DISCOURS de la Rue de Valois
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Documents de campagne


Renaud Donnedieu de Vabres

Ancien Ministre, Conseiller municipal de Tours

 

« Culture, danger ! » peut-on lire à l’entrée du Palais des Papes…

21 juillet 2007
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Il y a un an, presque jour pour jour, la conclusion de la journée sur la décentralisation théâtrale était entachée d’une meute interruptrice du dialogue sous une banderole à l’injure provocatrice : « à la libération, RDDV, tu seras tondu »… Sans commentaire, car ce serait faire honneur aux bassesses. Et à l’injustice.

Seule effigie aujourd’hui, d’ailleurs nécessaire pour mobilier les consciences et forger les volontés qui peuvent chez certains toujours être défaillantes, à l’entrée de la cour d’honneur du Palais des Papes : « culture, danger ! »

Les menaces qui pèsent sur la culture ont comme origine davantage la fermeture des lieux de spectacle, ou plutôt leur insuffisante ouverture, le formatage des esprits, le nivellement consumériste et cathodique, le défaut de curiosité intellectuelle que les politiques publiques, qui, pour perfectibles qu’elles soient sont au rendez-vous. Même si les théâtres doivent davantage s’ouvrir et accueillir plus de spectacles.

Lorsque l’on voit des foules remplir l’été des lieux de patrimoine exceptionnels de notre pays comme les espaces un peu « improbables » mais accueillants, on se prend à l’optimisme.

Les nouveaux pèlerins en quête de sens, de repères, d’émotions, de prises de conscience, d’interpellation féconde et parfois violente, sont légion. Ils font honneur à notre pays.

A trois heures du matin, dans le froid de la cour du lycée Saint-Joseph en Avignon, la beauté universelle, atemporelle et magique d’ « Angels in America », magistralement mis en scène par Krzysztof Warlikowski, irradie chacun, qui aurait volontiers attendu l’aube… en compagnie d’un tel spectacle !

Plus tôt, mais définitivement captifs, englobés, accaparés, littéralement « embrigadés », les spectateurs de l’œuvre de Janacek « de la forêt des morts » sont saisis par l’unité irréelle de beauté et de fécondité du travail mené par Chéreau, Boulez et Peduzzi.

France des festivals. France de l’attractivité culturelle et artistique. France de l’esprit, de la beauté et du cri d’artiste, d’un texte, d’une partition, d’une voix, d’un décor, d’une plastique ou d’une lumière.

A tous les acteurs du monde, pour nous rassemblés, stressés par la rencontre avec le public précédée par un immense travail, parfois meurtris par les critiques, souvent portés par les silences de l’admiration ou de l’extase, merci !

Sans vous, il n’y aurait pas de tempête dans les crânes. Pas de vagabondage de l’esprit. Des sensations humaines plus prosaïques.

Culture, bravo… Artistes et techniciens, vous méritez la reconnaissance concrète d’un système prompt à la désinvolture, par lâcheté ou cynisme.

Mais vos vrais soutiens sont ceux qui vous ouvrent les portes, relocalisent, créent l’appétit du jeune public, décloisonnent. Avec une détermination, une fougue et une fierté inversement proportionnelles aux étendards simplificateurs, et aux conformismes de la pensée unique stérile.

Vos vrais amis restent jusqu’à la fin d’un spectacle, par respect du travail artistique et de tous ceux qui, dans la diversité des fonctions, sont des créateurs !

Le palmarès des absents ou des fugitifs sera publié dans mes mémoires… le jour venu !

 
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La proportionnelle à l’Assemblée rompt le lien direct avec le citoyen !

18 juillet 2007
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 7:44 pm --- Imprimer ce Post

Le quinquennat est une réforme institutionnelle beaucoup plus profonde et lourde qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas d’un simple rétrécissement de la durée du mandat présidentiel, d’une « oxygénation » plus fréquente par le suffrage du peuple, mais d’un changement radical du fonctionnement de l’exécutif.

Lors de la campagne présidentielle, un vrai programme est proposé, un plan d’actions concrètes soumis au vote.

