« Zaïr le Gaulois » décoré de la Légion d’honneur sous les ors de la République !
Un moment politique exceptionnel. Rare. Le temps magique de la réconciliation. D’une vraie « réunion » où se retrouvent des gens différents. Une sorte d’intermède heureux où l’on rêve que le meilleur est possible, puisqu’on le vit. Un appel à l’action, à la rencontre. A l’échange. Au partage. A la lucidité qui ne rend pas stérile et cynique mais volontaire et conquérant.
Zaïr Kedadouche reçoit de Pierre Mazeaud, alpiniste, juriste, ancien ministre, membre du Conseil constitutionnel, « enfant terrible » de génie du droit et de la politique française réunis, la Légion d’honneur. A tous les titres. En l’occurrence, ô ironie politique, sur proposition du ministre de la jeunesse et des sports, puisque l’impétrant est un ancien champion de foot… Salle des fêtes de l’Hôtel de Lassay. Lustres de cristal flamboyants. Boiseries dorées parfaitement restaurées. Ministres. Jeunes Français d’origine algérienne et de religion musulmane. Parlementaires. La « République » qui s’est réunie autour du Président Chirac. Il ne manque que le maître des lieux, Jean-Louis Debré, peut-être encore en train d’écrire une lettre inopportune au Premier Ministre… » targetu003d »_blank » onclicku003d »return top.js.OpenExtLink(window,event,this) »> contact@rddv.com !
J’ai donc envoyé un mot chaleureux à un inconnu
de grand talent ! Il a répondu. Nous sommes devenus de vrais amis,
liés par nos différences et notre analyse partagée et commune de ce qui
fait la richesse de notre pays : la diversité, dès lors qu’elle s’inscrit
dans l’unité. Qui devient alors féconde et non castratrice des talents,
des identités, des racines, des origines, des traditions, des
proximités.
D’habitude, il est en costard, mais porte un
tee-shirt noir, de look digne de « Jack » ! Là, il a une chemise blanche
impeccable, une cravate un peu desserrée… Le regard inquiet car il ne sait
pas si sa mère est arrivée. La belle fierté de ce qui s’annonce, la
timidité et l’émotion de ce que son talent est en train de créer : faire
d’une cérémonie de remise de décoration au fond rituelle et classique un
événement inoubliable.
Le talent humain plus qu’exceptionnel de
Pierre Mazeaud crée l’électrochoc ! Il sonne plus que juste, avec
l’intelligence du cur, lorsqu’il évoque tous les aspects les plus
tumultueux du passé de Zaïr. Sans en oublier aucun… Si Le Pen avait été
présent, il aurait immédiatement conclu des propos tenus par notre ancien
collègue que nous regrettons tous à l’Assemblée : vous le voyez bien, les
mâââgrébins sont des voleurs. Tous. Sans exception ! »,1] ); //–> Ce n’est pas facile d’exister et d’habiter des habits de grande taille…
Un article de Zaïr Kedadouche, publié par le Figaro, sur la Marseillaise après le silence honteux de Lionel Jospin au Stade de France m’avait interpellé ! Selon une grande technique mitterrandienne que m’a rapportée Sylvie Pierre-Brossolette, lorsqu’on est en résonance intellectuelle et politique, il faut réagir : écrire ou téléphoner pour encourager, critiquer, créer la stéréo que chacun au fond recherche confusément. Quelqu’un qui écrit envoie un signal… Celui qui le capte et crée l’arc électrique en retour devient par définition sympathique, intelligent, doué !
Avis aux amateurs pour la réponse : contact@rddv.com !
J’ai donc envoyé un mot chaleureux à un inconnu de grand talent ! Il a répondu. Nous sommes devenus de vrais amis, liés par nos différences et notre analyse partagée et commune de ce qui fait la richesse de notre pays : la diversité, dès lors qu’elle s’inscrit dans l’unité. Qui devient alors féconde et non castratrice des talents, des identités, des racines, des origines, des traditions, des proximités.
D’habitude, il est en costard, mais porte un tee-shirt noir, de look digne de « Jack » ! Là, il a une chemise blanche impeccable, une cravate un peu desserrée… Le regard inquiet car il ne sait pas si sa mère est arrivée. La belle fierté de ce qui s’annonce, la timidité et l’émotion de ce que son talent est en train de créer : faire d’une cérémonie de remise de décoration au fond rituelle et classique un événement inoubliable.
Le talent humain plus qu’exceptionnel de Pierre Mazeaud crée l’électrochoc ! Il sonne plus que juste, avec l’intelligence du cur, lorsqu’il évoque tous les aspects les plus tumultueux du passé de Zaïr. Sans en oublier aucun… Si Le Pen avait été présent, il aurait immédiatement conclu des propos tenus par notre ancien collègue que nous regrettons tous à l’Assemblée : vous le voyez bien, les mâââgrébins sont des voleurs. Tous. Sans exception !
J’aurais aimé avoir la subtilité intellectuelle de Pierre Mazeaud. Pour lui, même l’habit le plus grand est trop petit, tant rayonnent son âme, son esprit, son être.
L’enfant terrible d’Aubervilliers ainsi allié au champion de l’altitude terrestre et politique, c’est une image vraiment belle. Etonnante au premier regard. Mais en fait totalement harmonieuse. C’est cela la République ! C’est cela le climat que nous cherchons à entretenir et à développer autour du Président de la République.
L’hommage rendu à l’école et à sa mère par Zaïr Kedadouche était un discours politique d’avenir. Un langage juste. Vrai. Proche des réalités. De la complexité de la vie. Utile pour dépasser les haines, les incompréhensions, les dérives.
Plus simplement, pour rendre hommage aux deux piliers de la vie harmonieuse de la cité : l’école et la mère. Si elles faillissent à leur mission fondamentale, tout s’écroule. L’enfant de la banlieue, aussi prometteur soit-il que parfois pré-délinquant, sans elles, ne pourrait emprunter le chemin glorieux de la Légion d’honneur ! Ni à moindre niveau celui de l’épanouissement humain individuel.
C’est l’hymne qu’a entonné « Zaïr le Gaulois ». Quel beau titre pour ce livre que Denis Tillinac a publié, percevant au premier coup d’oeil alerte, agile et subtil qui est le sien, que le message y était fort, percutant, décapant. Alors, reprenons le refrain. Chantons ! Tous ensemble. Bruns aux yeux noirs du Sud. Blonds aux yeux bleus du Nord. Hommes et femmes de France, quelles que soient nos origines, nos racines pour peu que le vent nous pousse à agir et à nous dépasser.
Non ! Jean-Louis Debré ! Nous n’allons pas dans le mur… Ton palais républicain a abrité grâce à ton hospitalité un départ vers la réussite et la fierté nationales retrouvées. Fondées sur la mobilisation et le talent de chacun ! Au premier rang, deux êtres d’exception, Zaïr et Pierre.
