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Toute distinction sociale doit être fondée sur l’utilité commune…

De vieux textes sont en fait très jeunes! Ils sont à relire pour éviter tout à la fois démagogie et anathème.

Ainsi le précepte de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen conserve-t-il une revigorante actualité:

 » Toute distinction sociale doit être fondée sur l’utilité commune  »

C’est le contraire de la toise, mais c’est l’exigence de la contrepartie intelligible que doit avoir toute hiérarchie, notamment celle des salaires et des rémunérations.

Pour celui qui crée, qui invente, qui fait réussir et gagner ses équipes personnelles et son pays par la même occasion, il est sain et compréhensible par chacun que les rémunérations soient fortes.

Pour celui qui n’a pas su ou pas pu empêcher le déclin, la perte, parfois même l’arrêt, il est normal que la discipline de l’amiral quittant le dernier le navire s’applique. Ici en l’occurrence sur le sujet de l’argent, qui doit être moralement limité.

Souhaitons qu’une loi ne soit pas nécessaire pour y parvenir et que chacun sache s’arrêter à temps dans la surenchère hypocrite.

Par temps de crise, le terreau est très fertile pour que poussent de vraies plantes-poison qui distillent un mauvais venin.

Il faut à la fois avoir le courage de dire que l’argent est nécessaire à la croissance et à l’économie globale, mais qu’une démesure sans justification risque de secouer fortement le système dans son ensemble.

15 Réponses à “Toute distinction sociale doit être fondée sur l’utilité commune…”

  1. PONSARD, Patrice a écrit:

    Rémunération fortes, certes, mais pas disproportionnées, pharaoniques, insupportables…
    Car quels que soient les talents du dirigeant, il n’est pas seul à réaliser les résultats de l’entreprise !
    La compétence, les efforts, le travail, le professionnalisme,voire parfois les sacrifices de l’ensemble de ses collaborateurs et des salariés y concourent pour la plus grande part!
    En vérité, ce qui doit également être ramené à de plus justes proportions, ce sont les rémunérations de l’actionnariat…
    Ce dernier par essence volatile et apatride ne participe en rien aux efforts consentis par les acteurs de l’entreprise, et bien souvent ses exigences exhorbitantes se révèlent néfastes pour l’économie réelle.
    La situation dans les domaines économiques et financiers dont nous souffrons actuellement, vient hélas pour une bonne part d’en administrer la preuve !

    Le président Sarkozy a récemment préconisé avec pertinence une répartition des résultats qualifiée de  » 3×33 « , entreprise, capital, travail. Ca me parait cohérent et souhaitable.

    PP

  2. jerome BASCHER a écrit:

    Si la loi permettait de résoudre tous les abus, cela se saurait : évitons pour de tristes raisons conjoncturelles de faire n’importe quoi avec la loi. Rien ne vaut la morale collective et l’éthique individuelle. Que ceux qui s’en départisent ne s’étonnent pas d’être mis au piloris de l’opinion publique.
    Droits et devoirs, avantanges et inconvénients sont valables pour tous et non spas « selon que vous soyez puissant ou misérable ».
    JB

  3. GUERLAIS a écrit:

    Monsieur le Ministre,

    Quand on est un responsable d’entreprise, privée ou d’état, ayant une vision sociale et morale, on ne peut qu’être d’accord avec le fait de ne percevoir ni prime, ni stock option en cas de mauvais résultats liés aux prises de risques insensés ou en cas de départ volontaire ou sur décisions du C.A.
    A ce niveau de dirigeant, le salaire est souvent très important, sinon justifié; aussi est-il « indécent » de vouloir « prétendre » à un bonus surtout quand l’entreprise ne se porte pas bien ou doit être soutenue par l’état français.
    L’Amiral doit quitter le navire avec sa juste rémunération mais pas au-delà.
    Dans cette « nouvelle » approche « plus morale » de l’entreprise, le montant des « jetons de présence » devrait aussi être clarifié. Raisonnablement peut-on être membre de plusieurs conseils d’administration…
    Ce coût « pénalise » parfois certains groupes.
    (Les socialistes n’ont pas le monopole du mot « social »).
    Sincères salutations Gérard.Guerlais

  4. PESTOURY a écrit:

    Il faut à la fois avoir le courage de dire ….tout le sujet comme vous le faites ici, mais sans céder aux modes, en précisant qu’il est juste de tenir compte de toutes les données : sociales, morales etc …

    Ceci étant dit j’ai une question pour EDDV : a t il encore un bureau en Touraine ? Ses amis se posent la question.