L’esprit de la fonction, parfois baptisée « monarque républicain », change en profondeur. La cohabitation ne paraît plus envisageable, même si elle reste possible politiquement. Que se serait-il passé, par exemple, si une deuxième annonce style « TVA sociale » avait été faite et que l’élection était 1 ou 2 semaines après ? …

C’est dire que le Premier ministre devient quasiment vice-président. Faut-il dès lors qu’il soit désigné pour 5 ans par le peuple en même temps que le Président ? Séduisante et d’apparence logique, cette idée supprimerait dangereusement la possibilité d’ « ajustement » en cas de crise. Changer le titulaire de Matignon permet parfois de dénouer des tensions politiques majeures, sans mettre en péril la stabilité du chef de l’Etat pendant la durée de son mandat.

La volonté de Nicolas Sarkozy de pouvoir s’exprimer physiquement directement dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale pose la question de la séparation des pouvoirs, du droit de dissolution, des prérogatives du Parlement.

En cas de désaccord profond et de choc frontal entre l’exécutif et le législatif, dans la pratique politique qui s’annonce, comment ne pas penser que la démission du Président et sa candidature à la réélection sont désormais la seule voie pour que s’arbitre un conflit entre les pouvoirs ? La suppression du droit de dissolution pour le Président sonne la fin du régime parlementaire et crée alors l’obligation de se doter d’un vrai régime présidentiel, où paradoxalement les droits du Parlement sont largement renforcés.

« L’affaire » de la proportionnelle est un enjeu politique redoutable, car il y a conflit direct entre 2 valeurs politiques essentielles : la juste représentation de tous, la stabilité institutionnelle conférée par le fait majoritaire.

Mais le vrai sujet n’est pas là. L’important -et j’allais dire le vital même- est de ne pas rompre le lien direct entre l’électeur et l’élu.

C’est le peuple qui fait l’élection avec le scrutin majoritaire à 1 ou 2 tours.

C’est le parti avec la proportionnelle. Et la légitimité n’est pas de même nature. Le Député doit rester l’homme d’un territoire, d’une circonscription identifiée, délimitée, ayant un rapport personnel avec lui.

Une permanence de quartier est toujours préférable à un comité directeur du parti, pour être un bon « représentant » à l’Assemblée Nationale du peuple souverain.

C’est, d’ailleurs, le mode d’élection qui donne le sens précis du terrain, plus que le cumul avec un mandat local. Traiter d’un problème de logement, de tapage nocturne, de déambulation intempestive de punks et de pauvres chiens, de recherche parfois désespérée d’emploi, de demande de subvention pour un projet artistique, c’est le bilan des entretiens individuels que tout élu digne de ce nom doit avoir à cœur d’accorder librement et sans trop de délais ….

L’Assemblée Nationale devrait, à cet égard, aider financièrement davantage les Parlementaires qui n’ayant pas d’exécutif local ont tout le fonctionnement de leur permanence à leur charge. Cela inciterait à une future règle vertueuse : un homme, un mandat…

Pour faire vivre et s’incarner la diversité politique française, ce qui est un enjeu majeur pour la vitalité de la démocratie et son ouverture permanente aux nouveaux courants de pensée et d’idée, il faut introduire au Sénat une dose de proportionnelle.

L’arc-en-ciel des territoires et des citoyens y serait ainsi célébré. Cela renforcerait l’importance politique de la Haute Assemblée. Son expertise technique, déjà reconnue et saluée à juste titre, dans l’élaboration de la loi serait confortée par la présence de tous les représentants des forces politiques françaises républicaines, extrême gauche et extrême droite comprises.

Ce n’est pas une relégation, c’est le maintien pour l’élection législative du rapport direct entre le peuple et les élus.

Sinon, il y a un risque de mériter le terme abominable de « classe politique », qui stigmatise le monde clos, fermé sur lui-même, à l’écart des réalités, des craquements, des fureurs, voire des réussites…

Les délices des jeux de la proportionnelle masquent de façon éphémère son vrai poison : le changement de légitimité dans la désignation. Etre tête de liste est alors plus important pour être élu que le résultat du choix populaire….

