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Les terroristes utilisent l’arme de la liberté démocratique pour nous détruire.

Le système médiatique des démocraties occidentales s’apparente à une vaste chaudière ayant tendance à s’emballer et à ne jamais étouffer, dans laquelle il est facile de jeter un « fagot ».

Le feu prend immédiatement. Nous le constatons sans pouvoir l’arrêter. La porte reste ouverte. Un autre « fagot » se présente. L’histoire se répète. Inlassablement, jusqu’à l’explosion finale… Ce scénario est en passe de devenir notre actualité quotidienne. Les combustibles prennent des allures variées, puisqu’il peut s’agir aussi bien d’un acte terroriste, d’une rumeur, d’une exécution politique, d’une performance, d’une barbarie, d’un exemple, d’un outrage, d’un hommage éphémère, d’un règlement de compte définitif.

Nous subissons. Nous tentons de prévenir. Nous ne pensons pas assez à guérir ce qui devrait l’être par urgence et par priorité.

Bref, nous, nos valeurs, notre liberté, nos privilèges démocratiques, notre éthique sont en libre service… À la disposition de chacun des pires comme des meilleurs. Nos moyens d’information, essentiels à la vraie liberté politique sont aussi quasiment offerts, comme peut l’être un être humain sur un panneau de publicité.

Nous donnons ainsi toutes les armes à nos principaux ennemis, hostiles à nos valeurs, à notre idéal, à notre culture, à notre civilisation.

Le cercle parfaitement vicieux et infernal qui se met alors en marche conduit à une contradiction fondamentale : les apôtres du droit à la critique, du respect de l’autre, du pluralisme, de la liberté de chacun à avoir et à être que chaque démocrate se revendique d’incarner devraient, au nom de la légitime défense, renoncer. Devraient devenir censeurs, contre-terroristes, vigies, sentinelles, tireurs d’élite. Pour que la guerre à laquelle nous assistons médusés, pétrifiés voire même complices, puisse au moins être menée à armes égales. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où nous sommes K.O debout, cognés par des agressions de plus en plus radicales et fortes qui s’apparentent à des vagues perpétuelles de mer et de galets comme au moment des tempêtes au pied des falaises d’Etretat où les rouleaux sont particulièrement puissants.

Dans ce contexte très dangereux et même explosif, nous ne devons surtout pas renoncer à l’expression de nos valeurs, à l’affirmation de nos principes et de nos maximes. La vraie victoire des terroristes, des liberticides, des oppresseurs, des tyrans serait de leur ressembler.

Mais pour ne pas être noyés et broyés, nous devons savoir leur résister, ce qui suppose le rassemblement et l’unité. La hiérarchie dans les priorités. La vigilance dans l’action. L’audace dans la proposition. L’abstention de toute critique ou polémique purement politicienne. La vérité intégrale et sans fard dans la conduite de la lutte. La participation de chacun à cette grande cause nationale qui conditionne notre survie.

Paradoxalement, la conduite de cette guerre suppose encore plus de démocratie, de foi humaniste et de force d’esprit. Nous devons rester des phares qui émettent, dont le faisceau lumineux porte loin. Il n’est pas choquant de parler de « croisade » pacifique et ciblée pour la liberté et pour les droits de l’homme. Ce qui suppose pour être efficace le respect absolu du droit. Qu’on ne caricature pas ici notre démarche : ce n’est pas une guerre de religion que nous livrons, une renaissance des affrontements des chrétiens contre les musulmans que nous souhaitons voir s’enclencher.

C’est plus simplement la volonté de priver nos adversaires intégristes et fondamentalistes de la capacité de nous anéantir, en restant un modèle politique original, exemplaire et attractif.

La lutte contre l’obscurantisme, la barbarie et le terrorisme passe par notre engagement personnel. Première étape : dimanche ! Dans le respect des convictions de chacun, aux urnes citoyens !

Le suffrage universel est un privilège qu’il faut savoir défendre en le pratiquant. Les enfants gâtés que nous sommes risquent de ne plus l’être longtemps s’ils ne prennent pas rapidement conscience que le sursaut est urgent et nécessaire.

Ce n’est pas une manuvre bassement électoraliste de l’affirmer. C’est une exigence éthique. Une obligation morale pour répondre par le haut à la fureur des fous.

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