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Sans imagination supplémentaire, les cérémonies du souvenir ne remplissent pas leur fonction symbolique et mobilisatrice.

Conversation émouvante à la cérémonie de la libération de Tours avec une dame dont le père est mort en déportation.

Nous convenons que la réussite principale du projet politique européen est la paix. Cette évidence n’est plus clairement ressentie, en raison de l’amnésie ambiante…

Mais nous ressentons amèrement que de telles cérémonies se passent à « huis clos », entre soi, alors qu’il faudrait mobiliser les jeunes générations, les rendre conscientes de l’histoire de leur ville et de leur pays. Celle des héros comme celle des salauds.

Le maire devrait avoir à cur de rompre avec les habitudes et d’organiser le moment du souvenir à l’extérieur, avec le souci d’interpeller chacun. D’aller à la rencontre des esprits et des curs. A l’air libre !

Pour que la mémoire soit active, vivante, pourquoi ne pas imaginer que chaque témoin survivant d’une période majeure de la vie de notre pays ou de notre ville soit interviewé et accompagné par une ou un élève de nos collèges. Des « filleuls » ayant à cur de transmettre concrètement l’histoire. Les nouvelles technologies de l’information devraient d’ailleurs faciliter cette captation de témoignages.

Lorsque la mort survient, il est toujours trop tard pour recueillir les souvenirs et en faire une détermination pour affronter l’avenir. Mais n’attendons pas !

PS : au fait, pourquoi personne de la majorité municipale à la cérémonie d’adieu aux armes jeudi à la base aérienne du général commandant les écoles de l’armée de l’air ?

Indifférence ? Désinvolture ? Oubli ? Peut-être est-ce pour nous laisser la place par anticipation !

2 Réponses à “Sans imagination supplémentaire, les cérémonies du souvenir ne remplissent pas leur fonction symbolique et mobilisatrice.”

  1. Eilean a écrit:

    Encore une bonne occasion pour l’unique représentant de la presse locale d’ironiser sur ce débat ainsi que sur les vacances en très bonne compagnie de CC !!! Lorsque l’on est de cette gauche de progrés et moderne, rien de surprenant !!!

  2. Clménet du Bourdet a écrit:

    « Pour que la mémoire soit active, vivante, pourquoi ne pas imaginer que chaque témoin survivant d’une période majeure de la vie de notre pays ou de notre ville soit interviewé et accompagné par une ou un élève de nos collèges. Des « filleuls » ayant à cur de transmettre concrètement l’histoire. Les nouvelles technologies de l’information devraient d’ailleurs faciliter cette captation de témoignages. » ……
    Attention Monsieur, la mémoire n’est pas l’Histoire . Si les témoignages participent utilement à l’Histoire, il n’en sont pas heureusement la seule source .
    Seule l’étude comparées des témoignages, des documents de différentes sources et un esprit non militant permettent d’écrire une histoire, qui malgré tout n’est jamais totalement dénuée de partialité .
    Alors soyons prudents, n’associons pas, même de toute bonne foi pour ce qui vous concerne j’en suis sûr, les termes « témoignage » et « histoire » imprudemment .
    Démonstration par l’absurde : il ne manque pas de témoignages du XV° ou du XVI° siècle de personnes ayant vu des sorcières se rendre au sabbat à califourchon sur un balais .
    Ce « témoignage » , témoigne seulement qu’à l’époque on croyait de telles choses possibles et non de la véracité des faits relatés .
    L’histoire est une science , attention aux raccourcis .

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