Dernier risque à éviter pour ne pas sombrer dans les jeux politiciens décalés des aspirations populaires : le retour au Parlement pour un ministre sans élection. Il y va peut être de la beauté, de la dignité, de la difficulté de la fonction ministérielle que d’être contraint aux « retrouvailles » avec le peuple, même si, scrutin de liste aidant, certains « habiles » réussissent à déjouer cette règle en faisant démissionner quelqu’un et en s’étant soi-même positionné à un rang utile pour l’avenir au cas où…

Pour ne pas être aussi vitale que la question du mode de scrutin à l’Assemblée, cette faculté d’aller et retour ferait perdre aux fonctions gouvernementales une partie de leur autorité.

On ouvrirait – et alors pourquoi pas - la porte à un vrai régime présidentiel.

Monsieur le Premier Ministre, Cher Edouard Balladur, vous avez du travail !

Comme vous l’écrivez dans le Nouvel Observateur, « Machiavel, c’est son mérite, a mis fin à l’hypocrisie des bons sentiments »

Alors, pour nos institutions, des évolutions, pas de mode ou de fausses bonnes idées, mais des fondements qui donnent aux citoyens plus de pouvoir, avec le juste équilibre entre droits et devoirs.

Comme voter par exemple le jour d’une élection, même si c’est une quatrième fois, un quatrième dimanche, pour un deuxième tour des législatives !

Mais ça c’est un autre débat…

République
 
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Tours ne doit plus être aux abonnés absents….

17 juillet 2007
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 5:29 pm --- Imprimer ce Post

Aurait-on imaginé il y a 20 ou 30 ans la supériorité sur Tours du Mans ou d’Angers….

Force est aujourd’hui de constater que le superbe Musée d’Angers, magnifiquement restauré et agrandi, nous dame le pion.

Olivier Debré, le Tourangeau, y est à l’honneur, ô « provocation » pour nous, qui ne réservons comme cadre à la future Fondation d’Art Contemporain – qui accueillera de nombreuses toiles du maître grâce à la générosité de sa famille - que l’école des Beaux Arts, à laquelle d’ailleurs nous n’annonçons rien pour sa réinstallation, tandis qu’en secret (de polichinelle) s’échafaude le projet de nouvelle entrée de ville…

Mépris des étudiants. Déni de démocratie directe et de transparence. Panne de grand projet d’architecture contemporaine. Refus de toute ambition forte pour le rayonnement et l’attractivité de notre ville ! Nos grands lieux culturels fermés l’été. Comme la seule grande piscine publique. Tours vaut mieux !

Heureusement que la qualité exceptionnelle du travail des équipes municipales des Parcs et Jardins sauve magnifiquement les apparences… A eux bravo ! Allez, comme Sylvie Roux souhaite que je le dise, elle est - sur ce sujet – une bonne adjointe…. Alors un geste : rendez publics les projets pour l’entrée de ville, organisez un référendum, faites participer les habitants ! Nous sommes en 2007… Je suis sûr qu’ Euro-rscg, votre conseiller, approuvera cette ligne stratégique et tactique.

C’est peut-être révolutionnaire ces temps-ci à Tours, où toutes les promesses électorales s’ourdissent à l’ombre ! Attention au soleil qui projettera une lumière crue sur les annonces de 2001, toujours différées, sans cesse reportées !

 
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Pour l’Europe des citoyens, Airbus et EADS sont stratégiques !

16 juillet 2007
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L’annonce par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy de la réorganisation du sommet de la gouvernance d’EADS et d’Airbus est essentielle.

Toute la crédibilité politique de l’Europe repose sur la solidité du couple franco-allemand, et surtout de la fiabilité de notre aéronautique européenne, signe tangible de notre capacité concrète à défendre nos intérêts dans une mondialisation féroce.

Il y avait uniquement Boeing. Airbus est né grâce à Jean-Luc Lagardère, porté par EADS, groupement industriel réunissant France, Allemagne, Espagne. Il n’était pas envisageable, sous peine de désespérer les citoyens européens, qu’une crise durable s’installe dans ce fleuron de la technologie européenne, dont dépendent nos exportations.

