La vérité, François Hollande, la voilà !
A tour de rôle, François Hollande et Jean-Marc Ayrault réclament la vérité des chiffres et fardent la réalité de leur bilan.
Avec une arrogance que devrait interdire « l’héritage » calamiteux qu’ils nous ont laissé. Les Français, toujours lucides, ne s’y trompaient pas qui nous disaient sur les marchés avant les élections : « on ne sait même pas si on vous souhaite de gagner, car, avec les caisses vides, ça ne sera pas facile ! »
Alors la vérité, la voilà ! Trois mille euros.
Telle est l’augmentation de la dette que les socialistes ont laissée à chaque contribuable français avant de partir.
C’est au mépris des règles de finance publique qu’ils ont fait exploser le budget de la nation.
Sanctionnés pour leur laxisme général, ils ont évité de l’être pour leurs dérives budgétaires et pour avoir dilapidé l’argent qu’ils ont activement et patiemment prélevé sur le travail des Français durant cinq ans.
Certains pourraient se demander s’il est bien nécessaire de relancer aujourd’hui le débat sur l’héritage socialiste, alors que l’audit des finances publiques effectué par Francis Mer a révélé déjà leurs nombreux débordements budgétaires et l’irréalisme de leur gestion.
A ceux qui douteraient de la pertinence de ce nouveau bilan, nous répondons qu’il est nécessaire de continuer à dénoncer des pratiques contraires à la morale publique afin qu’elles ne se reproduisent plus.
Nous estimions que l’ardoise des socialistes se limitait à un déficit en dérapage de 50 % en 2002, à une ardoise de 100 milliards d’euros à régler pour payer la mise en place autoritaire des 35 heures, et à des taux de prélèvements obligatoires inégalés jusqu’à présent. Mais c’était méconnaître leur expérience dans l’art du camouflage.
Les socialistes ont en fait miné le terrain économique et social français. Il appartient au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin de désamorcer les nombreuses bombes à retardement qu’ils ont laissées avec pas moins de 1,4 milliards d’euros de nouveaux crédits qui ont du être ouverts pour couvrir leurs débordements.
Champions paraît-il de la solidarité, les socialistes ont en fait explosé tous les dispositifs budgétaires pourtant votés par les députés.
C’est donc au mépris de la représentation nationale, qu’ils ont laissé dériver l’allocation personnalisée d’autonomie de 1,4 milliards d’euros, l’allocation adulte handicapé de 150 millions d’euros, la couverture maladie universelle de 220 millions d’euros, l’aide médicale indépendante de 445 millions d’euros et les primes de Noël de 600 millions d’euros.
Ces chiffres parlent tellement d’eux-mêmes que les socialistes ne cessent depuis des mois d’en limiter la résonance en occupant bruyamment l’espace médiatique.
Chaque semaine, ils se relaient sans complexe et avec une grande assurance pour critiquer la politique économique menée par le gouvernement.
En nous rappelant ainsi au respect du pacte de stabilité, ils passent sous silence le fait qu’ils en ont prémédité la violation.
En contestant le gel de quatre milliards d’euros de crédits, ils s’exonèrent d’explications sur la dilapidation de la cagnotte fiscale dont une grande partie aurait du être prudemment mise en réserve.
En nous interpellant sur les plans sociaux, ils font oublier aux Français l’impuissance avouée de Lionel Jospin face à leur augmentation de 40 % lors du premier semestre 2002.
En dénonçant notre soi disante inertie en matière d’emploi, ils négligent qu’ils ont sacrifié les salariés du secteur privé sur leur conception étatiste et subventionnée de l’emploi comme l’atteste la reprise du chômage dès 2001 avec 150 000 chômeurs de plus.
En critiquant les contrats jeunes entreprises, ils détournent l’attention sur l’impasse dans laquelle ils ont conduit ces jeunes voués à des emplois bouche-trou, sans formation ni perspective d’insertion durable.
En nous accusant de brader les fleurons de notre patrimoine industriel, ils éludent leur laxisme dans le contrôle des comptes des entreprises publiques dont le surendettement pèse lourdement sur les contribuables.
En parlant d’hyper impuissance du gouvernement, ces néo-conservateurs dont le seul parti est celui de l’immobilisme, se dédouanent de toute responsabilité dans le déclin de la compétitivité de l’économie française.
En critiquant le projet de loi sur la décentralisation et notamment les transferts proportionnés de compétences et de ressources, ils masquent le fait qu’ils ont procédé à des transferts de charges nouvelles sur les collectivités territoriales.
En criant que les Français n’ont pas le moral, ils oublient qu’ils les ont appauvris comme le démontre la quasi stagnation de leurs pouvoirs d’achat en 2000 et 2001.
Aux porte-paroles du Parti socialiste, les porte-paroles de l’UMP répondent ceci.
Vos accusations sont déplacées et vos critiques sont indécentes, car vous avez appauvri la France et l’avez enfermée dans un carcan de rigidité. Vous l’avez aussi menée dans une impasse budgétaire.
Nous savons que vous n’êtes pas à un paradoxe près et à une imposture de plus pour vous refaire une vertu.
Nous vous conseillons davantage de retenue, vous recommandons l’humilité comme thérapie, et vous renvoyons à vos déclarations toutes aussi inutiles que vides de sens.
Nous privilégions le pragmatisme sur l’idéologie et gardons le cap d’une politique économique volontariste destinée à jeter les bases d’une croissance durable.
Malgré les incertitudes internationales, malgré la menace d’une procédure pour déficit excessif, malgré les factures que vous n’avez pas honorées, malgré les problèmes structurels de notre société que vous n’avez cessé d’aggraver, malgré l’attentisme général, la détermination du gouvernement et de l’UMP est intacte à mobiliser les énergies pour gagner le pari de la croissance et pour redonner du travail à ceux qui l’ont perdu de par vos erreurs de pilotage.
Nous avons choisi la réforme à l’immobilisme, le soutien à la demande et l’investissement à la rigueur.
Sur le plan budgétaire, notre politique joue la rupture avec les pratiques scandaleuses des gouvernements socialistes successifs.
Le temps des mesures non financées est révolu. Les Français veulent des comptes publics sincères et véritables et une politique budgétaire transparente en phase avec l’activité économique .
Nous répondrons donc à leurs attentes.
