DISCOURS de la Rue de Valois
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Documents de campagne


Renaud Donnedieu de Vabres

Ancien Ministre, Conseiller municipal de Tours

 

Le projet de Xavier Darcos répare utilement l’incurie des illusionnistes socialistes.

29 octobre 2002
Enregistré dans : Education — RDDV @ 2:06 am --- Imprimer ce Post

Lorsque Lionel Jospin et Jack Lang avaient sous les projecteurs médiatiques visité une école pour rendre publiques de « bonnes statistiques » sur la violence en milieu scolaire, qui avaient-ils convaincu ? Personne parmi les enseignants, les parents d’élèves et les jeunes eux-mêmes victimes souvent impuissantes de cette recrudescence de la brutalité et même parfois d’atteinte grave à la personne.

Cette incantation socialiste décalée par rapport aux réalités quotidiennes vécues sur le terrain est d’ailleurs à l’origine de l’agressivité des citoyens vis-à-vis de leurs élus et du gouvernement.

C’est dans ce contexte très difficile de contestation généralisée de l’autorité et de perte de tout repère que le projet du gouvernement présenté par Xavier Darcos s’inscrit.

Avec lucidité, bon sens, humanisme et détermination, le ministre délégué à l’enseignement scolaire propose un véritable plan d’action pour lutter contre le fléau de la violence à l’école.

Trois axes majeurs utiles pour parvenir enfin à des vrais résultats sont ainsi envisagés :

  • connaître la loi et redéfinir la règle
  • réparer et sanctionner
  • consolider l’aide aux victimes.

Ce nouveau « parcours civique » permettra à chacun d’apprendre à se respecter, à respecter son enseignant, à respecter sa famille, sa culture, ses racines, son pays.

Les mesures concrètes prévues (développement de la surveillance et du tutorat, développement des parcours diversifiés pour élèves en rupture, comme du dispositif de « classes et d’ateliers relais », développement des expériences « d’écoles ouvertes » pendant les vacances et relance des internats doivent permettre une vraie prévention et réparation des violences.

De même que le renforcement des pouvoirs des chefs d’établissements et la mise en place d’un « système d’exclusion – inclusion » préférant obliger l’élève à accomplir des tâches de réparation plutôt que de l’exclure pour quelques jours.

L’annonce que l’Education nationale se portera systématiquement partie civile rendra possible une véritable aide aux victimes, qu’il s’agisse des enseignants, des jeunes ou des familles.

Heureuse rupture avec le passé ! Le Président de la République a eu raison d’exprimer au Conseil des Ministres que « l’Education nationale, tous les professeurs de France et parents d’élèves doivent se mobiliser afin de faire évoluer le système éducatif pour qu’il donne à tous les jeunes les moyens de découvrir et d’exprimer leurs talents et de trouver leur place dans la société ».

Le temps de l’autosatisfaction est révolu. La pente sera longue à remonter car les dégâts sont parfois considérables. Volonté, humilité et obstination doivent permettre d’éradiquer ce fléau indigne d’une république civilisée.

Education
 
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LUTTER CONTRE L’INSECURITE…BIEN SUR, MAIS JUGULER LA VIOLENCE!

17 octobre 2002
Enregistré dans : Sécurité — RDDV @ 12:46 pm --- Imprimer ce Post

Chaque jour , au cœur de nos foyers les médias apportent, ou qu’elles aient lieu dans le monde, des nouvelles horribles et fait divers violents. Cette proximité avec « l’insupportable », même si elle demeure souvent virtuelle, fait désormais partie de notre vie quotidienne, de notre environnement et de notre perception du monde, mêlant en nous des sentiments complexes et contradictoires tel que l’angoisse, la révolte, l’impuissance et parfois… le voyeurisme. La lutte contre l’insécurité qu’a engagée le Premier Ministre, Jean Pierre Raffarin et le Ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy répond en cela à cette réalité quotidienne vécue par de très nombreuses Françaises et Français et trop longtemps méprisés par la gauche plurielle cachée derrière ses pseudos « convictions post soixante huitardes » considérant, à tort, la répression comme «une arme inadéquate » pour faire respecter les lois de la République.

