DISCOURS de la Rue de Valois
http://www.rddv.fr/spip.php?page=journal&id_rubrique=14
Documents de campagne


Renaud Donnedieu de Vabres

Ancien Ministre, Conseiller municipal de Tours

 

« Un juge juif », « un préfet musulman », « un ambassadeur chrétien » : NON à ces appellations !

21 novembre 2003
Enregistré dans : Laïcité — RDDV @ 12:29 pm --- Imprimer ce Post

Avec parfois de très bonnes intentions, avec parfois d’inacceptables arrière-pensées, de vraies erreurs politiques sont commises.

Combien de fois pour être entendu faudra-t-il rappeler que la religion n’est pas une origine nationale, que la liberté de conscience ou de croyance appartient au domaine privé de la personne humaine ; qu’il est donc interdit, contraire aux principes fondamentaux de notre droit et de la République française de promouvoir ou de discriminer quiconque en raison de la religion ; qu’est par contre garantie à chacun la libre pratique religieuse.
Comment ne pas être révolté et choqué lorsque l’on voit apparaître une «demande de récusation d’un juge juif » ?

À quelle époque sommes-nous retombés ? Aux pires heures de la seconde guerre mondiale ?

Que dans la France d’aujourd’hui puisse exister une requête en récusation présentée par un justiciable tunisien musulman contre un magistrat du tribunal correctionnel de Paris, au motif que ce magistrat aurait été de religion juive et donc, selon le justiciable, partial à son égard, est monstrueux.

Le Garde des Sceaux a eu mille fois raison de déclencher des poursuites pour outrage à magistrat contre l’auteur de la requête.

La France ne doit tolérer aucune dérive à caractère raciste. Antisémite. Xénophobe.

***

Avec l’objectif louable de l’intégration concrètement réussie, une grande confusion est en train de s’installer dans nos esprits.

Veiller à la reconnaissance de tous les talents, à la promotion des meilleurs en veillant à ce que chacun ait sa chance, quelles que soient la couleur de sa peau, l’origine nationale de ses ancêtres, la religion pratiquée ou son absence revendiquée, est un bel objectif politique. Prioritaire et urgent.

Afficher le souci de nommer en fonction de critères religieux est une erreur lourde. C’est d’ailleurs illégal. Contraire aux valeurs françaises.

Ce n’est pas la même chose de souhaiter que de jeunes hauts fonctionnaires français soient issus de familles du sud de la Méditerranée et d’indiquer que la sélection s’opérera sur le choix d’une religion.

Le Ministre de l’Intérieur a raison de veiller à l’aspect symbolique des nominations qu’il propose. A leur équilibre et à leur équité.

En revanche, il prend le risque de troubler lorsqu’il indique à Blois il y a quelques jours : « je suis gêné qu’il n’y ait pas un seul préfet de la République musulman autant d’années après la décolonisation. Je vais m’employer à en nommer ».

Qu’il n’y ait pas de méprise fâcheuse ! Ce qui est critiquable c’est d’accoler une «étiquette» religieuse pour justifier une nomination, nullement de veiller à la reconnaissance des talents des Français issus de l’immigration.

La sélection pour entrer dans la fonction publique suppose une double « qualité » : être français, être jugé apte par un concours où les égalités des chances sont assurées. Rien de plus, rien de moins.

Etre juif, chrétien, musulman est un engagement. C’est le privilège de l’individu de croire ou de ne pas croire. C’est une belle liberté.

Dans notre République, cela ne peut devenir un critère, ne serait-ce que parce qu’il est illégal de faire figurer dans un questionnaire d’identité et de candidature une telle interrogation. Au même titre que les opinions politiques.

Le respect de la laïcité, le rappel par la loi de ses principes notamment à l’école publique où elle est malheureusement trop souvent battue en brèche, sont d’ardentes obligations, de vraies priorités.

***

Halte au feu !

Chacun sent confusément les risques d’affrontement que les dérives, quotidiennement constatées, laissent entrevoir.

La gauche ne devrait pas caricaturer sur ces questions la droite républicaine. C’est aussi indigne que honteux.

