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Jacques Chirac a raison de mettre à l’honneur Thierry Thomazeau et Thomsea Vendée !

Son nom ne figure certes pas dans l’annuaire des anciens élèves de Polytechnique, de Normal Sup ou d’HEC ! Je n’ai pas cité l’ENA par peur de représailles…
Et pourtant, ô mérite sacrilège ! ô talent «orphelin» ! ô performance enracinée ! Thierry Thomazeau, patron-pêcheur, mérite d’être mis à l’honneur. Même de la page d’actualité de ce modeste site Internet ! Et surtout de l’Elysée, qui l’a invité à témoigner au Salon de l’Agriculture dans une réunion présidée par le Chef de l’Etat.
La force de Jacques Chirac et de ceux qui autour de lui sont les détecteurs des réussites, des initiatives novatrices, des expériences originales est de savoir « épingler », stigmatiser, rendre publics et populaires, ceux qui ont jusqu’à présent travaillé avec ardeur, passion, intelligence, dans l’anonymat le plus total. Avec comme seules qualifications, le résultat, la fierté du travail bien fait, l’orgueil de la solution innovante et inédite. Celles qui sont essentielles !

Ce patron-pêcheur de Saint Gilles Croix de Vie en Vendée a mis au point un système original et performant pour nous débarrasser des pollutions honteuses de fioul causées par les « voyous des mers ». Thomsea Vendée : un chalut anti-marée noire, une ou deux embarcations tirant une sorte de filet flottant à mailles très fines et en forme d’entonnoir. Avec la possibilité de transvaser facilement la « pêche » aux navires de la marine nationale chargés de récupérer ces immondices des temps modernes.

Je ne sais s’il sera réaliste voire souhaitable de construire avec nos amis anglais nos futurs porte-avions. Rêvons tout d’abord d’une Europe d’Etats riverains, solidaires et pragmatiques, lançant à la mer une flottille de garde-côtes pour dissuader les nouveaux pirates et le cas échéant malheureusement réparer immédiatement leurs dégâts grâce à « Thomsea Vendée ».

Cette Europe là réunira au moins dans un même élan Philippe de Villiers, le Président du Conseil général de Vendée prompt à décocher « je n’échangerai pas un Thomazeau contre cent polytechniciens » (sic !) et le Président de la République, Jacques Chirac, dont l’acuité politique a donné toute sa place à un marin d’en bas … à la France d’en bas … : la première !

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