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Banlieues

Les banlieues sont devenues le symbole dune crise à la fois sociale et urbaine. Alors que les villes nont cessé de se développer, ces grands ensembles urbains sont parfois devenus aujourdhui synonymes de cauchemar alors quils étaient considérés autrefois comme des facteurs de progrès.

Alors que 80 % de la population française vit aujourdhui sur 20 % du territoire, le problème des banlieues et des violences qui sy déroulent au quotidien constituent un défi permanent contre lidéal républicain. Et cest ce défi qua totalement manqué le gouvernement en raison dune culture politique encore profondément inspirée par lesprit de mai 68 et totalement inadaptée à cette situation.

La faillite est pourtant sans appel : lorsque les services publics nont plus droit de cité dans des parties du territoire national, lorsque nos concitoyens les plus modestes ont la peur au ventre à chaque fois quils doivent rentrer ou sortir de chez eux, lorsque leurs enfants se font racketter par des agresseurs quils connaissent, lorsquune majorité silencieuse se sent abandonnée et livrée aux agissements et à la terreur dune minorité se livrant à tous les trafics, comment peut-on encore parler dEtat Républicain ?

Cette situation demande des réponses multiples et diversement étalées dans le temps. Mais elle nécessite surtout une ferme volonté et une majorité politique soudée pour agir vite et être efficace. Jacques Chirac ne sy est pas trompé en allant plusieurs fois au cœur de ces quartiers difficiles pour écouter leurs habitants et affirmer un courage et une détermination sans failles.

La première des priorités doit être de rendre à nos concitoyens la liberté de circuler en toute sécurité. Tout acte de délinquance, quel quil soit, doit être sanctionné. De la même manière que pour regagner la paix des quartiers, la minorité des jeunes violents doit être écartée dans des centres fermées et éloignées des quartiers. De même, il faut un investissement fort des services publics ( police, social, douanes, gendarmerie) pour éradiquer les trafics mafieux et mettre fin à une économie parallèle qui se développe grâce à un climat dimpunité générale.

La seconde priorité est axée sur la responsabilisation des familles et sur léducation. Les familles doivent impérativement – quitte à y être contraintes – assumer leur rôle de premier lieu dapprentissage du respect de lautre et dun socle de valeurs communes. Par ailleurs, plutôt que de laisser les plus jeunes livrés à eux-mêmes et subir de mauvaises influences, nous pensons que léducation nationale et les collectivités locales doivent développer les temps de présence péri-scolaires.

Enfin, nous devons repenser notre urbanisme en détruisant des ensemble inhumains et en développant la mixité sociale.

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