Les démocrates devraient sur cet enjeu républicain essentiel aller unis au combat. Il est plus que temps, si l’on veut éviter une remise en cause radicale de l’esprit même de notre pays et de ses valeurs.

***

Vouloir rétablir l’égalité entre tous les Français quelle que soit leur origine sociale est à l’honneur du Président Chirac, du Premier Ministre et de chacun des Ministres.

Force est de constater que l’ascenseur social ne fonctionne pas suffisamment pour tous, mais plus encore pour ces jeunes souvent très prometteurs qui vivent dans des quartiers défavorisés, et qui ne peuvent accéder comme ils le souhaiteraient aux écoles et aux universités qui forment nos élites dans des domaines scientifiques, économiques et administratifs.

C’est vers eux que doit porter notre action non parce qu’ils sont le plus souvent issus de l’immigration, mais parce qu’ils ne disposent pas des mêmes chances au départ que d’autres étudiants et qu’il est de notre devoir de les aider à suivre le “bon” cursus, la filière appropriée pour pouvoir effectivement devenir préfet, magistrat, diplomate etc…

Ils ont les talents de notre élite républicaine, mais trop souvent la porte leur est injustement fermée. C’est leur mérite et non leur origine qui sera leur vrai titre de noblesse, mais, encore faut-il pour que ce soit vrai que les portes s’ouvrent réellement. L’initiative prise par Sciences-Po est à cet égard exemplaire.

Promouvoir des exemples de réussite, en veillant attentivement à leur diversité et à leur représentativité de l’ensemble de la population française figure parmi les objectifs évidents de la majorité présidentielle.

Savoir épingler, choisir, mettre en lumière, celles et ceux qui sont de nouveaux Français, qui plus que les autres souffrent d’exclusion, de manque de reconnaissance, de mépris est une obligation vitale, pour enrayer les humiliations, les frustrations qui débouchent sur la haine et la violence.

Mais n’employons pas le terme de discrimination positive, qui dénature nos intentions et peut les faire apparaître partiales, communautaristes, donc contestables, alors que notre volonté est sincère.

Tout concept comprenant le terme de discrimination heurte, crée des fronts du refus alors que l’objectif est de réunir dans une même dynamique nationale.

Bannissons de notre langage politique épithètes et références qui apparaissent en rupture avec le principe d’égalité absolue qui doit prévaloir entre tous les citoyens.

« Toute distinction sociale doit être fondée sur l’utilité commune » dit la déclaration des Droits de l’Homme.

C’est au nom de cette belle maxime que les meilleurs doivent être choisis, promus, encouragés, récompensés.

Sans distinction d’origine, de race, de religion.

Ainsi sera véritablement et durablement reconnue la valeur de nombreux Français légitimement impatients de l’être. Et souvent prompts à ressentir leur origine comme une injustice.

 
Reagissez, laissez un commentaire !
 

Sommes-nous entrés en guerre de religions ?

4 novembre 2003
Enregistré dans : Laïcité — RDDV @ 12:30 pm --- Imprimer ce Post

Il est certes « interdit » de constater l’ irruption du fait religieux dans la fureur du monde et dans la violence urbaine !

Et pourtant jamais l’actualité n’a répandu autant de braises brûlantes et crépitantes s’agissant d’un dialogue entre les religions qui tourne en de nombreux lieux à l’affrontement.

Les propos publics s’enchaînent à une vitesse qui donne le tournis. Venant parfois d’interlocuteurs réputés pour leur sagesse et leur humanisme. Émanant également des spécialistes de la provocation et des propagateurs de haine. La place de la religion dans la cité est partout au cœur des débats.

La spécificité de l’islam fait l’objet de multiples analyses, pour diagnostiquer les symptômes d’une hypothétique guerre entre chrétiens et musulmans, ou plus radicalement pour expertiser sa compatibilité avec la démocratie politique occidentale.

La mondialisation de l’information alliée aux chocs quotidiens des cultures et des traditions à l’intérieur même de nos immeubles aboutit à ce que chacun se sent défié, dans sa liberté de conscience ou plus largement dans le respect de son identité et de ses racines.