La sagesse a prévalu, dans un équilibre subtil qui permet à chaque partie de jouer tout son rôle.

C’est une belle réussite, qui permet de faire face aux défis immédiats qui pèsent sur nos entreprises aéronautiques et leurs sous-traitants : valeur de l’Euro, performance technologique, offensive commerciale, concurrence assumée face aux géants américains.

L’Europe apparaît de plus en plus solide, car protectrice de nos intérêts.

Imaginons un instant qu’elle soit en panne. Que les nationalismes étriqués resurgissent. Ce serait alors une crise économique grave.

Le pire est évité, mais restons mobilisés pour soutenir nos compétences.

 
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A l’heure nationale de l’ouverture, le Maire de Tours fait preuve de fermeture sectaire

11 juillet 2007
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 12:26 pm --- Imprimer ce Post

Acte 1 Le candidat socialiste aux législatives « s’engage à n’exercer qu’un seul mandat ».

Acte 2 Elu, il conserve son siège de conseiller municipal (avec possibilité de délégations) et de conseiller à la Communauté d’agglomération. Bonjour le mensonge ! Bonjour la trahison des électeurs !

Acte 3 Le Maire de Tours - pour son propre avenir sénatorial, dont il reste meurtri de sa dernière déconvenue- voulant les bonnes grâces du premier secrétaire de la fédération P.S. devenu député le couvre en séance, pour dissimuler le double langage. Ce faisant, il refuse d’attribuer un des six sièges à l’opposition toujours exclue à Tours du conseil de la Communauté d’agglomération. Bonjour la démocratie et le respect des électeurs de l’opposition !

Pièce en 3 actes, 2 farceurs et le peuple figurant abasourdi par tant de médiocrité, de petitesse, de sectarisme ordinaire. Et de mépris pour la transparence, la parole donnée et le pluralisme.

Quel titre lui donner ?

« Scènes socialistes ordinaires de tromperie politique tourangelle »
« Bzzzzzzzzzz », dirait la mouche du coche…..

Tours
 
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Nous sommes tous riverains de la Méditerranée !

10 juillet 2007
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 3:26 pm --- Imprimer ce Post

C’est le vrai défi du XXIème siècle que de créer une union à caractère politique, économique, culturel et diplomatique de tous les pays riverains de la Méditerranée.

Ce n’est pas l’adhésion à l’Union européenne. C’est autre chose. Il faut inventer un lien fécond autour de ce concept synonyme de valeur de civilisation qu’est la Méditerranée.

C’est le seul moyen de porter le fer là où ça blesse. D’éviter les spirales qui conduisent à la pauvreté, au sous-développement, à l’intégrisme religieux et parfois au terrorisme. D’enrayer les flux migratoires que l’on ne sait vraiment gérer. De couper court au choc des cultures en préférant le dialogue, l’échange, le respect, la diversité.

L’union méditerranéenne est un grand projet politique, qui repose sur la fierté de chacun. Pas de repentance. Pas de drapeau dans sa poche. Pas d’arrogance non plus !

Une fois de plus, « unis dans la diversité » !

International
 
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Les engagements fiscaux sont tenus. Bravo !


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L’Assemblée Nationale honore aujourd’hui la parole donnée et tenue.

Les promesses de Nicolas Sarkozy pour relancer la croissance et l’emploi sont honorées par la stratégie de baisse des impôts mise en œuvre.

Les cris de la gauche n’y changeront rien.

Ce n’est pas une politique pour les « riches », mais pour l’ensemble des Français.

On peut souhaiter devenir propriétaire de son logement HLM et vouloir déduire l’intérêt de ses emprunts…

C’est une belle et utile première que le Président de la République ait lui-même été expliquer l’enjeu de sa stratégie économique à Bruxelles. Le Président Barroso et le Premier ministre luxembourgeois ne s’y sont pas trompés, en saluant cette initiative. Allons même jusqu’à dire le mot qui « fâche » ! Cette rupture.

P.S. Première promesse non tenue par le député de Tours. Pendant la campagne, il s’était engagé à ne détenir qu’un seul mandat. Aujourd’hui, il ne démissionne que de sa « fonction » de 1er adjoint, mais reste conseiller municipal, en conservant de nombreuses responsabilités. Restera-t-il conseiller à la Communauté d’agglomération ?

