DISCOURS de la Rue de Valois
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Documents de campagne


Renaud Donnedieu de Vabres

Ancien Ministre, Conseiller municipal de Tours

 

La spirale de la violence en Israël et en Palestine devrait enfin mobiliser la Communauté internationale

21 mars 2004
Enregistré dans : International — RDDV @ 11:24 am --- Imprimer ce Post

L’assassinat du chef spirituel du Hamas, le Cheikh Ahmad Yassine, par les représailles qu’il génère, est une étape de plus vers l’abîme. Une étincelle de plus dans une poudrière déjà particulièrement explosive.

Combien faudra-t-il de massacres, de victimes innocentes - ce qui n’est évidemment pas le cas du Cheikh Yassine - du terrorisme et de la barbarie, d’attentats et de bombes humaines, de dégâts collatéraux aux États-Unis et en Europe pour que l’opinion publique mondiale se mobilise enfin, pour qu’elle exige une action forte et incontournable de la communauté internationale, ou tout au moins de certains Etats.

Nous laissons faire.

Rester les yeux fermés et les bras croisés est une forme moderne de la lâcheté et de la collaboration de sinistre mémoire. Il faut interrompre par l’interposition ce face à face meurtrier, qui concoure, soyons lucides, à terme à la lutte armée plus ou moins directe contre l’ensemble des démocraties occidentales impuissantes. Impuissantes, par action ou par omission, comme il est écrit dans les Ecritures Saintes pour décrire la typologie des péchés…

Le terrorisme islamiste ne saurait s’analyser comme le bras armé et sanguinaire de la seule cause palestinienne. La lucidité impose de considérer qu’il survivra tragiquement et monstrueusement à la création d’un État palestinien viable.

Mais l’impasse actuelle entre le Gouvernement d’Israël et l’Autorité palestinienne, avec l’accélération et l’aggravation des tensions et des crimes commis, crée les conditions d’une résonance, d’une contagion et même d’un embrasement généralisé.

Le fanatisme et l’intégrisme disposent d’une sorte d’impunité lorsqu’ils essayent de se situer dans le cadre de ce qui est pour eux une légitime défense. C’est monstrueux. Et c’est pour nous suicidaire de laisser-faire.

Nous sommes en train, sous nos yeux, de laisser s’enrôler dans l’engrenage des comportements et des solidarités terroristes - actives ou passives - des centaines de milliers de soldats d’un nouveau type. Des civils prêts à faire de leur vie autant d’armes nucléaires tactiques. Résolus à frapper partout où ce sera nécessaire et démonstratif.

Exiger un engagement beaucoup plus fort de la communauté internationale, une attitude plus interventionniste des États-Unis malgré la campagne électorale, une expression moins complexée de l’Europe - pour une fois à l’unisson sur cette question - s’apparente autant à de l’auto-protection qu’à la volonté de faire progresser la sécurité, la paix et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes partout sur la planète. En l’occurrence, sur la rive sud de la Méditerranée, c’est-à-dire près de nous… ” Mare nostrum”!

La phase actuelle des
événements d’Irakrenforce cette nécessité, ne serait-ce que pour éviter le sentiment et le ressentiment de2 poids, 2 mesuresà fleur de peau dans toutes les « rues » du monde promptes à s’enflammer.

Le règlement du conflit israélo-palestinien ne repose pas sur un plan militaire, mais sur une démarche politique imposée par la force au nom du droit.

À quoi sert l’exécution du Cheikh Yassine, au nom de la condamnation de ses appels monstrueux à la guerre sainte contre Israël, si cela fait éclore des clones proliférant et fanatisés qui, eux, ne sont pas coincés sur des fauteuils roulants, mais rugissant et fervents, résolus à la vengeance et à la croisade ?

Que faudra-t-il dire lorsqu’en retour des enfants juifs, qui ont le droit comme tous les enfants du monde d’aller en sécurité en bus à l’école, périront au terme d’un attentat suicide ?