  5. Yolaine a écrit:

    « Tant, va la cruche à l’eau, qu’à la fin, elle se brise! »
    Il est surprenant de constater que des personnes ayant un cerveau capable de développer des méthodes extraordinaires pour l’essor de leur entreprise, finissent par se détruire en abaissant leur intelligence dans le fond des égoûts pour se servir comme des rats.
    Mais là encore, la nature reprend ses droits car il n’existe pas de systèmes parfaits, ni constitués pour l’éternité : il nous faut nous adapter sans cesse aux mouvements de la vie en créant des nouvelles technologies, avec ses saisons et ses variations qui influent sur nos besoins et nos modes de vie.
    Pourquoi des dirigeants de banques ou d’entreprises de haut niveau ont-ils continué de puiser dans leur système sans prévoir qu’un jour, ils arriveraient à l’ épuisement et qu’ils feraient écrouler leur tour d’ivoire en entrainant tous ceux qui travaillent dans les bas étages pour eux ?
    Croyaient-ils tenir le monde dans le creux de leur main?
    Cette crise économique est une belle leçon qui oblige ces dirigeants à mieux regarder et respecter leur personnel sans lequel ils ne seraient pas ce qu’ils sont devenus.
    Comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, les différentes couches sociales ont besoin, les unes des autres, pour exister. La nature est ainsi faite dans tous les domaines.
    - »Toute distinction sociale doit être fondée sur l’utilité commune » : c’est une reconnaissance intelligente et un devoir pour la survie de toute l’humanité.
    Chaque personne porte en elle, une part de l’utilité commune. Il est donc normal que la distinction sociale soit aussi partagée.

  6. soldat de base ! a écrit:

    oui Pestoury
    mon bureau est celui de l’opposition municipale à la mairie !
    tel : 02 47 66 13 43
    et mon domicile est toujours 86 rue des halles !!!!!!!
    venez au conseil municipal
    vous verrez que rddv est un soldat de base présent !!!!!

  7. Francois a écrit:

    En effet, l’actualité récente montre bien que certains abus ne peuvent être tolérés. Cependant, je souhaite souligner que ces abus doivent être dénoncés aussi bien en période de croissance que de crise : l’abus demeure, dans chacun des 2 cas, … abusif !

    De plus, l’idée de « parachutes dorés » ne me choque en rien : il s’agit en effet d’un « ticket de sortie » sur lequel l’employeur et le salarié se mettent d’accord lors de la signature du contrat de travail. De fait, il serait bon se s’interroger plus sur la responsabilité des juristes d’entreprise qui formulent de pareilles offres, mais également de d’ajuster cette clause en fonction des résultats obtenus par la personne concernée.

    Mais surtout, et s’il vous plaît : prenons du recul dans nos idées et nos propos, ne cédons pas à la tentation actuelle de « diabilisation capitalistique ». Les parachutes dorées, aussi bien que les stocks options, sont avant tout des outils qui permettent aux entreprises de motiver leurs cadres et de les rémunérer sur leurs performance.

    Près de 60 ans après la chute du Mur de Berlin, il serait temps d’arrêter d’opposer employés/dirigeants et plus globalement, de mettre un terme à une pitoyable lutte des classes !

    Bon courage à vous M. Donnedieu de Vabres, Tours compte sur vous !

    Cordialement,

    François

  8. brochier m.l a écrit:

    la morale collective et individuelle est un voeu pieux,comme le démontre la
    crise financière mondiale;

  9. Y'EN A MARRE ! a écrit:

    Tempéré, le parfum bambou sent trés bon et réveille le matin : Qui n’en veut des pommes en échange des éoliennes ?
    Non, ça ne se mange pas 0bélix les éoliennes !

  10. HUIN DELACOUX a écrit:

    Bonjour,
    « La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen conserve-t-il une revigorante actualité »: déclaration faite avec la mise à mort de celle qui avait osé écrire Les Droits de la Femme et de l’Enfant!
    Les rémunérations confortables des « Riches » n’existent que par la « mise à sac » des pauvres. Croire qu’il s’agit de moralité revient à refuser l’évidence des réalités. Pensez-vous que les « Dirigeants » soient plus « malhonnètes » que les « Braves gens », plus bêtes, plus indécents ? Ils sont en réalité tous Humains!
    Ce ne sont pas les gouvernements qui tolèrent dans le monde entier les stocks options, moyen de rémunération qui dispense des cotisations salariales, qui aujourd’hui doivent faire semblant de s’étonner. Au mieux, pourrait-on demander un peu de discrétion ou de décence. Mais il faut de la transparence. Et puis nos dirigeants d’entreprises internationnales pourraient trés bien se faire verser leurs « salaires » dans tout autre pays du monde.
    Demande-t-on en temps de crise aux footballeurs et autres « riches » du sport ou du spectacle de renoncer à leurs revenus tout aussi choquants ?
    Je partage le point de vue de Yolaine « il n’existe pas de système parfait, ni constitué pour l’éternité » Je ne connais pas de solution de fond à la notion de rareté qui induit en économie tous ces basculements. Par contre, de nombreuses anomalies pourraient être corrigées. Mais il s’agit de nombreuses petites choses qui ne sont pas spectaculaires, sans effets immédiats … Alors, la vie continue, on oublie…et on recommence…

  11. YB a écrit:

    Puisque nous sommes dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyent du 26 aout 1789, que dit l’article 4 ?

    « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. »

    Je conseille donc aux politiques de se mettre au travail et de pas faire les étonnés.
    Qu’ils pensent également à tous ceux qui profitent du travail des autres pour se faire entretenir sur leur dos dans des emplois douteux, par des allocations indues, des salaires payé durant les grèves et autres largesses dues au laxisme de la République.

  12. François T a écrit:

    Il faut certes rester prudent durant ce genre de périodes, propices aux amlagames, caricatures, et raccourcis de toutes sortes…
    Mais rester trop timoré alors que la crise financière, devenue économique puis sociale éxige des responsables politiques une action immédiate, coordonnée (au niveau mondial, européen, et naturellement impliquant toutes les strates de l’état français…) et efficace se révélerait encore plus dangereux…
    D’autant plus que toute personne normalement constituée cérébralement sait parfaiement que la morale collective ne suffira jamais à ne serait-ce que limiter les abus.C’est fort regrettable mais il en a toujours été ainsi…
    La spéculation outrancière a provoqué un choc financier très important, avec ses conséquences concrètes pour de nombreux secteurs et bassins d’emplois.
    Heureusement, et cela n’est JAMAIS souligné par les médias, que ce soit en période de crise ou non d’ailleurs, il y a tout de même des milliers d’emplois créés tous les jours…La France n’a tout de même pas mis « la clef sous la porte… »
    Mais n’oublions pas non plus que cette tempête venue d’outre-atlantique a également entrainé une violente prise de conscience,car les dégâts causés sont bien réels…Et la dichotomie entre les drames du terrain et l’indécence de certains (gardons-nous bien de faire de quelques cas scandaleux une généralité!) est bien trop forte…Alors je pense que dans ces conditions, légiférer ou décréter est essentiel.La prévention n’est plus de mise si l’on souhaite éviter une nouvelle catastrophe, et j’espère que le G20 prendra des mesures en ce sens…
    L’essence du capitalisme ou de l’économie de marché n’est pas à remettre en cause…Ni la politique du gouvernement, contrairement à ce que tente de faire croire certains élus qui jouent de manière plus qu’irresponsable la carte de la démagogie et du mensonge.
    En ces temps troublés, il est vraiment déplorable que certains refusent « l’union sacrée » qui permettrait pourtant la synergie de toutes les forces vives…
    Le bouclier fiscal me paraît bien hors-sujet…
    Par contre, la limitation ou l’interdiction des bonus, parachutes dorés ou stock options immérités est primordial!
    Alors vive la transparence!!!!

  13. Patrice PONSARD a écrit:

    A françois,

    Juste un détail d’ordre chronologique, la chute du mur de Berlin ne date pas de 1949, mais seulement de 1989…
    60 ans cela aurait été trop beau, et nous aurait vraisemblablement évité 40 années de  » guerre froide » avec le bloc soviétique et ses menaces !

    Cordialement,

    PP

  14. Eilean a écrit:

    Un peu ou beaucoup d’eau pour le moulin !!
    Les patrons : voyous, voleurs … heureusement ils existent !!! et le salaire mensuel moyen des patrons est de 4 400 euros alors que certains dont les noms suivent ne sont pas des patrons mais sont richement dotés en millions d’euros pour 2008 …
    Mr Beckham : 32,4
    Mr Messi : 28,6
    Mr Ronaldinho : 18,3
    Mr Henry : 17
    Mr Kaka : 15,1
    Mr Ibrahimovic : 14
    Mr Rooney : 13,5
    Mr Lampard : 13
    Mr Terry : 11,7
    soit 183,2 millions d’euros pour seulement 10 joueurs de football
    Et le metteur en scène acteur … de bienvenue chez les ch’ti a empoché 26 millions d’euros pour ce film je dis bravo … a-t-on pensé a le taxer à 70 ou 80% !!!
    Et là nous ne touchons pas les chanteurs, les acteurs, les metteurs en scène, les présentateurs télé ou et radio, les joueurs de tennis, les pilotes de F1 les politiques qui cumulent … Il est urgent que le Président de la République frappe fort au G20.

  15. Problème de choix a écrit:

    Vous devenez richissime (quelque soit le secteur d’activité) … que faire ?

    1. Tout garder pour soi (récompense, soif de luxe, surgâter les enfants…)
    2. Se récompenser un peu, et conserver certaines valeurs humanitaires en réinvestissant pour créer des emplois et donner la chance aux autres.
    3. Tout donner à une seule personne.

    J’aime bien le choix N°2 / Un peu version démocrate libérale. Non ?

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