Le pluralisme est parfois vécu comme une menace, comme un risque pour soi-même de disparition ou de perte d’influence, voire ce qui est pire, d’identité. La tolérance est même perçue par certains comme une lâcheté.

Il faut reconnaître que “ça cogne” avec des propos d’une crudité et d’une cruauté rarement égalées qui font des paroles de paix heureusement professées en réponse des voeux pieux qui apparaissent décalés de la réalité « chaude »…

Ainsi, au hasard de l’actualité récente, le florilège est particulièrement « éloquent »:

. En réponse au Sous-secrétaire adjoint au Pentagone, le Général William Boykin , assimilant la guerre contre le terrorisme à une lutte de la chrétienté contre l’islam, le Président Bush a été obligé le 28 octobre dernier de déclarer « notre guerre n’est pas contre la foi musulmane » ajoutant « les Musulmans sont les bienvenus dans notre pays ».

. Chahdortt Djavan, Iranienne et écrivain de 35 ans, militante virulente contre le port du voile, explique dans « Bas les Voiles » qu’il s’agit d’un « stigmate, étoile jaune de la condition féminine », un instrument au service des intégristes. «C’est des droits de l’homme qu’il s’agit, pas de laïcité. Le voile des mineures est une maltraitance, comme l’excision ».

. Claude Imbert , le fondateur du «Point», une personnalité particulièrement rayonnante de lucidité et d’intelligence, se déclare « islamophobe ». Simple provocation, contre-terrorisme intellectuel délibéré, qu’importe… Les mots et les paroles sont là :

« Nous avons le droit de combattre le racisme, d’accepter une pratique paisible de l’Islam. Et j’ai le droit, je ne suis pas le seul dans ce pays à penser que l’islam - je dis bien l’Islam, je ne parle même pas des islamistes - en tant que religion apporte une débilité d’archaïsmes divers, apporte une manière de considérer la femme, de déclasser régulièrement la femme, et en plus un souci de supplanter la loi des Etats par la loi du Coran, qui en effet me rend islamophobe. »

« L’Islam en tant que religion n’est pas ma tasse de thé. L’Islam depuis le XIIIe siècle s’est calcifié et a jeté sur l’ensemble des peuples une sorte de camisole, une sorte de carcan. S’il avait d’une certaine façon donné de la dignité à des peuples de misère, l’islam a également prolongé, à beaucoup d’égards, leur misère en freinant leur développement et notamment la modernité. »

« L’Islam me paraît être une sorte de contradiction permanente à la modernité. »

. Lors du 80e anniversaire de la fondation de la République par Mustafa Kemal Ataturk sur les ruines de l’Empire Ottoman, le Président de la République turque, Ahmet Necdet Sezer, n’a pas invité les épouses des députés de la majorité (AKP) issus d’un mouvement islamiste, par crainte de les voir se présenter à la réception voilée. Les députés de l’opposition pro-laïque ont été eux invités avec leur femme…

. Depuis Rome, le Président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur, a formulé le voeu qu’il soit fait état de l’islam si les racines judéo-chrétiennes sont mentionnées dans la future constitution européenne:

« Ne parler que de racines judéo-chrétiennes de l’Europe, qui compte 17 millions de musulmans en Europe occidentale, me semblerait un peu injuste.» « Si on tient à cette définition judéo-chrétienne, à ce moment-là, associons l’Islam pour le moins ». « Par souci d’objectivité, et pour simplement ne pas créer de surenchère, je dirais de parler des références spirituelles ».