Nous devons nous réapproprier par solidarité active le conflit israélo-palestinien. Remettre les projecteurs de l’actualité sur l’espoir de l’accord de Genève, auquel il faut donner corps. Ressortir de nos tiroirs la « feuille de route » du quartette, utile au rétablissement de la paix.

Le terrorisme n’aura jamais d’alibi. Veillons cependant à ce que nos silences, nos prudences et nos impuissances ne lui donnent de nouvelles armes, de nouvelles causes et de nouvelles recrues.

Nous devrions comprendre tant qu’il est temps que nous sommes ses nouvelles cibles.

Dans cette guerre aussi moderne que barbare, l’initiative, l’action et le réveil sont les maillons de notre bouclier.

 
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Les terroristes utilisent l’arme de la liberté démocratique pour nous détruire.

18 mars 2004
Enregistré dans : Sécurité — RDDV @ 11:40 am --- Imprimer ce Post

Le système médiatique des démocraties occidentales s’apparente à une vaste chaudière ayant tendance à s’emballer et à ne jamais étouffer, dans laquelle il est facile de jeter un « fagot ».

Le feu prend immédiatement. Nous le constatons sans pouvoir l’arrêter. La porte reste ouverte. Un autre « fagot » se présente. L’histoire se répète. Inlassablement, jusqu’à l’explosion finale… Ce scénario est en passe de devenir notre actualité quotidienne. Les combustibles prennent des allures variées, puisqu’il peut s’agir aussi bien d’un acte terroriste, d’une rumeur, d’une exécution politique, d’une performance, d’une barbarie, d’un exemple, d’un outrage, d’un hommage éphémère, d’un règlement de compte définitif.

Nous subissons. Nous tentons de prévenir. Nous ne pensons pas assez à guérir ce qui devrait l’être par urgence et par priorité.

Bref, nous, nos valeurs, notre liberté, nos privilèges démocratiques, notre éthique sont en libre service… À la disposition de chacun des pires comme des meilleurs. Nos moyens d’information, essentiels à la vraie liberté politique sont aussi quasiment offerts, comme peut l’être un être humain sur un panneau de publicité.

Nous donnons ainsi toutes les armes à nos principaux ennemis, hostiles à nos valeurs, à notre idéal, à notre culture, à notre civilisation.

Le cercle parfaitement vicieux et infernal qui se met alors en marche conduit à une contradiction fondamentale : les apôtres du droit à la critique, du respect de l’autre, du pluralisme, de la liberté de chacun à avoir et à être que chaque démocrate se revendique d’incarner devraient, au nom de la légitime défense, renoncer. Devraient devenir censeurs, contre-terroristes, vigies, sentinelles, tireurs d’élite. Pour que la guerre à laquelle nous assistons médusés, pétrifiés voire même complices, puisse au moins être menée à armes égales. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où nous sommes K.O debout, cognés par des agressions de plus en plus radicales et fortes qui s’apparentent à des vagues perpétuelles de mer et de galets comme au moment des tempêtes au pied des falaises d’Etretat où les rouleaux sont particulièrement puissants.

Dans ce contexte très dangereux et même explosif, nous ne devons surtout pas renoncer à l’expression de nos valeurs, à l’affirmation de nos principes et de nos maximes. La vraie victoire des terroristes, des liberticides, des oppresseurs, des tyrans serait de leur ressembler.

Mais pour ne pas être noyés et broyés, nous devons savoir leur résister, ce qui suppose le rassemblement et l’unité. La hiérarchie dans les priorités. La vigilance dans l’action. L’audace dans la proposition. L’abstention de toute critique ou polémique purement politicienne. La vérité intégrale et sans fard dans la conduite de la lutte. La participation de chacun à cette grande cause nationale qui conditionne notre survie.