La politique, pragmatique et efficace, qui associe l’écoute, le dialogue et la fermeté républicaine et que mène le gouvernement commence à porter ses fruits… il était plus que temps, car cette situation devenait totalement insupportable a toutes celles et ceux qui la subissait jour après jour!

C’est un fait l’insécurité commence à diminuer… pourtant nous sommes collectivement confrontés à une nouvelle forme de violence particulièrement « spectaculaire » et « barbare ».

Cette « nouvelle violence » semble même devoir prendre des formes chaque jour plus atroce, à cet égard l’actualité récente nous le confirme au travers, nous l’avons encore tous en tête, du cas de cette jeune fille brûlée vive dans un sous-sol, de ces sordides affaires de « tournantes »,ou de ces « tueurs fous » décrochant leur fusil et allant tirer au hasard dans la foule, comme à Tours ou en plein conseil municipal à Nanterre. Ces faits divers nous ont tous épouvanté par leur dimension inhumaine… « barbare », et ne peuvent que nous interroger sur l’évolution de notre société.

Cette « nouvelle violence » se définit par son absence de motifs apparents, et par les actes de sauvagerie brutale, gratuite, et aveugle qu’elle engendre, il n’est pas là question de manière évidente de vol, de trafic de drogue, de vandalisme ou de quelque autre raison pouvant la justifier au yeux de ceux qui les commettent et contre lesquels elle s’exprime. Ce problème nouveau n’a donc pas nécessairement un lien direct avec l’insécurité, qui elle peut être traitée par toute une série de mesure s’appuyant sur une réelle volonté politique.

Alors cette « nouvelle violence » trouve ses racines et  ses motivations ailleurs !

D’aucun mettent en cause, pêle-mêle, l’autorité des parents, des enseignants, la responsabilité des médias, du cinéma, des jeux vidéos, de la drogue, de la société de consommation , ou la perte des valeurs traditionnelles que sont celles, de la famille, de la République, des droits et devoirs du citoyen, et bien d’autre causes encore, pour expliquer l’origine de ce phénomène nouveau et très inquiétant.

Il y a sans doute un peu de tout cela, et les images de violences créent sûrement des fantasmes malsains dans l’esprit de nos concitoyens les plus vulnérables, et pour autant personne ne peut proposer de solution concrète.

C’est parce qu’il n’existe pas d’explication simple ni de cause identifiée qu’il est impossible, a l’heure actuelle de mettre en place une méthode « d’action d’urgence » capable de répondre efficacement a ce nouveau danger.

Pourtant une chose semble acquise, et une piste s’offre à notre réflexion concernant ces nouveau criminels. Ils agissent seuls, dans un moment de crise, sans aucune conscience du réel, et sont souvent connus des services sociaux.

Alors sans doute faut-il porter une attention renouvelé à la façon dont sont suivi ces agresseurs potentiels, au parcours personnel chaotiques. Peut être faut il poser la question des moyens qui sont donnés au hôpitaux psychiatriques, et en particulier dans le cas de personnes sans revenus et qui, trop tôt, sont laissés à leur sort, avec les risques potentiels que cela présente pour la collectivité ? Peut être faut-il aussi surveiller plus encore l’accès aux armes à feu et à leur munitions, en particulier vis à vis de ceux qui sont connus des services médicaux ou de police ?

Quoiqu’il en soit, la répétition et la gravité de ces évènements ne peuvent en aucun cas laisser indifférents ou impuissants les responsables politiques que nous sommes, et même si l’objectif « risque zéro » ne sera jamais atteint, il nous faut au moins tout mettre en œuvre pour limiter le plus possible ces dérapages de « folie meurtrière », au risque de voir, un jour la France ressembler au Etats-Unis ou ce type d’actes de barbarie se multiplie chaque jour sous le regard effaré de la population.

 
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