. Tandis que le Conseil français du culte musulman, en réponse au Conseil de discipline du lycée Henri-Vallon d’Aubervilliers, ayant exclu Lila et Alma, déclare que « le port du foulard est une prescription religieuse », le nouveau prix Nobel de la paix, l’iranienne Shirin Abadi, juriste et militante des droits de l’homme, estime à juste titre :

« Contrairement à ce que l’on pense souvent en Occident, l’Islam n’est pas plus incompatible avec la démocratie que les autres grandes religions. Le problème ne vient pas de l’islam lui-même mais de l’interprétation qui en est faite par des sociétés rigoristes et patriarcales. C’est le même problème pour les femmes. Leur liberté passe avant tout par une meilleure connaissance de leurs droits et de leur religion car l’Islam n’est pas plus contre les femmes que contre la démocratie. »

À propos de l’interdiction du voile à l’école à Aubervilliers, son propos est moins acceptable :

« Je ne comprends pas cette position. L’école est un espace de liberté qu’il faut protéger de tout les prosélytismes. Mais là, ce n’était pas le cas. On dit pouvoir être libre de se promener avec un chapeau ou tête nue si on le veut ».

. Organisé et financé par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le Forum Social Européen recevra le « témoignage » du professeur d’islamologie de l’université de Genève, Tarik Ramadan, ce qui suscite une légitime « bronca » vue la nature des propos qu’il a tenus récemment, mettant en cause « des intellectuels  juifs français »  en les accusant notamment de défendre Israël par réflexe communautaire.

« Depuis quelques années (avant même la seconde intifada), des intellectuels juifs français que l’on avait jusqu’alors considérés comme des penseurs universalistes ont commencé, sur le plan national comme international, à développer les analyses de plus en plus orientées par un souci communautaire.»

« Que ce soit sur le plan intérieur (lutte contre l’antisémitisme) ou sur la scène internationale (défense du sionisme), on assiste à l’émergence d’une nouvelle attitude chez certains intellectuels omniprésents sur la scène médiatique (…). On perçoit clairement que leur positionnement politique répond à des logiques communautaires, en tant que juifs, ou nationalistes, en tant que défenseurs d’Israël ».

. Le plus monstrueux vient une nouvelle et dernière fois du Premier Ministre de Malaisie, Mohamad Mahatir, qui s’est littéralement emporté le 16 octobre dernier lors du sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci) en des termes les plus ravageurs :

« les Européens ont tué 6 millions de juifs sur 12. Mais aujourd’hui, les juifs dirigent le monde par procuration. Ils obtiennent que les autres se battent et meurent pour eux.  Nous sommes en réalité très forts. 1,3 milliard de personnes ne peuvent être simplement exterminées. »

En réponse à la tempête médiatique ainsi déclenchée, Mohamad Mahatir en rajoute :

« Dans un discours, j’ai condamné toutes les violences, même les attaques-suicide et j’ai dit aux musulmans qu’il était temps d’arrêter tout cela. C’était le ton général mais les médias ont compris juste une phrase où je disais que les juifs contrôlent le monde. Et bien, la réaction du monde montre qu’ils (les juifs) contrôlent le monde. »

***

Il n’y aurait pas beaucoup à creuser pour découvrir d’autres « perles » non pas rondes et parfaites mais tout à fait difformes. Sans éclat autre que la haine qui affleure dans nombre de prises de position.

L’international - c’est-à-dire principalement les affrontements inter-ethniques, les guerres et les menées terroristes - nourrit qui plus est en permanence les scènes désormais banales de racisme ordinaire.

L’extrême gauche fait la courte échelle à l’extrême droite dans la course poursuite à caractère sectaire et xénophobe. Le silence d’Arlette Laguiller lors du choix du 2ème tour des présidentielles a été ainsi « éloquent ».

Les amalgames, les clichés, les fantasmes, mais aussi la réalité tragique d’une poussée du fondamentalisme islamiste et de l’intégrisme créent une spirale infernale.

Même et surtout si on ne veut pas que la religion soit à l’ extérieur comme à l’intérieur un vecteur de conflit voire de violences, une grille de lecture, d’explication de la conjoncture, le mal est là. Les tranchées se creusent, les positions s’exacerbent, les passions s’enveniment. Avec des réflexes toujours compréhensibles de riposte et de représailles, dès lors que l’ « on » se sent menacé et nié dans son être et dans sa dignité.

Face à toutes les dérives racistes, xénophobes et antisémites, rappelons que la France n’est pas une juxtaposition de communautés et que la religion n’est pas une origine.