Paradoxalement, la conduite de cette guerre suppose encore plus de démocratie, de foi humaniste et de force d’esprit. Nous devons rester des phares qui émettent, dont le faisceau lumineux porte loin. Il n’est pas choquant de parler de « croisade » pacifique et ciblée pour la liberté et pour les droits de l’homme. Ce qui suppose pour être efficace le respect absolu du droit. Qu’on ne caricature pas ici notre démarche : ce n’est pas une guerre de religion que nous livrons, une renaissance des affrontements des chrétiens contre les musulmans que nous souhaitons voir s’enclencher.

C’est plus simplement la volonté de priver nos adversaires intégristes et fondamentalistes de la capacité de nous anéantir, en restant un modèle politique original, exemplaire et attractif.

La lutte contre l’obscurantisme, la barbarie et le terrorisme passe par notre engagement personnel. Première étape : dimanche ! Dans le respect des convictions de chacun, aux urnes citoyens !

Le suffrage universel est un privilège qu’il faut savoir défendre en le pratiquant. Les enfants gâtés que nous sommes risquent de ne plus l’être longtemps s’ils ne prennent pas rapidement conscience que le sursaut est urgent et nécessaire.

Ce n’est pas une manœuvre bassement électoraliste de l’affirmer. C’est une exigence éthique. Une obligation morale pour répondre par le haut à la fureur des fous.

défense
 
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Droit de vote


Enregistré dans : Laïcité, Société — RDDV @ 2:27 am --- Imprimer ce Post

Le système médiatique des démocraties occidentales s’apparente à une vaste chaudière ayant tendance à s’emballer et à ne jamais étouffer, dans laquelle il est facile de jeter un « fagot ».

Le feu prend immédiatement. Nous le constatons sans pouvoir l’arrêter. La porte reste ouverte. Un autre « fagot » se présente. L’histoire se répète. Inlassablement, jusqu’à l’explosion finale… Ce scénario est en passe de devenir notre actualité quotidienne. Les combustibles prennent des allures variées, puisqu’il peut s’agir aussi bien d’un acte terroriste, d’une rumeur, d’une exécution politique, d’une performance, d’une barbarie, d’un exemple, d’un outrage, d’un hommage éphémère, d’un règlement de compte définitif.

Nous subissons. Nous tentons de prévenir. Nous ne pensons pas assez à guérir ce qui devrait l’être par urgence et par priorité.

Bref, nous, nos valeurs, notre liberté, nos privilèges démocratiques, notre éthique sont en libre service… À la disposition de chacun. Nos moyens d’information, essentiels à la vraie liberté politique sont aussi offerts, comme peut l’être un être humain sur un panneau de publicité.

Nous donnons ainsi toutes les armes à nos principaux ennemis, hostiles à nos valeurs, à notre idéal, à notre culture, à notre civilisation.

Le cercle parfaitement vicieux et infernal qui se met ainsi en marche conduit à une contradiction fondamentale : les apôtres du droit à la critique, du respect de l’autre, du pluralisme, de la liberté de chacun à avoir et à être que chaque démocrate se revendique d’incarner devraient, au nom de la légitime défense, renoncer. Devraient devenir censeurs, contre-terroristes, vigies, sentinelles, tireurs d’élite.

Pour que la guerre à laquelle nous assistons médusés, pétrifiés voire même complices, puisse au moins être menée à armes égales. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où nous sommes K.O debout, cognés par des agressions de plus en plus radicales et fortes qui s’apparentent à des vagues perpétuelles de mer et de galets comme au moment des tempêtes au pied des falaises d’Etretat où les rouleaux sont particulièrement puissants.

Dans ce contexte très dangereux et même explosif, nous ne devons surtout pas renoncer à l’expression de nos valeurs, à l’affirmation de nos principes et de nos maximes. La vraie victoire des terroristes, des liberticides, des oppresseurs, des tyrans serait de leur ressembler.

