de leur rémunération, du pouvoir d’achat, de l’évolution des retraites, du montant des prélèvements directs ou indirects est pour eux centrale. C’est une exigence politique absolue, qui a d’ailleurs été la clé de la victoire présidentielle de Nicolas Sarkozy.
De ce point de vue, le non coup de pouce significatif au SMIC comme l’annonce virtuelle – non confirmée – d’une augmentation de 5% de la TVA sans certitude de baisse équivalente des prix a fait l’effet d’une petite bombe politique. La sensibilité de l’opinion est extrême sur ces sujets, d’où la nervosité annoncée sur les franchises médicales alors que cette mesure est impérative pour continuer de financer notre assurance maladie et garantir à chacun la pérennité du meilleur système de santé au monde.
Ceux qui ont cotisé toute leur vie n’acceptent pas d’être une fois de plus « taxés », même si les chiffres ne sont pas en eux-mêmes des spoliations de pouvoir d’achat.
Mais cela s’inscrit dans un processus d’augmentation continue des prélèvements, sans oublier l’effet de l’entrée en vigueur de l’euro, où chacun a le sentiment soit d’avoir perdu du pouvoir d’achat, soit de ne plus savoir précisément ce qu’il gagne, ce qu’il possède.
Le ralentissement de la croissance risque d’obérer les perspectives de relance et donc de possibilité d’augmentation de salaires et des retraites.
L’automne est donc un rendez-vous crucial pour que l’économie ne sonne pas le glas d’un espoir légitime des Français à retrouver une juste rémunération de leurs efforts.
Dans ce contexte, l’optimisme est un devoir civique, pour se donner toutes les chances d’enrayer les spirales négatives. En économie, c’est par ailleurs essentiel pour stimuler les anticipations positives.
Alors, parions sur l’avenir et agissons ! Chacun a sa part de responsabilité. N’attendons pas tout du gouvernement, même si un message clair et fort sur la politique des rémunérations est nécessaire. Et attendu !


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