 
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Non, la tradition militaire nationale n’est pas du « folklore »

6 juillet 2007
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 4:20 pm --- Imprimer ce Post

Les mots sont des armes. Pas si innocentes qu’il n’y paraît.

Quelle ne fut pas ma stupéfaction en regardant un reportage dans le 20 heures de France 2 sur la préparation du défilé du 14 juillet, d’entendre une autorité militaire, en contemplant la répétition de la troupe d’un des 27 pays de l’Union Européenne, faisant différemment des soldats français, s’exclamer en réponse à une remarque « directe » de son voisin : « il faut leur laisser leur manière de défiler, il faut les laisser chacun dans leur folklore ».

Une tradition militaire nationale n’est pas du « folklore ». C’est choquant de le dire, c’est choquant de le penser, et strictement contraire à l’esprit dans lequel le Président de la République a souhaité que le 14 juillet soit pour la France l’occasion de mettre à l’honneur les fiertés nationales, dans une dynamique européenne assumée et affirmée comme un étendard politique.

« Simul et singulis », devise de la Comédie Française, « unis dans la diversité », maxime emblématique d’une Europe politique à refonder.

Le sens même du projet européen c’est de faire vivre la diversité, le pluralisme. Etre aux yeux de nos concitoyens un rempart contre l’uniformisation, la standardisation, la marchandisation, la mondialisation destructrice de repères, de valeurs et d’identité.

C’est de redonner un sens et une perspective commune à l’addition de nos fiertés. Pour que la paix soit une réalité, le rayonnement culturel et spirituel un objectif de renaissance.

Lorsqu’une troupe défile à « sa » manière, avec « son » drapeau, « sa » tradition, ce n’est pas du folklore. C’est une légitime affirmation de son « être » national, avec tout ce que cela représente de tragédies, de sacrifices, de victoires, de défaites, d’erreurs et de réussites.

La réconciliation des citoyens européens avec « l’Union européenne » passe par le sentiment que l’Europe agit concrètement. Qu’elle protège. Qu’elle garantit. Qu’elle promeut les valeurs humanistes d’une civilisation défiée par d’autres entités politiques, culturelles de par le monde. Qu’elle fait vivre réellement la diversité en lui donnant ses chances.

Dans cette perspective, deux suggestions pour l’année prochaine et les suivantes du quinquennat :

. Chaque année inviter des professeurs de français qui enseignent en Europe ou à l’étranger – sémantique, sémantique ! Ce n’est pas la même chose ! – au défilé du 14 juillet et à l’Elysée car ce sont de vrais ambassadeurs de la fierté française.

. Dans le cadre du concert populaire organisé à la demande du Président, faire venir des groupes d’artistes de chacun des 27 pays de l’Union Européenne, et symétriquement demander à chaque ambassadeur de France de l’Union Européenne d’organiser sur une place de leur capitale un concert d’artistes français spécialement invités pour lesquels ce sera une véritable rampe de lancement européen.

La diversité n’est pas une arrogance. C’est le respect de la dignité de chacun. La faire vivre, c’est fêter un grand projet politique.

Non ! Ce n’est pas du folklore…

défense
 
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La culture a besoin du Président de la République !

5 juillet 2007
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 12:56 pm --- Imprimer ce Post

C’est une très bonne nouvelle pour la culture et les artistes que la visite de Nicolas Sarkozy au Grand Palais pour l’expo Kiefer.

Un symbole que le Chef de l’Etat ait décidé de s’intéresser à toutes les facettes de la vie culturelle. Après la visite du Mobilier National, où la Galerie Formigé récemment restaurée présente les chefs d’œuvre des tapisseries et des mobiliers, c’est le tour de l’art contemporain, qui avec Monumenta a droit de cité maintenant sous la verrière.

On ne réussit jamais seul. Surtout face à la compétition entre les impératifs, les urgences, les priorités. Alors, c’est l’intérêt bien compris de tous les artistes que de déclencher l’arbitrage suprême du Président. C’est comme cela que j’ai obtenu la création de l’établissement public du Grand Palais, que chacun s’ingéniait à bloquer.