Mais pour ne pas être noyés et broyés, nous devons savoir leur résister, ce qui suppose le rassemblement et l’unité. La hiérarchie dans les priorités. La vigilance dans l’action. L’audace dans la proposition. L’abstention de toute critique ou polémique purement politicienne. La vérité intégrale et sans fard dans la conduite de la lutte. La participation de chacun à cette grande cause nationale qui conditionne notre survie.

Paradoxalement, la conduite de cette guerre suppose encore plus de démocratie, de foi humaniste et de force d’esprit. Nous devons rester des phares qui émettent, dont le faisceau lumineux porte loin. Il n’est pas choquant de parler de « croisade » pacifique et ciblée pour la liberté et pour les droits de l’homme. Ce qui suppose pour être efficace le respect absolu du droit. Qu’on ne caricature pas notre démarche : ce n’est pas une guerre de religion que nous livrons, une renaissance des affrontements des chrétiens contre les musulmans que nous souhaitons voir s’enclencher.

C’est plus simplement la volonté de priver nos adversaires intégristes et fondamentalistes de la capacité de nous anéantir, en restant un modèle politique original et exemplaire.

La lutte contre l’obscurantisme, la barbarie et le terrorisme passe par notre engagement personnel. Première étape : dimanche ! Dans le respect des convictions de chacun, aux urnes citoyens !

Le suffrage universel est un privilège qu’il faut savoir défendre en le pratiquant. Les enfants gâtés que nous sommes risquent de ne plus l’être longtemps s’ils ne prennent pas rapidement conscience que le sursaut est urgent et nécessaire.

Ce n’est pas une manœuvre bassement électoraliste de l’affirmer. C’est une exigence éthique.

Démocratie
 
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L’attentat de Madrid est un deuil européen, face auquel l’affirmation forte de nos valeurs s’impose.

14 mars 2004
Enregistré dans : Sécurité, International — RDDV @ 11:42 am --- Imprimer ce Post

L’électrochoc est réel. 11 septembre. 11 mars. La terreur s’installe. « La guerre contre le terrorisme » est en situation d’échec. L’abcès gonfle. L’alerte est maximale. L’impuissance face au génie du mal est à son comble. Avec cette fois une prise d’otage inédite : une campagne électorale dans une démocratie occidentale et européenne.

Le lien avec Al Qaïda change en profondeur le contenu politique de l’odieux massacre perpétré à Madrid. Il ne s’agit plus d’un terrorisme localisé et sinistrement identifié, mais du terrorisme aveugle, mondial, monstrueux, barbare ! Du degré ultime du mal, même si aucune cause ne justifiera jamais aucune forme de terrorisme. Et si chaque assassinat commis par le fanatisme, la haine, l’intégrisme, où que ce soit, est un crime contre l’humanité se doublant selon les cas d’un crime de guerre. Les prudences volent en éclat. Les comptes se règlent, les vérités fusent, même si toutes ne sont pas « bonnes » à entendre et encore moins à cacher…

Hans Blix, l’ancien chef des inspecteurs de l’ONU en Irak, déclara au journal « La Stampa » dimanche « le fait est que la guerre à l’Irak après le 11 septembre, voulue par les États-Unis, n’a pas arrêté le terrorisme dans le monde. Au contraire, le résultat de la poigne de fer a été de lui donner une impulsion. »

« Il est clair désormais que le terrorisme ne doit pas être affronté uniquement avec des mesures répressives mais aussi avec la compréhension de ses causes plus profondes. »

« Avec la guerre préventive unilatérale, les États-Unis ont violé les principes internationaux pour montrer leur force au monde islamique après le 11 septembre. Et ce faisant ils ont affaibli l’ONU. »

Quelques jours auparavant, à Barcelone, le même Hans Blix n’y était pas allé de main morte :

« les hommes politiques qui ont décidé la guerre sont comme des chasseurs de fantômes, ils étaient si convaincus qu’ils existaient, que s’ils voyaient une ombre, ils croyaient que c’était une preuve que les fantômes existaient. Mais ce n’est pas une excuse pour les dirigeants politiques, ils auraient dû poser des questions plus pertinentes. »

À Paris, lundi matin, au lendemain de l’échec brutal et retentissant de José Maria Aznar, le chef de la diplomatie française lance : « les Espagnols ont fait clairement le choix du changement, le choix de la vérité aussi par rapport à ces attentats. Les attentats de Madrid ont certainement marqué un tournant. Il y a derrière une leçon d’humilité qui doit toucher chaque homme politique ».