Lorsque dans une grande émission de télévision , «100 minutes pour convaincre »,  Laurent Fabius, à plusieurs reprises, parle des Français d’origine musulmane, il a gravement tort. Beaucoup plus gravement tort que certains cités dans le tableau apocalyptique que j’ai évoqué plus haut. Il emboîte le pas de tous ceux qui, de dérapages sémantiques en lapsus révélateurs, commettent une vraie faute politique, beaucoup plus importante qu’il n’y paraît.

Allons-nous parler des Français d’origine chrétienne, des Français d’origine juive, des Français d’origine musulmane ? Non !

Pratiquer une religion n’est pas identifiable à une origine nationale, grâce au fait que le pluralisme et la liberté de conscience et de foi sont heureusement dans de nombreux pays une réalité. Dans d’autres une conquête à mener.

La confusion entre une région et une religion est malheureusement fréquente. Qui imagine que le ministre des Affaires étrangères de Jordanie est chrétien ? Tous les Français originaires du Maghreb ne sont pas musulmans, d’où la nécessité d’une instance laïque pour les représenter et leur permettre de cultiver leurs racines.

De nombreuses lignes jaunes sont chaque jour franchies.

La pratique religieuse sert parfois d’alibi. De glaive pour mener des combats très étrangers à l’esprit ou à la conscience. De masque dissimulant mal le visage hideux de la haine et du fanatisme.

Elle est souvent expliquée comme un déterminisme politique. Une sorte de genèse de la décision publique. L’exemple le plus récent est l’amalgame fait entre l’engagement chrétien personnel du Premier ministre et sa réaction lors de la réouverture du débat sur l’euthanasie à la suite de la mort de Vincent Humbert.

***

Une double question se pose :

Y a-t-il une géographie de la religion ? Non pas au sens d’une sorte de “spécialisation” territoriale, mais d’interpénétration féconde entre le laïc et le religieux, entre le terroir et le spirituel.

Y a-t-il interférences et imbrication entre morale laïque et morale religieuse ? Avec comme sous interrogation à la portée redoutable et capitale, y a-t-il une hiérarchie entre la norme laïque, la loi de l’État et le précepte religieux ?

La réponse française nécessaire est le rappel des règles de la laïcité et leur application effective à chacun sans aucune distinction. Et sans aucun complexe.

Face à de nombreuses remises en cause de nos maximes républicaines, il est vital et urgent de manifester un attachement clair à l’unité de la République et au respect en tous points du territoire national des règles de notre droit et des principes fondamentaux des droits de l’homme et du citoyen, au premier rang desquels figure l’égalité entre l’homme et la femme.

Alain Juppé a eu raison de rappeler devant la Commission Stasi que la force d’une loi est nécessaire. Avec calme mais détermination. Car notre opposition au port ostentatoire du voile plus largement de tout signe religieux à l’intérieur de l’école, n’est en rien un combat contre la religion musulmane. C’est l’affirmation de nos principes et de nos valeurs nationales, édictés par nos lois, sans considération d’origine, de race, de religion.

Ce n’est pas la négation de la liberté de chacun à pratiquer ou à ne pas pratiquer une religion.

Le débat parlementaire qui va donc s’ouvrir devra clarifier et pacifier. Il doit mettre un terme à une forme de moins en moins sournoise de guerre de religion qui se développe malheureusement de façon inquiétante.

Sans porter de jugement péremptoire sur la supériorité de telle religion sur telle autre.

Et s’agissant de la religion musulmane, sans attendre qu’elle accomplisse sa  Réforme comme celle que nous avons connue lors de la Renaissance.

En garantissant à chacun l’application de l’article XI de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».

En permettant à chacun en France de s’épanouir selon les préceptes « terrestres» édictés par les représentants du peuple que sont les législateurs ! Et en les faisant respecter partout et par tous .

C’est déjà un progrès que nous ne nous prenions pas pour Dieu ! Car en son nom beaucoup de crimes ont été et sont malheureusement chaque jour commis…

Mais c’est légitime d’exiger le respect de la loi.

 
Reagissez, laissez un commentaire !
 
 
Fermer
E-mail It