En Conseil des ministres, sans inscription formelle à l’ordre du jour, Jacques Chirac a été tonitruant, direct et irrévocable !

Certains ont cru que je me faisais « engueuler » en direct lorsqu’en me donnant la parole, il me dit : « pourquoi le retard du dossier du Grand Palais » ? En fait, le Président avait décidé de casser les résistances… Et de décider sur le champ.

Il est donc essentiel que Nicolas Sarkozy s’implique personnellement. Faisant « sa » politique et l’imposant à Bercy, donnant par là même une vision réconciliée de la droite républicaine avec l’univers culturel.

Tout abandon de projet, tout renoncement, toute hésitation seraient préjudiciables à l’élan créé.

La tâche est immense. L’égalité entre les territoires est loin d’être réalisée. Les lieux doivent s’ouvrir davantage. Les « indépendants » doivent être soutenus.

Rien n’est plus important que de mobiliser le Président. On n’a d’ailleurs pas besoin de le pousser… pour qu’il s’empare d’un sujet !

Culture
 
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Madame Pompidou est restée jeune toute sa vie

3 juillet 2007
Enregistré dans : Réflexion et messages — RDDV @ 6:56 pm --- Imprimer ce Post

Madame Pompidou est restée jeune toute sa vie

Son souvenir, comme celui d’un artiste, restera vivant.

Tant sa personnalité, sa gaieté, son élégance, sa liberté de ton, sa curiosité toujours en éveil, sa générosité, son allure étaient étincelantes.

Madame Pompidou avait l’appétit de la jeunesse pour la création, pour les créateurs. Elle ne ratait rien. Aucun spectacle, aucune exposition, aucune manifestation culturelle. Aucun défilé.

Son amour pour le Président Pompidou apparaissait intact, avec un mélange de fierté assumée et de pudeur recherchée.

Sa famille était sacrée, avec une passion pour ses petits-fils.

Claude Pompidou était une grande dame, sachant être directe quand elle avait un souhait pour défendre une cause qu’elle jugeait impérative, tout en restant discrète avec un tact et une gentillesse rares.

Elle n’a pas voulu que la République l’honore par une décoration. Mais elle a accepté, qu’en présence de Madame Chirac, un dîner rue de Valois soit organisé pour elle. J’avais mis le ministère en tenue de gala, inaugurant ce soir là le nouvel éclairage intérieur réalisé par Arik Lévy.

Et avec Jean-Michel Othoniel, dont elle admirait le génie, nous avons eu l’idée d’un bijou qu’elle pourrait arborer comme une décoration. Des rangées de petites perles transparentes tenant un anneau de cristal imposant et venant de Murano, furent le cadeau-surprise, qu’elle eut la délicatesse de porter chaque fois qu’elle savait que nous allions nous rencontrer.

Je pense à cette soirée en son honneur avec une forte émotion.

Comme je me souviens avec lumière d’un déjeuner à Cajarc où je lui ai lu à la fin pour la remercier un poème d’Apollinaire « La jolie rousse », extrait de l’Anthologie de la poésie française de son mari. Autour de la dialectique de l’Ordre et de l’Aventure :
« Je juge cette longue querelle de la tradition et de l’invention
De l’Ordre et de l’Aventure
Vous dont la bouche est faite à l’image de celle de Dieu
Bouche qui est l’Ordre même
Soyez indulgent quand vous nous comparez à ceux qui furent la perfection de l’ordre
Nous qui quêtons partout l’aventure
Nous ne sommes pas vos ennemis
Nous voulons vous donner de vastes et d’étranges domaines
Où le mystère en fleur s’offre à qui veut le cueillir
Il y a là des feux nouveaux, des couleurs jamais vues (…) ».

Je l’ai saluée aux obsèques de Jean-Claude Brialy. Malgré la fatigue qui s’annonçait extrême, et le chagrin qui l’étreignait, elle était comme nous continuerons de l’aimer : droite, belle, exceptionnelle.

Madame, je vous embrasse avec respect et affection.

Culture
 
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