***

Dans ces temps de tourmente et d’effroi, marqués pour la première fois par un « deuil européen » et sincèrement perçu comme tel, chaque citoyen se retourne vers ses dirigeants et étalonne leurs décisions passées à l’aune du drame actuel. C’est l’heure des comptes, et même des règlements de comptes.

Le peuple a par définition toujours raison. En tout cas le dernier mot. Le pouvoir solitaire en démocratie ne reste jamais longtemps glorieux ou impuni. La réduction de fracture entre dirigeants et citoyens est toujours douloureuse, parfois traumatisante, à certains égards injuste.

Il n’y a pas d’ailleurs d’activité plus brutale, surprenante, imprévisible que la politique. Les tempêtes de la Méditerranée sont peu de chose par comparaison…

Est-ce une fois de plus un constat d’impuissance, de fatalité, d’irresponsabilité qui crée la colère et la versatilité ?

Non, car ce serait confondre la lucidité et l’idéologie, le courage et le messianisme, l’activisme et l’arrogance.

L’homme d’”Etat” ou de « base », conserve sa liberté, son appréciation, son intelligence, son esprit d’à propos, son sens de l’opportun et du nécessaire.

Subir n’est certes pas une politique. Ne pas anticiper, refuser de prévenir, se rassurer à bon compte en préférant la géométrie à la psychologie sont des fautes, qui peuvent même constituer des étapes vers le suicide collectif, la disparition programmée.

Face aux formes actuelles du terrorisme, l’acharnement et le discernement sont les seules armes possibles. L’inertie, la routine, l’abandon de toute audace, l’absence d’initiative, le confort aveugle sont des « maladies » incurables, tant est forte et radicale la menace.

Ne pas dire, ne pas qualifier, ne pas témoigner, ne pas démasquer, ne pas prévenir, ne pas contredire et contrecarrer, c’est de la haute trahison, c’est-à-dire un manquement grave aux devoirs de sa charge.

Sans chercher à se réfugier dans l’illusion, ni à exprimer de façon déplacée et choquante un quelconque sentiment d’orgueil et de supériorité, la sagesse française au plus haut niveau de l’Etat apparaît pour ce qu’elle est : non un abandon, non une lâcheté, non une rhétorique enflammée, mais une clé de voûte.

Dans cette conjoncture, il ne suffit pas de mettre en commun nos forces, d’échanger nos informations, de placer sous tension nos appareils de renseignements.

Il est urgent et obligé de faire le juste constat de la fureur du monde et d’en disséquer avec précision les ingrédients. Pour les traiter au laser. C’est un préalable. Sinon ne nous étonnons pas de l’effet produit par une étincelle dans un réservoir d’essence par ailleurs déjà très réchauffé…

« Le vrai tombeau des morts c’est le cœur des vivants » disait dans sa sagesse Paul Valéry. La seule expression digne et utile de notre deuil européen est d’accepter de reconnaître que nous sommes en guerre. Qu’il faut reprendre le chemin du courage, de la résistance à l’ennemi.

Utiliser ce drame lourd et pesant et ses conséquences électorales de court terme doit frapper d’indignité ceux qui s’y aventurent.

Honte à ceux qui ont rompu le silence et le recueillement européens par leurs provocations minables, qui inspirent le dégoût, leurs noms ne méritent même pas d’être cités. Ce serait un macabre honneur.

Les valeurs que nous devons savoir défendre leur sont totalement étrangères. Cruel constat, hélas, sans surprise…

défense
 
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